Les autorités de l’Union européenne peinent à saisir la réalité quotidienne des paysans européens.
Alors que Bruxelles multiplie les normes environnementales et les contraintes bureaucratiques, les agriculteurs font face à une crise de rentabilité sans précédent.
Le Pacte vert, présenté comme une urgence climatique, ignore souvent les coûts réels supportés par les exploitations familiales.
Les importations massives de produits à bas prix venus de pays tiers concurrencent directement les productions locales soumises à des standards plus stricts.
Les manifestations des tracteurs à travers les capitales n’ont pas suffi à éveiller une véritable écoute des commissaires.
Les décisions prises dans les couloirs de Strasbourg et de Bruxelles semblent déconnectées des sols, des saisons et des prix du lait ou du blé.
On parle de transition écologique sans mesurer l’impact sur les revenus déjà fragiles des jeunes agriculteurs.
L’absence de dialogue direct avec les syndicats paysans renforce le sentiment d’un mépris institutionnel.
Les subventions promises arrivent tardivement ou sous des formes si complexes qu’elles deviennent inaccessibles.
Cette incompréhension persistante risque de précipiter l’abandon des terres et la désertification rurale de tout un continent.

