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L’Algérienne Kaouther Adimi doit tout à la France, mais l’insulte quand même

, par  Manuel Gomez , popularité : 100%
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Cet article provient d'une source externe à NJ sans autorisation mais à titre d'information.

Qu’il me soit permis de m’étonner qu’une jeune femme, née à Alger en 1986 mais arrivée à Grenoble en 1990, retournée en Algérie en 1994 et, enfin, « installée » à Paris, en France depuis 2009, auteur de plusieurs livres, honorée et reconnue par le Prix littéraire de la vocation, en 2011, et le Prix Renaudot des lycéens, en 2017, puisse se livrer à de telles affirmations mensongères, notamment dans un quotidien étranger (Espagne) El Païs, que l’on vient de me faire parvenir.
Il s’agit de Kaouther Adimi et l’article signé par Enrique Florès.
Kaouther Adimi a eu la chance de bénéficier d’une éducation et d’une scolarisation, aussi bien en France qu’en Algérie, qui lui a permis d’avoir une parfaite connaissance de la langue française.

J’imaginais quelques remerciements à son pays d’adoption ! Quelle déception, j’ai même été scandalisé par certaines affirmations mensongères.
Bien entendu, compte tenu de son jeune âge, Kaouther Adimi n’a pas connu la guerre d’Algérie mais elle se permet d’accuser la France uniquement sur certaines de ses lectures, ou sur ce qu’on a pu lui raconter.
Ainsi, par exemple, dit-elle : « Pendant la guerre d’indépendance de nombreuses femmes ont été contraintes de retirer leur voile lors des cérémonies publiques ».
Faux : dans les villes de l’Algérie, avant 1962, la majorité des jeunes femmes ne portaient plus le voile (de très nombreuses photos peuvent en témoigner) et celles qui le portaient l’ont retiré ou brûlé publiquement pour s’en libérer, lors justement de certaines manifestations publiques devant la presse et la télévision (notamment sur le Forum d’Alger, en 1958, et cela sans aucune contrainte, bien au contraire. Avec joie et enthousiasme).

Pour affirmer cela, Kaouther Adimi cite Franz Fanon (quelle référence !). Il s’agissait, selon Fanon, « d’un acte de violence et dans la plupart des cas elles remettaient le voile ». Fanon se trouvait en Tunisie, depuis 1957, avec le FLN.
« Il s’agissait d’événements étranges auxquels participaient des militaires et des personnalités importantes. Des femmes voilées, recrutées pendant des semaines, arrivent presque en fanfare et, au milieu de longs discours sur l’importance de l’émancipation, brûlent leur voile sur la place publique. Photographes et journalistes sont là pour l’immortaliser, tandis que les militaires montent la garde.
Les épouses des généraux et des hauts dignitaires, avec leurs colliers de perles, leurs coiffures parfaites et leurs belles robes, sont toutes souriantes. Parmi eux, Bibiche, le surnom donné à la femme de Raoul Salan, l’instigateur du Mouvement. »
Faux : mensonge éhonté. Madame Salan a effectivement participé à des mouvements de solidarité féminine, et non pas de libération. Elle s’intéressait surtout aux problèmes de santé, à l’alphabétisation des femmes musulmanes plus âgées (car, quand elles étaient enfants et adolescentes, leurs parents leur interdisaient la scolarisation) et, justement, à la scolarisation des enfants dans le bled.

« Des villages entiers bombardés au napalm, la misère, la faim, des écrivains expulsés d’Algérie qui se réfugiaient en France ».
Quels écrivains ont été expulsés d’Algérie pour se réfugier en France ?
Kaouther Adimi se trompe d’époque, les écrivains qui fuient l’Algérie pour se réfugier à l’étranger sont effectivement très nombreux : Kamel Daoud, Boualem Sansal, Malek Chebel, Karim Akouche, etc. mais ils fuient l’Algérie indépendante et ce qu’elle est devenue. Et il est préférable, pour eux, de ne plus y retourner à l’exemple de Boualem Sansal.
La misère, la faim, c’est depuis un demi-siècle que les Algériens en sont victimes et certainement pas à l’époque de la colonisation, ni en ville, ni dans le bled.

