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La France a peur des fachos.

, par  NEMO , popularité : 86%
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C’est la « gauche » qui l’affirme : depuis 2022, 11 innocents ont été assassinés par des milices d’extrême-droite. La mort de Quentin, à côté de cette « réalité » glaçante, ne serait qu’un « détail » de l’Histoire.

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Comme je n’avais jamais entendu parler de tous ces crimes ignobles, je suis allé voir sur Internet (ce que ni les journalistes (dont c’est le métier) ni les responsables politiques ne se sont apparemment donné la peine de faire), et j’ai trouvé un média dénommé « Contre-Attaque », qui en donnait le décompte, décompte repris sans la moindre vérification par toute la « Gauche », y compris la gauche dite modérée, et mollement contesté par toute la Droite. Autant vous le dire tout de suite : ces 11 malheureux morts ont fait l’objet d’une instrumentalisation autant écœurante qu’indigne.

[Vous trouverez mes investigations en première partie de ce texte, et l’article de « Contre-Attaque » en deuxième partie. Vous pourrez comparer… Pour faciliter la compréhension, j’ai numéroté chaque « crime » recensé par « Contre-Attaque ». Mes investigations reprennent la même numérotation, et je m’en suis tenu aux faits qui ont été suivis de mort d’homme : 1, 3, 4, 8, 9, 10, 12. Les autres cas décrits sont du même tonneau : affabulations, reductio ad Hitlerum, omissions des faits qui ne vont pas dans le bon sens...]

Je l’affirme haut et fort : aucune de ces victimes n’a été assassinée par des milices d’extrême-droite qui les auraient lynchées, bourrées de coups de pied et de coups de poing, à 10 contre un comme les antifas en ont le privilège. A l’exception de deux cas (11 et 13) dans lesquels il n’y a pas eu de mort, les assassinats rapportés par "Contre-Attaque" ont été perpétrés par des hommes seuls, dont une partie par des « retraités » que l’on voit mal faire le coup de poing dans des manifs d’extrême-droite. « Contre-Attaque » se garde bien d’apporter à sa prétendue démonstration des précisions pourtant relevées par la police et la justice, lesquelles dans la plupart des cas traduisent des conflits personnels, de voisinage, soirée arrosée, vengeance, etc. Je précise que pour mon enquête, et pour qu’il n’y ait pas de malentendu, je me suis appuyé sur des articles des journaux les plus politiquement corrects du Paf : Libé, le Monde, la télé publique…

1er cas : la mort tragique du rugbyman argentin Martin Aramburu. Ça ne s’est pas passé dans la rue, mais à la terrasse d’un bar, à 6 heures du matin. Une bagarre entre le rugbyman accompagné d’un ami, face à deux zigotos, dont le meurtrier, Loïc Priol, certes un ancien du GUD, mais sans aucun motif politique ou raciste. Les 4 étaient bien « allumés », ça a commencé par une discussion de table à table, puis ça a tourné au vinaigre. Aramburu, une vidéo le montre, en sortant du bar, est passé derrière Priol, l’a tiré par sa capuche et l’a fait tomber. Après, ça a dégénéré, et Priol, un type extrêmement violent, a pété un câble. Où est la milice fasciste ?

3ème cas : le retraité qualifié de raciste (sic) est un ancien harki de 83 ans, Hocine… Le jeune Mahamadou Cissé faisait partie d’un groupe de jeunes qui dealait dans l’entrée de l’immeuble. Hocine faisait l’objet (peut-être d’avoir été harki) de vexations et d’ « incivilités » quotidiennes, rapportées par le procureur. Un fasciste, porte-drapeau pendant 30 ans dans les cérémonies du souvenir ?

4ème cas : A Paris, William Malet, 69 ans, tue 3 kurdes et en blesse 4. Contre-Attaque le qualifie de militant d’extrême-droite. La preuve incontestable : il avait déjà essayé de s’en prendre à des soudanais « 3 jours après le grand meeting d’Eric Zemmour à Villepinte » ! Que vient faire Zemmour dans cette histoire ?

8ème cas : près de Dunkerque, Jérôme Décofour écrase en voiture Djamel Bendjaballah… nouveau compagnon de son ex-amie, de qui il a deux enfants. Drame de la jalousie ? Que nenni ! Crime raciste par un militant d’une obscure organisation d’extrême-droite.

Passons sur le 9ème cas, un meurtrier de 71 ans, différend commercial ou crime raciste, ou les deux ?.. pour en arriver au 10ème : le meurtrier commence par tuer son ex-patron qui l’avait licencié, puis il se rend à 30 km de là pour assassiner 2 vigiles d’une entreprise dans laquelle il avait aussi travaillé. Sur le chemin de retour, il tue sur sa route deux réfugiés iraniens. Milice d’extrême-droite ou pétage de plomb ?

