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	<title>NotreJournal</title>
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	<description>Un site pour tous, fait par des Pieds Noirs pour enrichir le d&#233;bat, responsable de ce qu'il &#233;crit mais pas de ce que vous comprenez.</description>
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		<title>NotreJournal</title>
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		<title>Les penseurs du lib&#233;ralisme &#8211; Murray Rohtbard et l'anarcho-capitalisme</title>
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		<dc:date>2026-06-08T07:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Philippe Feldman</dc:creator>


		<dc:subject>article-externe</dc:subject>

		<description>Murray N. Rothbard (1926-1995) est un &#233;conomiste am&#233;ricain. &#201;l&#232;ve de Ludwig von Mises, professeur d'Universit&#233;, il radicalise l'&#233;cole autrichienne vers l'anarcho-capitalisme dont il devient le fer de lance. Entre autres ouvrages, il fait para&#238;tre en 1982 L'&#201;thique de la libert&#233;. Sa Perspective autrichienne sur l'histoire de la pens&#233; &#233;conomique para&#238;t de mani&#232;re posthume en 1995, mais elle reste inachev&#233;e au-del&#224; de ses deux premiers volumes. Libert&#233;, droits naturels et propri&#233;t&#233; Ainsi que (&#8230;)

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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.notrejournal.info/local/cache-vignettes/L150xH150/chatalors-58808.jpg?1780987993' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Murray N. Rothbard (1926-1995) est un &#233;conomiste am&#233;ricain. &#201;l&#232;ve de Ludwig von Mises, professeur d'Universit&#233;, il radicalise l'&#233;cole autrichienne vers l'anarcho-capitalisme dont il devient le fer de lance. Entre autres ouvrages, il fait para&#238;tre en 1982 &lt;i&gt;L'&#201;thique de la libert&#233;&lt;/i&gt;. Sa &lt;i&gt;Perspective autrichienne sur l'histoire de la pens&#233; &#233;conomique&lt;/i&gt; para&#238;t de mani&#232;re posthume en 1995, mais elle reste inachev&#233;e au-del&#224; de ses deux premiers volumes.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='Liberte-droits-naturels-et-propriete'&gt; &lt;strong&gt;Libert&#233;, droits naturels et propri&#233;t&#233; &lt;/strong&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ainsi que Rothbard l'&#233;crit dans sa pr&#233;face, &lt;i&gt;L'&#201;thique de la libert&#233; &lt;/i&gt;a pour objet de d&#233;noncer une th&#233;orie syst&#233;matique de la libert&#233;. Comme l'indique le titre de la premi&#232;re partie, la libert&#233; se fonde sur le droit naturel. Le chapitre 1 traite du droit naturel et de la raison. Rothbard fonde sa philosophie de la libert&#233; sur une version la&#239;cis&#233;e du &lt;i&gt;Second trait&#233; du gouvernement civil&lt;/i&gt; de John Locke. Il parle d'une &#171; tradition du droit naturel libertarien &#187; selon laquelle l'ordre politique reconna&#238;t les &#171; droits personnels naturellement poss&#233;d&#233;s par chacun &#187;, aux termes du chapitre 4 intitul&#233; &#171; Le droit naturel et les droits naturels &#187;. Par sa raison, l'homme peut d&#233;couvrir cet ordre naturel. C'est la seconde partie, relative &#224; la &#171; Th&#233;orie de la libert&#233; &#187; qui &#233;nonce, de mani&#232;re toute lockienne, les droits naturels de l'homme, &#224; savoir la propri&#233;t&#233; de soi et, partant, celle de son travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce d&#232;s lors que la libert&#233; ? D'apr&#232;s le chapitre 7 qui traite des &#171; relations entre les personnes &#187;, il s'agit de la situation o&#249; &#171; aucun homme ne subit d'ing&#233;rence de la part d'autres personnes dans le contr&#244;le qu'il exerce sur sa personne ou sur ses biens &#187;. Le chapitre 9, qui a pour titre &#171; la propri&#233;t&#233; et l'agression &#187;, donne la r&#232;gle fondamentale de la soci&#233;t&#233; libertarienne : &#171; Personne n'a le droit de commettre une agression contre la juste ou l&#233;gitime propri&#233;t&#233; d'autrui &#187;. Dans la quatri&#232;me partie de l'ouvrage, Rothbard se pr&#233;occupe des &#171; autres th&#233;ories modernes de la libert&#233; &#187;. Selon le chapitre 28 sur &#171; Hayek et le concept de la coercition &#187;, Rothbard s'accorde avec son devancier pour consid&#233;rer que la libert&#233; est l'absence de coercition. Mais il le gourmande pour n'avoir pas convenablement entendu le concept de coercition &#8211; &#171; l'emploi agressif ou la menace de violence physique contre la personne ou la juste propri&#233;t&#233; d'autrui &#187;- en y incluant des actions pacifiques, tel le refus de faire un &#233;change. Si, dans le chapitre 6 de la premi&#232;re partie consacr&#233; &#224; &#171; la philosophie du droit chez Robinson Cruso&#233; &#187;, Rothbard analyse la situation d'un homme seul face &#224; la nature, dans le chapitre suivant relatif aux &#171; relations entre les personnes &#187;, il estime que l'av&#232;nement de la civilisation ne signifie pas l'abandon de la libert&#233; absolue. Que ce soit dans l'&#233;tat de nature ou dans la soci&#233;t&#233; qui lui succ&#232;de, l'homme reste propri&#233;taire de sa personne et des ressources naturelles qu'il a occup&#233;es ou transform&#233;es. Au sein de la seconde partie, le chapitre 15 con&#231;oit -c'est son titre- &#171; Les &#171; droits de l'homme &#187; comme (des) droits de propri&#233;t&#233; &#187;. S'ils ne sont pas formul&#233;s de cette mani&#232;re, alors Rothbard les juge &#171; vagues et contradictoires &#187;. Autrement dit, les droits-cr&#233;ances et les autres droits sociaux ne sont en rien des droits de l'homme. Une remarque incidente dans le chapitre 29 de la troisi&#232;me partie le confirme : &#171; les vrais droits n'exigent de personne une action positive et ne requi&#232;rent que la non-interf&#233;rence &#187;. Enfin, le chapitre 21 et dernier de la partie pr&#233;c&#233;dente s'interroge sur &#171; les &#171; droits &#187; des animaux &#187;, une expression autant &#224; la mode que d&#233;nu&#233;e de sens puisque les droits naturels ne sauraient concerner que l'esp&#232;ce humaine.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='Les-applications-concretes-du-droit-de-propriete'&gt; &lt;strong&gt;Les applications concr&#232;tes du droit de propri&#233;t&#233; &lt;/strong&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si l'ouvrage se con&#231;oit comme une th&#233;orie syst&#233;matique de la libert&#233;, Rothbard d&#233;voile dans sa postface de 1990 &#224; l'&#233;dition fran&#231;aise que le plus important tient aux &#171; applications concr&#232;tes &#187; du droit de propri&#233;t&#233;. Ces derni&#232;res constituent l'essentiel de la seconde partie : le chapitre 12 traite de &#171; la l&#233;gitime d&#233;fense &#187; dont tout individu se trouve dot&#233; ; le chapitre 16 de &#171; l'information &#187;, aux termes duquel tout homme a le droit de devenir ma&#238;tre-chanteur puisque nul ne saurait d&#233;tenir un droit de propri&#233;t&#233; sur le cerveau d'autrui et, cons&#233;quemment, sur l'information qui s'y trouve ; le chapitre 17 de &#171; la corruption &#187;, d'apr&#232;s lequel c'est l'action du corrompu, et non celle du corrupteur, qui est ill&#233;gitime ; ou encore le chapitre 21 sur &#171; les situations de sauve-qui-peut &#187;, lesquelles ne modifient en rien l'absolutisme du droit de propri&#233;t&#233;. Mais c'est le chapitre 14 intitul&#233; &#171; les enfants et les droits &#187; qui retient l'attention en ce qu'il comporte des d&#233;veloppements notables sur deux sujets d&#233;licats : l'avortement et l'adoption.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que les adultes doivent &#234;tre consentants par principe ne pose gu&#232;re difficult&#233;. Mais la question se pose du caract&#232;re absolu ou relatif du principe de la libert&#233;. Un enfant -et &#224; partir de quel &#226;ge- doit-il b&#233;n&#233;ficier ontologiquement de ce principe ? Dans la perspective lockienne la&#239;cis&#233;e qui est celle de Rothbard, l'homme est propri&#233;taire de lui-m&#234;me, donc propri&#233;taire de son corps, donc libre de ses actions. Mais qu'en est-il de l'enfant ? Toujours dans une perspective lockienne, les parents d&#233;tiennent un &lt;i&gt;trust&lt;/i&gt; sur leur prog&#233;niture. &#201;tymologiquement, ils en ont la charge jusqu'&#224; ce qu'elle atteigne la majorit&#233; ou du moins l'&#226;ge de raison. Rothbard reprend le vocabulaire de Locke en estimant que les parents sont les &lt;i&gt;trustees&lt;/i&gt; de leurs enfants, mais il n'en tire pas les m&#234;mes conclusions que le philosophe anglais. L'autorit&#233; est temporaire et r&#233;vocable &#224; tout moment et ce, au gr&#233; des enfants. D&#232;s sa naissance, un &#234;tre humain est en puissance propri&#233;taire de lui-m&#234;me. Comme ses parents sont &#233;videmment propri&#233;taires d'eux-m&#234;mes, aucune obligation l&#233;gale d'&#233;duquer, d'habiller ou de nourrir leur enfant ne p&#232;se sur eux. Il leur est &#233;galement loisible de c&#233;der leur &lt;i&gt;trust&lt;/i&gt;. Rothbard n'h&#233;site pas &#224; parler d'un &#171; march&#233; libre des enfants &#187;. Si cette expression appara&#238;t provocante, il la met en relation avec la situation existante d'un march&#233; non libre des enfants : celui o&#249; la seule possibilit&#233; laiss&#233;e aux parents est de donner leur prog&#233;niture &#224; une agence agr&#233;&#233;e par l'Etat. Or, cette situation est non seulement violatrice des droits, tant des parents que des enfants, mais encore n&#233;faste en termes utilitaristes -m&#234;me si Rothbard s'oppose en g&#233;n&#233;ral &#224; l'utilitarisme -. En effet, la r&#232;glementation du prix -&#224; z&#233;ro- et le caract&#232;re monopolistique des agences agr&#233;&#233;es provoquent in&#233;vitablement &#171; une &#233;troite &#171; p&#233;nurie &#187; du bien en cause &#187;, &#224; savoir des enfants. De son c&#244;t&#233;, quel que soit son &#226;ge, un enfant d&#233;tient le droit unilat&#233;ral de quitter le domicile familial pour trouver d'autres parents ou subvenir &#224; ses besoins. Les modalit&#233;s d'application peuvent varier, mais les principes restent identiques chez les autres penseurs anarcho-capitalistes. Ainsi, dans &lt;i&gt;Vers une soci&#233;t&#233; sans Etat&lt;/i&gt; de 1973, David Friedman avait d&#233;j&#224; estim&#233; que l'&#226;ge qui permettait de se soustraire en tant que de besoin &#224; l'autorit&#233; de leurs parents &#233;tait de neuf ans. C'&#233;tait alors que les droits des enfants primaient l'autorit&#233; parentale. Le m&#233;canisme &#233;tait celui d'une p&#233;riode transitoire d'une ann&#233;e lors de laquelle l'enfant avait la facult&#233; de retourner dans sa famille, peut-&#234;tre l'obligation de lui rendre visite &#224; plusieurs reprises et de r&#233;affirmer son choix, tandis que sa famille avait l'obligation d'assurer sa subsistance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, si, selon Rothbard, la femme d&#233;tient, comme tout individu, un droit absolu sur son propre corps, alors elle d&#233;tient &#233;galement un droit sur ce qui se trouve &#224; l'int&#233;rieur de son corps, f&#339;tus compris. Le f&#339;tus n'&#233;tant, par d&#233;finition, pas une personne actuellement vivante, il ne d&#233;tient, lui, aucun droit sur son corps. Il s'en inf&#232;re que la femme est ma&#238;tresse de son ventre. Rothbard en conclut sans d&#233;tour : &#171; Il faut voir l'avortement non pas comme un &#171; meurtre &#187; d'une personne vivante, mais comme l'&#233;viction d'un intrus dans le corps de la m&#232;re &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='La-nature-de-l-Etat-et-l-anarcho-capitalisme'&gt; &lt;strong&gt;La nature de l'Etat et l'anarcho-capitalisme &lt;/strong&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'anarchie a g&#233;n&#233;ralement mauvaise presse. Il serait difficile qu'il en f&#251;t autrement s'agissant d'un d&#233;sordre qui r&#233;sulte de la carence ou de l'absence d'autorit&#233;. Mais l'anarchie est aussi la doctrine qui exclut de la vie des individus toute intervention de l'Etat, consid&#233;r&#233; comme ill&#233;gitime. L'anarcho-capitalisme promeut la disparition de la puissance publique au profit d'un ordre fond&#233; sur le respect du droit de propri&#233;t&#233;, autrement dit d'un ordre qui r&#233;sulte de l'auto-organisation d'individus qui disposent d'une totale libert&#233; contractuelle. L'absence d'ordre &#233;tatique ne m&#232;ne pas au d&#233;sordre : bien au contraire, ce sont les m&#233;canismes du march&#233; et des contrats qui assurent spontan&#233;ment l'ordre. L'anarcho-capitalisme se situe donc aux antipodes de ce que Rothbard d&#233;nomme l'anarcho-communisme, lequel hait encore plus le droit de propri&#233;t&#233; que l'Etat et &#233;vince la libert&#233; du domaine &#233;conomique. La libert&#233; de l'anarcho-capitalisme ne se con&#231;oit nullement comme la libert&#233; anarchique de faire n'importe quoi. Si Rothbard qualifie la libert&#233;, tant dans l'&#233;tat de nature que sous la civilisation, d'absolue, elle n'en est pas moins born&#233;e par les droits &#233;quipollents d'autrui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le chapitre 4 de la premi&#232;re partie de &lt;i&gt;L'&#201;thique de la libert&#233;&lt;/i&gt;, Rothbard reconna&#238;t tout ce que la tradition du droit naturel libertarien doit &#224; Locke, mais il n'h&#233;site pas &#224; faire des infid&#233;lit&#233;s au philosophe anglais compte tenu des contradictions et des incoh&#233;rences de ce dernier. Il est d'ailleurs piquant qu'il fonde sa doctrine anarcho-capitaliste sur celle d'un auteur qui, dans son &lt;i&gt;Second trait&#233; du gouvernement civil&lt;/i&gt;, faisait de l'&#233;tat de nature un &#233;tat d'anarchie puisqu'il n'existait pas de juge commun pour r&#233;gler les diff&#233;rends et qui consid&#233;rait en cons&#233;quence qu'il avait fallu, &#224; un certain moment, &#233;riger un Etat pour sortir de l'&#233;tat de nature. Ce que Rothbard entend en d&#233;finitive d&#233;montrer, c'est que la sortie de l'&#233;tat de nature n'a rien de n&#233;cessaire. C'est ce qu'il explicite dans la troisi&#232;me partie de&lt;i&gt; L'&#201;thique de la libert&#233;&lt;/i&gt;, dont le titre est adamantin : &#171; L'Etat contre la libert&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le chapitre 22 relatif &#224; &#171; &#8216;la nature de l'Etat &#187; d&#233;veloppe une sorte de syllogisme : &#171; l'imp&#244;t est un vol &#187; ; or, l'Etat ne subsiste que par lui ; donc, l'Etat n'est autre qu'&#171; une vaste organisation criminelle &#187; qui, d&#232;s lors, doit dispara&#238;tre. Alors que la libert&#233; se con&#231;oit comme l'absence de contrainte, l'Etat n'est que force et violence. Rothbard le d&#233;finit par deux caract&#233;ristiques qui sont le plus souvent li&#233;es : la violence de l'imp&#244;t et le monopole de la force. Comment ce &#171; pillage &#224; grande &#233;chelle &#187; peut-il subsister ? Par deux facteurs : l'appui de la majorit&#233; et l'alliance avec les intellectuels. En passant, Rothbard r&#233;pond en fait &#224; la question classique de savoir pour quelle raison les intellectuels sont socialistes ou &#233;tatistes. C'est qu'ils se trouvent r&#233;compens&#233;es de mani&#232;re plus ais&#233;e et plus confortable que s'ils devaient s'accommoder d'un syst&#232;me d'&#233;changes volontaires. Dans la cinqui&#232;me partie, qui fait figure de conclusion, Rothbard retrouve les accents d'un Lysander Spooner qu'il a abondamment cit&#233; : &#171; l'Etat est l'ennemi &#233;ternel du genre humain &#187;. Dans le chapitre 24 de la partie pr&#233;c&#233;dente relatif au &#171; statut moral des relations avec l'Etat &#187;, il avait &#233;t&#233; tout aussi cinglant : &#171; Il n'y a rien dans la nature de l'homme qui rende l'Etat n&#233;cessaire &#187;. En effet, si la soci&#233;t&#233; est indispensable, il n'en est pas de m&#234;me de l'Etat, &#171; un facteur anti-social &#187;. Rothbard retrouve sa casquette d'&#233;conomiste pour pointer les effets d&#233;l&#233;t&#232;res de l'existence &#233;tatique : la puissance publique &#171; parasite les activit&#233;s productives &#187; ; elle &#171; emp&#234;che l'&#233;change volontaire entre les hommes, la cr&#233;ation individuelle et la division du travail &#187;. Le chapitre 23 consacr&#233; aux &#171; contradictions internes de l'Etat &#187; permet de r&#233;gler son sort &#224; la th&#233;orie de l'Etat limit&#233;, qu'il qualifie d'utopie au m&#234;me titre que le lib&#233;ralisme, comme l'histoire a pu le montrer. Si la derni&#232;re partie se pr&#233;occupe de &#171; la strat&#233;gie de la libert&#233; &#187;, il en donne un avant-go&#251;t en d&#233;voilant le processus qui m&#232;nera &#224; l'anarcho-capitalisme : chaque individu &#233;tant titulaire d'un droit de s&#233;cession, il pourra &#171; retenir les services de sa propre agence de protection &#187;, si bien que l'Etat s'&#233;croulera.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='Les-relations-internationales'&gt; &lt;strong&gt;Les relations internationales &lt;/strong&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; Qui dit anarcho-capitalisme, dit absence d'Etat et par voie de cons&#233;quence absence de relations internationales. Rothbard ne manque pas de le faire valoir au tout d&#233;but du chapitre 25 relatif aux &#171; relations entre &#201;tats &#187;. Pourtant, il s'est toujours fortement int&#233;ress&#233; &#224; la politique &#233;trang&#232;re en g&#233;n&#233;ral et &#224; deux questions en particulier : l'imp&#233;rialisme et l'ing&#233;rence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'anarcho-capitalisme tient que tout Etat est par d&#233;finition imp&#233;rialiste. Rothbard d&#233;finit l'imp&#233;rialisme comme &#171; une agression commise contre le peuple d'un pays par les hommes de l'Etat d'un autre pays qui lui imposent la domination &#233;trang&#232;re &#187;. &#201;conomiquement, il souligne l'absurdit&#233; de la th&#233;orie de John Stuart Mill et notamment l'id&#233;e de surplus du capital. Non seulement la baisse du taux de profit n'a rien d'in&#233;vitable, mais encore elle n'a rien de tragique, &#233;tant rappel&#233;, comme il l'expose dans le second volume de sa &lt;i&gt;Perspective autrichienne sur l'histoire de la pens&#233;e &#233;conomique&lt;/i&gt; de 1995, que rien ne garantit que les taux d'int&#233;r&#234;t soient plus &#233;lev&#233;s &#224; l'&#233;tranger qu'en m&#233;tropole. De mani&#232;re plus globale, l'imp&#233;rialisme est directement contraire &#224; l'axiome fondamental de l'anarcho-capitalisme : le refus de toute agression contre un non-agresseur. Il est en r&#233;alit&#233; doublement condamnable -dans &lt;i&gt;L'&#201;thique de la libert&#233;&lt;/i&gt;, l'argumentation reprend de fait celle de Fr&#233;d&#233;ric Bastiat sur la question coloniale-. Du point de vue du colonis&#233; ou de l'indig&#232;ne, bien entendu, mais aussi et avant tout du point de vue du contribuable occidental. Rothbard cite l'apophtegme de Randolph Bourne : &#171; La guerre est la sant&#233; de l'Etat &#187;. Le contribuable paye &#224; deux moments : pour la conqu&#234;te, puis pour le maintien de la bureaucratie imp&#233;rialiste. En d&#233;finitive, &#171; la guerre militarise et &#233;tatise la soci&#233;t&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rothbard refuse tout droit d'ing&#233;rence dans la mesure o&#249; celui-ci fait fi des droits des individus de la nation interventionniste. D&#232;s les ann&#233;es 1950, il avait commenc&#233; &#224; m&#234;ler une d&#233;fense intransigeante du capitalisme avec une position isolationniste. T&#233;moignage de l'importance qu'il accordait &#224; la politique &#233;trang&#232;re, il lui consacre un volumineux chapitre 14 dans &lt;i&gt;Pour une nouvelle libert&#233;. Le manifeste libertarien &lt;/i&gt;de 1973, dont la seconde &#233;dition para&#238;t en 1978. En attendant la dissolution des &#201;tats, l'objectif des anarcho-capitalistes est de limiter autant que possible la sph&#232;re d'action du pouvoir gouvernemental. Aussi, en ce qui concerne les affaires &#233;trang&#232;res, le but est d'emp&#234;cher le gouvernement de se m&#234;ler des affaires des autres pays : l'isolationnisme politique et la coexistence pacifique sont les contreparties anarcho-capitalistes de la politique de laissez-faire interne. Il s'agit d'emp&#234;cher chacun des &#201;tats d'&#233;tendre sa violence &#224; ses homologues, de fa&#231;on &#224; ce que chaque tyrannie soit &#224; tout le moins confin&#233;e &#224; ses propres fronti&#232;res. Rothbard r&#233;fute la th&#233;orie dite de la s&#233;curit&#233; collective du XXe si&#232;cle selon laquelle lorsqu'un Etat en agresse un autre, il y aurait une obligation morale de former une bande afin de d&#233;fendre l'Etat dit victime. Le gouvernement interventionnisme &#233;tend l'agression, d'une part, car il martyrise les civils de l'autre pays, d'autre part, car il accro&#238;t la coercition fiscale sur ses propres citoyens, car il laisse ces derniers &#224; la merci des repr&#233;sailles de l'Etat dit agresseur et car il peut intensifier la conscription, qui n'est autre que l'esclavagisme de ses propres citoyens. En r&#233;alit&#233;, Rothbard explique que les notions d'agression, de droit de propri&#233;t&#233; ou de victime n'ont aucune signification autre qu'au niveau des individus, si bien qu'il n'est pas possible de d&#233;finir qui seraient l'Etat agresseur et l'Etat victime, pas plus qu'un gouvernement ne saurait avoir de justes r&#233;clamations &#224; une quelconque souverainet&#233; dans une aire territoriale donn&#233;e. Il n'h&#233;site pas &#224; qualifier les Etats-Unis de gouvernement le plus interventionniste, guerrier et imp&#233;rialiste du XXe si&#232;cle. Il en appelle donc &#224; un d&#233;mant&#232;lement des bases am&#233;ricaines &#224; l'&#233;tranger, &#224; l'arr&#234;t de toutes les ing&#233;rences, en bref au retrait total &#224; l'int&#233;rieur de ses fronti&#232;res et au maintien d'une politique de stricte isolation ou neutralit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'&#201;thique de la libert&#233;&lt;/i&gt; reprend explicitement l'essentiel des d&#233;veloppements que Rothbard avait fait para&#238;tre dans un article de 1963. Il confie sans fard que l'anarcho-capitaliste anath&#233;matise toutes les guerres sans &#233;gard pour leurs motifs, parce que la condamnation de toute participation des hommes de l'Etat &#224; la guerre l'emporte sur les autres consid&#233;rations. La politique anarcho-capitaliste de coexistence pacifique et de non-intervention entre &#201;tats entra&#238;ne le refus de toute aide &#233;trang&#232;re. Dans un article de 1982, Rothbard mart&#232;le que la politique &#233;trang&#232;re des Etats-Unis devrait aboutir &#224; un retrait de la sc&#232;ne mondiale afin de laisser place au royaume priv&#233; du libre-&#233;change, tant &#233;conomique que culturel et social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article &lt;a href=&#034;https://fr.irefeurope.org/les-penseurs-du-liberalisme-murray-rohtbard-et-lanarcho-capitalisme/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les penseurs du lib&#233;ralisme &#8211; Murray Rohtbard et l'anarcho-capitalisme&lt;/a&gt; est apparu en premier sur &lt;a href=&#034;https://fr.irefeurope.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;IREF Europe&lt;/a&gt; .&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Les penseurs du lib&#233;ralisme &#8211; Ayn Rand, l'&#171; &#233;go&#239;sme rationnel &#187; et l'entrepreneur</title>
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		<dc:date>2026-06-03T07:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Philippe Feldman</dc:creator>


