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	<title>NotreJournal</title>
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	<description>Un site pour tous, fait par des Pieds Noirs pour enrichir le d&#233;bat, responsable de ce qu'il &#233;crit mais pas de ce que vous comprenez.</description>
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		<title>Alg&#233;rie.1848. Pont&#233;ba, un village de &#171; quarante-huitards &#187; : la vie en Alg&#233;rie au d&#233;but de la colonisation !</title>
		<link>https://www.notrejournal.info/Algerie-1848-Ponteba-un-village-de-quarante</link>
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		<dc:date>2025-09-04T08:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bisida G. Alolavevolu</dc:creator>


		<dc:subject>article-externe</dc:subject>

		<description>PONTEBA-un-village-de-quarante-huitards T&#233;l&#233;charger Document &#171; mirifique &#187;, transmis par notre ami Bernard A. (Toujours &#224; l'affut de trouvailles). Cela nous change des controverses pichrocolines qui encombrent l'&#233;ther. (net). (Pichrocole est un personnage de ma&#238;tre Alcofibras Nasier. Son nom vient du grec &#8216;bile am&#232;re'). (le web, dixit). Rien &#224; voir avec le village de &#8216;Quarante huitards &#187; &#233;voqu&#233; ici. Tout se passe en 1848. L'IA n'existait pas. Amiti&#233;s. PP. PONTEBA, un village de (&#8230;)

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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.notrejournal.info/local/cache-vignettes/L120xH90/arton33044-8f2c3.jpg?1769704673' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='120' height='90' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.cerclealgerianiste-lyon.org/wp-content/uploads/2024/07/PONTEBA-un-village-de-quarante-huitards.docx&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;PONTEBA-un-village-de-quarante-huitards&lt;/a&gt; &lt;a href=&#034;https://www.cerclealgerianiste-lyon.org/wp-content/uploads/2024/07/PONTEBA-un-village-de-quarante-huitards.docx&#034; class=&#034;wp-block-file__button wp-element-button&#034; download aria-describedby=&#034;wp-block-file--media-9f61aa80-8aea-4cec-baf1-36556df523ec&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;T&#233;l&#233;charger&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Document &#171; mirifique &#187;, transmis par notre ami Bernard A.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(Toujours &#224; l'affut de trouvailles).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cela nous change des controverses pichrocolines qui encombrent l'&#233;ther. (net).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(Pichrocole est un personnage de ma&#238;tre Alcofibras Nasier. Son nom vient du grec &#8216;bile am&#232;re'). (le web, dixit).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rien &#224; voir avec le village de &#8216;Quarante huitards &#187; &#233;voqu&#233; ici. Tout se passe en 1848. L'IA n'existait pas.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amiti&#233;s. PP.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;PONTEBA, un village de &#171; Quarante-Huitards &#187; &#8230;pr&#232;s d'Orl&#233;ansville en Alg&#233;rie.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;
&lt;p&gt;1848 &#8230;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;La toute jeune R&#233;publique regarde vers l'Alg&#233;rie et tente l'exp&#233;rience rest&#233;e connue sous le nom de &#187;colonisation ouvri&#232;re de 1848 &#187;.&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;&lt;strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Par l'arr&#234;t&#233; du 19 Septembre 1848, le gouvernement offre aux ouvriers parisiens la possibilit&#233; de partir pour l'Alg&#233;rie o&#249; on leur donnera des terres. Int&#233;ress&#233;s par cette offre, les NAUDIN, une famille parisienne, s'embarquent le 9 Novembre pour le village prometteur de PONTEBA, pr&#232;s d'ORLEANSVILLE.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'o&#249; provient le nom de PONTEBA ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;C'est le nom d'une victoire de &lt;/i&gt;&lt;i&gt;BONAPARTE&lt;/i&gt;&lt;i&gt;. Derni&#232;re ville italienne de la Province de &lt;/i&gt;&lt;i&gt;VENISE&lt;/i&gt;&lt;i&gt; avant la fronti&#232;re autrichienne, en montant vers le col de &lt;/i&gt;&lt;i&gt;TARVIS&lt;/i&gt;&lt;i&gt;, franchi par &lt;/i&gt;&lt;i&gt;BONAPARTE&lt;/i&gt;&lt;i&gt; en &lt;/i&gt;&lt;i&gt;1797&lt;/i&gt;&lt;i&gt;, avant le trait&#233; de &lt;/i&gt;&lt;i&gt;CAMPO-FORMIO&lt;/i&gt;&lt;i&gt;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le 23 Septembre 1848, un avis public indiquait que &lt;i&gt; &#187;les citoyens de toutes professions qui d&#233;siraient faire partie des 12 000 colons qui doivent &#234;tre install&#233;s dans les colonies agricoles en 1 848 sont invit&#233;s &#224; se faire inscrire dans leurs mairies respectives o&#249; des listes seront, ouvertes en cons&#233;quence &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la ru&#233;e : le 8 Octobre 36 000 volontaires sont d&#233;j&#224; inscrits ; fin Octobre, plus de 100 000 personnes se sont port&#233;es volontaires, et une commission doit statuer sur chaque candidat, au vu des papiers et certificats &#233;tablissant sa position.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Alg&#233;rie repr&#233;sente, pour ces ouvriers souvent sans emploi, la promesse d'un avenir prosp&#232;re et radieux : se voir octroyer une parcelle de terrain de 2 &#224; 10 hectares, une maison, des outils, des semences et des bestiaux, recevoir des rations de vivres jusqu'&#224; ce que les cultures produisent, voil&#224; une bien belle affaire ! Le plus curieux, c'est que bon nombre de traditions familiales en feront plus tard des d&#233;port&#233;s politiques alors que seules la mis&#232;re et l'aspiration &#224; une vie meilleure les poussent &#224; partir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi que Louis-Andr&#233; NAUDIN, ancien journalier &#224; CORBEIL, employ&#233; chez un grossiste en vins &#224; PARIS s'inscrit avec sa femme, sa fille et ses trois fils. Un beau matin, un garde national en tenue se pr&#233;sente &#224; son domicile, porteur du carton annon&#231;ant que sa candidature est accept&#233;e. Le d&#233;part est pr&#233;vu dans les prochains jours et personne n'a garde d'oublier &#187;&lt;i&gt;le Guide des nouveaux colons en Alg&#233;rie&lt;/i&gt; &#187; que l'Administration a fait distribuer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les premiers colons quittent le quai de BERCY le 8 Octobre 1848, en pr&#233;sence du G&#233;n&#233;ral de LAMORICIERE , Ministre de la Guerre, et avec la b&#233;n&#233;diction des autorit&#233;s religieuses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Direction SAINT-CLOUD, en Alg&#233;rie, un petit village &#224; cr&#233;er dans l'ORANIE. Un voyage de trois semaines effectu&#233; en chaland jusqu'&#224; CHALONS SUR SA&#214;NE, en bateau &#224; vapeur jusqu'&#224; ARLES, en chemin de fer jusqu'&#224; MARSEILLE. Puis, apr&#232;s une travers&#233;e de quatre jours, les c&#244;tes de l'AFRIQUE DU NORD se pr&#233;cisent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les NAUDIN sont du 9&#232;me convoi, &#224; destination de MONTENOTTE, de LA FERME et de PONTEBA, trois villages de la Plaine du CHELIFF.Le d&#233;part est fix&#233; au 9 Novembre 1848.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans la joie que les familles embarquent sur les chalands (sur lesquels flottent les drapeaux des trois colonies &#224; cr&#233;er), encadr&#233;es par des policiers charg&#233;s du pointage et du maintien de l'ordre. Le convoi part et bient&#244;t les tours de Notre-Dame s'estompent dans le lointain &#8230; Trois semaines plus tard, se dresse la silhouette massive du Cap TENES :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici l'ALGERIE, le nouvel Eldorado !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'accueil des colons &#224; TENES n'est pas ce qu'ils pr&#233;voyaient : non que la r&#233;ception soit sans chaleur, bien au contraire, mais il leur est bross&#233; un tel tableau de PONTEBA et de LA FERME que tous veulent s'installer &#224; MONTENOTTE ! Les militaires, charg&#233;s d'organiser la cr&#233;ation de ces colonies ne l'entendent cependant pas ainsi, et la r&#233;partition par villages s'op&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En convoi, les colons partent pour leur lieu de destination mais, comme la route de TENES &#224; ORLEANSVILLE est en fort mauvais &#233;tat, les carrioles de l'arm&#233;e ne peuvent pas y rouler trop charg&#233;es, si bien qu'une bonne partie de leurs bagages doit provisoirement rester &#224; TENES !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois pass&#233;es les gorges de l'Oued ALLALA, les Parisiens arrivent &#224; MONTENOTTE o&#249; ils sont accueillis par le Capitaine LAPASSET. Le gros du convoi continue son chemin &#224; travers le massif du DAHRA. Au soir de cette premi&#232;re journ&#233;e assez &#233;prouvante, les colons s'arr&#234;tent &#224; l'auberge du lieu dit &#187;Les trois palmiers &#187; , o&#249; les femmes et les enfants peuvent se coucher sur des paillasses, les hommes devant dormir sous des tentes de l'arm&#233;e. Au r&#233;veil, il pleut et les quelques kilom&#232;tres qui restent &#224; parcourir pour atteindre ORLEANSVILLE sont p&#233;niblement accomplis. Heureusement, les habitants de la cit&#233; viennent offrir g&#238;te et couvert aux Parisiens, ce qui les r&#233;conforte. Les colons se s&#233;parent suivant leur destination et, le 6 D&#233;cembre 1848, enfin, les NAUDIN arrivent &#224; PONTEBA, situ&#233;e &#224; 6 km &#224; l'Est d'ORLEANSVILLE. Trois grandes baraques, de 80 m de long sur 6 m de large, construites par le G&#233;nie Militaire, une route d&#233;fonc&#233;e, une rivi&#232;re boueuse : le CHELIFF. Pas un arbre, des collines nues ; seuls quelques champs cultiv&#233;s par les militaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mythe de l'Eldorado d&#233;j&#224; passablement &#233;prouv&#233;, s'&#233;croule totalement et les beaux discours du d&#233;part ont maintenant un go&#251;t amer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Capitaine Michel BESSE, du 16&#232;me de Ligne, un vieux routier de l'Afrique, est charg&#233; de les encadrer. Dans un discours ferme, il leur explique sa m&#233;thode de travail : r&#233;veil au tambour, &#224; 5 heures du matin (l'&#233;t&#233;, &#224; 3 heures !), d&#233;part en escouades aux champs pour le travail obligatoire. R&#233;calcitrants et paresseux sont pr&#233;venus que leur mauvais volont&#233; les privera de nourriture. Un ton dur, brutal, mais efficace. D&#232;s la fin de Janvier 1 849, le Capitaine BESSE peut noter dans son rapport :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#187; Je n'ai qu'&#224; me louer actuellement des bons proc&#233;d&#233;s des colons. Dans le commencement, ils semblaient ne pas vouloir se soumettre au commandement du chef. Quelques remontrances ont suffi pour les ramener &#224; de meilleurs sentiments. Je pense qu'anim&#233;s du vrai d&#233;sir de bien faire, les colons de PONTEBA&lt;/strong&gt; pourront &#234;tre signal&#233;s comme &#233;tant bien soumis, et s'&#234;tre occup&#233;s de la prosp&#233;rit&#233; de la colonie.