12ème cas, et je m’en tiendrai là de cet inventaire morbide, Aboubakar Cissé, un malheureux malien en situation irrégulière – ironie du destin, il était venu en France pour trouver une vie meilleure -, se fait assassiner par un « Français ». Surtout ne pas préciser que ce « Français » ne s’appelait pas « Paul », qu’il s’agissait d’un manouche d’origine bosnienne…

Il a fallu qu’ils rament, les « camarades », pour trouver 11 morts, dont ils n’ont pas hésité à déterrer les cadavres pour servir leurs noirs desseins. Il n’empêche que tous les salauds qui essaient par les moyens les plus dégueulasses de salir la mémoire de Quentin Deranque devront le payer un jour, ou alors c’est qu’il n’y a plus de justice, plus d’honneur, plus de morale.

« L’article de "Contre Attaque" :

1 - 19 mars 2022, Paris.
Des néo-nazis agressent un homme racisé en pleine rue, des injures racistes fusent. Il s’avère qu’un rugbyman argentin à la carrière internationale, se trouve à proximité et s’interpose. Il s’appelle Federico Martín Aramburú. Avec son ami, ils sont roués de coups par les nervis racistes. L’un d’eux, Loïk Le Priol, ancien du GUD – groupuscule violent d’inspiration fasciste, exhibe un brassard de police. Puis il revient armé, dans une jeep, et abat de plusieurs balles dans le dos Federico Martín Aramburú. Le père de famille meurt sur le coup.
Loïk le Priol tente de s’enfuir en Ukraine. Lui et ses complices possédaient des armes, des objets nazis et des contacts au sein de la police. Cette affaire, en pleine campagne présidentielle, subit une omerta médiatique presque totale.
2 - Juin 2022, à Lyon.
Le chef des identitaires, un certain Adrien Lasalle, poignarde deux hommes en pleine rue, dont un à la gorge. Le crime a lieu vers minuit. Le néonazi s’était rendu dans un quartier réputé « de gauche » et s’en était pris à deux jeunes hommes de 18 et 23 ans. Ivre, l’agresseur a ensuite frappé les policiers venus l’arrêter et a terminé au poste. Il vient de commettre une double tentative de meurtre.
3 - 9 décembre 2022, Charleville-Mézières.
Un retraité raciste abat son voisin, Mahamadou Cissé, d’une balle de fusil à pompe. Le Procureur qualifiera ce crime raciste de « meurtre par exaspération » et remettra le tueur en liberté. L’accusé, un ancien militaire, était membre des commandos marines et avait participé à la Guerre d’Algérie.
4 - 23 décembre 2022, Paris.
William Malet, militant d’extrême droite se rend avec une arme à feu au Centre Démocratique Kurde à Paris. Il assassine 3 personnes par balles et en blesse 4 autres. En décembre 2021, à Paris déjà, le même William Mallet avait essayé de tuer des réfugiés soudanais au parc de Bercy à coups de sabre, trois jours après un grand meeting de campagne d’Eric Zemmour. Il était pourtant en liberté.
5 - 26 décembre 2022, Évry, en banlieue parisienne.
Un homme de 61 ans tire sur une jeune fille de 13 ans, d’origine maghrébine, qui rentrait chez elle. Il était connu de son voisinage pour ses propos racistes. En garde à vue, affirme qu’il voulait rendre hommage à l’homme qui avait assassiné par balles trois militants kurdes deux jours plus tôt.
6 - 17 novembre, 2023, dans le Val-de-Marne.
Un retraité attaque un jardinier franco-algérien qui nettoyait des branches chez une cliente, près de chez lui. L’homme profère des cris racistes avant de planter un coup de cutter dans la gorge de Mourad, causant une plaie très profonde au cou.
Si la victime n’avait pas eu le réflexe d’esquiver la lame, sa jugulaire aurait été tranchée, il serait mort en quelques instants. L’agresseur raciste bénéficiera d’une clémence hallucinante de la justice.
7 - 25 juin 2024 à Thiais, dans le Val-de-Marne.
Un chauffeur de bus scolaire non-blanc est victime de menaces de mort, d’insultes et d’une tentative de meurtre de la part d’un automobiliste. Ce dernier refuse de partir d’une place réservée aux bus scolaires devant une école maternelle, alors que le chauffeur devait se garer sur cette place.
L’automobiliste crie : « J’en ai marre des gens comme vous, bougnoules et renois, moi je vote RN, je vais te tuer, je vais te massacrer, je vais vous éradiquer ». Puis il percute délibérément avec sa voiture le chauffeur de bus au niveau des jambes. Ce dernier est miraculé.
8 - 31 aout 2024, près de Dunkerque.