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		<description>Ayn Rand (1905-1982) est une romanci&#232;re, philosophe et essayiste am&#233;ricaine d'origine russe. Elle na&#238;t &#224; Saint-P&#233;tersbourg dans une famille juive. Elle &#233;migre aux &#201;tats-Unis en 1926 et elle devient sc&#233;nariste de films. Elle prend le nom d'Ayn Rand et se voit naturalis&#233;e en 1931. Elle publie plusieurs romans durant deux d&#233;cennies qui finiront par trouver un immense succ&#232;s : Nous, les vivants en 1936 ; Hymne, deux ans plus tard ; La Source vive en 1943 ; enfin, Atlas haussa les &#233;paules en (&#8230;)

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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.notrejournal.info/local/cache-vignettes/L150xH101/fifillebaston-ffe16.png?1780987997' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='101' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ayn Rand (1905-1982) est une romanci&#232;re, philosophe et essayiste am&#233;ricaine d'origine russe. Elle na&#238;t &#224; Saint-P&#233;tersbourg dans une famille juive. Elle &#233;migre aux &#201;tats-Unis en 1926 et elle devient sc&#233;nariste de films. Elle prend le nom d'Ayn Rand et se voit naturalis&#233;e en 1931. Elle publie plusieurs romans durant deux d&#233;cennies qui finiront par trouver un immense succ&#232;s : &lt;i&gt;Nous, les vivants&lt;/i&gt; en 1936 ; &lt;i&gt;Hymne&lt;/i&gt;, deux ans plus tard ; &lt;i&gt;La Source vive&lt;/i&gt; en 1943 ; enfin, &lt;i&gt;Atlas haussa les &#233;paules&lt;/i&gt; en 1957, traduit en fran&#231;ais sous le titre &lt;i&gt;La Gr&#232;ve&lt;/i&gt;, du nom de son titre initial avant que Rand ne change d'avis. Puis, pendant un peu plus d'une d&#233;cennie, Rand donne des conf&#233;rences, et elle publie diff&#233;rents ouvrages de nature philosophique et &#233;pist&#233;mologique.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='L-egoisme-rationnel'&gt; &lt;strong&gt;L'&#233;go&#239;sme rationnel &lt;/strong&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'expression d'&#171; &#233;go&#239;sme rationnel &#187; est de Rand elle-m&#234;me, mais elle n'en est pas moins probl&#233;matique. Rand connote positivement un certain nombre de mots : &#233;go&#239;sme, &#233;gotisme, individualisme, pour les opposer &#224; d'autres, toujours pr&#233;sent&#233;s comme des repoussoirs : altruisme, collectivisme, socialisme. Au fondement de sa philosophie, il y a un individu, un ego, un &#171; je &#187;. Ainsi qu'elle l'&#233;crit dans son roman &lt;i&gt;Nous les vivants&lt;/i&gt; de 1936, &#171; aucune loi, aucun parti ne pourra jamais tuer cette chose en l'homme qui sait dire &#171; je &#187; &#187;. D&#232;s lors, pr&#233;cise le roman dystopique &lt;i&gt;Hymne&lt;/i&gt; de 1938, &#171; le mot &#187; nous &#187; ne doit jamais &#234;tre prononc&#233;, sauf par le choix personnel et apr&#232;s r&#233;flexion &#187;. Un choix que Rand effectue en intitulant donc son premier roman : &lt;i&gt;Nous les vivants&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1964, elle n'h&#233;site pas &#224; intituler son recueil d'articles et de conf&#233;rence &lt;i&gt;La Vertu d'&#233;go&#239;sme&lt;/i&gt; par un oxymore. Plus pr&#233;cis&#233;ment, elle pr&#244;ne &#171; l'&#233;go&#239;sme rationnel &#187; qui, seul, permet la survie de l'homme et de l'humanit&#233;, selon sa conf&#233;rence de 1961 sur &#171; L'&#233;thique objectiviste &#187;. Un certain flou appara&#238;t dans &lt;i&gt;La Source vive&lt;/i&gt; de 1943 o&#249; Rand utilise indiff&#233;remment l'&#233;go&#239;sme et l'&#233;gotisme pour signifier que l'homme doit &#234;tre lui-m&#234;me, ne doit pas se sacrifier aux autres et ne doit pas plus sacrifier les autres. L'individu refuse de puiser en eux &#171; la source de son &#233;nergie &#187;, cette source vive qui a donn&#233; son nom au roman. La conception particuli&#232;re ainsi donn&#233;e au mot sulfureux d'&#233;go&#239;sme permet de comprendre pour quelle raison il est ici connot&#233; positivement en contrepoint de ses interpr&#233;tations courantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est toutefois permis de se demander pour quelle raison Rand n'a pas plut&#244;t us&#233; du terme individualisme. Un terme qui se trouve &#224; cinq reprises dans &lt;i&gt;Nous les vivants&lt;/i&gt; et m&#234;me une quinzaine de fois dans &lt;i&gt;La Source vive&lt;/i&gt;, mais qui se trouve r&#233;duit &#224; trois malheureuses occurrences dans &lt;i&gt;Atlas haussa les &#233;paules&lt;/i&gt; de 1957. Pourtant, selon une note pr&#233;paratoire de &lt;i&gt;Nous les vivants&lt;/i&gt;, Rand voyait son roman comme la lutte de &#171; l'individu contre la soci&#233;t&#233; &#187; et, selon une note pr&#233;paratoire de &lt;i&gt;La Source vive&lt;/i&gt;, elle concevait le th&#232;me choisi comme &#171; l'individualisme contre le collectivisme, pas en politique, mais dans l'&#226;me humaine &#187;. L'article sur &#171; Le racisme &#187; de 1963, repris dans &lt;i&gt;La Vertu d'&#233;go&#239;sme&lt;/i&gt;, se r&#233;f&#232;re, lui, &#224; la &#171; philosophie individualiste &#187;, dont le &#171; corollaire politico-&#233;conomique &#187; n'est autre que &#171; le capitalisme de laissez-faire &#187;. Rand y d&#233;finit ensuite l'individualisme comme la philosophie qui consid&#232;re l'homme comme souverain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel que soit le terme utilis&#233;, l'&#233;go&#239;sme est dans tous les cas rationnel. Rand d&#233;fend m&#234;me un hyper-rationalisme si bien que l'on en vient &#224; se demander si son syst&#232;me ne devrait pas plus s'appeler celui du rationalisme &#233;go&#239;ste&#8230;. En effet, la raison est un concept essentiel aux yeux de Rand. Dans un entretien de 1964, elle affirme que &#171; la raison en &#233;pist&#233;mologie conduit &#224; l'&#233;go&#239;sme en &#233;thique, qui conduit au capitalisme en politique &#187;. Dans un article de 1971, elle est encore plus nette : &#171; la supr&#233;matie de la raison a &#233;t&#233;, est et sera la pr&#233;occupation premi&#232;re de mon &#339;uvre, et l'essence de l'objectivisme &#187;. C'est la raison pour laquelle elle avait lou&#233; l'&#171; apport incomparable &#187; d'Aristote -son auteur de pr&#233;dilection- dans un article de 1961, &#171; La nouvelle figure de l'intellectuel : avoir &#171; d&#233;fini les principes de base d'une vision rationnelle de l'existence et de la conscience humaine &#187;. Ainsi qu'elle l'expose dans &lt;i&gt;La Vertu d'&#233;go&#239;sme&lt;/i&gt;, la raison est &#171; votre seule source de connaissance &#187;. La grande tirade de John Galt, le h&#233;ros de &lt;i&gt;Atlas haussa les &#233;paules&lt;/i&gt;, se r&#233;f&#232;re aux entrepreneurs comme &#171; hommes de raison &#187; qui ont tout fait pour sauvegarder une raison rejet&#233;e par la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'importance du rationalisme dans la philosophie et l'&#233;pist&#233;mologie randiennes explique les liens cordiaux qu'elle a pu tisser, f&#251;t-ce lointainement, avec Ludwig von Mises et son inimiti&#233; r&#233;ciproque avec Friedrich Hayek. Rand ne se pr&#233;occupe pas de l'ordre spontan&#233;. M&#234;me lorsqu'elle met dans la bouche de l'un des entrepreneurs de &lt;i&gt;Atlas haussa les &#233;paules&lt;/i&gt; que son propre bien-&#234;tre est son son but et que, ce faisant, il a fait davantage de bien &#224; ses concitoyens que ses contradicteurs ne pourraient jamais esp&#233;rer en faire, elle n'en tire nulle cons&#233;quence en termes de &#171; main invisible &#187;. L'hyper-rationalisme randien se distingue avec radicalisme de l'&#233;volutionnisme hayekien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chantre de l'&#233;go&#239;sme rationnel et de l'individualisme, Rand ex&#232;cre leurs antonymes, qu'il s'agisse de l'altruisme, du collectivisme ou du socialisme. Elle fait de l'altruisme l'exemple type du repoussoir. L&#224; encore, il faut s'entendre sur ce paradoxe apparent. Par le m&#234;me mouvement qui &#233;l&#232;ve au pinacle l'&#233;go&#239;sme, Rand voue aux g&#233;monies un terme pourtant par&#233; de toutes les vertus selon le sens commun. C'est qu'elle lui donne un sens tr&#232;s particulier. Dans &lt;i&gt;La Source vive&lt;/i&gt;, elle l'accuse de tous les maux : l'altruisme traduit un oubli, une trahison de soi, le fait de placer autrui au-dessus de soi et de &#171; vivre pour les autres &#187;, si bien que, en d&#233;finitive &#171; les pires horreurs &#187; ont pu &#234;tre accomplies en son nom. Elle n'est pas moins s&#233;v&#232;re dans sa conf&#233;rence de 1961 sur &#171; L'&#233;thique objectiviste &#187; : l'&#233;thique altruiste &#171; consid&#232;re l'homme comme un animal sacrificiel, qui soutient que l'homme n'a pas le droit de vivre pour lui-m&#234;me &#187;. D&#232;s lors, la survie de la civilisation exige sa disparition, comme celle de toutes les manifestations du collectivisme. C'est tout l'objet de la dystopie &lt;i&gt;Hymne&lt;/i&gt; -sous-entendu hymne &#224; l'individualisme- que de rejeter le collectivisme, qui emp&#234;che l'homme d'agir et de penser seul. &#171; La nouvelle figure de l'intellectuel &#187; de 1961 d&#233;finit le socialisme comme &#171; la doctrine selon laquelle l'homme est priv&#233; du droit de vivre pour lui-m&#234;me &#187; -exactement ce &#224; quoi s'opposent &#171; nous les vivants &#187;, d'apr&#232;s le titre du roman paru vingt-cinq ans plus t&#244;t-.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'amour de l'individualisme et, corr&#233;lativement, le rejet visc&#233;ral du collectivisme expliquent que, aux yeux de la r&#233;fugi&#233;e russe, les &#201;tats-Unis constituent le paradigme de la civilisation. Dans une lettre du 5 juillet 1943, Rand confie que &lt;i&gt;La Source vive&lt;/i&gt; repr&#233;sente sa &#171; contribution au maintien de l'Am&#233;rique dans ce qu'elle a &#233;t&#233; et doit demeurer, le pays de l'individualisme &#187;. L'&#233;loge des &#201;tats-Unis revient &#224; plusieurs reprises dans &lt;i&gt;Atlas haussa les &#233;paules&lt;/i&gt;. Qualifi&#233;s de &#171; pays de raison &#187;, les &#201;tats-Unis ont, les premiers, permis aux cr&#233;ateurs de richesses de na&#238;tre et de prosp&#233;rer ; aux individus de penser, de travailler, de faire des choix et de rechercher leur bonheur. Et lorsque John Galt prononce sa tirade, il mart&#232;le qu'il s'agit de reconstruire le syst&#232;me am&#233;ricain &#171; sur ses fondations &#187; : l'homme est une fin en soi ; &#171; la vie de l'homme, sa libert&#233;, son bonheur lui appartiennent en vertu d'un droit inali&#233;nable &#187; -la r&#233;f&#233;rence &#224; la D&#233;claration d'ind&#233;pendance de 1776 est transparente-.