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	<title>NotreJournal</title>
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	<description>Un site pour tous, fait par des Pieds Noirs pour enrichir le d&#233;bat, responsable de ce qu'il &#233;crit mais pas de ce que vous comprenez.</description>
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		<title>Nicolas Dufourcq : La dette sociale en France</title>
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		<dc:date>2025-12-07T08:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Vincent Czeszynski</dc:creator>


		<dc:subject>article-externe</dc:subject>

		<description>Certains livres s'imposent par leur acuit&#233;. Le dernier ouvrage de Nicolas Dufourcq sur la dette sociale fran&#231;aise appartient &#224; cette cat&#233;gorie rare. Cette plong&#233;e dans cinquante ans de r&#233;formes, de renoncements et d'aveuglements s'av&#232;re &#224; la fois &#233;clairante et affligeante. &#192; l'heure o&#249; la dette publique fran&#231;aise fr&#244;le les 3 500 milliards d'euros, la question centrale n'est plus de savoir si nous pouvons continuer d'emprunter (quoique), mais ce que finance r&#233;ellement cet endettement. Pr&#232;s (&#8230;)

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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.notrejournal.info/local/cache-vignettes/L150xH150/arton35085-e597d.png?1769703932' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Certains livres s'imposent par leur acuit&#233;. Le dernier ouvrage de Nicolas Dufourcq sur la dette sociale fran&#231;aise appartient &#224; cette cat&#233;gorie rare. Cette plong&#233;e dans cinquante ans de r&#233;formes, de renoncements et d'aveuglements s'av&#232;re &#224; la fois &#233;clairante et affligeante. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'heure o&#249; la dette publique fran&#231;aise fr&#244;le les 3 500 milliards d'euros, la question centrale n'est plus de savoir si nous pouvons continuer d'emprunter (quoique), mais ce que finance r&#233;ellement cet endettement. Pr&#232;s de 2 000 de ces 3 500 milliards proviennent de d&#233;penses sociales r&#233;gl&#233;es&#8230; &#224; cr&#233;dit. Chaque mois, trois jours de retraites, de RSA ou d'allocations ch&#244;mage sur trente sont financ&#233;s par l'emprunt, et non par l'imp&#244;t : une m&#233;canique absurde et injuste envers les jeunes g&#233;n&#233;rations. &lt;strong&gt;Au d&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&#233;but des ann&#233;es 1980, la dette ne finan&#231;ait qu'1 % de la d&#233;pense sociale ; elle en finance d&#233;sormais 10 %. En un demi-si&#232;cle, la France a invent&#233; un &#201;tat-providence sous perfusion permanente&lt;/strong&gt;, o&#249; l'endettement n'est plus un instrument d'investissement mais le carburant du quotidien. Chaque ann&#233;e : 400 milliards pour les retraites, 260 milliards pour la sant&#233;, 50 milliards pour le handicap, 33 milliards pour le RSA et les aides sociales, 34 milliards pour l'assurance ch&#244;mage, et 80 milliards pour les all&#232;gements de charges. &lt;strong&gt;Les trois quarts de la hausse de la d&#233;pense publique depuis 1975 viennent du social.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='La-spirale-de-l-endettement-social'&gt; &lt;strong&gt;La spirale de l'endettement social&lt;/strong&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;N&#233; en 1945 dans l'&#233;lan du Conseil national de la R&#233;sistance, l'&#201;tat-providence fran&#231;ais avait une ambition fondatrice : prot&#233;ger chacun contre les grands risques de la vie. Il commence par la cr&#233;ation de la S&#233;curit&#233; sociale et du r&#233;gime de retraite par r&#233;partition, &#224; une &#233;poque o&#249; 5 actifs soutiennent un retrait&#233; (contre 1,7 aujourd'hui). Les d&#233;cennies suivantes voient un &#233;largissement progressif du socle, au-del&#224; de la seule