<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>NotreJournal</title>
	<link>https://notrejournal.info/</link>
	<description>Un site pour tous, fait par des Pieds Noirs pour enrichir le d&#233;bat, responsable de ce qu'il &#233;crit mais pas de ce que vous comprenez.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net (Sarka-SPIP)</generator>




 
	<item xml:lang="fr">
		<title>Iran. &#171; Au pays de nos fr&#232;res &#187;, les secrets des exil&#233;s afghans</title>
		<link>https://www.notrejournal.info/Iran-Au-pays-de-nos-freres-les-secrets-des-exiles</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.notrejournal.info/Iran-Au-pays-de-nos-freres-les-secrets-des-exiles</guid>
		<dc:date>2025-05-16T07:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean Stern</dc:creator>


		<dc:subject>article-externe</dc:subject>

		<description>Dans un film d'une beaut&#233; renversante, serti d'&#233;motion, Alireza Ghasemi et Raha Amirfazli tracent le destin de trois r&#233;fugi&#233;s d'une famille afghane en Iran, un pays pr&#233;f&#233;rant l'hostilit&#233; &#224; l'hospitalit&#233;, en d&#233;pit des discours officiels. Au pays de nos fr&#232;res illustre avec une lucidit&#233; m&#233;lancolique l'universalit&#233; de la brutalit&#233; &#224; l'&#233;gard de son voisin. &#171; Heureux ceux qui ont le c&#339;ur pur, car ils verront Dieu &#187;, disait Matthieu. Je ne sais pas si ce compagnon du Christ avait raison, car, (&#8230;)