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='Les-droits-de-l-homme'&gt; &lt;strong&gt;Les droits de l'homme &lt;/strong&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Bien qu'elle n'ait point &#233;t&#233; juriste, Rand a souvent trait&#233; de la question des droits de l'homme. Dans &lt;i&gt;La Source vive&lt;/i&gt;, elle relie ins&#233;cablement ces derniers &#224; l'&#233;go&#239;sme ou &#224; l'&#233;gotisme : &#171; Le premier droit de l'homme, c'est le droit d'&#234;tre lui-m&#234;me &#187;. La tirade de John Galt dans &lt;i&gt;Atlas haussa les &#233;paules&lt;/i&gt; ne pouvait manquer de s'y r&#233;f&#233;rer. Elle en donne le fondement : &#171; Les droits humains ne proc&#232;dent pas d'une loi divine ou d'une loi vot&#233;e par un Parlement, mais du principe d'identit&#233; &#187;. Autrement dit, Rand n'adh&#232;re ni &#224; une vision jusnaturaliste des droits de l'homme -elle est explicitement ath&#233;iste et elle n'h&#233;site pas &#224; faire de la religion chr&#233;tienne l'une des sources essentielles de l'altruisme qu'elle vomit-, ni &#224; une vision positiviste. On peut n&#233;anmoins consid&#233;rer qu'elle est beaucoup plus proche de la premi&#232;re vision que de la seconde du fait d'une acception la&#239;cis&#233;e de droits de l'homme qu'elle qualifie de &#171; consubstantiels &#224; son existence et donc &#224; sa survie &#187;. T&#233;moignage de l'importance qu'elle accorde &#224; la question, Rand lui consacre plusieurs articles en 1963, lesquels seront repris dans &lt;i&gt;La Vertu d'&#233;go&#239;sme&lt;/i&gt;. Selon l'article &#171; Les droits de l'homme &#187;, &#171; il n'y a qu'un seul droit fondamental : le droit d'un homme &#224; sa propre vie &#187;. Aux droits de tout homme correspond une obligation unique pour autrui, l'obligation n&#233;gative de &#171; s'abstenir de violer ses droits &#187;. Nous retrouvons ici &#171; le principe politique fondamental de l'&#233;thique objectiviste &#187; &#233;nonc&#233; dans sa conf&#233;rence de 1961 sur cette derni&#232;re : &#171; aucun homme ne peut prendre l'initiative de recourir &#224; la force physique contre les autres &#187; -un principe que fera sien l'un des &#233;l&#232;ves radicaux de Rand : Murray Rothbard-. Quant &#224; l'article sur &#171; Les &#171; droits &#187; collectivis&#233;s &#187;, il soutient que &#171; la fonction politique des droits est de prot&#233;ger les minorit&#233;s de l'oppression des majorit&#233;s, et la plus petite minorit&#233; sur terre est l'individu &#187;. En d&#233;finitive, quelles que soient ses asp&#233;rit&#233;s, la conception de Rand ne d&#233;pareille pas avec la vision contemporaine commune des droits de l'homme issue d'un lockianisme la&#239;cis&#233;. Dans &lt;i&gt;Atlas haussa les &#233;paules&lt;/i&gt;, Rand insiste d'ailleurs sur le droit de propri&#233;t&#233; : &#171; chaque homme est propri&#233;taire de son cerveau et de son travail &#187;. La tirade de John Galt confirme qu'aucune soci&#233;t&#233; de droit ne peut exister sans droit de propri&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A cette philosophie de ce que l'on peut appeler les vrais droits de l'homme, Rand oppose les faux droits, qu'elle nomme &#171; droits champignons &#187; dans son article sur &#171; Les droits de l'homme &#187;. A l'inverse des droits, par d&#233;finition individuels, les droits collectifs, les droits &#233;conomiques n'existent pas car ils n&#233;cessitent la violation des droits d'autrui et ne peuvent s'analyser que comme le &#171; droit d'asservir &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='L-Etat-et-ses-fonctions'&gt; &lt;strong&gt;L'&#201;tat et ses fonctions &lt;/strong&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;pit du fait qu'elle n'ait pas l'habitude de d&#233;voiler ses sources, &#224; l'exception de son cher Aristote, Rand s'inscrit dans la tradition du lib&#233;ralisme classique en ce qui concerne les fonctions de l'&#201;tat. Dans &lt;i&gt;Nous les vivants&lt;/i&gt;, elle d&#233;finit l'&#201;tat comme &#171; un domestique et une commodit&#233; &#187;, &#171; tout comme la lumi&#232;re &#233;lectrique et la plomberie &#187;. Une conception totalement d&#233;sacralis&#233;e de l'&#201;tat, entendu tel un instrument au service des individus. Si l'homme ne doit pas &#171; vivre pour l'&#201;tat &#187;, celui-ci n'existe que pour servir celui-l&#224;, ainsi qu'elle le confirme avec son article &#171; Le financement du gouvernement dans une soci&#233;t&#233; libre &#187; de 1964. Rand ajoute que l'&#201;tat ne saurait &#234;tre un &#171; bienfaiteur &#187;, mais qu'il &#171; s'assimile &#224; une agence. Elle use ici d'un vocabulaire qui est familier aux anarcho-capitalistes, de Gustave de Molinari &#224; Murray Rothbarrd, mais elle reste bien libertarienne -bien qu'elle n'aimait point ce terme- puisqu'elle croit &#224; la n&#233;cessit&#233; de l'&#201;tat. Dans son article sur &#171; Les droits de l'homme &#187; de 1963, elle loue la D&#233;claration d'ind&#233;pendance am&#233;ricaine pour avoir fait passer la fonction du gouvernement du &#171; r&#244;le de dirigeant &#224; celui de serviteur &#187; -une conception lockienne qui se trouve plut&#244;t exprim&#233;e dans la D&#233;claration des droits de Virginie de juin 1776-. La tirade de John Galt dans &lt;i&gt;Atlas haussa les &#233;paules&lt;/i&gt; expose en toute clart&#233; les fonctions de l'&#201;tat. Si l'homme a des droits qui lui sont consubstantiels, &#171; le seul objectif l&#233;gitime d'un gouvernement &#187; est de les d&#233;fendre. Rand ne con&#231;oit d'&#201;tat l&#233;gitime que sous la forme de l'&#201;tat gendarme -elle utilise le terme de &#171; policier &#187;-. Cet &#201;tat se trouve dot&#233; de trois fonctions, qui sont toutes r&#233;galiennes : les fonctions traditionnelles de police, d'arm&#233;e et de justice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En contrepoint, un &#201;tat pr&#233;tendument bienfaiteur ne serait autre qu'un &#171; &#201;tat de pillards &#187;. Dans sa conf&#233;rence sur &#171; L'&#233;thique objectiviste &#187;, Rand soutient le &#171; capitalisme pur &#187;, c'est-&#224;-dire le &#171; capitalisme de laissez-faire, fond&#233; sur la s&#233;paration de l'&#201;tat et de l'&#233;conomique &#187;. En toute logique, elle ne peut que repousser avec horreur l'interventionnisme. Pour se d&#233;barrasser de ce dernier, &lt;i&gt;Atlas haussa les &#233;paules&lt;/i&gt; donne la recette en termes crus : &#171; laissez tranquille les hommes qui veulent &#234;tre libres &#187; ; &#171; quittez le pouvoir &#187; ; &#171; commencez par abolir l'imp&#244;t sur le revenu &#187;- son article &#171; Le financement du gouvernement dans une soci&#233;t&#233; libre &#187; de 1964 se prononce en faveur de l'imp&#244;t volontaire- ; &#171; virez les fonctionnaires &#187;. Rand applique la m&#234;me grille de lecture de l'&#201;tat s'agissant du sujet sp&#233;cifique du racisme, un sujet alors br&#251;lant outre-Atlantique qui fait l'objet d'un article de 1963. Si elle ex&#233;cute le racisme qui nie la vie de l'homme pour lui substituer une &#171; pr&#233;destination clinique &#187;, elle en fait une &#171; variante de l'&#233;tatisme &#187; qui, d&#232;s lors, ne saurait &#234;tre r&#233;solue par l'&#201;tat, mais au contraire par la philosophie individualiste et le capitalisme de laissez-faire. Question non pas &#171; l&#233;gale, mais morale &#187;, le racisme ne peut &#234;tre combattu &#171; que par des moyens priv&#233;s, comme le boycott &#233;conomique ou l'ostracisme social &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi qu'elle l'expose &#224; diff&#233;rentes reprises dans &lt;i&gt;La Vertu d'&#233;go&#239;sme&lt;/i&gt;, l'&#201;tat n'a d'autre but que la protection des droits de l'homme. Libertarienne, Rand croit au gouvernement limit&#233;. Mais elle sait aussi avec lucidit&#233; qu'un gouvernement est la plus dangereuse menace aux droits de l'homme &#187; et qu'un gouvernement illimit&#233; &#171; est l'ennemi le plus mortel des hommes &#187;. Toutefois, contrairement aux anarcho-capitalistes, elle refuse d'envisager la disparition de l'&#201;tat et elle n'h&#233;site pas &#224; &#233;triller l'anarchisme dans un article de 1971.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='L-entrepreneur-ce-heros'&gt; &lt;strong&gt;L'entrepreneur, ce h&#233;ros &lt;/strong&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Rand est romanci&#232;re et philosophe. Non seulement ses romans portent sur des aspects philosophiques et reposent sur une philosophie particuli&#232;re qu'elle finira par appeler objectiviste, mais encore ils contiennent de v&#233;ritables dissertations philosophiques au fil de tirades plus ou moins longues, dont la plus c&#233;l&#232;bre, sur des dizaines et des dizaines de pages, est celle de John Galt dans &lt;i&gt;Atlas haussa les &#233;paules&lt;/i&gt;. Aux termes de son article &#171; Ce qui a inspir&#233; mon &#339;uvre &#187; de 1963, elle se consid&#232;re comme une &#171; r&#233;aliste romantique &#187;, mais elle n'en est pas moins ouvertement id&#233;aliste : ses romans ne projettent-ils pas &#171; l'image de l'homme id&#233;al &#187; ? Ils sont &#233;crits &#171; &#224; la gloire de l'homme &#187;. Dans &lt;i&gt;Atlas haussa les &#233;paules&lt;/i&gt;, elle chante le dithyrambe des &#201;tats-Unis pour avoir permis l'apparition du &#171; v&#233;ritable cr&#233;ateur de richesses, le vrai travailleur, l'&#233;lite des hommes : le self-made-man, l'industriel am&#233;ricain &#187;, l'entrepreneur. L'objet du roman est &#171; la gr&#232;ve &#187; &#8211; selon le titre initial- men&#233;e par John Galt, celle -explique-t-il dans une premi&#232;re tirade- des &#171; hommes qui ont port&#233; le monde sur leurs &#233;paules- ce qui explique le titre d&#233;finitif-, qui l'ont fait vivre, qui ont support&#233; les pires affronts pour seuls remerciements, sans jamais abandonner pour autant l'esp&#232;ce humaine &#187; ; la gr&#232;ve des &#171; &#234;tre pensants &#187;, de la &#171; mati&#232;re grise &#187;. Le ton de Rand se fait ici &#226;cre : sans ce pr&#233;tendu parasite d'industriel, sans cet homme d'exception pr&#233;tendument entretenu par ses ouvriers, l'Am&#233;rique sombre peu &#224; peu. Voil&#224; &#171; ce qui arrive au monde quand ce ne sont plus les m&#234;mes qui se mettent en gr&#232;ve &#187; : ceux qui cr&#233;ent de la richesse et qui assurent la subsistance des ouvriers. Puis, au d&#233;but de sa grande tirade, John Galt annonce &#224; l'Am&#233;rique que &#171; les hommes de l'esprit, les cerveaux &#187; sont d&#233;sormais en gr&#232;ve contre un &#171; monde priv&#233; de raison &#187; et qui &#171; condamne la qu&#234;te du bonheur individuel &#187;. Ses derniers mots recommandent aux auditeurs de ne jamais laisser dispara&#238;tre le &#171; h&#233;ros &#187; qui est en chacun d'eux. Rand est l'un des auteurs qui ont dress&#233; le plus vibrant &#233;loge des entrepreneurs en les pla&#231;ant au rang de porteurs d'une soci&#233;t&#233; qui, sans eux, s'&#233;croulerait, des h&#233;ros, fussent-ils incompris, m&#233;pris&#233;s et exploit&#233;s jusqu'&#224; qu'ils fassent gr&#232;ve, et que l'homme de la rue ne finisse par leur rendre justice. Il n'est d&#232;s lors gu&#232;re surprenant que nombre d'entrepreneurs de la &lt;i&gt;Silicon Valley&lt;/i&gt; ait fait des romans de Rand, et surtout du dernier d'entre eux, leurs livres de chevet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article &lt;a href=&#034;https://fr.irefeurope.org/les-penseurs-du-liberalisme-ayn-rand-l-egoisme-rationnel-et-lentrepreneur/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les penseurs du lib&#233;ralisme &#8211; Ayn Rand, l'&#171; &#233;go&#239;sme rationnel &#187; et l'entrepreneur&lt;/a&gt; est apparu en premier sur &lt;a href=&#034;https://fr.irefeurope.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;IREF Europe&lt;/a&gt; .&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://fr.irefeurope.org/les-penseurs-du-liberalisme-ayn-rand-l-egoisme-rationnel-et-lentrepreneur/" class="spip_out"&gt;https://fr.irefeurope.org/les-pense...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>1776, l'ann&#233;e o&#249; le lib&#233;ralisme a chang&#233; le monde</title>
		<link>https://www.notrejournal.info/1776-l-annee-ou-le-liberalisme-a-change-le-monde</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.notrejournal.info/1776-l-annee-ou-le-liberalisme-a-change-le-monde</guid>
		<dc:date>2026-04-02T07:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Philippe Feldman</dc:creator>