logique assurantielle. Sous De Gaulle, la g&#233;n&#233;ralisation des retraites compl&#233;mentaires et la mont&#233;e en puissance des allocations familiales consolident le mod&#232;le. Val&#233;ry Giscard d'Estaing &#233;tend massivement le p&#233;rim&#232;tre de l'action sociale : cr&#233;ation du minimum vieillesse (1974), Aide Personnalis&#233;e au Logement (APL, 1977), mise en place de l'Allocation Adulte Handicap&#233; (AAH) et de l'Allocation Parent Isol&#233; (API, 1975), posant les bases d'un bouquet de prestations qui s'&#233;largira progressivement avec la Prestation d'Accueil du Jeune Enfant (PAJE, 2004), l'Allocation de Soutien Familial (ASF) et, plus r&#233;cemment, des prestations pour les femmes sans pension alimentaire ou dont la pension est partielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais c'est sous Fran&#231;ois Mitterrand que s'op&#232;re la v&#233;ritable rupture culturelle et &#233;conomique. Retraite &#224; 60 ans (1982), cinqui&#232;me semaine de cong&#233;s pay&#233;s, hausse massive du SMIC et des minima sociaux, cr&#233;ation du RMI (1988) : la logique d'extension devient syst&#233;matique. Dans les ann&#233;es suivantes, la tendance se poursuit : RMI puis RSA (2001 et 2009), CMU (1999), APA (2001), puis PUMA (2016). R&#233;sultat : une soci&#233;t&#233; fig&#233;e, ultra-&#233;galitaire, &#224; faible taux d'emploi (66 % contre 77 % en Allemagne), o&#249; un actif sur deux finance l'autre moiti&#233; du pays.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='Aucune-reforme-structurelle-depuis'&gt; &lt;strong&gt;Aucune r&#233;forme structurelle depuis&#8230;&lt;/strong&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La derni&#232;re tentative s&#233;rieuse de remise &#224; niveau remonte au plan Jupp&#233; de 1995-1996. Il visait &#224; replacer la S&#233;curit&#233; sociale sous contr&#244;le parlementaire, &#224; encadrer les d&#233;penses de sant&#233; et &#224; isoler la dette sociale via la CADES et la CRDS. Il pr&#233;voyait &#233;galement une convergence des r&#233;gimes publics et priv&#233;s, et un d&#233;but d'&#233;pargne retraite collective. Mais la brutalit&#233; du calendrier, l'enchev&#234;trement avec la r&#233;forme des r&#233;gimes sp&#233;ciaux et l'absence de p&#233;dagogie ont provoqu&#233; l'&#233;chec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les grandes gr&#232;ves de 1995 furent un traumatisme pour la classe politique et ont assur&#233;ment brid&#233; les vell&#233;it&#233;s de r&#233;formes structurelles. Toutes les r&#233;formes &#171; r&#233;ussies &#187; (bien que toujours insuffisantes) furent essentiellement param&#233;triques. En 1993, la r&#233;forme Balladur concerne uniquement le secteur priv&#233; : elle augmente la dur&#233;e de cotisation et modifie le calcul du salaire de r&#233;f&#233;rence pour la retraite, tout en basculant l'indexation des pensions sur les prix plut&#244;t que sur les salaires. En 2003, la r&#233;forme Fillon &#233;tend ces mesures aux r&#233;gimes publics, poursuivant l'allongement progressif de la dur&#233;e de cotisation et renfor&#231;ant le m&#233;canisme de d&#233;cote / surcote, sans toucher &#224; l'&#226;ge l&#233;gal de d&#233;part. En 2010, la r&#233;forme Woerth-Sarkozy &#233;largit encore le champ, incluant fonctionnaires et r&#233;gimes sp&#233;ciaux, rel&#232;ve l'&#226;ge l&#233;gal de d&#233;part de 60 &#224; 62 ans et l'&#226;ge d'obtention du taux plein de 65 &#224; 67 ans, tout en introduisant des m&#233;canismes pour les carri&#232;res longues et la p&#233;nibilit&#233;. Sous Fran&#231;ois Hollande, la dur&#233;e de cotisation est l&#233;g&#232;rement allong&#233;e, mais la r&#233;forme reste limit&#233;e et ne remet pas en cause l'&#233;quilibre g&#233;n&#233;ral. Surtout, les concessions accord&#233;es sur la p&#233;nibilit&#233; et les carri&#232;res longues sont tellement mal calibr&#233;es qu'elles en annulent le b&#233;n&#233;fice.