Djamel Bendjaballah, père de famille maghrébin, est assassiné par un militant d’extrême droite nommé Jérôme Decofour. Ce dernier a écrasé Djamel volontairement. Le tueur était membre d’une milice raciste nommée « Brigade Française Patriote », il avait harcelé et menacé de mort à de nombreuses reprises la victime par le passé. Sans réaction de la police.
9 - 20 novembre 2024, dans les Vosges.
Rochdi Lakhsassi, commercial d’une trentaine d’années, est froidement abattu de deux balles dans le dos par un habitant à Chavelot dans les Vosges, alors qu’il faisait du démarchage pour son entreprise. Le meurtrier, Noël Richard, 71 ans, a délibérément visé la victime.
10 - 14 décembre 2024, dans le Nord.
Paul, habitant de Dunkerque âgé de 22 ans, démarre sa voiture, lourdement armé, pour aller commettre une série d’assassinats. Il tue d’abord trois personnes, puis se rend devant un campement d’exilés. Il assassine deux hommes de nationalité iranienne, âgés de 19 et 30 ans, qui se nommaient Mustafa et Ahmid. Il ne les connaissait pas. C’est ici qu’il termine son escapade meurtrière, avant de se rendre dans une gendarmerie.
11 - 16 février 2025, Paris.
Une trentaine de néo-nazis, dont certains portent des casques de moto, attaquent les locaux de l’Association culturelle des travailleurs immigrés de Turquie. Il y a alors la projection d’un film contre l’extrême droite. Les agresseurs hurlent « Paris est nazi », ils tabassent les participant-es et poignardent un syndicaliste de la CGT, dont le pronostic vital est temporairement engagé. Deux personnes sont hospitalisées.
12 - 25 avril 2025, à La Grand-Combe.
Dans cette petite ville de 5.000 habitants dans le Gard, au petit matin, un certain David entre dans la mosquée où se trouve Aboubakar Cissé, qui fait le ménage. Au moment où Aboubakar s’agenouille pour prier, David sort un grand couteau de cuisine et le poignarde violemment : ventre, bras, visage, jambes, dos. 50 coups de couteau. L’assassin prend des photos de la victime avec son téléphone et s’écrie « Je l’ai fait, ton Allah de m**… Je vais me faire arrêter, c’est sûr ».
13 - 30 mai 2025, Alès.
Une descente néo-nazie vise un bar militant de la ville. « J’ai vu une dame âgée se faire étrangler et gazer à bout portant » explique une personne présente sur place. Les néo-nazis ont frappé sans distinction, blessant une vingtaine de clients. Un militant cheminot PCF, tabassé, a été hospitalisé en urgence.
14 - 31 mai 2025, Puget-sur-Argens dans le Var.
Hichem Miraoui, un tunisien, âgé de 46 ans et coiffeur de profession, est assassiné chez lui par son voisin raciste. Ce dernier, Christophe B. a débarqué armé dans l’appartement où avait lieu une soirée. Il a assassiné Hichem et blessé par balles deux autres personnes.
L’attentat est revendiqué politiquement et affiché, par ses publications et des vidéos, son soutien sans aucune ambiguïté au Rassemblement National et aux identitaires. Il assène en vidéo : « Tenez-vous à carreau les bicots, car des mecs comme moi, il va y en avoir plein, plein, tenez-vous à carreau ».
15 - 15 août 2025, à Royère-de-Vassivière.
Lors d’une fête de ce village de 500 habitant-es, un homme est agressé aux cris de « Sale Noir, tu n’as rien à faire ici ». Les amis du jeune homme tentent de s’interposer, mais ceux-ci se font « tour à tour injurier, frapper, étrangler, pousser au sol ». Une victime perd connaissance.
Alors qu’elles tentent de quitter les lieux, les victimes subissent une chasse à l’homme raciste. Les agresseurs avinés, dont un élu municipal et le président de la société de chasse locale, les poursuivent dans un pick up en continuant à les insulter, hurlant « la chasse au n**** est ouverte ».
16 - Décembre 2025, Nice.
Une bande d’une quinzaine de nervis d’extrême droite sème la terreur. Un groupe de 5 amis, venu boire des coups, se fait attaquer par ces derniers, cagoulés, après s’être fait insulter de « sales bougnoules ». Une victime raconte s’être fait « shooter de partout » avant que des passant·es n’interviennent.
17 - 18 janvier 2026, Toulouse.
Deux étudiants voient débarquer dans leur appartement un voisin armé leur criant « On ne veut pas d’étrangers, c’est nous qui payons la CAF [..] Je ne donne pas mon nom à des Arabes ».
18 - 19 janvier 2026, Décines-Charpieu, près de Lyon.
Un lycéen de 17 ans d’origine syrienne est attaqué puis tabassé par 3 hommes cagoulés, avant d’être tailladé au visage par des lames de rasoir. Le tout accompagné d’un torrent d’injures racistes : « Sale Arabe », « Sale Musulman ». »