		<description>Jean-Philippe Feldman dans Le Point Nous c&#233;l&#233;brons cette ann&#233;e les 250 ans d'une ann&#233;e lib&#233;rale sans pareille, 1776. Au cours de cette ann&#233;e historique, la d&#233;claration d'ind&#233;pendance am&#233;ricaine a &#233;t&#233; proclam&#233;e, un &#233;v&#233;nement que les &#201;tats-Unis pr&#233;voient de c&#233;l&#233;brer avec faste l'&#233;t&#233; prochain. Les trois premiers paragraphes de la D&#233;claration d'ind&#233;pendance du 4 juillet refl&#232;tent l'influence de John Locke et de son second Trait&#233; du gouvernement civil de 1690, r&#233;f&#233;rence essentielle pour tous (&#8230;)

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&lt;a href="https://www.notrejournal.info/-Les-tresors-du-NET-" rel="directory"&gt;ACTU&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.notrejournal.info/local/cache-vignettes/L114xH150/capture_d_ecran_du_2026-04-01_18-06-03-ee041.png?1781074387' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='114' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jean-Philippe Feldman dans &lt;i&gt;Le Point&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous c&#233;l&#233;brons cette ann&#233;e les 250 ans d'une ann&#233;e lib&#233;rale sans pareille, 1776. Au cours de cette ann&#233;e historique, la d&#233;claration d'ind&#233;pendance am&#233;ricaine a &#233;t&#233; proclam&#233;e, un &#233;v&#233;nement que les &#201;tats-Unis pr&#233;voient de c&#233;l&#233;brer avec faste l'&#233;t&#233; prochain. Les trois premiers paragraphes de la D&#233;claration d'ind&#233;pendance du 4 juillet refl&#232;tent l'influence de John Locke et de son second &lt;i&gt;Trait&#233; du gouvernement civil &lt;/i&gt;de 1690, r&#233;f&#233;rence essentielle pour tous les lib&#233;raux : jusnaturalisme, concept de propri&#233;t&#233; et rupture du contrat lorsque le gouvernement viole les droits humains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que ce texte ne soit qu'une &#233;bauche de la D&#233;claration, finalement r&#233;dig&#233;e par Thomas Jefferson, il fera l'objet d'une modification terminologique li&#233;e &#224; la question de l'esclavage : les Am&#233;ricains conserveront les deux premiers &#233;l&#233;ments de la trilogie lockienne (vie, libert&#233;) en omettant d&#233;lib&#233;r&#233;ment le troisi&#232;me (l'appropriation priv&#233;e) au profit de la &#171; recherche du bonheur &#187;. Initialement ancr&#233;s dans la tradition des droits des Anglais, les droits des Am&#233;ricains pr&#233;figurent simultan&#233;ment l'universalisme des droits des Fran&#231;ais pour l&#233;gitimer leur s&#233;paration d'avec la m&#233;tropole, pourtant source originelle de ces droits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; Les r&#233;formes (avort&#233;es) de Turgot &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1776, c'est aussi le passage de t&#233;moin lib&#233;ral de la France aux colonies am&#233;ricaines. Notre pays compte alors &lt;a href=&#034;https://www.lepoint.fr/histoire/turgot-1727-1781-02-08-2013-1710692_1615.php&#034; target=&#034;_blank&#034; rel=&#034;noopener&#034; data-link-index=&#034;0&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;comme contr&#244;leur g&#233;n&#233;ral des Finances Anne Robert Jacques Turgot&lt;/a&gt; . En poste dans les mois qui ont suivi l'av&#232;nement de Louis XVI, le grand intellectuel et serviteur de l'&#201;tat tente, nonobstant une sant&#233; chancelante, d'imposer une potion lib&#233;rale, d'autant plus douloureuse que le pays est perclus de dettes et engonc&#233; dans ses privil&#232;ges.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 5 janvier, il pr&#233;sente au roi six projets d'&#233;dits dont, au premier chef, la suppression des lourdes et injustes corv&#233;es, celle des jurandes et ma&#238;trises au profit, sauf exceptions, de la libert&#233; du travail et, &lt;i&gt;last but not least&lt;/i&gt;, l'abrogation des textes qui r&#233;glementent le commerce des grains au profit de la libert&#233; du commerce. Il voit se dresser devant lui toute la cohorte des privil&#233;gi&#233;s, &#224; commencer par Monsieur, le futur Louis XVIII. Il faut un lit de justice (un enregistrement des textes ordonn&#233; au Parlement par le roi) le 12 mars pour vaincre les r&#233;sistances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; cette occasion, l'avocat g&#233;n&#233;ral S&#233;guier se surpassa en d&#233;fendant les g&#234;nes, les entraves et les prohibitions, qui faisaient &lt;i&gt;&#171; la gloire, la s&#251;ret&#233;, l'immensit&#233; du commerce de la France &#187;&lt;/i&gt; ! Turgot remporta toutefois une victoire &#224; la Pyrrhus puisque, devant les troubles, Louis XVI finit par le renvoyer le 12 mai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques jours plus t&#244;t, le 30 avril, le contr&#244;leur g&#233;n&#233;ral avait en vain mis en garde le souverain dans une lettre presciente et audacieuse : &lt;i&gt;&#171; Ce qu'il y a de plus n&#233;cessaire pour tout gouvernement, c'est la force de caract&#232;re. N'oubliez jamais, Sire, que c'est la faiblesse qui a mis la t&#234;te de Charles Ier sur un billot &#187;&#8230;&lt;/i&gt; Le programme qu'il avait soumis au souverain quelques jours avant sa nomination, le 14 ao&#251;t 1774, s'&#233;vanouissait et avec lui ses c&#233;l&#232;bres principes : &lt;i&gt;&#171; point de banqueroute ; point d'augmentation d'imp&#244;ts ; point d'emprunts &#187;&lt;/i&gt;, et &lt;i&gt;&#171; pour remplir ces trois points, il n'y a qu'un moyen. C'est de r&#233;duire la d&#233;pense au-dessous de la recette. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; La &lt;i&gt;Richesse des nations&lt;/i&gt; d'Adam Smith &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, 1776 marque un tournant dans la pens&#233;e du lib&#233;ralisme et l'histoire de l'&#233;conomie politique. Le 9 mars para&#238;t un fort ouvrage de l'&#201;cossais Adam Smith : ses &lt;i&gt;Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations&lt;/i&gt;. Il y expose que la nature humaine, port&#233;e vers l'&#233;change, engendre la division du travail &#8211; un concept d&#233;j&#224; &#233;tudi&#233; par son compatriote David Hume (d&#233;fenseur du libre-&#233;change et opposant fervent &#224; l'endettement public, qui d&#233;c&#233;dera quelques mois plus tard), ainsi que par Turgot, qu'il avait rencontr&#233; en France dans les ann&#233;es 1760.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'&#339;uvre est surtout devenue iconique du fait de &lt;a href=&#034;https://www.lepoint.fr/culture/qu-est-ce-que-la-main-invisible-theorisee-par-adam-smith-25-05-2025-2590461_3.php&#034; target=&#034;_self&#034; rel=&#034;&#034; data-link-index=&#034;1&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;la m&#233;taphore de la &#171; main invisible &#187;&lt;/a&gt; , aussi c&#233;l&#232;bre qu'incomprise. Smith veut signifier par l&#224; que les actes des individus, mus par leurs propres int&#233;r&#234;ts, provoquent de fa&#231;on non intentionnelle un effet b&#233;n&#233;fique global. L'ordre spontan&#233;, pour reprendre l'expression de Friedrich Hayek, qu'est la soci&#233;t&#233; civile n'a donc pas besoin d'&#234;tre r&#233;gent&#233; par l'&#201;tat, dont le r&#244;le doit se limiter pour l'essentiel &#224; celui de garant. Un garant qui n'a pas plus &#224; s'ing&#233;rer dans le commerce international, puisque la division du travail ne s'arr&#234;te pas aux fronti&#232;res et que le protectionnisme est d&#232;s lors injustifiable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; Quels enseignements ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;250 ans apr&#232;s les &#233;v&#233;nements lib&#233;raux de 1776, quels enseignements peut-on tirer ? D'abord que les &#201;tats-Unis de Donald Trump tournent le dos au laissez-passer qui a largement caract&#233;ris&#233; la politique am&#233;ricaine depuis l'apr&#232;s Seconde Guerre mondiale et, ce faisant, qu'ils fragilisent le laissez-faire qui, lui, a toujours distingu&#233; le pays. Que le populisme brouillon du pr&#233;sident am&#233;ricain et la radicalit&#233; socialiste d'une part de l'opposition d&#233;mocrate tournent le dos &#224; certaines des grandes valeurs de la R&#233;volution am&#233;ricaine, notamment le fait qu'il faille toujours se m&#233;fier du pouvoir et craindre son arbitraire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, que la France n'a toujours pas tir&#233; les le&#231;ons de bonnes finances prodigu&#233;es par Turgot et qu'elle continue de s'enfoncer dans le marasme, faute de profond r&#233;formisme. Enfin, pour terminer sur une note positive, que, malgr&#233; les r&#233;gimes illib&#233;raux et les imp&#233;rialismes, les id&#233;aux de la libert&#233; et les vertus du libre-&#233;change ne sont plus l'apanage d'une minorit&#233; d'&#201;tats, mais qu'ils sont port&#233;s par un nombre croissant de nations depuis la chute du mur de Berlin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lepoint.fr/debats/pourquoi-lannee-1776-est-consideree-comme-fondatrice-du-liberalisme-moderne-L3HW6F3OZBGBPCRRROMKKONKDY/&#034; target=&#034;_blank&#034; rel=&#034;noopener&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire l'article sur le site Le Point&lt;/a&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article &lt;a href=&#034;https://fr.irefeurope.org/1776-lannee-ou-le-liberalisme-a-change-le-monde/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;1776, l'ann&#233;e o&#249; le lib&#233;ralisme a chang&#233; le monde&lt;/a&gt; est apparu en premier sur &lt;a href=&#034;https://fr.irefeurope.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;IREF Europe&lt;/a&gt; .&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://fr.irefeurope.org/1776-lannee-ou-le-liberalisme-a-change-le-monde/" class="spip_out"&gt;https://fr.irefeurope.org/1776-lann...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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	<item xml:lang="fr">
		<title>Emmanuel Macron veut cr&#233;er un &#171; machin &#187; &#224; la diversit&#233; compos&#233; de personnalit&#233;s de gauche</title>
		<link>https://www.notrejournal.info/Emmanuel-Macron-veut-creer-un-machin-a-la</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.notrejournal.info/Emmanuel-Macron-veut-creer-un-machin-a-la</guid>
		<dc:date>2026-03-06T08:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Philippe Feldman</dc:creator>