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='Sortir-de-l-impasse'&gt; &lt;strong&gt;Sortir de l'impasse ?&lt;/strong&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour sortir de l'impasse, il faut du courage politique et une vision interg&#233;n&#233;rationnelle claire : prot&#233;ger les g&#233;n&#233;rations &#224; venir plut&#244;t que de vivre au d&#233;triment de leur avenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sur les retraites, il s'agit d'assumer des d&#233;cisions structurelles&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; : porter l'&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&#226;ge l&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&#233;gal &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&#224; 65 ans d'ici dix ans, d&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&#233;sindexer partiellement les pensions sup&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&#233;rieures &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&#224; 2 000 &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&#8364;, aligner progressivement r&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&#233;gimes priv&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&#233;s et publics, et introduire une dose de capitalisation, comme le r&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&#233;clame David Lisnard depuis des ann&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&#233;es.&lt;/strong&gt; Pour fixer les ordres de grandeur, si la r&#233;forme Jupp&#233; avait &#233;t&#233; men&#233;e &#224; terme, la France disposerait aujourd'hui d'un fonds de retraite sup&#233;rieur &#224; 3 000 milliards d'euros. On ne refait pas le pass&#233;, mais on peut apprendre de nos erreurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur les aides sociales, la solution ne r&#233;side pas dans l'empilement des dispositifs, mais dans la simplification. Une allocation sociale unique, multifactorielle (revenu, famille, logement, handicap), automatis&#233;e et contr&#244;lable, redonnerait lisibilit&#233; et efficacit&#233; &#224; l'effort national, tout en limitant les trappes &#224; inactivit&#233;. Cette mesure, simple sur le papier, sera politiquement d&#233;licate : toute r&#233;forme s&#233;rieuse cr&#233;e in&#233;vitablement des perdants. R&#233;sister aux lobbies n'est pas une mince affaire&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.amazon.fr/Dette-sociale-France-1974-2024/dp/2415012866/ref=sr_1_1?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&amp;crid=F9UPV4YSW2VJ&amp;dib=eyJ2IjoiMSJ9.fkgnoknLPxA3DniAypUw7yQdF3LyjtQGdhywc7gddaLVfyg-MOHwU6HtVgtyC90juhq6OPuQeK97nzg_8tiEToSOSTaDap5eI_kbsqNSCLLLhgPcc3ES74GeTbnqjpSRzkJd3n-1ZKUHPzCU3QWnnJb_RSXMMI8bdkbKbRWPuJt5RlTWwSkZe830p4nk1j2UsTfKxkKqBZcDbnYbrfTARHCHWKvzok30T-jeZEelYY20hEocylocE_OcSVtxa0ufFoFARHlJ4FbeTq_yX3Zy3RdBwdbnpkGrt11Ou4IAtXI.oKCZgyqsFn0txr711PIGFeDTA-RMD9kHubHVpGGa1Jw&amp;dib_tag=se&amp;keywords=Dufourcq&amp;qid=1763736705&amp;sprefix=dufourcq%2Caps%2C70&amp;sr=8-1&amp;ufe=app_do%3Aamzn1.fos.bb6ea7e0-0ef7-4fc8-9adc-4bf1477881dd&#034; target=&#034;_blank&#034; rel=&#034;noopener&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Achetez le livre&lt;/a&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article &lt;a href=&#034;https://contrepoints.org/nicolas-dufourcq-la-dette-sociale-en-france/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Nicolas Dufourcq : La dette sociale en France&lt;/a&gt; est apparu en premier sur &lt;a href=&#034;https://contrepoints.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Contrepoints&lt;/a&gt; .&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://contrepoints.org/nicolas-dufourcq-la-dette-sociale-en-france/" class="spip_out"&gt;https://contrepoints.org/nicolas-du...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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