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L’abolition de la peine de mort : pas pour les victimes !

, par  NEMO , popularité : 100%
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De l’extrême-droite à l’extrême-gauche, ils poussent tous un cri d’horreur lorsqu’on évoque un possible rétablissement de la peine de mort. Pourtant…

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L’abolition de la peine de mort était la mesure phare des 14 ans de règne de Mitterrand, celle qu’entre toutes les avancées sociales et sociétales de la gauche l’Histoire est sommée de retenir comme début de la fin de la barbarie, celle que jamais au grand jamais personne ne remettra en cause, jusqu’à la fin des temps. Pourtant, avec le recul, cette mesure prétendument humaniste est un contresens, et une catastrophe.
L’abolition de la peine de mort, en accordant le droit à l’assassin de ne pas être lui-même tué, a été en réalité le premier clou planté sur le cercueil non seulement de l’institution Judiciaire, mais, par voie de conséquence, de la France elle-même. Avec cette mesure lénifiante, que j’ose qualifier d’in-humaine, c’est-à-dire contraire à ce qui a régi l’humanité depuis que l’homme existe, c’est d’abord tout l’édifice pénal qui s’est écroulé : plus de risque d’exécution pour l’auteur d’un crime, aussi abominable soit-il, mais, on vous le jurait la main sur le cœur, le criminel serait encore plus puni (mais avec humanité), puisqu’il serait mis en prison à vie. Le criminel passant de la guillotine à la prison, le prisonnier condamné à vie ne pouvait que descendre un barreau de l’échelle des peines, et ainsi de suite. Bon, si ça s’était arrêté là, c’eut été un moindre mal. On aurait pu encore gérer. Sauf que les autoproclamés « abolitionnistes » ne combattaient pas contre la peine de mort, mais pour tout autre chose : une idéologie victimaire qui a fini par s’installer et faire des ravages. On ressort en ce moment la harangue de Baudot, le fondateur du syndicat de la magistrature, qui date de 1968, année funeste pour la France. Ses idées et ses objectifs étaient déjà très clairs : pour lui et ses successeurs, l’assassin n’est en réalité qu’une victime de la société, et mérite à ce titre non seulement qu’on lui accorde tous les « droits humains », mais encore que la société l’indemnise pour le tort qu’elle lui a fait en en faisant un criminel.

Ainsi, depuis l’abolition de la peine de mort, c’est une avalanche de nouveaux droits – toujours plus haut, toujours plus fort, une vraie devise olympique - accordés au malfaisant, à condition que celui-ci présente un profil adéquat (suivez mon regard). Pour que le scénario fonctionne, il est indispensable que l’excuse de « victime » accordée à l’assassin ne puisse pas être contrariée par le récit des souffrances de la « seule authentique victime », celle qui s’est fait assassiner, voler, estropier, torturer, d’où son invisibilisation (vous, le mort, le blessé à vie, le conjoint, le père, le fils, vos gueules, disparaissez des écrans, des radios, des journaux, des tribunaux, vous n’existez pas). Et comme invisibiliser la victime ne suffit pas à sanctifier l’assassin, il faut à tout prix (c’est le cas de le dire) ajouter une couche d’apitoiement, trouver dans la vie de l’auteur des éléments qui non seulement expliquent son crime, mais qui le justifient, en accablant la société qui a failli à son devoir de prévention : si j’ai violé et assassiné la petite X, c’est parce que quand j’étais petit, un soir où j’ai refusé de manger ma soupe, j’ai été privé de mon dessert préféré, et l’assistante sociale n’a rien fait pour me protéger contre les violences que mes parents me faisaient subir. Bon, dans ce cas, on comprend, si on comprend, on excuse, si on excuse, on absout… et on s’excuse, on se repend, on se culpabilise.

Alors ne nous étonnons pas que le code de procédure pénale offre de plus en plus de garanties au mis en cause, que ce dernier bénéficie de soins psychiatriques et médicaux, d’avocat commis d’office, d’une enquête qui dure parfois des années, le tout aux frais de la princesse, pendant que la victime ou, si elle est décédée, ses ayant droit, n’ont justement droit à rien, ne sont pas informés de l’enquête en cours, des décisions de justice, de l’éventuelle libération anticipée de leur bourreau. Rien, les victimes n’ont que leurs yeux pour pleurer, et leur porte-monnaie pour payer de leur poche un avocat. Le « présumé » innocent sera suivi par un JLD (juge des libertés et de la détention). Le condamné, lui, protégé par un JAP (juge de l’application des peines). Il aura des permissions de sortie, des remises de peine. Il pourra même, comme l’abominable Nordahl Lelandais, se marier en prison, faire un enfant, et se voir accuser par sa compagne de violences conjugales (en prison !!!!!!!!!).




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