		<dc:subject>article-externe</dc:subject>

		<description>Nous pensions na&#239;vement qu'il &#233;tait act&#233; que la France souffrait d'une bureaucratie envahissante. D'un seul homme ou presque (laissons de c&#244;t&#233; les irr&#233;cup&#233;rables n&#233;ocommunistes de La France insoumise), nos politiciens, &#224; commencer par nos Premiers ministres successifs, nous expliquent depuis des mois, la main sur le c&#339;ur, qu'il faudrait DE-BU-REAU-CRA-TI-SER ! Il semble que le leitmotiv n'ait pas atteint l'Elys&#233;e. En effet, L'Opinion nous apprend -c'est le titre de l'article- qu'Emmanuel &#171; (&#8230;)

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&lt;a href="https://www.notrejournal.info/-Les-tresors-du-NET-" rel="directory"&gt;ACTU&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.notrejournal.info/local/cache-vignettes/L128xH128/mexican-boss-icon-2-f83e7.png?1781058192' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='128' height='128' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous pensions na&#239;vement qu'il &#233;tait act&#233; que la France souffrait d'une bureaucratie envahissante. D'un seul homme ou presque (laissons de c&#244;t&#233; les irr&#233;cup&#233;rables n&#233;ocommunistes de La France insoumise), nos politiciens, &#224; commencer par nos Premiers ministres successifs, nous expliquent depuis des mois, la main sur le c&#339;ur, qu'il faudrait DE-BU-REAU-CRA-TI-SER ! Il semble que le leitmotiv n'ait pas atteint l'Elys&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, &lt;i&gt;L'Opinion &lt;/i&gt;nous apprend -c'est le titre de l'article- qu'Emmanuel &#171; &lt;a href=&#034;https://www.lopinion.fr/politique/macron-veut-creer-un-haut-commissariat-a-la-diversite-et-aux-diasporas&#034; target=&#034;_blank&#034; rel=&#034;noopener&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Macron veut cr&#233;er un Haut-Commissariat &#224; la diversit&#233; et aux diasporas&lt;/a&gt; &#187;. Un nouveau &#171; machin &#187; dans la ligne des Hauts-Commissariats qu'il a &#233;rig&#233;s pour recaser quelques d&#233;sh&#233;rit&#233;s : Fran&#231;ois Bayrou au Plan, puis Cl&#233;ment Beaune &#224; la Strat&#233;gie et au Plan ; Sarah El Ha&#239;ry &#224; l'Enfance. Il s'agirait de &#171; faire des binationaux, fran&#231;ais d'origine &#233;trang&#232;re et ultramarins un atout de la France en mati&#232;re de politique &#233;trang&#232;re et d'entrepreneuriat &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notre pays p&#233;riclite sous la bureaucratie ? Le pr&#233;sident de la R&#233;publique souhaite l'accro&#238;tre !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e aurait germ&#233; dans l'esprit fertile de notre grand Pr&#233;sident dans la perspective du sommet &#171; Africa Forward &#187; (traduit malicieusement par &#171; l'Afrique en marche &#187;&#8230;) de mai prochain. Un sommet franco-africain qui vise manifestement &#224; redorer l'&#233;toile p&#226;lissante de notre pays sur ce continent depuis 2017 (et avant&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les journalistes et les commentateurs ne se demanderont pas &#224; quel titre le chef de l'&#201;tat entend cr&#233;er un Haut-Commissariat. Nous avons beau lire et relire notre Constitution, nous ne voyons pas&#8230; Par surcro&#238;t, la pratique gaullienne des institutions n'est plus &#224; l'ordre du jour depuis que le Pr&#233;sident ne dispose plus de majorit&#233;, m&#234;me relative, &#224; l'Assembl&#233;e nationale. Mais il est &#224; craindre que, comme pour le haut-commissariat &#224; l'enfance, la volont&#233; du chef de l'&#201;tat prime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre inqui&#233;tude grandit &#224; la lecture de la liste de la trentaine de personnalit&#233;s (rien que cela !) qui constitueraient un conseil, car, si nous comprenons bien, il ne s'agirait pas simplement de nommer un haut-commissaire comme pr&#233;c&#233;demment, mais un conseil compos&#233; d'une arm&#233;e mexicaine ! Et notre inqui&#233;tude cro&#238;t encore &#224; lire la liste des noms d&#233;j&#224; d&#233;voil&#233;s, entre autres : Lilian Thuram, l'intellectuel (il porte des lunettes) du football fran&#231;ais qui d&#233;clarait en 2019 qu'&#171; il y a du racisme dans la culture blanche &#187; ; Teddy Riner, immense sportif, mais qui dit n'importe quoi en politique et qui se voit comme un futur pr&#233;sident de la R&#233;publique ; &lt;a href=&#034;https://contrepoints.org/taubira-les-riches-sont-ses-plus-grands-allies/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Christiane Taubira&lt;/a&gt; , la tr&#232;s &#224; gauche ancienne garde des Sceaux ; Najat Vallaud-Belkacem, l'ancienne ministre socialiste de l'Education nationale, dont on se demande si elle a le temps de dormir entre ses fonctions &#224; la Cour des comptes et la pr&#233;sidence de France terre d'asile ; &lt;a href=&#034;https://contrepoints.org/main-basse-sur-leducation-nationale-de-joachim-le-floch-imad/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pap Ndiaye&lt;/a&gt; , l'ancien ministre de gauche de l'Education nationale, dont le moins que l'on puisse dire est qu'il n'y a pas fait l'unanimit&#233;, d&#233;j&#224; recas&#233; comme repr&#233;sentant permanent aupr&#232;s du Conseil de l'Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout cela confirme s'il en &#233;tait besoin que la r&#233;putation de &#171; lib&#233;ral &#187; ou (ce qui n'est pas la m&#234;me chose) de &#171; n&#233;olib&#233;ral &#187; du tr&#232;s &#233;tatiste Emmanuel Macron est usurp&#233;e depuis l'origine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article &lt;a href=&#034;https://contrepoints.org/emmanuel-macron-veut-creer-un-machin-a-la-diversite-compose-de-personnalites-de-gauche/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Emmanuel Macron veut cr&#233;er un &#171; machin &#187; &#224; la diversit&#233; compos&#233; de personnalit&#233;s de gauche&lt;/a&gt; est apparu en premier sur &lt;a href=&#034;https://contrepoints.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Contrepoints&lt;/a&gt; .&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://contrepoints.org/emmanuel-macron-veut-creer-un-machin-a-la-diversite-compose-de-personnalites-de-gauche/" class="spip_out"&gt;https://contrepoints.org/emmanuel-m...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>La Ve R&#233;publique survivra-t-elle &#224; 2027 ?</title>
		<link>https://www.notrejournal.info/La-Ve-Republique-survivra-t-elle-a-2027</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.notrejournal.info/La-Ve-Republique-survivra-t-elle-a-2027</guid>
		<dc:date>2026-03-05T08:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Philippe Feldman</dc:creator>