-
&lt;a href="https://www.notrejournal.info/-Espace-COMPLOTISTE-" rel="directory"&gt;ACTU&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.notrejournal.info/+-article-externe-+" rel="tag"&gt;article-externe&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.notrejournal.info/local/cache-vignettes/L144xH144/arton34144-739c5.jpg?1769707318' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='144' height='144' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;figure class='spip_documents spip_lien_ok'&gt;
&lt;img src='https://www.notrejournal.info/local/cache-vignettes/L500xH282/6b603db4cfb378f6-b293e615-4150e-ea7ca.jpg?1769745843' width='500' height='282'
alt=&#034;JPEG - 40.3&#160;kio&#034; style='max-width:100%;' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption&gt;
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;p&gt;Dans un film d'une beaut&#233; renversante, serti d'&#233;motion, Alireza Ghasemi et Raha Amirfazli tracent le destin de trois r&#233;fugi&#233;s d'une famille afghane en Iran, un pays pr&#233;f&#233;rant l'hostilit&#233; &#224; l'hospitalit&#233;, en d&#233;pit des discours officiels. &lt;i&gt;Au pays de nos fr&#232;res&lt;/i&gt; illustre avec une lucidit&#233; m&#233;lancolique l'universalit&#233; de la brutalit&#233; &#224; l'&#233;gard de son voisin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Heureux ceux qui ont le c&#339;ur pur, car ils verront Dieu &#187;&lt;/i&gt;, disait Matthieu. Je ne sais pas si ce compagnon du Christ avait raison, car, m&#234;me avec un c&#339;ur pur, on n'est pas toujours heureux. Surtout si, en cet horrible premier quart du XXIe si&#232;cle, on est un&#183;e exil&#233;&#183;e, dans un pays hostile. Tel un Afghan en Iran. Or, de l'invasion sovi&#233;tique en 1979 au retour des talibans en 2021, pr&#232;s des cinq millions d'Afghans se sont r&#233;fugi&#233;s en Iran. Deux g&#233;n&#233;rations, qui sont au c&#339;ur du magnifique film des iranien&#183;ne&#183;s Alireza Chasemi et Raha Amirfazli &lt;i&gt;Au pays de nos fr&#232;res.&lt;/i&gt; Aur&#233;ol&#233; du prix du festival de Sundance 2024, qui consacre le meilleur du cin&#233;ma ind&#233;pendant mondial, il faut absolument aller voir ce film qui sort en salles en France mercredi 2 avril.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Film politique qui vous arrache les tripes, il est aussi d'une beaut&#233; renversante, port&#233; par une prise de vue diaphane, blanche, comme le souffle de la mort. On sort en larmes de la projection, mais aussi en col&#232;re. Car le film porte sur une navrante plaie universelle, l'hostilit&#233; aux exil&#233;s et la brutalit&#233; qui l'accompagne. Elle est parfois compens&#233;e par de simples gestes de solidarit&#233;, plus individuels que collectifs. On le constate une fois de plus avec &lt;i&gt;Au pays de nos fr&#232;res.&lt;/i&gt; On pense &#224; ces millions de Palestiniens de Gaza et de Cisjordanie que N&#233;tanyahou et Trump veulent jeter sur les routes de l'exode vers les pays &#171; fr&#232;res &#187;. O&#249;, chacun le sait, ils ne seront pas les bienvenus.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='lt-lt-Trois-coeurs-purs'&gt; &#171; Trois c&#339;urs purs &#187; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Hypocrisie, mensonge, haine, jalousie sont autant de valeurs &#233;trang&#232;res aux c&#339;urs purs. Comme ceux des trois personnages principaux d'&lt;i&gt;Au pays de nos fr&#232;res,&lt;/i&gt; trois &#234;tres merveilleux de d&#233;licatesse. Mohammad. Leila. Qasem. Ils sont de la m&#234;me famille de r&#233;fugi&#233;s afghans, et l'on suit leur destin &#224; trois moments, dans trois lieux diff&#233;rents d'Iran. D'abord un commissariat de police d&#233;vast&#233; dans une bourgade de montagne enneig&#233;e et morne. La blancheur du paysage donne une lumi&#232;re singuli&#232;re au film. Tr&#232;s douce, presque hypnotique. On d&#233;couvre ensuite une villa brutaliste des ann&#233;es 70 dans une station baln&#233;aire de la bourgeoise iranienne menac&#233;e par de beaux chiens sauvages. Et enfin, un atelier de couture centre d'un appartement d'une paisible banlieue de T&#233;h&#233;ran. &lt;strong&gt;Au Pays de nos fr&#232;res - Bande annonce &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne fais que poser le d&#233;cor, car les rebondissements du sc&#233;nario sont autant de surprises dissimul&#233;es qu'il serait dommage de &lt;i&gt;spoiler.&lt;/i&gt; Dans la premi&#232;re partie d'un film construit en trois temps, Mohammad, un adolescent malin &#224; la beaut&#233; indiscutable, brave la neige. On d&#233;couvre un beau gosse fort en tout. En blagues, en cours de m&#233;canique, en anglais, en origamis de papier et m&#234;me en pl&#226;tre. Il va se faire rep&#233;rer &#224; la sortie de son coll&#232;ge par un flic iranien au regard pesant d'un d&#233;sir sans ambig&#252;it&#233;. Le flic traque les sans-papiers afghans pour faire r&#233;curer son commissariat pourri et utilise son pouvoir pour an&#233;antir Mohammad.