&#171; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une exception, ce ton autoritaire ? Il semble bien, au contraire, &#234;tre largement r&#233;pandu. L'administration demandait &#224; de vieux briscards sortis du rang ou &#224; de jeunes lieutenants d'encadrer des civils venus d&#233;fricher, cultiver et fonder des village, une mission pour laquelle ces officiers n'&#233;taient nullement pr&#233;par&#233;s, et qu'ils n'appr&#233;ciaient pas toujours. Le m&#233;pris des militaires pour ces civils consid&#233;r&#233;s, &#224; tort, comme des &#187;enrag&#233;s des barricades &#187;, n'arrangeait rien &#224; l'affaire. Il y aura certes des philanthropes : LAPASSET, adul&#233; par les colons de &lt;i&gt;MONTENOTTE&lt;/i&gt;, De MALGLAIVE qui engagea sa fortune personnelle pour sauver le centre de MARENGO. Il y aura &#233;galement des profiteurs tels le Lieutenant du village d'EL AFFROUN ; qui n'h&#233;sita pas &#224; s'arroger un droit de cuissage sur les femmes des colons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre les deux extr&#234;mes, beaucoup d'officiers furent soucieux de remplir leur mission du mieux possible, malgr&#233; leur m&#233;connaissance du travail de la terre et les faibles moyens allou&#233;s par une administration tatillonne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A chacun sa m&#233;thode : le Capitaine BESSE entendait se faire respecter. Il s'occupe tout d'abord de dresser l'&#233;tat des lieux, r&#233;partir les lots et loger les familles : PONTEBA compte alors &lt;strong&gt;321 habitants&lt;/strong&gt;, dont 78 concessionnaires, se partageant 121 parcelles r&#233;parties en deux zones. Mais, comme &#187; &lt;i&gt;le lotissement n'est pas fait (on ignore encore la superficie de &lt;/i&gt;&lt;i&gt;PONTEBA&lt;/i&gt;&lt;i&gt;), les lots de la 2&#232;me zone n'ont pu &#234;tre distribu&#233;s&lt;/i&gt; &#171; . Les quelques colons venus comme ouvriers d'art (ma&#231;ons, etc.) r&#233;clament et re&#231;oivent &#233;galement un petit lopin. Une baraque est r&#233;serv&#233;e aux c&#233;libataires, les familles se partageant les deux autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est alors que le Capitaine BESSE qui doit, mois par mois, envoyer un &#187;rapport sur la situation de la colonie &#187; &#224; l'administration (ces rapports deviendront trimestriels &#224; partir de 1 850), commence &#224; prendre des notes en soulignant les points suivants :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1 &#8211; Situation morale de la colonie, disposition d'esprit des colons, habitudes, r&#232;gles de conduite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2 &#8211; Bien-&#234;tre mat&#233;riel des colons, nourriture, v&#234;tements, appropriation int&#233;rieure des habitations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3 &#8211; Etat d'avancement des constructions tant publiques que priv&#233;es, des routes et des chemins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4 &#8211; Superficie du territoire de la colonie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5 &#8211; Etat des diverses cultures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6 &#8211; Nombre et esp&#232;ces de b&#233;tail poss&#233;d&#233; par les colons, nombre de charrues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7 &#8211; Etat sanitaire de la colonie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8 &#8211; Nombre de d&#233;c&#232;s et de naissances pendant le mois (tenue du registre d'&#233;tat civil).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9 &#8211; Effectif de la population au dernier jour du mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, des officiers du G&#233;nie Militaire et des inspecteurs se rendent, de temps en temps, dans les diff&#233;rentes colonies agricoles (on en compte 42 dans toute l'Alg&#233;rie).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous ces rapports &#233;tant conserv&#233;s, on peut suivre pas &#224; pas l'&#233;volution des centres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A PONTEBA, tout le monde se met donc au travail au son du tambour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut s'occuper des parties communes : am&#233;nagement de la route allant &#224; ORLEANSVILLE et construction de l'enceinte du village. D&#232;s F&#233;vrier, la route est finie, l'enceinte achev&#233;e sur deux de ses c&#244;t&#233;s (le G&#233;nie Militaire ayant au pr&#233;alable trac&#233; au cordeau le plan en damier du village). Une 4&#232;me baraque, destin&#233;e aux employ&#233;s (en particulier ceux des entreprises de construction), &#224; l'infirmerie et aux magasins est construite. On b&#226;tit des hangars pour remiser le mat&#233;riel et abriter les chevaux. Les terres communes sont ensemenc&#233;es : 260 quintaux de bl&#233; et 95 quintaux d'orge leur avaient &#233;t&#233; distribu&#233;s ; 2 200 arbres (peupliers, m&#251;riers, noyers, figuiers) et 2 000 pieds de vigne sont mis en terre d&#232;s le premier mois ! &#187; On a distribu&#233; des grains en quantit&#233; suffisante pour subvenir plus tard &#224; l'alimentation des colons ; ces grains sont en bonne voie de prosp&#233;rit&#233; ; tout porte &#224; croire que dans peu de temps, les colons pourront recevoir les premiers fruits de leur labeur &#187; note le Capitaine BESSE. De plus, les jardins (de 15 &#224; 20 ares), situ&#233;s en bordure du CHELIFF (premiers terrains &#224; sortir de l'indivision), sont distribu&#233;s et d&#233;j&#224; cultiv&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Capitaine-Directeur se loue du moral des colons &#187; &lt;i&gt;anim&#233;s du d&#233;sir de bien faire, mis &#224; part quelques c&#233;libataires grincheux ramen&#233;s &lt;/i&gt;&lt;i&gt;manu militari&lt;/i&gt;&lt;i&gt; &#224; de meilleurs sentiments&lt;/i&gt; &#171; . Il semble &#8211; du reste &#8211; que les colons de PONTEBA aient &#233;t&#233; des gens paisibles, car cet officier &#8211; et ses successeurs &#8211; ne se plaindront jamais du mauvais vouloir de leurs administr&#233;s, bien au contraire ; ils ne formuleront aucune demande de punition et ne feront &#233;tat d'aucun d&#233;lit r&#233;pr&#233;hensible durant les quatre ans d'encadrement militaire de la colonie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On est donc loin de la l&#233;gende des &#187;agit&#233;s &#187; et des &#187;d&#233;port&#233;s &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les plantations poussent, si les r&#233;coltes s'annoncent prometteuses, si l'&#233;dification du village se poursuit, le Capitaine BESSE remarque, en revanche, que &#187; &lt;i&gt;&#8216;le bien-&#234;tre des colons est passable, qu'ils ont besoin de gagner quelque argent pour am&#233;liorer leur position &lt;/i&gt; &#187; &#8211; les travaux collectifs &#233;taient r&#233;mun&#233;r&#233;s. Il note aussi un certain nombre de lacunes, en particulier &#224; propos de l'alimentation : &#187; &lt;i&gt;la nourriture n'est pas assez abondante. Le pain pourrait &#234;tre meilleur, s'il &#233;tait manipul&#233; par un boulanger (&#8230;). Le vin est g&#233;n&#233;ralement mauvais (&#8230;). Les l&#233;gumes ne sont jamais vari&#233;s, les colons se fatiguent de manger toujours du riz ; la viande est bonne, mais pas assez abondante (&#8230;)&lt;/i&gt; &#171; . Mais l'administration ne r&#233;agit pas et, les mois suivants, le capitaine se plaint toujours de l'aigreur du vin (et de la mauvaise gr&#226;ce que montre l'intendance &#224; le reconna&#238;tre !), du pain de troupe &#187; &lt;i&gt;qui pourrait &#234;tre meilleur &#171; , des l&#233;gumes qui se divisent en riz et haricots ; les haricots ne cuisent pas, ce qui fait que, dans les familles, on reste, pendant les quatre jours que dure la distribution, sans l&#233;gumes &lt;/i&gt;&#171; . Heureusement, la production des jardins am&#233;liore l'ordinaire et le salaire des travaux collectifs permet aux colons d'acheter aux marchands ambulants quelques boissons &#8211; d'ailleurs mauvaises !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant au confort mat&#233;riel, il s'am&#233;liore. &#187; &lt;i&gt;L'int&#233;rieur est bien entretenu, chaque famille a re&#231;u de cinq &#224; six caisses &#224; biscuits qui ont servi &#224; faire des lits, des &#233;tag&#232;res ou des bancs. Les familles les plus nombreuses ont demand&#233; des planches au g&#233;nie, moyennant remboursement&lt;/i&gt; &#171; . Quoi qu'il en soit, tout le monde a son lit. Un vaguemestre assure la distribution du courrier deux fois par semaine : il ne m&#233;nage pas sa peine sur les routes d&#233;fonc&#233;es entre ORLEANSVILLE, LA FERME et PONTEBA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les enfants vont d&#233;j&#224; &#224; l'&#233;cole o&#249; un vieil instituteur leur fait la classe. Il semble cependant que les gamins soient plus dou&#233;s pour l'&#233;cole buissonni&#232;re, ce qui rend furieux l'officier-directeur. A ses yeux, un seul moyen pour les forcer &#224; suivre les cours ; : la privation de nourriture !