		<dc:subject>article-externe</dc:subject>

		<description>Maintien de la Ve R&#233;publique, retour &#224; la IVe ou saut dans la VIe : les sc&#233;narios &#224; l'horizon de la prochaine &#233;lection pr&#233;sidentielle. Les &#233;lections pr&#233;sidentielles sont propices aux r&#233;flexions sur les institutions. Elles charrient leur lot de r&#233;formes constitutionnelles m&#234;me si l'exp&#233;rience prouve qu'elles sont rarement suivies d'effet. Que se passera-t-il apr&#232;s l'&#233;lection du prochain chef de l'&#201;tat ? Trois grands sc&#233;narios sont envisageables. Le retour &#224; la IVe R&#233;publique Depuis les (&#8230;)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.notrejournal.info/local/cache-vignettes/L86xH150/heuouvaton-7452f.jpg?1780997054' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='86' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Maintien de la Ve R&#233;publique, retour &#224; la IVe ou saut dans la VIe : les sc&#233;narios &#224; l'horizon de la prochaine &#233;lection pr&#233;sidentielle.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;lections pr&#233;sidentielles sont propices aux r&#233;flexions sur les institutions. Elles charrient leur lot de r&#233;formes constitutionnelles m&#234;me si l'exp&#233;rience prouve qu'elles sont rarement suivies d'effet. Que se passera-t-il apr&#232;s l'&#233;lection du prochain chef de l'&#201;tat ? Trois grands sc&#233;narios sont envisageables.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='Le-retour-a-la-IVe-Republique'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le retour &#224; la IVe R&#233;publique&lt;/h2&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Depuis les derni&#232;res &#233;lections l&#233;gislatives, le pays va institutionnellement &#224; vau-l'eau. L'absence de majorit&#233; &#224; l'Assembl&#233;e nationale, qu'elle soit pr&#233;sidentielle ou bien celle d'un parti ou d'une coalition, provoque une large paralysie de l'action publique, ce qui induit des effets favorables (les hommes politiques ne peuvent mal faire que de fa&#231;on limit&#233;e) et &#171; en m&#234;me temps &#187; des effets d&#233;favorables (la situation n'empire gu&#232;re, mais en l'absence de r&#233;formes elle ne peut s'am&#233;liorer). Le caract&#232;re insupportable des d&#233;put&#233;s n&#233;o-communistes de La France insoumise a eu lui aussi des cons&#233;quences n&#233;gatives (une &#171; bord&#233;lisation &#187; volontaire des d&#233;bats, l'&#233;talage de l'ignorance encyclop&#233;dique de nombre de ces parlementaires), mais aussi positives, fussent-elles involontaires (les d&#233;put&#233;s du Rassemblement National ont, par contrecoup, paru d&#233;sormais fr&#233;quentables, m&#234;me si beaucoup d'entre eux ont conserv&#233; leur vieille id&#233;ologie nationalo-interventionniste malgr&#233; leur aspiration &#224; une &#171; normalisation &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le retour aux m&#339;urs d&#233;l&#233;t&#232;res de la IVe R&#233;publique a souvent &#233;t&#233; &#233;voqu&#233;, des successions de gouvernements marqu&#233;s par la pr&#233;gnance des centristes qui font la balance entre la droite mod&#233;r&#233;e et la gauche mod&#233;r&#233;e, avec de surcro&#238;t une irresponsabilit&#233; politique effective devant des situations scandaleuses (dont le &#171; casse du Louvre &#187; aura &#233;t&#233; un bel exemple). Qui veut vraiment voir p&#233;renniser cette situation, hormis &lt;a href=&#034;https://contrepoints.org/bayrou-vote-de-confiance-budget-gouvernement/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Fran&#231;ois Bayrou&lt;/a&gt; et consorts ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='Le-saut-dans-la-VIe-Republique'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le saut dans la VIe R&#233;publique&lt;/h2&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Qui dit VIe R&#233;publique dit Jean-Luc M&#233;lenchon, car s'il n'est pas le seul &#224; pr&#244;ner un changement de r&#233;gime, il l'a symbolis&#233; depuis de longues ann&#233;es. Le sc&#233;nario se trouve d&#233;crit en toute clart&#233; dans les propositions m&#233;lenchoniennes &#224; la derni&#232;re &#233;lection pr&#233;sidentielle : un processus &#171; d&#233;mocratique &#187; aboutissant &#224; l'&#233;lection d'une vaste assembl&#233;e constituante, l'adoption d'un projet de nouvelle Constitution et sa ratification par le &#171; peuple &#187;, &#233;clair&#233; par le &#171; caudillo &#187;, r&#233;ceptacle de la l&#233;gitimit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif des n&#233;ocommunistes de LFI est tout aussi adamantin : mettre en place une R&#233;publique bolivarienne, anticapitaliste et ultra-d&#233;mocratique (c'est-&#224;-dire d&#233;mocratique d'apparence), foulant aux pieds toutes les limites de la d&#233;mocratie lib&#233;rale et du constitutionnalisme pour conf&#233;rer un pouvoir arbitraire au dirigeant supr&#234;me et &#233;ventuellement &#224; sa clique.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='Le-maintien-de-la-Ve-Republique'&gt; &lt;strong&gt;Le maintien de la Ve R&#233;publique&lt;/strong&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cette troisi&#232;me option est susceptible de recouvrir plusieurs situations tr&#232;s diff&#233;rentes : le retour &#224; la tradition gaullienne, le retour &#224; la IIIe R&#233;publique version post 1877, une r&#233;forme constitutionnelle alignant notre r&#233;gime sur celui de nos principaux homologues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re situation est celle d'une r&#233;volution au sens &#233;tymologique du terme : le retour &#224; la pratique gaullienne des institutions. C'est la situation r&#234;v&#233;e par la plupart des hommes politiques. A l'issue de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle, le nouveau chef de l'Etat dissout l'Assembl&#233;e et il obtient, sur fond de bipartisme renouvel&#233;, une majorit&#233;, dite pr&#233;sidentielle, au Palais-Bourbon. D&#233;tenteur de tous les pouvoirs de la fonction gouvernante, il a les mains libres pour r&#233;former (vraiment ou apparemment) le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seconde situation, autrement improbable, est celle d'un nouveau parlementarisme. Il s'agit de lire la Constitution d'une autre mani&#232;re, disons avec les lunettes de Michel Debr&#233; : le pr&#233;sident de la R&#233;publique pr&#233;side, tandis que le gouvernement gouverne, avec &#224; sa t&#234;te le Premier ministre, chef v&#233;ritable de la majorit&#233; parlementaire. Pas besoin pour cela d'une r&#233;vision de la Constitution, mais il est n&#233;cessaire de respecter la volont&#233; des constituants (selon l'expression consacr&#233;e, m&#234;me si elle est plus que discutable car il va de soi qu'il faudrait parler des volont&#233;s multiformes des r&#233;dacteurs de la Constitution). Le chef de l'Etat se trouve dot&#233; d'un certain nombre d'attributions, pour r&#233;sumer : limit&#233;es dans l'ordre interne, avec essentiellement des pouvoirs de crise, article 16 des pouvoirs exceptionnels et droit de dissolution, et importantes dans l'ordre international, avec la d&#233;fense et la diplomatie, en lien avec le Premier ministre et le gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un second cas, il s'agit de la pr&#233;pond&#233;rance du Premier ministre, marginalisant le chef de l'&#201;tat. Elle ne suppose pas une r&#233;vision de la Constitution, une nouvelle lecture parlementaire aboutissant &#224; confiner le pr&#233;sident de la R&#233;publique dans une simple fonction de repr&#233;sentation, autrement dit &#224; en faire un pr&#233;sident &#171; pot de fleurs &#187;, comme sous la IIIe R&#233;publique apr&#232;s la crise du 16 mai 1877. Elle serait cependant plus r&#233;aliste si elle s'appuyait sur une r&#233;forme de la Constitution supprimant l'&#233;lection du chef de l'&#201;tat au suffrage universel direct (retour au texte originel de la Constitution de 1958), voire le d&#233;pe&#231;ant de ses principales attributions pour les donner au Premier ministre. Mais quel candidat &#224; l'Elys&#233;e prendrait le risque de se d&#233;lester d'une grande partie de son pouvoir pour, au besoin, aspirer &#224; devenir le futur Premier ministre tout puissant &#224; l'image du Premier ministre britannique ou du chancelier allemand ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article &lt;a href=&#034;https://contrepoints.org/la-ve-republique-survivra-t-elle-a-2027/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La Ve R&#233;publique survivra-t-elle &#224; 2027 ?&lt;/a&gt; est apparu en premier sur &lt;a href=&#034;https://contrepoints.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Contrepoints&lt;/a&gt; .&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://contrepoints.org/la-ve-republique-survivra-t-elle-a-2027/" class="spip_out"&gt;https://contrepoints.org/la-ve-repu...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>Labellisation de l'information : Emmanuel Macron a-t-il le pouvoir constitutionnel de s'en m&#234;ler ?</title>
		<link>https://www.notrejournal.info/Labellisation-de-l-information-Emmanuel-Macron-a</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.notrejournal.info/Labellisation-de-l-information-Emmanuel-Macron-a</guid>
		<dc:date>2026-01-22T08:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Philippe Feldman</dc:creator>


		<dc:subject>article-externe</dc:subject>

		<description>L'Iref dans Valeurs Actuelles La tr&#232;s discut&#233;e et discutable proposition du chef de l'Etat invite &#224; se replonger dans notre Constitution et plus pr&#233;cis&#233;ment aux fonctions du pr&#233;sident de la R&#233;publique, m&#234;me si elles devraient &#234;tre parfaitement connues, analyse Jean-Philippe Feldman, agr&#233;g&#233; des facult&#233;s de droit, ancien professeur des Universit&#233;s et chercheur &#224; l'Institut de recherches &#233;conomiques et fiscales (Iref). Tout semble avoir &#233;t&#233; dit sur la proposition d'Emmanuel Macron de &#171; (&#8230;)

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&lt;a href="https://www.notrejournal.info/-Les-tresors-du-NET-" rel="directory"&gt;ACTU&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.notrejournal.info/local/cache-vignettes/L144xH76/arton35313-7ac10.png?1781098518' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='144' height='76' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='L-Iref-dans-Valeurs-Actuelles'&gt;L'Iref dans Valeurs Actuelles&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La tr&#232;s discut&#233;e et discutable proposition du chef de l'Etat invite &#224; se replonger dans notre Constitution et plus pr&#233;cis&#233;ment aux fonctions du pr&#233;sident de la R&#233;publique, m&#234;me si elles devraient &#234;tre parfaitement connues, analyse Jean-Philippe Feldman, agr&#233;g&#233; des facult&#233;s de droit, ancien professeur des Universit&#233;s et chercheur &#224; l'Institut de recherches &#233;conomiques et fiscales (Iref).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout semble avoir &#233;t&#233; dit sur la proposition d'Emmanuel Macron de &#171; labelliser &#187; l'information. Certains ont m&#234;me cru devoir caricaturer ses propos alors qu'ils se suffisaient &#224; eux-m&#234;mes. Le 19 novembre, face aux lecteurs d'un quotidien r&#233;gional et sur le th&#232;me &#171; La d&#233;mocratie &#224; l'&#233;preuve des r&#233;seaux sociaux &#187;, le chef de l'&#201;tat a d&#233;clar&#233; : &lt;i&gt;&#171; &lt;/i&gt;On va tout faire pour que soit mis en place un label&lt;i&gt; &#187;,&lt;/i&gt; s'agissant de l'information en ligne (et non de l'information tout court, comme il a &#233;t&#233; parfois pr&#233;tendu).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs journaux ont ensuite rappel&#233; que cette proposition marchait sur les bris&#233;es des Etats g&#233;n&#233;raux de l'information dont les conclusions de 2024 s'inspiraient &#224; cet &#233;gard d'une initiative de Reporters sans fronti&#232;res, une association de gauche dont&#8230; le pr&#233;sident menait initialement les d&#233;bats desdits Etats g&#233;n&#233;raux. &#171; Journalism Trust Initiative &#187;, telle est l'appellation de cette norme internationale de 2019 ayant pour objet de &lt;i&gt;&#171; &lt;/i&gt;mettre en valeur et d'avantager un journalisme digne de confiance &lt;i&gt; &#187;&lt;/i&gt;&#8230; et dont l'un des partenaires est l'AFP, pr&#233;sent&#233;e comme fournissant des &lt;i&gt;&#171; &lt;/i&gt;informations impartiales dans le monde entier&lt;i&gt; &#187;,&lt;/i&gt; phrase qui ne recueillera sans doute pas l'unanimit&#233; des suffrages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Liberticide &#187;, &#171; atteinte &#224; la libert&#233; d'expression &#187;, &#171; v&#233;rit&#233; d'&#201;tat &#187;&lt;/i&gt; : &lt;a href=&#034;https://www.valeursactuelles.com/clubvaleurs/culture/label-des-medias-vers-un-ministere-de-la-verite&#034; target=&#034;_blank&#034; rel=&#034;noopener&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;les vives r&#233;actions&lt;/a&gt; n'ont pas manqu&#233; &#224; droite et &#224; la droite de la droite, tandis que la gauche et la gauche de la gauche, trop heureuses de mettre en cause la galaxie Bollor&#233;, faisaient preuve d'une grand bienveillance. Il est ind&#233;niable que la proposition pr&#233;sidentielle n'a pas &#233;t&#233; lanc&#233;e comme un banc d'essai. La conviction d'une information comme d'un pr&#233;tendu &#171; bien public &#187; est solidement ancr&#233;e chez lui et l'id&#233;e selon laquelle, par voie de cons&#233;quence, l'&#201;tat doit, d'une mani&#232;re ou d'une autre, intervenir dans ce domaine fait partie de ses mantras au nom de la lutte contre les &lt;i&gt;fake news&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il appara&#238;t pourtant que la critique de la &lt;a href=&#034;https://www.valeursactuelles.com/societe/labellisation-des-medias-lelysee-accuse-cnews-de-desinformation-et-essuie-une-pluie-de-critiques&#034; target=&#034;_blank&#034; rel=&#034;noopener&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;labellisation des m&#233;dias&lt;/a&gt; a fort &#233;trangement d&#233;laiss&#233; un domaine essentiel : le droit constitutionnel. Tout aussi &#233;trangement, les constitutionnalistes de gauche, ceux que l'on rencontre syst&#233;matiquement sur les antennes, ont &#233;t&#233; d'une discr&#233;tion exemplaire. Bruno Retailleau est peut-&#234;tre le seul homme politique qui, mais seulement entre les lignes, se soit r&#233;f&#233;r&#233; &#224; cet aspect constitutionnel. Et la p&#233;tition des R&#233;publicains qui s'en est suivie le 2 d&#233;cembre indique : &#171; L'&#201;tat n'a re&#231;u aucun mandat du peuple pour d&#233;signer les &#8216;bons' et les &#8216;mauvais' m&#233;dias. Sa fonction de chef de l'&#201;tat ne l'autorise pas &#224; se comporter comme un censeur en chef &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette saillie invite &#224; se replonger dans notre Constitution et plus pr&#233;cis&#233;ment aux fonctions du pr&#233;sident de la R&#233;publique, m&#234;me si elles devraient &#234;tre parfaitement connues. Elles sont bri&#232;vement expos&#233;es &#224; l'article 5 qui &#233;nonce que le chef de l'&#201;tat veille au respect de la Constitution ; assure, par son arbitrage, le fonctionnement r&#233;gulier des pouvoirs publics, ainsi que la continuit&#233; de l'&#201;tat. Son alin&#233;a 2 dit que le pr&#233;sident est garant de l'ind&#233;pendance nationale, de l'int&#233;grit&#233; du territoire et du respect des trait&#233;s. Ajoutons qu'en vertu de l'article 14, le pr&#233;sident accr&#233;dite les ambassadeurs et que les ambassadeurs &#233;trangers sont accr&#233;dit&#233;s aupr&#232;s de lui, et que, d'apr&#232;s l'article suivant, il est le chef des arm&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au regard de ces textes, si l'on peut comprendre qu'un pr&#233;sident de la R&#233;publique puisse se prononcer sur un th&#232;me relatif &#224; la d&#233;mocratie, il faut avoir beaucoup d'imagination &#8211; il est vrai, la qualit&#233; principale des juristes selon Giraudoux&#8230;- pour en inf&#233;rer qu'il puisse proposer une labellisation de certains m&#233;dias.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, Emmanuel Macron continue de se comporter comme s'il disposait d'une majorit&#233;, m&#234;me relative, &#224; l'Assembl&#233;e nationale. Il continue d'endosser les habits du monarque r&#233;publicain dans la tradition gaullienne (nous ne rentrerons pas dans le d&#233;bat de savoir si les h&#233;ritiers du g&#233;n&#233;ral de Gaulle en ont accus&#233; les traits). En ce sens, la r&#233;ponse imm&#233;diate &#224; la proposition, fond&#233;e ou non, d'Emmanuel Macron aurait d&#251; tenir dans ces mots : &#171; De quoi vous m&#234;lez-vous ? &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situation pr&#233;sente marqu&#233;e par une fin de r&#232;gne douloureuse et la cacophonie &#224; l'Assembl&#233;e devrait amener &#224; nous interroger sur le devenir de nos institutions. Comme tout texte juridique, la Constitution de 1958 est susceptible de plusieurs lectures. Depuis l'origine, et surtout depuis 1962, c'est &lt;a href=&#034;https://www.valeursactuelles.com/clubvaleurs/politique/cour-des-comptes-assemblee-nationale-medias-emmanuel-macron-le-verrouilleur-de-lelysee&#034; target=&#034;_blank&#034; rel=&#034;noopener&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;une lecture pr&#233;sidentialiste&lt;/a&gt; qui en a &#233;t&#233; faite. D&#232;s lors, il existe une malheureuse &#171; exception fran&#231;aise &#187; qui distingue notre pays de presque tous ses homologues : un r&#233;gime parlementaire &#224; pr&#233;sidence forte, qui se s&#233;pare tant des r&#233;gimes parlementaires que des r&#233;gimes pr&#233;sidentiels. Il s'en est suivi de mani&#232;re paradoxale une polarisation du pouvoir et une dilution des responsabilit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En contrepoint, il faut en revenir &#224; la lecture parlementaire des institutions qui &#233;tait celle de Michel Debr&#233;, admirateur du mod&#232;le britannique et l'un des p&#232;res de la Constitution : un chef de l'&#201;tat dot&#233; de pouvoirs de crise, mais aussi, ce qui continuera de le distinguer de beaucoup de chefs d'Etat parlementaire, titulaire d'attributions essentielles en mati&#232;res diplomatique et militaire ; un Premier ministre, chef de la majorit&#233; parlementaire et titulaire des autres attributions de la fonction gouvernante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.valeursactuelles.com/politique/labellisation-de-linformation-emmanuel-macron-a-t-il-le-pouvoir-constitutionnel-de-sen-meler&#034; target=&#034;_blank&#034; rel=&#034;noopener&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire la suite sur le site Valeurs Actuelles&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article &lt;a href=&#034;https://fr.irefeurope.org/labellisation-de-linformation-emmanuel-macron-a-t-il-le-pouvoir-constitutionnel-de-sen-meler/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Labellisation de l'information : Emmanuel Macron a-t-il le pouvoir constitutionnel de s'en m&#234;ler ?&lt;/a&gt; est apparu en premier sur &lt;a href=&#034;https://fr.irefeurope.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;IREF Europe&lt;/a&gt; .&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://fr.irefeurope.org/labellisation-de-linformation-emmanuel-macron-a-t-il-le-pouvoir-constitutionnel-de-sen-meler/" class="spip_out"&gt;https://fr.irefeurope.org/labellisa...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Un socialiste &#224; New York : mais que se passe-t-il aux &#201;tats-Unis ?</title>
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		<dc:date>2025-11-28T08:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Philippe Feldman</dc:creator>