« Pour devenir des citoyennes françaises à part entière, les femmes musulmanes devaient officiellement renoncer à leurs coutumes, leur foi et leur religion. »
Encore des mensonges : jamais la France n’a exigé que les musulmans renoncent à leur religion pour devenir français. Ni pendant la colonisation, ni après, ni aujourd’hui !
Kaouther Adimi aurait puisé les témoignages auprès de personnalités parfaitement autorisées par leur expérience du terrain : par exemple le britannique Neil MacMaster : « La France a déplacé des villages entiers dans des baraquements dans lesquels vivaient principalement des femmes, les hommes ayant rejoint le maquis. Des lieux où la maladie l’emportait sur la vie et où les enfants et les nouveau-nés étaient abandonnés et négligés. »
Ce britannique s’est trompé de colonisation, il citait très certainement la colonisation anglaise aux Indes. Si la population de certains villages, très exposés aux attaques du FLN, était déplacée, c’était avant tout afin que ne se renouvelle pas le massacre de Melouza (tout un village sacrifié, plus de 300 cadavres, femmes, enfants, vieillards, et même les animaux domestiques…).

Également les témoignages d’une histoire brillamment racontée par Dorothée Myriam Kellou et des photographies prises par un dénommé Marc Garanger « qui photographiait des femmes à qui on retirait de force leur voile, avec violence. Lui n’a vu que de la beauté, alors que son commandant les qualifiait de monstres. »

Kaouther Adimi a vécu en France avant de retourner en Algérie puis de revenir en France « ou elle a vu son père se faire suivre dans les magasins « parce qu’il était Arabe » (?) (Surtout dans les années 90 ! À moins qu’il ne soit vêtu d’une djellaba, et encore, je ne vois pas pour quelle raison il aurait été suivi !).
Quant à sa mère « elle s’est sentie dégradée dans les cafés » et c’est pour toutes ces raisons que Kaouther a redécouvert la colère de son enfance ! (Apparemment sa mère pouvait se rendre dans des cafés, en France, ce qu’elle n’aurait jamais pu faire dans un pays musulman, ni dans certaines banlieues islamisées.)

Donc, comme ses parents et ses grands-parents « elle dénonce, écrit et crie, dans l’espoir que son fils aura d’autres combats à mener. »
Pour conclusion de son article, Kaouther Adimi présente la pétition, signée par 250.000 personnalités, paraît-il, et parrainée par des artistes, des journalistes, des intellectuels, etc. qui demandent à Emmanuel Macron de « mettre fin aux violences contre les musulmans ».
C’est vraiment se foutre du monde car, jusqu’à ce jour, ce sont en grande majorité des musulmans qui commettent ces violences, ces agressions, ces viols, ces meurtres, non ?

Parmi les signataires illustres, de cette pétition, nous découvrons : Pascal Blanchard, Rokhaya Diallo, Vikash Dhorasoo, Marwan Mohammed, Danièle Obono, Matt Pokora, Ludivigne Sagnier, Maboula Saoumahoro et Omar Sy.
Voyons donc, Kaouther est algérienne, ses parents également. Qui l’oblige à vivre dans ce pays, la France, qu’elle vomit à ce point ? Qui l’empêche de retourner vivre en Algérie, son pays ?
Bien des Français ne supportent plus de vivre dans cette France qu’ils ne reconnaissent plus, partent à l’étranger… et emportent leur peine car ils sont Français, alors que Kaouther Adimi ne l’est pas et n’aura certainement aucun regret en quittant ce pays où elle et ses parents ont été si maltraités.
Nous non plus n’aurions aucune peine à la voir partir !

Voir en ligne : https://magoturf.over-blog.com/2026...




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