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, une l&#233;g&#232;re vague de chaleur se fait sentir fin Janvier-d&#233;but F&#233;vrier 1849, et le Capitaine BESSE fait part de ses angoisses : &#187; &lt;i&gt;La r&#233;colte, de magnifique qu'elle &#233;tait, devient d&#233;sesp&#233;rante, surtout si la chaleur dure encore 15 jours&lt;/i&gt; &#171; , &#233;crit-il dans son rapport, fin F&#233;vrier 1849. &#187; &lt;i&gt;L'orge et le bl&#233; souffrent beaucoup, le foin, qui promettait du succ&#232;s, jaunit d&#233;j&#224; (&#8230;) Les graines qui sont sem&#233;es dans les jardins ne peuvent traverser la cro&#251;te de terre s&#232;che, les pois et les f&#232;ves seulement prosp&#232;rent. &lt;/i&gt;&#171; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La construction se poursuit : le foss&#233; d'enceinte est termin&#233; en Avril, une voie reliant le village &#224; la route de MILIANA est entreprise. Des maisons se construisent : celle du directeur de la colonie, la forge, la boulangerie, et cinq maisons doubles au mois de Mai et six maisons simples en Juin, la maison de secours et le presbyt&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, la situation sanitaire des colons, jusque-l&#224; satisfaisante, commence &#224; se d&#233;grader, aggrav&#233;e par les grosses chaleurs. Le m&#233;decin affect&#233; &#224; la colonie constate dans l'ensemble que &#187; &lt;i&gt;les premi&#232;res chaleurs et surtout le vent du d&#233;sert qui a souffl&#233; pendant huit jours et nous a donn&#233; &#224; l'ombre 48&#176; centigrades (au mois de Juin !) ont apport&#233; dans la sant&#233; g&#233;n&#233;rale, quelques modifications qui, heureusement, n'ont rien d'inqui&#233;tant&lt;/i&gt; &#171; . Il s'agit essentiellement d'embarras gastriques, d'une lassitude g&#233;n&#233;rale due &#224; la chaleur, de quelques ophtalmies et conjonctivites douloureuses, de coliques et de diarrh&#233;es, dues en particulier &#224; la mauvaise habitude de trop boire et au manque d'hygi&#232;ne alimentaire (les coutumes parisiennes devront &#234;tre corrig&#233;es sous le soleil d'Afrique : r&#233;gime s&#233;v&#232;re et port d'une ceinture de flanelle pour ne pas prendre froid), de quelques acc&#232;s de fi&#232;vre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, quelques colons commencent &#224; se d&#233;courager et songent &#224; partir. Deux petits enfants sont morts, &#187; &lt;i&gt;emport&#233;s &#224; l'apparition du &lt;/i&gt;&lt;i&gt;sirocco&lt;/i&gt;&lt;i&gt; (vent du d&#233;sert). Nous avons de plus un triste accident &#224; d&#233;plorer : un colon est all&#233; se baigner apr&#232;s son repas et s'est noy&#233;. Enfin, le 29 (Juin), une jeune dame enceinte de deux mois et demi a eu un avortement suivi d'une perte ut&#233;rine extr&#234;mement grave qui n'a c&#233;d&#233; qu'aux derni&#232;res ressources de l'art. Cette dame, le lendemain ; lorsque son &#233;tat a pu le permettre, a &#233;t&#233; envoy&#233;e &#224; l'h&#244;pital&lt;/i&gt; &#171; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pharmacie de PONTEBA manque d'instruments chirurgicaux indispensables (forceps, sondes, seringues) et l'infirmerie reste toujours install&#233;e dans une baraque dont les planches sont &#187; &lt;i&gt;mal jointes et insalubres. Elles ne d&#233;fendent pas de l'action du vent et sont, sous l'action du soleil, de v&#233;ritables fournaises. Le jour excessivement chaudes, elles laissent passer l'humidit&#233; et la fra&#238;cheur des nuits (&#8230;) . De plus, les habitations sont remplies d'insectes qui tourmentent les habitants, les privant de sommeil&lt;/i&gt; &#171; . Dans ces conditions, les malades graves sont &#233;vacu&#233;s sur l'h&#244;pital militaire d'ORLEANSVILLE au moyen d'une carriole de l'arm&#233;e. Aussi le m&#233;decin r&#233;clame-t-il une voiture-maison pour le transport des bless&#233;s et des malades ; il souhaite la formation de gardes-malades, de secouristes et de sages-femmes parmi les dames de la colonie, afin que l'entraide soit plus efficace. Des mois passeront avant qu'il soit entendu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Capitaine BESSE note, en Juillet 1 849, que, pour vingt familles, la r&#233;ussite est, malgr&#233; tout, &#224; peu pr&#232;s assur&#233;e, pour quarante-trois, elle est possible, pour vingt et une difficile. Il mentionne &#233;galement cinq r&#233;calcitrants notoires, mais personne de physiquement incapable, d'&#233;vinc&#233; ou parti volontairement. La terrible vague de chaleur de l'&#233;t&#233; va pr&#233;cipiter les choses : il ne reste plus que 248 habitants &#224; PONTEBA en Septembre 1849 ! La chaleur a &#233;t&#233; accablante, les cultures (fourrage, c&#233;r&#233;ales et tabac) ont grill&#233; sur pied, l'eau a manqu&#233; (il n'y a qu'un puits profond de 16 m&#232;tres pour toute la population). On compte des d&#233;c&#232;s et des d&#233;parts. L'&#233;chec est g&#233;n&#233;ral dans toutes les colonies agricoles : outre la s&#233;cheresse, le manque de savoir-faire de ces Parisiens qui n'ont, pour la plupart, jamais travaill&#233; la terre auparavant se fait sentir. En outre , l'administration refuse d'envoyer des moniteurs de culture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A PONTEBA, parmi les familles qui r&#233;ussissent : les NAUDIN. Andr&#233; NAUDIN ayant &#233;t&#233; longtemps cultivateur, prodigue des conseils et fait de son jardin et de sa parcelle de 7 ha l'une des moins d&#233;sol&#233;es. N&#233;anmoins, tous les espoirs de r&#233;colte se reportent maintenant sur l'ann&#233;e suivante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fin D&#233;cembre 1849, le Capitaine BESSE note que &#187; &lt;i&gt;les colons se livrent aux rudes travaux avec tout le z&#232;le ;possible (&#8230;). La majeure partie d'entre eux sont anim&#233;s du d&#233;sir de prosp&#233;rer. &#187; Il ajoute que &#187; la rude ann&#233;e qu'ils viennent de passer leur a servi de le&#231;on. Les travaux en commun sont d&#233;test&#233;s, il ne serait plus possible d'employer ce mode sans s'exposer &#224; de nouvelles r&#233;clamations&lt;/i&gt; &#171; . En outre, le r&#233;veil au tambour et surtout la privation de rations alimentaires sont bien moins tol&#233;r&#233;s qu'avant. Il estime que chaque famille pourra, en 1850, r&#233;colter 50 &#224; 60 quintaux de grains et il demande au G&#233;nie Militaire de construire des norias (syst&#232;me de godets sur cha&#238;nes ; pour puiser l'eau). D'autre part, il distribue aux colons qui demeurent un &#187; Almanach du laboureur &#187; &#233;dit&#233; par l'administration, o&#249;, mois par mois, sont donn&#233;s des conseils &#233;l&#233;mentaires en mati&#232;re d'agriculture et d'hygi&#232;ne de vie, en m&#234;me temps que sont cit&#233;s des cas exemplaires de colons venus sans rien et maintenant prosp&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les colons de PONTEBA louent volontiers leurs bras pour des travaux collectifs r&#233;mun&#233;r&#233;s, notamment pour la construction des routes ou le creusement des foss&#233;s d&#233;limitant les parcelles. Un diff&#233;rend va les opposer un moment au G&#233;nie Militaire qui trouve excessives les sommes r&#233;clam&#233;es par le g&#233;om&#232;tre du village et le Capitaine BESSE. Cette affaire sera r&#233;gl&#233;e &#224; l'amiable. Gr&#226;ce au petit p&#233;cule ainsi gagn&#233;, les colons peuvent s'acheter des produits de premi&#232;re n&#233;cessit&#233; : v&#234;tements et compl&#233;ment de nourriture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Coup sur coup, tombent deux mauvaises nouvelles. L'administration refuse tout d'abord de financer les norias sous pr&#233;texte que &#187; &lt;i&gt;les colons de &lt;/i&gt;&lt;i&gt;MARENGO&lt;/i&gt;&lt;i&gt;, &lt;/i&gt;&lt;i&gt;NOVI&lt;/i&gt;&lt;i&gt; et autres centres ont creus&#233; leurs puits individuels ; les colons de &lt;/i&gt;&lt;i&gt;PONTEBA&lt;/i&gt;&lt;i&gt; n'ont qu'&#224; faire de m&#234;me&lt;/i&gt; &#171; . Or, dans ces villages, il suffit de creuser un sol de tuf solide pour trouver de l'eau &#224; une profondeur de 5 m, alors qu'&#224; PONTEBA, l'eau se trouve &#224; 16 m&#232;tres de profondeur dans un sol alluvial s'&#233;croulant sans arr&#234;t ; les puits n&#233;cessitent donc un coffrage. On ne peut construire qu'un lavoir ; faute d'abreuvoir, les b&#234;tes doivent aller boire au Ch&#233;liff. Ensuite, la s&#233;cheresse s&#233;vit de nouveau : si &#187; &lt;i&gt;les colons on r&#233;ussi &#224; ensemencer une moyenne de 5 ha chacun (et si) tout leur pr&#233;sageait un meilleur avenir apr&#232;s la r&#233;colte, (&#8230;) malheureusement la s&#233;cheresse qui se pr&#233;pare encore cette ann&#233;e leur enl&#232;ve tout espoir ; leur moral s'affecte sensiblement de voir ainsi deux ann&#233;es de perdues&lt;/i&gt; &#187; &#233;crit le Capitaine BESSE, &#224; la fin du mois de Mars 1850.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ann&#233;e 1850 sera &#233;pouvantable : le bl&#233; s&#232;che sur pied, les d&#233;parts se succ&#232;dent, la malaria fait des ravages (la mortalit&#233; infantile est particuli&#232;rement &#233;lev&#233;e).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des volontaires venus de France viennent d&#233;j&#224; remplacer les premiers colons d&#233;courag&#233;s : parmi eux, la famille NO&#203;L, originaire d'un petit village de NORMANDIE, &#224; qui l'administration a accord&#233; un &#187; secours de route &#187; pour qu'ils puissent rejoindre PONTEBA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En attendant la construction de l'&#233;glise, l'infirmerie sert de chapelle, le cur&#233; d'ORLEANSVILLE se d&#233;pla&#231;ant pour dire la messe. Faute de cr&#233;dits : &#187; &lt;i&gt;l'intendant a refus&#233; de donner une ambulance compl&#232;te&lt;/i&gt; &#171; , les soins sont donn&#233;s &#224; domicile, les malades graves &#233;tant toujours &#233;vacu&#233;s sur ORLEANSVILLE dans des conditions p&#233;nibles. Commerce et artisanat se d&#233;veloppent : on compte des d&#233;bitants (de boisson), un &#233;picier, un cordonnier, une fleuriste, un tuilier. Les jardins potagers produisent mais le probl&#232;me de l'eau n'est toujours pas r&#233;solu et le Capitaine BESSE, soulevant la question des norias, &#233;voque un projet de barrage et avertit l'administration : &#187; &lt;i&gt;Si on recule devant ce travail, je crains que l'on soit oblig&#233;s d'abandonner la colonie !