		<dc:subject>article-externe</dc:subject>

		<description>Jean-Philippe Feldman, chercheur &#224; l'Iref, un cercle de r&#233;flexion lib&#233;ral, s'interroge sur les dynamiques du socialisme outre-atlantique. Apr&#232;s un maire, demain, un pr&#233;sident PS ? Le socialiste Zohran Mamdani a &#233;t&#233; &#233;lu le 4 novembre maire de New York . Il s'agit d'un coup de tonnerre dans l'histoire du socialisme am&#233;ricain qui se distingue profond&#233;ment de celle du socialisme fran&#231;ais. Pour bien comprendre les &#233;v&#233;nements am&#233;ricains actuels, il faut en contrepoint s'int&#233;resser aux (&#8230;)

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&lt;a href="https://www.notrejournal.info/-Les-tresors-du-NET-" rel="directory"&gt;ACTU&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.notrejournal.info/+-article-externe-+" rel="tag"&gt;article-externe&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.notrejournal.info/local/cache-vignettes/L144xH76/arton35109-a60e6.png?1780995737' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='144' height='76' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Jean-Philippe Feldman, chercheur &#224; l'Iref, un cercle de r&#233;flexion lib&#233;ral, s'interroge sur les dynamiques du socialisme outre-atlantique. Apr&#232;s un maire, demain, un pr&#233;sident PS ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le socialiste &lt;a href=&#034;https://www.lepoint.fr/tags/zohran-mamdani&#034; data-gtm=&#034;click:capsule&#034; data-capsule=&#034;Lien&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Zohran Mamdani&lt;/a&gt; &lt;a href=&#034;https://www.lepoint.fr/monde/l-histoire-en-action-zohran-mamdani-elu-maire-de-new-york-05-11-2025-2602437_24.php&#034; target=&#034;_blank&#034; rel=&#034;noopener&#034; data-gtm=&#034;click:capsule&#034; data-capsule=&#034;Lien&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;a &#233;t&#233; &#233;lu le 4 novembre maire de New York&lt;/a&gt; . Il s'agit d'un coup de tonnerre dans l'histoire du socialisme am&#233;ricain qui se distingue profond&#233;ment de celle du socialisme fran&#231;ais. Pour bien comprendre les &#233;v&#233;nements am&#233;ricains actuels, il faut en contrepoint s'int&#233;resser aux sp&#233;cificit&#233;s du socialisme dans notre pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La France a &#233;t&#233; au firmament du socialisme durant les deux premiers tiers du XIXe si&#232;cle. Elle a alors compt&#233; un nombre consid&#233;rable de penseurs, de Saint-Simon &#224; Proudhon en passant par Fourier ou Consid&#233;rant. Elle peut &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme le terreau du socialisme, seul Robert Owen en Angleterre b&#233;n&#233;ficiant d'une telle aura internationale jusqu'&#224; ce que les id&#233;es de Marx et d'Engels ne se diffusent, d'ailleurs lentement en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La radicalit&#233; de la &#171; gauche de la gauche &#187; va puissamment marquer notre syndicalisme ouvrier. En effet, d&#232;s l'origine, &#224; la fin du XIXe si&#232;cle, les syndicats vont tisser des liens incestueux avec le marxisme en s'&#233;loignant du mutualisme. Le syndicalisme de combat va l'emporter sur le syndicalisme de services, jusqu'&#224; aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='Minus-electoral'&gt; Minus &#233;lectoral &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pendant ce temps, le socialisme vivote de l'autre c&#244;t&#233; de l'Atlantique. En 1906, le sociologue allemand Werner Sombart fait para&#238;tre un ouvrage qui deviendra rapidement c&#233;l&#232;bre : &lt;i&gt;Pourquoi le socialisme n'existe-t-il pas aux &#201;tats-Unis ?&lt;/i&gt; Il est remarquable que l'une des questions classiques de la sociologie politique ait &#233;t&#233; celle de savoir pour quelles raisons le socialisme &#233;tait absent outre-Atlantique alors que, en France, la question e&#251;t &#233;t&#233; plut&#244;t de savoir pour quelle raison le lib&#233;ralisme &#233;tait &#233;vanescent&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Werner Sombart se demande donc pourquoi il n'y a pas de socialisme en Am&#233;rique. Il ne veut pas dire par l&#224; qu'il n'existe pas de mouvement, d'organisation ou de militants socialistes ; il constate que le socialisme p&#232;se tr&#232;s peu &#233;lectoralement. Pour quelle raison ? Le sociologue voit que la situation mat&#233;rielle et sociale des ouvriers am&#233;ricains est bonne, et que ce fait &#233;tabli ne les pousse pas vers une doctrine radicale visant &#224; transformer la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela posait donc probl&#232;me au regard de la doctrine marxienne. En effet, il e&#251;t &#233;t&#233; logique que le socialisme se d&#233;velopp&#226;t plus aux &#201;tats-Unis qu'en Russie qui, certes, n'&#233;tait pas le pays totalement arri&#233;r&#233; plus tard d&#233;crit par les n&#233;omarxistes pour glorifier en contrepoint l'URSS. Le d&#233;veloppement exponentiel du capitalisme yankee aurait d&#251; pousser au paup&#233;risme, du moins &#224; la paup&#233;risation, de la &#171; classe ouvri&#232;re &#187; et mener &#224; la &#171; lutte des classes &#187;. Ce n'est pourtant pas ce qu'il advint.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au contraire, plus les socialistes am&#233;ricains sombraient dans le dogmatisme, plus les syndicats y &#233;taient r&#233;tifs. En r&#233;alit&#233;, le socialisme se trouvait confront&#233; &#224; de puissantes barri&#232;res &#233;conomiques, historiques et politiques, qu'il s'ag&#238;t de l'histoire du pays et de sa prosp&#233;rit&#233;, de l'individualisme foncier de ses habitants, d'une Constitution glorifi&#233;e comme garantie de la libert&#233; ou du rejet visc&#233;ral des id&#233;ologies entendues au sens totalitaire. Ajoutons &#8211; nous allons y revenir &#8211; que le syst&#232;me des partis am&#233;ricains ne plaide pas en faveur de l'implantation d'un parti socialiste.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='Un-evenement-mais-pas-une-surprise'&gt; Un &#233;v&#233;nement, mais pas une surprise &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;lection de Zohran Mamdani &#224; la mairie de &lt;a href=&#034;https://www.lepoint.fr/tags/new-york&#034; data-gtm=&#034;click:capsule&#034; data-capsule=&#034;Lien&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;New York&lt;/a&gt; est donc un &#233;v&#233;nement de premier ordre. Elle ne constitue cependant pas une surprise : d'abord parce que, apr&#232;s bien des p&#233;rip&#233;ties &#233;lectorales, il &#233;tait largement favori ; ensuite parce que sa victoire repr&#233;sente le point d'orgue d'une mont&#233;e en puissance ces derni&#232;res ann&#233;es de candidats socialistes, au premier rang desquels se trouve le multiple postulant &#224; la candidature d&#233;mocrate Bernie Sanders.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment s'explique cette mont&#233;e en puissance ? On peut y voir une multitude de facteurs de nature politique, mais aussi &#233;conomique et sociale. La contestation anticapitaliste est en passe de devenir une tradition dans certaines universit&#233;s. La radicalisation d'une partie des r&#233;publicains, Donald Trump au premier chef, est un facteur de radicalisation g&#233;n&#233;rale autour du populisme &#8211; un populisme qui est lui aussi une vieille tradition d'une part de l'&#233;lectorat am&#233;ricain, mais qui a repris ampleur avec le pr&#233;sident actuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus largement, les valeurs tout aussi traditionnelles de l'Am&#233;rique existent toujours, mais elles sont contest&#233;es par une partie de l'&#233;lectorat. &#192; preuve le sondage de l'institut Gallup du 7 septembre dernier d'apr&#232;s lequel seuls 54 % des Am&#233;ricains ont une opinion favorable du capitalisme. On pourra dire, surtout en France, que le chiffre n'est pas si mauvais&#8230; si ce n'est qu'il est en nette baisse : le dernier sondage Gallup du m&#234;me type, en 2021, donnait 60 % d'opinions favorables, un chiffre stable puisque la premi&#232;re &#233;dition du sondage en 2010 aboutissait &#224; 61 % d'opinions favorables.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='Un-systeme-electoral-defavorable'&gt; Un syst&#232;me &#233;lectoral d&#233;favorable &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;lection d'un pr&#233;sident socialiste est-elle envisageable aux &#201;tats-Unis ? &lt;a href=&#034;https://www.lepoint.fr/monde/pourquoi-la-probable-election-du-socialiste-mamdani-a-new-york-est-un-trompe-l-oeil-04-11-2025-2602345_24.php&#034; data-gtm=&#034;click:capsule&#034; data-capsule=&#034;Lien&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Rien n'est moins s&#251;r&lt;/a&gt; . Une s&#233;rie de facteurs s'y opposent, du moins &#224; court et moyen termes. D'abord, les grandes traditions am&#233;ricaines demeurent vivaces dans une large partie de la population. Si nous reprenons le sondage pr&#233;cit&#233;, nous constatons que la relative d&#233;fiance envers le &#171; capitalisme &#187; concerne les grandes entreprises (37 % d'opinions favorables seulement en 2025), tandis que la notion de libre entreprise et surtout les petites entreprises sont pl&#233;biscit&#233;es (respectivement 81 et 95 %).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est frappant dans ce sondage, c'est surtout le fait que de plus en plus d'&#233;lecteurs du Parti d&#233;mocrate ont une opinion positive du socialisme (plus de 60 %), &#224; l'inverse du r&#233;sultat g&#233;n&#233;ral (39 %), tr&#232;s stable (il &#233;tait de 36 % en 2010), et &#233;videmment des &#233;lecteurs r&#233;publicains (moins de 20 %) et des ind&#233;pendants (moins de 40 %), l&#224; encore des chiffres &#233;quivalents sur les quinze derni&#232;res ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, le syst&#232;me &#233;lectoral, le syst&#232;me de partis et le f&#233;d&#233;ralisme am&#233;ricains ne favorisent pas l'&#233;mergence d'un Parti socialiste. Les partis politiques sont aux &#201;tats-Unis des conglom&#233;rats d'int&#233;r&#234;ts divers, et on dit souvent qu'il existe 50 partis r&#233;publicains et 50 partis d&#233;mocrates, tant les r&#232;gles et usages sont divers suivant les &#201;tats f&#233;d&#233;r&#233;s. Le Parti d&#233;mocrate est actuellement tr&#232;s divis&#233; entre des factions mod&#233;r&#233;es et une nouvelle faction radicale. C'est donc surtout de l'&#233;volution des factions internes au Parti d&#233;mocrate que d&#233;pendra l'&#233;volution du socialisme aux &#201;tats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.lepoint.fr/debats/un-socialiste-a-new-york-hidz-s-3755-hidz-e-3755-mais-que-se-passe-t-il-aux-etats-unis-hidz-s-3756-hidz-e-3756--06-11-2025-2602542_2.php#xtmc=feldman&amp;xtnp=1&amp;xtcr=1&#034; target=&#034;_blank&#034; rel=&#034;noopener&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lire l'article dans &lt;i&gt;Le Point&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;&lt;/a&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Illustration de couverture &#169; AP PhotoSeth Wenig&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article &lt;a href=&#034;https://fr.irefeurope.org/un-socialiste-a-new-york-mais-que-se-passe-t-il-aux-etats-unis/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Un socialiste &#224; New York : mais que se passe-t-il aux &#201;tats-Unis ?&lt;/a&gt; est apparu en premier sur &lt;a href=&#034;https://fr.irefeurope.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;IREF Europe&lt;/a&gt; .&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://fr.irefeurope.org/un-socialiste-a-new-york-mais-que-se-passe-t-il-aux-etats-unis/" class="spip_out"&gt;https://fr.irefeurope.org/un-social...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>Endett&#233; &#224; hauteur de plus de 3.400 milliards d'euros, l'&#201;tat ouvre &#224; Paris la Maison des mondes africains</title>
		<link>https://www.notrejournal.info/Endette-a-hauteur-de-plus-de-3-400-milliards-d</link>
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		<dc:date>2025-10-11T07:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Philippe Feldman</dc:creator>


		<dc:subject>article-externe</dc:subject>

		<description>La brillante politique africaine du Pr&#233;sident Macron trouve le 4 octobre son point d'orgue. En effet, &#224; la suite d'un rapport, le chef de l'&#201;tat avait annonc&#233; au Nouveau Sommet Afrique-France de 2021 la cr&#233;ation d'une institution culturelle publique, la Maison des mondes africains, dite MansA. Celle-ci a pour objet officiel de valoriser &#171; les cultures africaines et afro-diasporiques contemporaines &#187;, et pour objet officieux de renouveler les relations franco-africaines, pas seulement dans le (&#8230;)