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la seconde partie, on retrouve Leila, tr&#232;s proche de Mohammad au d&#233;but du film, travaillant avec son mari pour de riches Iraniens, style hipster, buvant de l'alcool et jetant bien plus de nourriture qu'ils n'en mangent. Le portrait de ces profiteurs est f&#233;roce, et bross&#233; de fa&#231;on comique. On se demande bien leur niveau de corruption. Leila s'&#233;puise pour tout faire bien, pour son mari, son fils, ses patrons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, Qasem, un oncle de Mohammad. Qasem, aper&#231;u au d&#233;but du film dans un repas familial, se confronte &#224; l'atroce bureaucratie politico-religieuse charg&#233;e du destin des exil&#233;s. Les logiques de ces gens de T&#233;h&#233;ran sont les m&#234;mes qu'&#224; Washington, Londres ou Paris. Humilier d'abord, flatter ensuite, mentir tout le temps. Qasem ne peut pas, ne veut plus mentir &#224; son &#233;pouse, une couturi&#232;re attentive et aimante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le film accompagne les douleurs invisibles de Qasem, Mohammad et Leila. On aimerait donner l'accolade &#224; ces trois personnes, leur envoyer un signal de fraternit&#233;. L'universalit&#233; du film est telle qu'on peut se croire partout. Remontent dans mon cerveau un souvenir de Calais, les r&#233;cits des reporters, un autre souvenir de Nice, le proc&#232;s de Martine, une militante qui accueillait des exil&#233;s dans la vall&#233;e de la Roya. Elle &#233;tait poursuivie par le pr&#233;fet pour d&#233;lit de solidarit&#233; avec les m&#234;mes mots que son homologue iranien. &lt;i&gt;Le pays de nos fr&#232;res ?&lt;/i&gt; C'est aussi la France, et bien d'autres. Un flic fait peur, mais pas un prof, et cela aussi, &#231;a ressemble &#224; la France.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='lt-lt-La-force-de-la-dissimulation'&gt; &#171; La force de la dissimulation &#187; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On le comprend tout au long du film, plus que le mensonge, qui semble finalement le ciment principal du r&#233;gime iranien, c'est la dissimulation qui va sauver ces trois exil&#233;&#183;e&#183;s afghan&#183;e&#183;s de la pire des sanctions &#224; leurs yeux : l'expulsion, la perte des papiers, l'absence d'avenir. Leila, Mohammad et Qasem s'ing&#233;nient &#224; dissimuler, &#224; construire des sc&#233;narios pour masquer leur terreur d'avoir &#224; reprendre la route de l'exil, &#224; l'envers. Le tour de force d'&lt;i&gt;Au pays de nos fr&#232;res&lt;/i&gt; est de raconter ces dissimulations tout en les cachant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien entendu, le film ne sera visible en Afghanistan et en Iran que par des voies d&#233;tourn&#233;es. Raison de plus pour le voir en France. Les deux r&#233;alisateur&#183;e&#183;s ne sont plus dans leur pays d'origine, ce qui n'est malheureusement pas tr&#232;s &#233;tonnant. L'exil est un mouvement perp&#233;tuel, et la rugosit&#233; des rapports sociaux et de domination avec les exil&#233;s une donne universelle.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='t'&gt; # &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;https://orientxxi.info/IMG/jpg/fb9ee9883d7e627c3c1e7ab951c118f3.jpg' arial-label=&#034;L'image montre une jeune fille au milieu d'un champ de tomates, avec des plants verdoyants autour d'elle. Elle porte une salopette et a un regard pensif, exprimant une certaine &#233;motion ou m&#233;lancolie.&#034; class=&#034;fond mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034; data-photo-w=&#034;1067&#034; data-photo-h=&#034;1600&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://orientxxi.info/IMG/jpg/fb9e...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;figure class='spip_documents spip_lien_ok'&gt;
&lt;img src='https://www.notrejournal.info/local/cache-vignettes/L64xH64/webp-55e14-0cb21.svg?1772819138' width='64' height='64'
alt=&#034;WEBP - 11&#160;kio&#034; style='max-width:100%;' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption&gt;
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Au pays de nos fr&#232;res,&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un film de Alireza Ghasemi et Raha Amirfazli&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec Mohammad Hosseini, Hamideh Jafari et Bashir Nikzad.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;France, Iran, Pays-Bas&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;JHR Films, 2024&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1h35&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sortie en salles en France le 2 avril 2025&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://orientxxi.info/lu-vu-entendu/iran-au-pays-de-nos-freres-les-secrets-des-exiles-afghans,8125" class="spip_out"&gt;https://orientxxi.info/lu-vu-entend...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>


 
	


 
	

</channel>
</rss>