&lt;/i&gt; &#171; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les colons les plus solides r&#233;sistent ; des moniteurs enseignent les soins &#224; donner aux bovins, apprennent aux Parisiens &#224; cultiver de fa&#231;on plus rationnelle. Les pluies des mois d'Octobre et de Novembre r&#233;confortent les colons, il ne reste plus &#224; &lt;strong&gt;PONTEBA&lt;/strong&gt; que &lt;strong&gt;188 habitants&lt;/strong&gt; et 68 concessionnaires, parmi lesquels un tiers de nouveaux venus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Capitaine BESSE est remplac&#233;, quatre officiers se succ&#232;deront en deux ans &#224; la t&#234;te du village.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1851 est une ann&#233;e moins mauvaise, quoique la situation demeure toujours bien pr&#233;caire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les colons savent maintenant se servir de la charrue &#187;&#224; la DOMBALLE &#187; et de charrues plus l&#233;g&#232;res. Le mat&#233;riel agricole se compl&#232;te, l'emploi du joug d'encolure pour les b&#339;ufs permet des labours plus importants. En Avril, le g&#233;nie militaire a achev&#233; l'&#233;glise (une maison double transform&#233;e), l'abb&#233; BERTHOT vient s'installer au village, ce qui &#187; &lt;i&gt;produira un effet immense sur toute la colonie&lt;/i&gt; &#171; . Les constructions s'am&#233;liorent, &#187; &lt;i&gt;le g&#233;nie a re&#231;u l'ordre de mettre &#224; la disposition de chaque colon la chaux et les tuiles n&#233;cessaires pour r&#233;parer les toitures&lt;/i&gt; &#171; , point faible de toutes les maisons, bien souvent construites par des entrepreneurs peu scrupuleux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, la route d'ORLEANSVILLE, d&#233;fonc&#233;e, est impraticable par gros temps et doit &#234;tre r&#233;par&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Docteur DOURS visite toujours les malades &#224; domicile ; il n'y a toujours pas d'ambulance ; quelques marchands de vin, un &#233;picier et un boucher vivotent mais &#187; &lt;i&gt;le manque d'argent emp&#234;che les industries de se former parmi une population qui n'a aucune ressource p&#233;cuniaire&lt;/i&gt; &#187; ; le probl&#232;me de l'eau reste entier. En outre, une invasion de sauterelles d&#233;truit de nombreuses cultures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant que le village est plus solidement implant&#233;, les Arabes y viennent volontiers et l'officier-directeur peut noter &#187; &lt;i&gt;qu'ils sont bien trait&#233;s par les colons ; quelques-uns les emploient et leur accordent une confiance illimit&#233;e, et peu de plaintes parviennent &#224; l'autorit&#233;&lt;/i&gt; &#187; (Mars 1851 ). Cependant, au printemps &#187; &lt;i&gt;les indig&#232;nes pillent nos r&#233;coltes ; ils coupent les bl&#233;s, lorsqu'ils ne trouvent pas de gerbes toutes faites que le propri&#233;taire n'a pas enlev&#233;es dans la journ&#233;e. Malgr&#233; les patrouilles et les gardes particuli&#232;res, il est impossible d'emp&#234;cher les Arabes, voleurs de naissance, de se livrer &#224; cette industrie qui les fait vivre aux d&#233;pens des cultivateurs&lt;/i&gt; &#187; (Juillet 1851).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; ces p&#233;rip&#233;ties &#187; &lt;i&gt;les relations avec les arabes sont toujours pacifiques. Ces derniers nous vendent quelques fruits, de la volaille et du bois&lt;/i&gt; &#187; (Octobre 1851)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, l'administration accepte de financer les puits &#224; norias. En Octobre 1851, la construction de deux norias qui serviront &#224; l'arrosage des jardins est entreprise. La r&#233;colte de fourrage de 1852 est correcte et permet aux colons de rembourser les dettes qu'ils n'avaient cess&#233; de contracter depuis trois ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;cole de filles et surtout celle de gar&#231;ons restent toujours aussi peu fr&#233;quent&#233;es. En revanche, les maisons sont r&#233;par&#233;es ou finies &#187; &lt;i&gt;L'esprit de pr&#233;voyance s'introduit peu &#224; peu dans les m&#233;nages, ainsi, de nombreuses basses-cours sont bien peupl&#233;es, les volailles et les ch&#232;vres y abondent, quelques vaches et quantit&#233; de cochons qu'on engraisse pour mettre au saloir ; presque tous font leur pain eux-m&#234;mes, et avant les labours, quinze voitures sont all&#233;es &#224; &lt;/i&gt;&lt;i&gt;MILIANA&lt;/i&gt;&lt;i&gt; faire moudre le grain (il n'y pas de moulin au village, les colons sont oblig&#233;s de faire une centaine de kilom&#232;tres jusqu'&#224; la minoterie la plus proche !). Les habitations sont bien entretenues par la majorit&#233; des colons, presque tous y ont ajout&#233; des &#233;curies en ma&#231;onnerie, des hangars et &#233;tables de sorte qu'aujourd'hui, ils sont &#224; peu pr&#232;s install&#233;s quant &#224; leurs ressources et &#224; l'exploitation de leurs concessions&lt;/i&gt; &#187; (D&#233;cembre 1851).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1852, on peut affirmer que le village est sauv&#233;, m&#234;me si les conditions de vie sont encore tr&#232;s dures. Les dettes rembours&#233;es, il ne reste que peu d'argent aux colons (seules vingt et une familles ne sont plus redevables &#224; l'Etat). Il n'y a toujours pas de moulin au village, il faut encore aller &#224; MILIANA pour le moulage. &#187; &lt;i&gt;Et encore l&#224;-bas fait-on attendre au moins quatre jours, et quelquefois m&#234;me le peu de bonne volont&#233; des meuniers oblige les colons &#224; revenir sans farine ! &#171; . Un troisi&#232;me puits &#224; noria est construit, &#187; &lt;/i&gt;&lt;i&gt;PONTEBA&lt;/i&gt;&lt;i&gt; ne demanderait plus &#224; l'Etat qu'une seule chose, celle de lui venir en aide pour la construction d'un bassin qui servirait de lavoir, le tout aliment&#233; par une noria plac&#233;e au puits qui existe actuellement&lt;/i&gt; &#187; (Septembre 1852).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur les 1000 hectares fix&#233;s &#224; l'origine comme devant &#234;tre mis en valeur, 958 sont effectivement travaill&#233;s, plant&#233;s de vignes ou d'arbres ; 268 ha sont plant&#233;s de bl&#233; dur, 134 d'orge et 235 de fourrage ; le cheptel se multiplie. Le village compte une cinquantaine de maisons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fin 1852, l'arm&#233;e se retire, confiant l'administration du village &#224; l'autorit&#233; civile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier maire, Pierre PAULET, un &#187;quarante-huitard &#187; tenace qui a r&#233;ussi, repr&#233;sente PONTEBA au Conseil Municipal d'ORLEANSVILLE, pr&#233;sid&#233; par Ferdinand DUBOC, le commissaire civil. L'une des premi&#232;res t&#226;ches de l'administration civile sera de dresser, le 6 f&#233;vrier 1853, &#8216;l'&#233;tat nominatif des colons ayant droit &#224; des titres de propri&#233;t&#233; &#187;. Andr&#233; NAUDIN, avec ses 10 ha de terre (il en a achet&#233; 3 ha suppl&#233;mentaires &#224; un colon d&#233;courag&#233;) fait partie des pr&#233;tendants s&#233;rieux ; il est vrai que ses fils participent &#224; l'entreprise familiale ; la fille a&#238;n&#233;e s'est mari&#233;e &#224; ORLEANSVILLE avec un d&#233;bitant de vin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, les quatre fr&#232;res NO&#203;L, eux aussi cultivateurs de profession avant de venir en Alg&#233;rie, peinent beaucoup plus ; ils ont plus de bouches &#224; nourrir, et leur terre donne peu : ils ne r&#233;ussiront pas, revendront leurs petites parcelles et trouveront &#224; s'employer dans des fermes plus prosp&#232;re aux environs d'ORLEANSVILLE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1855, Ferdinand DUBOC accorde &#224; Andr&#233; NAUDIN un petit lot de terre pour compl&#233;ter une parcelle d&#233;j&#224; plant&#233;e en vigne sur les coteaux de PONTEBA, que le rude cultivateur arrose au bidon, pied par pied ! Deux ans plus tard, tout est plant&#233;. Vers 1860,sur la partie du lot formant plaine, le colon creusera un puits et construira une grande maison. A son petit-fils, il demandera de mettre une bouteille de vin entre les pierres des fondations &#187; pour porter chance &#171; .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;gularisation des titres de propri&#233;t&#233; s'effectuera lentement : l'arr&#234;t&#233; de concession est d&#233;livr&#233; aux diff&#233;rents colons de PONTEBA en 1857 ; les titres de concession sont &#233;tablis en F&#233;vrier 1858 ; la r&#233;gularisation des titres d&#233;finitifs n'aura lieu qu'en Juillet 1866, une fois que l'administration aura v&#233;rifi&#233; que les terrains &#233;taient effectivement d&#233;frich&#233;s, plant&#233;s et cl&#244;tur&#233;s, comme s'engageaient &#224; le faire les colons. Entre-temps, le village s'&#233;tait encore agrandi. Le G&#233;nie Militaire envisageait tr&#232;s s&#233;rieusement la construction d'un barrage sur le CHELIFF, pr&#232;s de PONTEBA, ouvrage termin&#233; en 1871.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vie continuait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'un des fr&#232;res NO&#203;L d&#233;c&#233;dait &#224; l'h&#244;pital militaire d'ORLEANSVILLE, victime d'une cirrhose du foie et du &lt;i&gt;delirium tremens&lt;/i&gt; ; d&#233;sesp&#233;r&#233;, ruin&#233;, il s'&#233;tait r&#233;fugi&#233; dans le vin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Andr&#233; NAUDIN, quant &#224; lui, apprenait la naissance d'un autre petit-fils en Novembre 1867. Deux jours plus tard, le garde-champ&#234;tre le trouvait allong&#233; dans son champ, le corps lac&#233;r&#233; de 17 coups de couteau, son chien bless&#233; gisant &#224; ses pieds et hurlant &#224; la mort. La tradition familiale rapporte qu'il aurait &#233;t&#233; assassin&#233; par des Arabes, ce qui est fort vraisemblable : le chien, qui surv&#233;cut, se montra &#224; partir de ce moment-l&#224; extr&#234;mement et syst&#233;matiquement agressif envers les Arabes. Mais le ou les coupables ne furent jamais retrouv&#233;s et les preuves manquent pour trancher entre la th&#232;se du l&#226;che assassinat, de la jalousie ou de la vengeance, car il faut bien dire que les colons, endurcis par les &#233;preuves et un travail acharn&#233;, n'avaient pas toujours le caract&#232;re facile&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quoi qu'il en soit, on &#233;crivit sur sa pierre tombale :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &#187; Ici repose &lt;/i&gt;&lt;i&gt;Andr&#233; NAUDIN&lt;/i&gt;&lt;i&gt;, victime des pers&#233;cutions indig&#232;nes. &#171; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un colon disparaissait, un enfant &#233;tait n&#233; : la vie suivait son cours &#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cr&#233;dit Jean-Louis DONNADIEU&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://www.cerclealgerianiste-lyon.org/2024/07/26/algerie-1848-ponteba-un-village-de-quarante-huitards-la-vie-en-algerie-au-debut-de-la-colonisation/" class="spip_out"&gt;https://www.cerclealgerianiste-lyon...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les victoires oubli&#233;es de l'arm&#233;e fran&#231;aise contre les Allemands pendant la campagne d'Italie.</title>