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&lt;a href="https://www.notrejournal.info/+-article-externe-+" rel="tag"&gt;article-externe&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.notrejournal.info/local/cache-vignettes/L150xH129/arton34883-32dc1.jpg?1780994956' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='129' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La brillante politique africaine du Pr&#233;sident Macron trouve le 4 octobre son point d'orgue. En effet, &#224; la suite d'un rapport, le chef de l'&#201;tat avait annonc&#233; au Nouveau Sommet Afrique-France de 2021 la cr&#233;ation d'une institution culturelle publique, la Maison des mondes africains, dite MansA. Celle-ci a pour objet officiel de valoriser &#171; les cultures africaines et afro-diasporiques contemporaines &#187;, et pour objet officieux de renouveler les relations franco-africaines, pas seulement dans le domaine culturel, dans un contexte d&#233;licat pour l'ancienne puissance coloniale. Il s'agira d'une &#171; vitrine pour artistes &#187;, d'une tribune pour des d&#233;bats et d'un &#171; tremplin pour les jeunes entrepreneurs &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais m&#234;me si dans notre pays le pr&#233;sident de la R&#233;publique est en temps normal tout-puissant, la naissance de l'institution s'est faite aux forceps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Voulue par Emmanuel Macron, la nouvelle institution culturelle publique a d&#233;j&#224; du plomb dans l'aile.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il aura fallu quatre ans pour que le projet pr&#233;sidentiel se r&#233;alise. La faute aux questions de financement et de lieu (&lt;i&gt;Le Figaro&lt;/i&gt;, 12 mars 2025). Initialement, la Maison des mondes africains devait s'installer &#224; Paris quai de Conti, dans une partie de l'h&#244;tel de la Monnaie. Devant les hauts cris tant des communistes que des membres du Rassemblement national, pour des motifs &#233;videmment oppos&#233;s : la d&#233;fense des salari&#233;s de la Monnaie pour les premiers, une provocation antinationale pour les seconds, le projet a avort&#233;. De plus, le financement de l'institution &#224; hauteur de 9 millions d'euros par les minist&#232;res des Affaires &#233;trang&#232;res et de la Culture (&lt;i&gt;Le &lt;/i&gt;Monde, 2 octobre 2025) en pleine p&#233;riode de difficult&#233;s budg&#233;taires tombait mal. C'est la raison pour laquelle l'institution s'est finalement rabattue sur un ancien atelier dans le bien moins prestigieux 10e arrondissement. Mais cette implantation n'a rien de p&#233;renne puisqu'elle n'est pr&#233;vue que pour deux ann&#233;es&#8230; avec les co&#251;ts induits, en l'&#233;tat ind&#233;termin&#233;s, qui s'ensuivront !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, la patate chaude (devrait-on dire le manioc chaud ?) sera refil&#233;e au successeur d'Emmanuel Macron qui devra alors d&#233;cider si cette &#171; vitrine d'une France pr&#234;te &#224; assumer son africanit&#233; &#187; (&lt;i&gt;Le Nouvel Obs&lt;/i&gt;, 28 septembre 2025) sera ou non bris&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article &lt;a href=&#034;https://contrepoints.org/endette-a-hauteur-de-plus-de-3-400-milliards-deuros-letat-ouvre-a-paris-la-maison-des-mondes-africains/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Endett&#233; &#224; hauteur de plus de 3.400 milliards d'euros, l'&#201;tat ouvre &#224; Paris la Maison des mondes africains&lt;/a&gt; est apparu en premier sur &lt;a href=&#034;https://contrepoints.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Contrepoints&lt;/a&gt; .&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://contrepoints.org/endette-a-hauteur-de-plus-de-3-400-milliards-deuros-letat-ouvre-a-paris-la-maison-des-mondes-africains/" class="spip_out"&gt;https://contrepoints.org/endette-a-...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>Le socialiste Pierre Moscovici doit-il d&#233;missionner de la pr&#233;sidence de la Cour des comptes ?</title>
		<link>https://www.notrejournal.info/Le-socialiste-Pierre-Moscovici-doit-il</link>
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		<dc:date>2025-09-17T07:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Philippe Feldman</dc:creator>


		<dc:subject>article-externe</dc:subject>

		<description>Le Premier pr&#233;sident de la Cour des comptes se permet tout et n'importe quoi. Dans une pendule du 19 janvier dernier, nous posions la question : &#171; Pierre Moscovici respecte-t-il son obligation de neutralit&#233; ? &#187;. En effet, l'omnipr&#233;sence m&#233;diatique du Premier pr&#233;sident de la Cour des comptes commen&#231;ait &#224; se faire sentir fort d&#233;sagr&#233;ablement et ce, alors m&#234;me que la Cour doit faire montre d'ind&#233;pendance, d'impartialit&#233; et de neutralit&#233; aux termes de sa charte de d&#233;ontologie. Or, Pierre (&#8230;)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.notrejournal.info/local/cache-vignettes/L112xH150/arton34655-f11ee.png?1781002044' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='112' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Premier pr&#233;sident de la Cour des comptes se permet tout et n'importe quoi.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une pendule du 19 janvier dernier, nous posions la question : &#171; &lt;a href=&#034;https://contrepoints.org/pierre-moscovici-respecte-t-il-son-obligation-de-neutralite/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pierre Moscovici respecte-t-il son obligation de neutralit&#233; ?&lt;/a&gt; &#187;. En effet, l'omnipr&#233;sence m&#233;diatique du Premier pr&#233;sident de la Cour des comptes commen&#231;ait &#224; se faire sentir fort d&#233;sagr&#233;ablement et ce, alors m&#234;me que la Cour doit faire montre d'ind&#233;pendance, d'impartialit&#233; et de neutralit&#233; aux termes de sa charte de d&#233;ontologie. Or, Pierre Moscovici avait la f&#226;cheuse tendance &#224; oublier son obligation de neutralit&#233; statutaire au profit de son id&#233;ologie socialiste. Malheureusement, les choses empirent depuis quelques semaines. Il y a d'abord eu l'affaire de la nomination de Najat Vallaud-Belkacem dont le profil ne semblait pas le plus idoine pour devenir Conseiller ma&#238;tre, mais qui pr&#233;sentait l'avantage d'avoir &#233;t&#233; et d'&#234;tre toujours socialiste. Affaire dans l'affaire : des personnes s&#251;rement mal intentionn&#233;es ont soulign&#233; qu'il y avait tout de m&#234;me beaucoup de socialistes dans l'entourage de Pierre Moscovici, &#224; tel point qu'elles en sont venues &#224; se demander s'il fallait avoir sa carte du parti pour int&#233;grer les plus hauts postes de l'institution&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='Pierre-Moscovici-doit-respecter-son-obligation-de-neutralite'&gt; &lt;strong&gt;Pierre Moscovici doit respecter son obligation de neutralit&#233;&lt;/strong&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, le 6 ao&#251;t, &#171; Mosco &#187; s'est fendu d'une publication sur X : &#171; Je suis choqu&#233; qu'apr&#232;s avoir &#233;t&#233; largement &#233;lue par ses pairs &#224; la t&#234;te des Scouts et guides de France, Marine Rosset soit amen&#233;e &#224; d&#233;missionner 2 mois apr&#232;s, du fait d'attaques sur ses engagements politiques et son homosexualit&#233;. Elle a tout mon soutien &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;cisons qu'il s'agit d'un mouvement catholique de jeunesse et que Marine Rosset est (par le plus grand des hasards sans doute) socialiste. Nous avouons avoir du mal &#224; saisir le rapport entre la Cour des comptes et cette affaire, m&#234;me si le Premier pr&#233;sident a r&#233;agi sur son &#171; compte personnel &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est clair comme de l'eau de roche que Pierre Moscovici, ancien ministre de l'Economie et des Finances de Fran&#231;ois Hollande (une r&#233;f&#233;rence donc), pr&#233;pare activement son retour en politique. En attendant, de deux choses l'une : soit il respecte enfin son obligation de neutralit&#233;, soit il doit urgemment d&#233;missionner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article &lt;a href=&#034;https://contrepoints.org/le-socialiste-pierre-moscovici-doit-il-demissionner-de-la-presidence-de-la-cour-des-comptes/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le socialiste Pierre Moscovici doit-il d&#233;missionner de la pr&#233;sidence de la Cour des comptes ?&lt;/a&gt; est apparu en premier sur &lt;a href=&#034;https://contrepoints.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Contrepoints&lt;/a&gt; .&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://contrepoints.org/le-socialiste-pierre-moscovici-doit-il-demissionner-de-la-presidence-de-la-cour-des-comptes/" class="spip_out"&gt;https://contrepoints.org/le-sociali...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Trente-huit lois de simplification plus tard : mais pourquoi la complexit&#233; administrative gagne-t-elle toujours en France ?</title>
		<link>https://www.notrejournal.info/Trente-huit-lois-de-simplification-plus-tard-mais</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.notrejournal.info/Trente-huit-lois-de-simplification-plus-tard-mais</guid>
		<dc:date>2025-09-06T07:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Philippe Feldman</dc:creator>


		<dc:subject>article-externe</dc:subject>

		<description>Vendredi 13 juin, les d&#233;put&#233;s ont repris pour la quatri&#232;me fois en deux mois l'examen du projet de loi sur la simplification de la vie &#233;conomique. Lanc&#233; en 2024, ce projet de loi semble ne pas vouloir aboutir. Atlantico : Vendredi 13 juin, les d&#233;put&#233;s ont repris pour la quatri&#232;me fois en deux mois l'examen du projet de loi sur la simplification de la vie &#233;conomique. Lanc&#233; en 2024, ce projet de loi semble ne pas vouloir aboutir. A d&#233;faut d'arriver un jour &#224; simplifier notre vie (&#8230;)

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&lt;a href="https://www.notrejournal.info/+-article-externe-+" rel="tag"&gt;article-externe&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.notrejournal.info/local/cache-vignettes/L144xH76/arton34673-71382.png?1781064451' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='144' height='76' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Vendredi 13 juin, les d&#233;put&#233;s ont repris pour la quatri&#232;me fois en deux mois l'examen du &lt;strong&gt;projet de loi sur la simplification&lt;/strong&gt; de la vie &#233;conomique. Lanc&#233; en 2024, ce projet de loi semble ne pas vouloir aboutir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Atlantico : Vendredi 13 juin, les d&#233;put&#233;s ont repris pour la quatri&#232;me fois en deux mois l'examen du projet de loi sur la simplification de la vie &#233;conomique. Lanc&#233; en 2024, ce projet de loi semble ne pas vouloir aboutir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A d&#233;faut d'arriver un jour &#224; simplifier notre vie &#233;conomique, ne faudrait-il pas d'abord simplifier notre proc&#233;dure l&#233;gislative ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jean-Philippe Feldman :&lt;/strong&gt; Je ne pense pas que ce soit un probl&#232;me de proc&#233;dure l&#233;gislative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi ne doit pas pouvoir &#234;tre modifi&#233;e trop facilement et rapidement par principe, sinon on aboutit aux &#171; lois Kleenex &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne sache pas que nos amis suisses aient une proc&#233;dure de r&#233;vision simple et rapide de leurs lois, et pourtant cela ne marche pas trop mal pour eux&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'on se focalise sur le Parlement, il y a en revanche un probl&#232;me qui tient aux parlementaires. Logiquement, les deux chambres devraient compter un nombre substantiel de juristes et plus pr&#233;cis&#233;ment de juristes de haut niveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas le cas, et depuis trop longtemps. Les deux chambres ne devraient pas comporter des fonctionnaires-hommes politiques professionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, la part des fonctionnaires, anciens fonctionnaires et retrait&#233;s de la fonction publique est &#224; tout le moins disproportionn&#233;e et elle induit en tout &#233;tat de cause des effets pervers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les textes sont le plus souvent r&#233;dig&#233;s par des non-juristes ou bien par des personnes &#224; la formation juridique &#233;vanescente, peu important qu'elles soient intelligentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis nostalgique du temps (surann&#233;), encore pr&#233;sent dans les ann&#233;es 1970, o&#249; les grands textes de r&#233;forme faisaient d'abord l'objet de commissions pr&#233;sid&#233;es par un professeur de droit renomm&#233;, lesquelles accouchaient de textes soigneusement r&#233;dig&#233;s qui constituaient une base solide pour les discussions des parlementaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui (jusqu'aux derni&#232;res &#233;lections l&#233;gislatives, l'activit&#233; l&#233;gislative &#233;tant r&#233;duite depuis lors du fait de l'absence de gouvernement majoritaire), les lois sont bavardes, elles sont longues, parfois plusieurs dizaines de pages, et le nombre de signes est en croissance vertigineuse. Presque toujours, il s'agit de textes illisibles, et le projet de loi de simplification de la vie &#233;conomique ne d&#233;roge malheureusement pas &#224; la r&#232;gle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lire la suite sur &lt;a href=&#034;https://atlantico.fr/article/decryptage/trente-huit-lois-de-simplification-plus-tard-mais-pourquoi-la-complexite-administrative-gagne-t-elle-toujours-en-france-jean-philippe-feldman-christophe-eoche-duval&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Atlantico.fr&lt;/a&gt; ou &lt;a href=&#034;https://fr.irefeurope.org/wp-content/uploads/Trente-huit-lois-de-simplification-plus-tard-_-mais-pourquoi-la-complexite-administrative-gagne-t-elle-toujours-en-France-_-_-Atlantico.fr_.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;t&#233;l&#233;charger l'article.&lt;/a&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article &lt;a href=&#034;https://fr.irefeurope.org/trente-huit-lois-de-simplification-plus-tard-mais-pourquoi-la-complexite-administrative-gagne-t-elle-toujours-en-france/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Trente-huit lois de simplification plus tard : mais pourquoi la complexit&#233; administrative gagne-t-elle toujours en France ?&lt;/a&gt; est apparu en premier sur &lt;a href=&#034;https://fr.irefeurope.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;IREF Europe&lt;/a&gt; .&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://fr.irefeurope.org/trente-huit-lois-de-simplification-plus-tard-mais-pourquoi-la-complexite-administrative-gagne-t-elle-toujours-en-france/" class="spip_out"&gt;https://fr.irefeurope.org/trente-hu...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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