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		<dc:date>2025-06-05T07:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bisida G. Alolavevolu</dc:creator>


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		<description>GRAND R&#201;CIT &#8211; Le corps exp&#233;ditionnaire fran&#231;ais a accompli des prouesses face aux Allemands pendant la campagne d'Italie, marqu&#233;e par la lib&#233;ration de Rome (4-5 juin 1944). Occult&#233;s par le D&#233;barquement en Normandie, ces succ&#232;s ont pourtant permis aux Fran&#231;ais d'&#234;tre pris au s&#233;rieux au plan militaire par les Am&#233;ricains. Et redonn&#233; sa fiert&#233; &#224; l'arm&#233;e fran&#231;aise. Les Am&#233;ricains voulaient se r&#233;server l'honneur d'entrer les premiers &#224; Rome , les 4 et 5 juin 1944, mais les Fran&#231;ais ont ren&#226;cl&#233; (&#8230;)

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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.notrejournal.info/local/cache-vignettes/L120xH90/arton32880-b7950.jpg?1769704673' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='120' height='90' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;GRAND R&#201;CIT &#8211;&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt; Le corps exp&#233;ditionnaire fran&#231;ais a accompli des prouesses face aux Allemands pendant la campagne d'Italie, marqu&#233;e par la lib&#233;ration de Rome (4-5 juin 1944). Occult&#233;s par le D&#233;barquement en Normandie, ces succ&#232;s ont pourtant permis aux Fran&#231;ais d'&#234;tre pris au s&#233;rieux au plan militaire par les Am&#233;ricains. Et redonn&#233; sa fiert&#233; &#224; l'arm&#233;e fran&#231;aise.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Am&#233;ricains voulaient se r&#233;server &lt;a href='https://www.notrejournal.info/https%3A%2F%2Fwww.lefigaro.fr%2Finternational%2Fce-25-avril-fete-de-la-liberation-du-territoire-qui-divise-encore-l-italie-20230424&amp;data=05%7C02%7C%7C86a1791100234ed3955608dc892d4c96%7C84df9e7fe9f640afb435aaaaaaaaaaaa%7C1%7C0%7C638536074929700830%7CUnknown%7CTWFpbGZsb3d8eyJWIjoiMC4wLjAwMDAiLCJQIjoiV2luMzIiLCJBTiI6Ik1haWwiLCJXVCI6Mn0%3D%7C0%7C%7C%7C&amp;sdata=iuiKX54yVLVchVnD3IKYSSDEGrSBKitOy4yjBDEVQGo%3D&amp;reserved=0&#034; target=&#034;_blank&#034; rel=&#034;noreferrer noopener'&gt;l'honneur d'entrer les premiers &#224; Rome&lt;/a&gt; , les 4 et 5 juin 1944, mais les Fran&#231;ais ont ren&#226;cl&#233; et p&#233;n&#233;tr&#233; presque en m&#234;me temps dans la Ville &#233;ternelle. Surtout, les tours de force de l'arm&#233;e fran&#231;aise en Italie, les mois pr&#233;c&#233;dents, &lt;a href='https://www.notrejournal.info/http%3A%2F%2Fwww.lefigaro.fr%2Finternational%2Fitalie-le-monte-cassino-forteresse-de-dieu-20220121&amp;data=05%7C02%7C%7C86a1791100234ed3955608dc892d4c96%7C84df9e7fe9f640afb435aaaaaaaaaaaa%7C1%7C0%7C638536074929712619%7CUnknown%7CTWFpbGZsb3d8eyJWIjoiMC4wLjAwMDAiLCJQIjoiV2luMzIiLCJBTiI6Ik1haWwiLCJXVCI6Mn0%3D%7C0%7C%7C%7C&amp;sdata=JImrTMJNdY28nNW69drVrhLaofuFQFYRKU6eEvGLOTo%3D&amp;reserved=0&#034; target=&#034;_blank&#034; rel=&#034;noreferrer noopener'&gt;dans la r&#233;gion de Monte Cassino&lt;/a&gt; , contribu&#232;rent grandement &#224; cette victoire commune. Le g&#233;n&#233;ral Clark, qui commandait la 5e arm&#233;e am&#233;ricaine sur le front italien, a d&#233;clar&#233; que le corps exp&#233;ditionnaire fran&#231;ais a &#171; ajout&#233; un nouveau chapitre d'&#233;pop&#233;e &#224; l'histoire de France &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'arm&#233;e fran&#231;aise revenait de loin. En mai-juin 1940, le pays vainqueur de 1918, fier de poss&#233;der &#171; la premi&#232;re arm&#233;e du monde &#187;, comme on disait &#224; l'&#233;poque, s'&#233;tait effondr&#233; en 42 jours. Malgr&#233; d'h&#233;ro&#239;ques r&#233;sistances individuelles, la France avait eu la brutale r&#233;v&#233;lation que son outil militaire &#233;tait obsol&#232;te. Six &#224; huit millions de civils avaient fui l'avanc&#233;e fulgurante de l'envahisseur et ses bombardements. &#192; la signature de l'armistice, le 22 juin 1940, 60.000 soldats de l'arm&#233;e fran&#231;aise ont &#233;t&#233; tu&#233;s (et 10.000 civils). Environ &lt;a href='https://www.notrejournal.info/http%3A%2F%2Fwww.lefigaro.fr%2Fvox%2Fhistoire%2Fprisonniers-de-guerre-le-traumatisme-de-la-defaite-de-1940-est-encore-present-dans-notre-societe-20240301&amp;data=05%7C02%7C%7C86a1791100234ed3955608dc892d4c96%7C84df9e7fe9f640afb435aaaaaaaaaaaa%7C1%7C0%7C638536074929720278%7CUnknown%7CTWFpbGZsb3d8eyJWIjoiMC4wLjAwMDAiLCJQIjoiV2luMzIiLCJBTiI6Ik1haWwiLCJXVCI6Mn0%3D%7C0%7C%7C%7C&amp;sdata=TvFlTCToZP%2BR1TIip4bA15B5Av9WnVNUiq9nJkmhCBU%3D&amp;reserved=0&#034; target=&#034;_blank&#034; rel=&#034;noreferrer noopener'&gt;1,8 million de soldats fran&#231;ais sont faits prisonniers et 1,5 million d'entre-eux partent en captivit&#233; en Allemagne&lt;/a&gt; .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, des soldats de la France libre, regroup&#233;s autour de De Gaulle, poursuivent ensuite la guerre aux c&#244;t&#233;s des Britanniques. &lt;a href='https://www.notrejournal.info/http%3A%2F%2Fwww.lefigaro.fr%2Factualite-france%2Fon-avait-un-moral-du-tonnerre-paul-leterrier-dernier-francais-libre-de-bir-hakeim-20220610&amp;data=05%7C02%7C%7C86a1791100234ed3955608dc892d4c96%7C84df9e7fe9f640afb435aaaaaaaaaaaa%7C1%7C0%7C638536074929726026%7CUnknown%7CTWFpbGZsb3d8eyJWIjoiMC4wLjAwMDAiLCJQIjoiV2luMzIiLCJBTiI6Ik1haWwiLCJXVCI6Mn0%3D%7C0%7C%7C%7C&amp;sdata=uaHbuTxe3uM28N7FbaNFFbOR1mNVgBILHeyyV%2BYufg8%3D&amp;reserved=0&#034; target=&#034;_blank&#034; rel=&#034;noreferrer noopener'&gt;&#192; Bir Hakeim (Libye), du 27 mai au 11 juin 1942&lt;/a&gt; , sous le commandement du g&#233;n&#233;ral Koenig, leur d&#233;fense face aux assauts de l'Afrika Korps de Rommel suscite l'admiration dans le monde entier. Mais, apr&#232;s deux ans d'existence, les effectifs combattants de la France libre, compos&#233;s de soldats engag&#233;s d&#232;s l'&#233;t&#233; 1940, de volontaires venus clandestinement de m&#233;tropole et d'unit&#233;s form&#233;es dans les colonies ralli&#233;es &#224; De Gaulle (Tchad, Cameroun, Congo, Tahiti, Nouvelle-Cal&#233;donie, Saint-Pierre-et-Miquelon) sont encore modestes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 8 novembre 1942 marque une rupture. Les Anglo-Am&#233;ricains d&#233;barquent au Maroc et en Alg&#233;rie. Les forces fran&#231;aises ob&#233;issant au r&#233;gime du mar&#233;chal P&#233;tain r&#233;sistent puis, le 10 novembre, l'amiral Darlan, ancien chef &lt;a href='https://www.notrejournal.info/http%3A%2F%2Fwww.lefigaro.fr%2Fhistoire%2Fa-la-recherche-des-denaturalises-de-vichy-20210820&amp;data=05%7C02%7C%7C86a1791100234ed3955608dc892d4c96%7C84df9e7fe9f640afb435aaaaaaaaaaaa%7C1%7C0%7C638536074929731550%7CUnknown%7CTWFpbGZsb3d8eyJWIjoiMC4wLjAwMDAiLCJQIjoiV2luMzIiLCJBTiI6Ik1haWwiLCJXVCI6Mn0%3D%7C0%7C%7C%7C&amp;sdata=dDDLAhCBj4AmZgfeVcT%2BAd0S4%2Bca6wi5f53Iq5HrRdA%3D&amp;reserved=0&#034; target=&#034;_blank&#034; rel=&#034;noreferrer noopener'&gt;du gouvernement de Vichy&lt;/a&gt; , pr&#233;sent &#224; Alger, ordonne un cessez-le-feu. En contrepartie, les Am&#233;ricains le reconnaissent comme commandant civil et militaire en Afrique du Nord &lt;i&gt;&#171; au nom du mar&#233;chal &#187;&lt;/i&gt;. Hitler riposte en envahissant, en France, la &#171; zone libre &#187;. La flotte fran&#231;aise se saborde &#224; Toulon pour ne pas tomber aux mains de l'ennemi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'arm&#233;e d'armistice est dissoute par les Allemands (l'armistice du 22 juin 1940 avait autoris&#233; le gouvernement fran&#231;ais de l'&#233;poque &#224; conserver 100.000 soldats de l'arm&#233;e de terre dans la zone non occup&#233;e de la m&#233;tropole, la flotte de guerre, quelques unit&#233;s a&#233;riennes symboliques et 300.000 soldats diss&#233;min&#233;s dans l'Empire). Les mois qui suivent, dans l'ancienne &#171; zone libre &#187;, un nombre significatif de militaires de carri&#232;re qui avaient appartenu &#224; l'arm&#233;e d'armistice passent dans la clandestinit&#233; (certains avaient soustrait du mat&#233;riel aux commissions charg&#233;es de faire appliquer les clauses militaires de l'armistice et l'avaient cach&#233; dans l'espoir de reprendre un jour la lutte). Ils gagnent les maquis en formation (par exemple l&lt;a href='https://www.notrejournal.info/https%3A%2F%2Fwww.lefigaro.fr%2Factualite-france%2Fcommemorations-de-la-liberation-la-breve-mais-grande-vie-de-tom-morel-heros-meconnu-du-plateau-des-glieres-20240329&amp;data=05%7C02%7C%7C86a1791100234ed3955608dc892d4c96%7C84df9e7fe9f640afb435aaaaaaaaaaaa%7C1%7C0%7C638536074929739201%7CUnknown%7CTWFpbGZsb3d8eyJWIjoiMC4wLjAwMDAiLCJQIjoiV2luMzIiLCJBTiI6Ik1haWwiLCJXVCI6Mn0%3D%7C0%7C%7C%7C&amp;sdata=4%2F%2FIHugenCzeK%2FLjyzPG2MccWivC4A1OOJTbCDQ9nRI%3D&amp;reserved=0&#034; target=&#034;_blank&#034; rel=&#034;noreferrer noopener'&gt;e lieutenant Tom Morel, alors &#226;g&#233; de 27 ans, qui deviendra le chef du maquis des Gli&#232;res en Haute-Savoie et sera tu&#233; en mars 1944&lt;/a&gt; ). D'autres s'efforcent de rallier l'Afrique du nord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant ce temps, une lutte pour la l&#233;gitimit&#233; s'engage &#224; Alger. Darlan est tu&#233; par un jeune royaliste (24 d&#233;cembre 1942), jug&#233;, condamn&#233; &#224; mort et fusill&#233; le surlendemain avec une h&#226;te qui a suscit&#233; la suspicion. Le g&#233;n&#233;ral Giraud, impos&#233; par Churchill et Roosevelt, succ&#232;de alors &#224; Darlan comme commandant civil et militaire en Afrique du nord. Il est aur&#233;ol&#233; du prestige d'avoir r&#233;ussi &#224; s'&#233;vader, huit mois plus t&#244;t, de la forteresse de K&#246;nigstein en Allemagne, situ&#233;e pr&#232;s de Dresde (tous les g&#233;n&#233;raux fran&#231;ais faits prisonniers en 1940 avaient &#233;t&#233; regroup&#233;s dans cette forteresse sous haute surveillance). Un duel oppose bient&#244;t De Gaulle et Giraud, ainsi que leurs partisans respectifs, pour incarner l'autorit&#233; politique fran&#231;aise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais dans le domaine militaire qui seul nous int&#233;resse ici, c'est le g&#233;n&#233;ral Juin, commandant des forces terrestres en Afrique du nord, qui le 17 novembre 1942, ordonne aux unit&#233;s fran&#231;aises de Tunisie d'engager le combat contre Allemands et Italiens. Juin rompt ainsi avec son attitude ant&#233;rieure, Les forces de Rommel, venues de la Libye voisine, &#233;taient entr&#233;es en Tunisie d&#232;s le 9 novembre, une fois connue la nouvelle du d&#233;barquement anglo-am&#233;ricain en Alg&#233;rie et au Maroc. Or les unit&#233;s de l'arm&#233;e fran&#231;aise pr&#233;sentes en Tunisie, ob&#233;issant &#224; l'instruction initiale de Juin de rester neutres et d'&#233;viter le contact, s'&#233;taient alors retir&#233;es sur la dorsale montagneuse dans l'ouest du pays et avaient attendu les ordres de leur chef. Puis, le 17 novembre 1942 et les jours suivants, l'arm&#233;e fran&#231;aise d'Afrique bascule donc du c&#244;t&#233; alli&#233;. La d&#233;cision de reprendre la guerre contre Allemands et Italiens semble avoir &#233;t&#233; accueillie avec joie par ses cadres, d&#233;sireux de laver l'humiliation de 1940 et rass&#233;r&#233;n&#233;s par l'&#233;volution du rapport de force entre Alli&#233;s et forces de l'Axe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l&lt;a href='https://www.notrejournal.info/http%3A%2F%2Fwww.lefigaro.fr%2Fvox%2Fhistoire%2Fpour-le-maghreb-et-le-proche-orient-la-seconde-guerre-mondiale-a-servi-d-accelerateur-au-processus-de-decolonisation-20230527&amp;data=05%7C02%7C%7C86a1791100234ed3955608dc892d4c96%7C84df9e7fe9f640afb435aaaaaaaaaaaa%7C1%7C0%7C638536074929745394%7CUnknown%7CTWFpbGZsb3d8eyJWIjoiMC4wLjAwMDAiLCJQIjoiV2luMzIiLCJBTiI6Ik1haWwiLCJXVCI6Mn0%3D%7C0%7C%7C%7C&amp;sdata=yoAh3vCJcS8QjwF5bd%2FwNfmRq2qL9K3hci%2FLHb25wmk%3D&amp;reserved=0&#034; target=&#034;_blank&#034; rel=&#034;noreferrer noopener'&gt;a conf&#233;rence de Casablanca&lt;/a&gt; (qu'on appelle aussi la conf&#233;rence d'Anfa), au Maroc, en janvier 1943, qui r&#233;unit Roosevelt, Churchill, Giraud et de Gaulle, le pr&#233;sident am&#233;ricain accepte de doter l'arm&#233;e d'Afrique d'un armement et d'un &#233;quipement aussi modernes que ceux des G.I. Il est d&#233;cid&#233; de refonder ou constituer sept divisions d'infanterie et quatre divisions blind&#233;es, puis de les entra&#238;ner aux conditions de la guerre exp&#233;riment&#233;es depuis le d&#233;but du conflit mondial. Les int&#233;ress&#233;s vont pouvoir, peu &#224; peu, abandonner leurs c&#233;l&#232;bres casques Adrian, qu'ils portaient toujours (ce casque avait &#233;t&#233; con&#231;u en 1915, et sa version 1939 restait fid&#232;le au mod&#232;le initial), hormis des &#171; traditionalistes &#187; qui pr&#233;f&#233;reront le conserver. Ils quitteront sans regret capotes &#233;lim&#233;es et bandes molleti&#232;res. Et diront adieu &#224; leurs mitrailleuses Hotchkiss mod&#232;le 1925, aussi bien qu'aux pi&#232;ces d'artillerie tir&#233;es par des chevaux et aux chariots de l'intendance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Giraud entour&#233; de son &#233;tat-major, le g&#233;n&#233;ral Prioux, major g&#233;n&#233;ral et le g&#233;n&#233;ral Juin organisent la &#171; mise &#224; niveau &#187; de l'arm&#233;e d'Afrique (l'expression, d'&#233;poque, d&#233;signe les unit&#233;s de la seule Afrique du nord). Les Fran&#231;ais d&#233;couvrent la puissance de l'industrie de guerre et de la logistique am&#233;ricaines. Leurs unit&#233;s sont recompos&#233;es pour r&#233;unir dans des &#171; groupements tactiques &#187;, &#224; l'image de l'US Army, des armes de m&#234;l&#233;e (infanterie et blind&#233;s) et des armes d'appui (artillerie, g&#233;nie, transmissions) qui peuvent, en fonction des n&#233;cessit&#233;s du combat, &#234;tre transf&#233;r&#233;es d'une division ou d'un r&#233;giment &#224; un autre, comme le souligne l'historien Tristan Lecoq. Dans le jargon militaire actuel, on dirait que la nouvelle unit&#233; de base de l'arm&#233;e fran&#231;aise &#233;tait &#171; interarmes &#187; et &#171; interop&#233;rable &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'aide des Etats-Unis &#224; la renaissance de l'arm&#233;e fran&#231;aise a une contrepartie : elle se trouve plac&#233;e sous le commandement des &#233;tats-majors alli&#233;s, c'est-&#224;-dire am&#233;ricains et britanniques. Les unit&#233;s fran&#231;aises, ins&#233;r&#233;es dans un immense dispositif, devront respecter la planification des op&#233;rations, l'organisation des forces et les d&#233;cisions d'engagement, qui sont de la seule autorit&#233; du g&#233;n&#233;ral Eisenhower, de son homologue anglais et de leurs subordonn&#233;s directs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste le probl&#232;me crucial des effectifs. Les g&#233;n&#233;raux fran&#231;ais de l'arm&#233;e d'Afrique ont un besoin &#233;perdu d'hommes. Les 1,3 million de prisonniers de guerre toujours captifs en Allemagne en 1943 lui manquent cruellement. Pour surmonter ce handicap autant qu'il est possible, Giraud mobilise de fa&#231;on massive ceux qu'on appellera plus tard les &#171; pieds-noirs &#187; (le terme n'existe pas &#224; l'&#233;poque) : 23 classes sont appel&#233;es sous les drapeaux, soit tous les citoyens fran&#231;ais de 19 &#224; 42 ans n&#233;s en Alg&#233;rie, Europ&#233;ens et Juifs (le d&#233;cret Cr&#233;mieux qui avait accord&#233; la citoyennet&#233; fran&#231;aise en 1870 &#224; ces derniers, abrog&#233; par Vichy, venait d'&#234;tre r&#233;tabli). Il en va de m&#234;me des Fran&#231;ais du Maroc et de Tunisie. L'Arm&#233;e d'Afrique dispose ainsi de 150.000 nouvelles recrues. Proportionnellement &#224; la population concern&#233;e (un peu plus d'un million de personnes), c'est un taux de mobilisation &#233;norme (plus de 16%). Or force est de constater que le sang vers&#233; par les Fran&#231;ais d'Alg&#233;rie, du Maroc et de Tunisie pour lib&#233;rer la m&#233;tropole n'est jamais &#233;voqu&#233;, faute d'avoir trouv&#233; son cin&#233;aste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus de 3.000 Fran&#231;aises pr&#233;sentes en Afrique du nord se portent aussi volontaires pour rejoindre les forces auxiliaires. Par ailleurs, parmi les nombreux Fran&#231;ais qui quittent clandestinement la m&#233;tropole occup&#233;e, traversent l'Espagne et font souvent un s&#233;jour dans les prisons du g&#233;n&#233;ral Franco avant de pouvoir atteindre leur destination (&lt;a href='https://www.notrejournal.info/https%3A%2F%2Fwww.lefigaro.fr%2Fmon-figaro%2F2013%2F11%2F12%2F10001-20131112ARTFIG00434-lucien-bodard-l-esprit-d-aventure.php&amp;data=05%7C02%7C%7C86a1791100234ed3955608dc892d4c96%7C84df9e7fe9f640afb435aaaaaaaaaaaa%7C1%7C0%7C638536074929753077%7CUnknown%7CTWFpbGZsb3d8eyJWIjoiMC4wLjAwMDAiLCJQIjoiV2luMzIiLCJBTiI6Ik1haWwiLCJXVCI6Mn0%3D%7C0%7C%7C%7C&amp;sdata=8%2Fk0Iqmi3pzAv%2BFrd6K5sRk9h2tlVOyB5w0x6%2Bxsf8w%3D&amp;reserved=0&#034; target=&#034;_blank&#034; rel=&#034;noreferrer noopener'&gt;c'est ce qui arrive au futur journaliste et &#233;crivain Lucien Bodard&lt;/a&gt; , incarc&#233;r&#233; un temps au camp de Miranda, et qui racontera cet &#233;pisode dans son premier livre, &lt;i&gt;La m&#233;saventure espagnole&lt;/i&gt;), 19.000 Fran&#231;ais gagnent l'Afrique du nord pour s'enr&#244;ler. De surcro&#238;t, apr&#232;s &lt;a href='https://www.notrejournal.info/http%3A%2F%2Fwww.lefigaro.fr%2Fhistoire%2Fliberation-de-la-corse-en-1943-l-honneur-du-general-giraud-20231003&amp;data=05%7C02%7C%7C86a1791100234ed3955608dc892d4c96%7C84df9e7fe9f640afb435aaaaaaaaaaaa%7C1%7C0%7C638536074929760405%7CUnknown%7CTWFpbGZsb3d8eyJWIjoiMC4wLjAwMDAiLCJQIjoiV2luMzIiLCJBTiI6Ik1haWwiLCJXVCI6Mn0%3D%7C0%7C%7C%7C&amp;sdata=vh1LsmKdP46S1EvnFPYAiaj9xkCE6G4%2Bkn5OMCrwxpU%3D&amp;reserved=0&#034; target=&#034;_blank&#034; rel=&#034;noreferrer noopener'&gt;la lib&#233;ration de la Corse (septembre-octobre 1943) par les habitants insurg&#233;s et un minuscule corps exp&#233;ditionnaire envoy&#233; par le g&#233;n&#233;ral Giraud&lt;/a&gt; , tous les Corses de 20 &#224; 28 ans sont mobilis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, la France libre obtient le ralliement des derniers &#233;l&#233;ments de l'Empire encore contr&#244;l&#233;s par Vichy (la Guyane en mars 1943, la Martinique ainsi que la Guadeloupe en juillet 1943). Dans ces tr&#232;s anciennes colonies, plusieurs milliers de jeunes gens avaient d&#233;j&#224; quitt&#233; leurs foyers clandestinement depuis trois ans pour rejoindre De Gaulle, surnomm&#233; par eux &#171; le g&#233;n&#233;ral micro &#187;. La r&#233;alisatrice Euzhan Palcy a racont&#233; leur aventure dans un beau film, &lt;i&gt;Parcours de dissidents&lt;/i&gt; (2010)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 3 juin 1943, de Gaulle et Giraud sont devenus copr&#233;sidents du Comit&#233; fran&#231;ais de lib&#233;ration nationale (CFLN) et ce dernier re&#231;oit le titre de commandant en chef de l'arm&#233;e fran&#231;aise. En ao&#251;t, le principe de la fusion des Forces fran&#231;aises libres et des forces rentr&#233;es dans la guerre en novembre 1942 est arr&#234;t&#233;. Selon Christine Levisse-Touz&#233;, les premi&#232;res repr&#233;sentent alors 70.000 hommes et les secondes 230.000 (ce chiffre regrouperait, pour deux tiers, l'arm&#233;e d'Afrique, elle-m&#234;me compos&#233;e, suivant l'estimation g&#233;n&#233;ralement retenue, de 52% de Maghr&#233;bins et de 48% de Fran&#231;ais, et, pour un tiers, les troupes coloniales de l'Afrique occidentale fran&#231;aise). Ces 300.000 soldats d&#233;j&#224; sous l'uniforme et pour beaucoup aguerris vont ainsi recevoir le renfort des 176.000 citoyens fran&#231;ais mobilis&#233;s en Afrique du nord, des engag&#233;s volontaires venus clandestinement de m&#233;tropole puis des jeunes Corses mobilis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s f&#233;vrier 1943, les pr&#233;mices de l'union entre Fran&#231;ais libres et arm&#233;e d'Afrique avaient eu lieu pendant la campagne de Tunisie. Le XIXe corps d'arm&#233;e du g&#233;n&#233;ral Koeltz, lui-m&#234;me sous les ordres du g&#233;n&#233;ral Juin, conduit une action retardatrice pour permettre, notamment, &#224; la colonne Leclerc et &#224; la 1e division fran&#231;aise libre du g&#233;n&#233;ral de Larminat d'arriver de Libye et de prendre part &#224; la campagne. Non sans mal, ces soldats font taire, face &#224; l'ennemi commun, les ranc&#339;urs n&#233;es de leurs attitudes oppos&#233;es face &#224; &lt;a href='https://www.notrejournal.info/https%3A%2F%2Fwww.lefigaro.fr%2Fvox%2Fhistoire%2Fl-armistice-du-22-juin-1940-ne-divise-pas-la-france-en-deux-zones-mais-en-sept-20200621-1&amp;data=05%7C02%7C%7C86a1791100234ed3955608dc892d4c96%7C84df9e7fe9f640afb435aaaaaaaaaaaa%7C1%7C0%7C638536074929766188%7CUnknown%7CTWFpbGZsb3d8eyJWIjoiMC4wLjAwMDAiLCJQIjoiV2luMzIiLCJBTiI6Ik1haWwiLCJXVCI6Mn0%3D%7C0%7C%7C%7C&amp;sdata=Bg0QhtiG84amzcYZO8ku2FQ3oL7nixr04EQ%2BOtB3r%2FE%3D&amp;reserved=0&#034; target=&#034;_blank&#034; rel=&#034;noreferrer noopener'&gt;l'armistice du 22 juin 1940&lt;/a&gt; .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les griefs r&#233;ciproques &#233;taient en effet nombreux. Les officiers de carri&#232;re gaullistes avaient &#233;t&#233; condamn&#233;s &#224; des peines de prison par contumace par les tribunaux militaires du r&#233;gime de Vichy voire &#224; des d&#233;ch&#233;ances de nationalit&#233; pour refus d'ob&#233;issance et d&#233;sertion. Quelques-uns avaient m&#234;me &#233;t&#233; condamn&#233;s &#224; mort par contumace pour trahison et leurs biens confisqu&#233;s. Ces Fran&#231;ais libres tenaient les cadres de l'arm&#233;e d'Afrique non seulement pour des mar&#233;chalistes, mais aussi pour des partisans de la &#171; R&#233;volution nationale &#187;, fid&#232;les &#224; un r&#233;gime qui collaborait avec l'Allemagne nazie. Les officiers de l'ancienne arm&#233;e d'armistice, de leur c&#244;t&#233;, voyaient les Fran&#231;ais libres comme des dissidents qui avaient port&#233; atteinte &#224; la discipline militaire en suivant De Gaulle, accept&#233; l'attaque de la flotte fran&#231;aise par la Royal Navy &#224; Mers-el-K&#233;bir en juillet 1940 puis ouvert le feu sur leurs camarades en Syrie en juin 1941. Cette animosit&#233; r&#233;ciproque sera peu &#224; peu surmont&#233;e par la lutte c&#244;te &#224; c&#244;te sur les champs de bataille, sans jamais, parfois, tout &#224; fait dispara&#238;tre (De Gaulle &#233;vincera par exemple, d&#232;s l'&#233;t&#233; 1943, le g&#233;n&#233;ral Prioux, rest&#233; ouvertement p&#233;tainiste puis confiera l'&#233;puration de l'arm&#233;e aux tribunaux militaires &#224; partir de novembre 1943).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quoi qu'il en soit, en mai 1943, soldats am&#233;ricains, britanniques et fran&#231;ais d&#233;sormais unis entrent &#224; Tunis : 250.000 Allemands et Italiens se rendent, soit autant qu'&#224; Stalingrad, mettant fin &#224; la guerre en Afrique. Au m&#234;me moment, &lt;a href='https://www.notrejournal.info/http%3A%2F%2Fwww.lefigaro.fr%2Fhistoire%2Fil-y-a-80-ans-la-creation-du-conseil-national-de-la-resistance-preside-par-jean-moulin-20230527&amp;data=05%7C02%7C%7C86a1791100234ed3955608dc892d4c96%7C84df9e7fe9f640afb435aaaaaaaaaaaa%7C1%7C0%7C638536074929771626%7CUnknown%7CTWFpbGZsb3d8eyJWIjoiMC4wLjAwMDAiLCJQIjoiV2luMzIiLCJBTiI6Ik1haWwiLCJXVCI6Mn0%3D%7C0%7C%7C%7C&amp;sdata=XoaC%2FO2TQFrqJ%2BK7BekOUuLlCCOPvKvAEERB%2BI5wWW8%3D&amp;reserved=0&#034; target=&#034;_blank&#034; rel=&#034;noreferrer noopener'&gt;le 27 mai 1943, dans Paris occup&#233;, le Conseil national de la R&#233;sistance (CNR)&lt;/a&gt; tient clandestinement sa r&#233;union fondatrice 48 rue du Four (VIe) sous la pr&#233;sidence de Jean Moulin. Et ses membres adoptent une longue motion, r&#233;dig&#233;e par Georges Bidault, o&#249; le CNR, notamment, &#171; &lt;i&gt;constate avec une joie immense la lib&#233;ration totale de l'Afrique du Nord, par la victoire des arm&#233;es Alli&#233;es, Anglaises, Am&#233;ricaines et Fran&#231;aises. Cette victoire, venant apr&#232;s les magnifiques succ&#232;s remport&#233;s par l'arm&#233;e de l'Union Sovi&#233;tique, apporte aux Fran&#231;ais qui luttent sur le sol national une grande esp&#233;rance &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux mois plus tard, les Alli&#233;s d&#233;barquent en Sicile (10 juillet 1943) et les unit&#233;s fran&#231;aises ne jouent qu'un r&#244;le mineur dans cette campagne, qui s'ach&#232;ve par la prise de Messine (10 ao&#251;t 1943). D&#232;s septembre, les Anglo-Am&#233;ricains d&#233;barquent en Calabre, &#224; Salerne (au sud de Naples) et &#224; Tarente (Pouilles). La situation de l'Italie est alors tr&#232;s confuse. L&lt;a href='https://www.notrejournal.info/https%3A%2F%2Fwww.lefigaro.fr%2Fhistoire%2Fle-jour-ou-mussolini-colosse-aux-pieds-d-argile-a-ete-dechu-20220219&amp;data=05%7C02%7C%7C86a1791100234ed3955608dc892d4c96%7C84df9e7fe9f640afb435aaaaaaaaaaaa%7C1%7C0%7C638536074929777024%7CUnknown%7CTWFpbGZsb3d8eyJWIjoiMC4wLjAwMDAiLCJQIjoiV2luMzIiLCJBTiI6Ik1haWwiLCJXVCI6Mn0%3D%7C0%7C%7C%7C&amp;sdata=K8GEC%2B3UiDTKfwfdEiqIFtzTjzqiJSNHYtCvGcCHNLg%3D&amp;reserved=0&#034; target=&#034;_blank&#034; rel=&#034;noreferrer noopener'&gt;e 25 juillet 1943, Mussolini a &#233;t&#233; destitu&#233; puis arr&#234;t&#233; sur ordre du roi Victor-Emmanuel III.&lt;/a&gt; Apr&#232;s des n&#233;gociations secr&#232;tes, un armistice avec les Alli&#233;s aux allures de reddition sans condition de l'Italie est rendu public (8 septembre). Les Allemands ripostent, prennent le contr&#244;le de l'Italie jusqu'&#224; Naples et d&#233;sarment leurs anciens alli&#233;s. &lt;a href='https://www.notrejournal.info/https%3A%2F%2Fwww.lefigaro.fr%2Finternational%2F2007%2F01%2F15%2F01003-20070115ARTFIG90313-perpetuite_pour_dix_criminels_nazis_en_italie.php&amp;data=05%7C02%7C%7C86a1791100234ed3955608dc892d4c96%7C84df9e7fe9f640afb435aaaaaaaaaaaa%7C1%7C0%7C638536074929783234%7CUnknown%7CTWFpbGZsb3d8eyJWIjoiMC4wLjAwMDAiLCJQIjoiV2luMzIiLCJBTiI6Ik1haWwiLCJXVCI6Mn0%3D%7C0%7C%7C%7C&amp;sdata=p8CEX5%2F%2BwMlRvgxm0G%2Fjx8WJuQGvCLnB0BhhPKGqdW0%3D&amp;reserved=0&#034; target=&#034;_blank&#034; rel=&#034;noreferrer noopener'&gt;Ils multiplieront les crimes de guerre contre les civils&lt;/a&gt; . Le roi et le gouvernement, d&#233;sormais dirig&#233; par le mar&#233;chal Badoglio, fuient Rome pr&#233;cipitamment pour se r&#233;fugier &#224; l'extr&#233;mit&#233; sud du pays, &#224; Brindisi (Pouilles), dans la zone d&#233;j&#224; occup&#233;e par les Anglo-Am&#233;ricains. Puis le gouvernement italien d&#233;clare la guerre &#224; l'Allemagne (13 octobre).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'arm&#233;e italienne, &#224; partir du 8 septembre, se d&#233;sagr&#232;ge. Nombre de soldats italiens sont intern&#233;s par l'occupant nazi et envoy&#233;s dans le Reich comme travailleurs forc&#233;s. D'autres combattent &#224; leurs c&#244;t&#233;s dans le nord et le centre du pays sous l'autorit&#233; nominale de &lt;a href='https://www.notrejournal.info/https%3A%2F%2Fwww.lefigaro.fr%2Fhistoire%2Fgaleazzo-ciano-le-gendre-ideal-de-mussolini-20220205&amp;data=05%7C02%7C%7C86a1791100234ed3955608dc892d4c96%7C84df9e7fe9f640afb435aaaaaaaaaaaa%7C1%7C0%7C638536074929788682%7CUnknown%7CTWFpbGZsb3d8eyJWIjoiMC4wLjAwMDAiLCJQIjoiV2luMzIiLCJBTiI6Ik1haWwiLCJXVCI6Mn0%3D%7C0%7C%7C%7C&amp;sdata=LN8dyo%2FpK7T%2FDkbvFwi7LBegdUtUOGnhX2QVG7ZXJI0%3D&amp;reserved=0&#034; target=&#034;_blank&#034; rel=&#034;noreferrer noopener'&gt;Mussolini, lib&#233;r&#233; par les Allemands et qui fonde la R&#233;publique de Salo (23 septembre 1943)&lt;/a&gt; . Certains, dans ces m&#234;mes r&#233;gions, rejoignent la r&#233;sistance italienne. Beaucoup ne prennent pas parti, d&#233;sertent et se cachent. D'autre encore, fid&#232;les au gouvernement du roi, luttent contre les Allemands aux c&#244;t&#233;s des Alli&#233;s. L'Italie ajoute ainsi, aux arm&#233;es &#233;trang&#232;res qui se battent sur son sol, une guerre civile. La population a faim, vit dans la peur des Allemands mais craint aussi les bombardements alli&#233;s qui frappent les grandes villes. Le pays s'enfonce dans le chaos et la mis&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans ce contexte que, le 19 novembre 1943, les premiers &#233;l&#233;ments du corps exp&#233;ditionnaire fran&#231;ais command&#233; par le g&#233;n&#233;ral Juin d&#233;barquent &#224; Naples. Les effectifs du corps exp&#233;ditionnaire fran&#231;ais en Italie s'&#233;l&#232;veront &#224; 31.000 soldats en janvier 1944, 72.000 en mars, 110.000 en mai et 120.000 en juillet. Le dispositif initial est compos&#233; de la 2e Division d'infanterie marocaine (2e DIM), la 3e Division d'infanterie alg&#233;rienne (3e DIA), la 4e Division marocaine de montagne (4e DMM) et la 1&#232;re division d'infanterie motoris&#233;e (1&#232;re DIM, nom officiel, d&#233;sormais, de la premi&#232;re Division fran&#231;aise libre). Trois groupements de Tabors marocains, les goumiers, en grande majorit&#233; berb&#232;res, sont &#233;galement affect&#233;s &#224; ces divisions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au sein de chaque unit&#233;, on trouve, dans des proportions variables, des Maghr&#233;bins (Marocains, Alg&#233;riens et Tunisiens) et des Fran&#231;ais (&#171; pieds-noirs &#187;, militaires de carri&#232;re issus de m&#233;tropole ou d'Alg&#233;rie). La 2e DIM et la 3e DIA comportent 52-53% de Maghr&#233;bins et 48-47% de Fran&#231;ais. Au sein de la 4e DMM, la part des Maghr&#233;bins est plus &#233;lev&#233;e (58% et 42% de Fran&#231;ais), mais la proportion est inverse dans la 1e DIM. Les Fran&#231;ais sont fortement majoritaires dans les blind&#233;s, l'artillerie et les transmissions. Le g&#233;n&#233;ral Juin, pour sa part, est un Fran&#231;ais d'Alg&#233;rie, qui a grandi &#224; Constantine. Condisciple de De Gaulle &#224; Saint-Cyr, major de sa promotion en 1912, il sera vite tr&#232;s appr&#233;ci&#233; par ses hommes (on dispose de nombreux t&#233;moignages de sa popularit&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le corps exp&#233;ditionnaire fran&#231;ais a des effectifs trop modestes pour pr&#233;tendre constituer une arm&#233;e. Ses unit&#233;s int&#232;grent la 5e arm&#233;e am&#233;ricaine command&#233;e par le g&#233;n&#233;ral Clark, qui combat en Italie aux c&#244;t&#233;s de la 8e arm&#233;e britannique de Montgomery. Clark a servi en France en 1918 et est un proche du g&#233;n&#233;ral Eisenhower. Les soldats du g&#233;n&#233;ral Juin rejoignent la ligne de front et occupent les positions prescrites par le g&#233;n&#233;ral am&#233;ricain. Ils font face &#224; l'une des lignes de d&#233;fense &#233;rig&#233;es par la Wehrmacht au nord-ouest de &lt;a href='https://www.notrejournal.info/https%3A%2F%2Fwww.lefigaro.fr%2Fvoyages%2Fnaples-l-art-du-chaos-20200109&amp;data=05%7C02%7C%7C86a1791100234ed3955608dc892d4c96%7C84df9e7fe9f640afb435aaaaaaaaaaaa%7C1%7C0%7C638536074929793980%7CUnknown%7CTWFpbGZsb3d8eyJWIjoiMC4wLjAwMDAiLCJQIjoiV2luMzIiLCJBTiI6Ik1haWwiLCJXVCI6Mn0%3D%7C0%7C%7C%7C&amp;sdata=dXL2C1phPkgdo3OlL72ryfBrTeacGrw4pNaEFcRLAbM%3D&amp;reserved=0&#034; target=&#034;_blank&#034; rel=&#034;noreferrer noopener'&gt;Naples&lt;/a&gt; , la ligne Bernhardt. Les Allemands se pr&#233;parent &#224; l'offensive des Alli&#233;s et occupent en priorit&#233; les points hauts de cette r&#233;gion montagneuse. Ils fortifient, obstruent et minent des pans entiers des monts Apennins, d&#233;dale de cha&#238;nons qui offrent un avantage pr&#233;cieux pour la d&#233;fense.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La 5e arm&#233;e am&#233;ricaine comprend d&#233;j&#224; 5 divisions d'infanterie et une division de parachutistes, renforc&#233;s par 3 divisions britanniques. Dans l'esprit du g&#233;n&#233;ral Clark, les Fran&#231;ais sont donc destin&#233;s &#224; jouer un r&#244;le accessoire. Mais, dans les montagnes des Abruzzes qui forment l'arri&#232;re-pays de Naples, la 34e division d'infanterie am&#233;ricaine est stopp&#233;e par la r&#233;sistance de troupes allemandes aguerries. Juin convainc Clark que &#171; ses &#187; goumiers, habitu&#233;s aux rudes montagnes du Moyen Atlas, feraient merveille sur ce terrain difficile. L'Am&#233;ricain lui donne son feu vert.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Command&#233;e par le g&#233;n&#233;ral Andr&#233; Dody, la 2e Division d'infanterie marocaine est engag&#233;e le 16 d&#233;cembre 1943. Ses goumiers forment l'avant-garde et les flancs de la troupe. Malgr&#233; le temps ex&#233;crable, l'assaut est donn&#233;. &lt;i&gt;&#171; Le combat s'exasp&#232;re en une lutte acharn&#233;e &#224; la grenade, &#224; la ba&#239;onnette et au poignard &#187;, &lt;/i&gt;raconte le site Theatrum Belli. Le 21 d&#233;cembre, les sommets du mont Pantanaro sont enlev&#233;s &#224; l'ennemi. Le 26, apr&#232;s un nouveau corps &#224; corps avec un bataillon de chasseurs de la 5e division de montagne autrichienne, la derni&#232;re poche de r&#233;sistance allemande succombe. Les goumiers inspirent d&#232;s lors une grande consid&#233;ration au g&#233;n&#233;ral Clark. Et de l'appr&#233;hension aux soldats de la Wehrmacht qui leur font face. Les mois suivants, les hommes du g&#233;n&#233;ral Andr&#233; Dody vont multiplier les faits d'armes, en particulier lors d'attaques par surprise de nuit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Alli&#233;s butent bient&#244;t sur la ligne Gustav, la plus puissante des lignes de d&#233;fense &#233;difi&#233;es par les Allemands sur 150 kilom&#232;tres depuis la mer Tyrrh&#233;nienne jusqu'&#224; l'Adriatique, pour barrer la route de Rome aux Alli&#233;s. Le c&#339;ur du dispositif d&#233;fensif allemand, aux confins du Latium et de la Campanie, entoure une colline dominant la vall&#233;e allant de Rome &#224; Naples. Au sommet de cette colline, Monte Cassino, s'&#233;l&#232;ve &lt;a href='https://www.notrejournal.info/http%3A%2F%2Fwww.lefigaro.fr%2Finternational%2Fitalie-le-monte-cassino-forteresse-de-dieu-20220121&amp;data=05%7C02%7C%7C86a1791100234ed3955608dc892d4c96%7C84df9e7fe9f640afb435aaaaaaaaaaaa%7C1%7C0%7C638536074929799234%7CUnknown%7CTWFpbGZsb3d8eyJWIjoiMC4wLjAwMDAiLCJQIjoiV2luMzIiLCJBTiI6Ik1haWwiLCJXVCI6Mn0%3D%7C0%7C%7C%7C&amp;sdata=mrDWwC25rst4r8tv3%2BAdy%2F6r3DK9Y7X9im9EpYl3t3Q%3D&amp;reserved=0&#034; target=&#034;_blank&#034; rel=&#034;noreferrer noopener'&gt;le monast&#232;re le plus ancien d'Italie, fond&#233; au VIe si&#232;cle par Saint-Beno&#238;t lui-m&#234;me : la c&#233;l&#232;bre abbaye b&#233;n&#233;dictine du Mont-Cassin et ses tr&#233;sors artistiques&lt;/a&gt; .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant que se d&#233;roulent plusieurs assauts sanglants et infructueux des Alli&#233;s contre ce verrou, Clark confie une mission de sacrifice au g&#233;n&#233;ral Juin. Il s'agit d'attaquer un mont au nord-est de Monte Cassino, le sommet du Belv&#233;d&#232;re, qui domine une voie d'acc&#232;s unique et fortifi&#233;e. Clark presse Juin d'agir dans 24 heures en raison de la gravit&#233; de la situation (les Anglo-Am&#233;ricains ont d&#233;barqu&#233; &#224; Anzio, &#224; 60 kilom&#232;tres de Rome, mais sont contenus et les Am&#233;ricains subissent par ailleurs une d&#233;faite sur la rivi&#232;re Rapido). Le Fran&#231;ais, lui, avait pr&#233;vu de lancer un assaut dans un autre secteur. L'offensive contre le sommet du Belv&#233;d&#232;re est donc une mission de diversion pour soulager la pression allemande sur les autres fronts. Les d&#233;lais impos&#233;s et les moyens disponibles donnent &#224; cette attaque un caract&#232;re presque impossible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 25 janvier 1944, &#224; 6h30, la 3e division d'infanterie alg&#233;rienne command&#233;e par un nom illustre du corps exp&#233;ditionnaire, le g&#233;n&#233;ral de Monsabert, s'&#233;lance vers le sommet du Belv&#233;d&#232;re. Assauts et contre-attaques se succ&#232;dent pendant une semaine, parfois au corps &#224; corps, pour conqu&#233;rir ou conserver pitons rocheux et villages.Le sommet du Belv&#233;d&#232;re est pris, &#224; la grande surprise de l'&#233;tat-major alli&#233;. Puis, &#224; court de munitions et sans renforts, les unit&#233;s fran&#231;aises ne peuvent exploiter ce succ&#232;s et se replient. Le 4e R&#233;giment de tirailleurs tunisiens, &#224; lui seul, a perdu 1.500 hommes et son colonel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Alli&#233;s pi&#233;tinent ensuite dans la r&#233;gion pendant quatre mois. Quatre offensives &#233;chouent tour &#224; tour. Le 15 f&#233;vrier, 140 forteresses volantes am&#233;ricaines d&#233;versent 40 tonnes de bombes sur le c&#233;l&#232;bre monast&#232;re. Ce bombardement massif tue des centaines de civils r&#233;fugi&#233;s l&#224; et d&#233;truit un patrimoine inestimable. Loin d'offrir une perspective de perc&#233;e aux Alli&#233;s, il transforme le site en position d&#233;fensive id&#233;ale pour les parachutistes allemands qui se retranchent aussit&#244;t dans ses ruines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet hiver, la pluie est diluvienne, spectaculaire. Le c&#233;l&#232;bre soleil d'Italie a disparu. Camions et chars s'embourbent. Des rivi&#232;res sont en crue. Certains soldats ont les pieds gel&#233;s &#224; cause de la neige. Il faut &#224; tout prix d&#233;bloquer la situation. Le g&#233;n&#233;ral Juin, qui a acquis l'estime de Clark, le convainc de confier aux Fran&#231;ais une attaque-surprise des monts Aurunces, &#224; 25 kilom&#232;tres au sud-ouest de Monte-Cassino. Il s'agit, dans ce secteur o&#249; les Allemands ne les attendent pas, de conduire une vaste man&#339;uvre enveloppante pour encercler les d&#233;fenseurs de Monte-Cassino. Au m&#234;me moment, Am&#233;ricains mais aussi Britanniques, Canadiens et Polonais de la 8e arm&#233;e feront diversion. L'op&#233;ration est soigneusement pr&#233;par&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s une puissante pr&#233;paration d'artillerie, les 100.000 soldats que compte d&#233;sormais le corps exp&#233;ditionnaire fran&#231;ais passent &#224; l'offensive dans la nuit du 11 au 12 mai 1944, presque 4 ans jour pour jour apr&#232;s le d&#233;but de l'offensive allemande contre la France le 10 mai 1940. Le 12 mai, sur la rivi&#232;re Garigliano qui donnera son nom &#224; la bataille, la division de Monsabert se distingue et emporte Castelforte. Cinq jours plus tard, le chef des arm&#233;es allemandes sur le front italien, le mar&#233;chal Kesserling, ordonne &#224; ses troupes d'abandonner le secteur de Monte-Cassino de crainte de voir la man&#339;uvre des Fran&#231;ais r&#233;ussir (le monast&#232;re lui-m&#234;me, en ruine, est pris de haute force par les Polonais). Juin a d&#233;montr&#233; ses qualit&#233;s de strat&#232;ge (il sera &#233;lev&#233; &#224; la dignit&#233; de mar&#233;chal de France en 1952). La route de Rome est enfin ouverte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les magnifiques faits d'armes du corps exp&#233;ditionnaire vont cependant &#234;tre ternis, dans l'imm&#233;diat apr&#232;s-guerre, par des accusations de viols, qui auraient &#233;t&#233; perp&#233;tr&#233;s pour la plupart dans un temps tr&#232;s court, apr&#232;s la bataille de Monte-Cassino, dans le Bas-Latium. La r&#233;alit&#233; de viols est av&#233;r&#233;e, comme h&#233;las dans toute guerre. L'incertitude, persistante aujourd'hui, porte sur leur nombre et les causes de ces crimes. La conviction que ces viols ont &#233;t&#233; particuli&#232;rement nombreux et commis en majorit&#233; par des soldats marocains de l'arm&#233;e fran&#231;aise est tr&#232;s vivace en Italie, comme l'atteste le mot qui pr&#233;tend les d&#233;signer, &#171; Marocchinate &#187; (sic). Le film &lt;i&gt;La Ciociara&lt;/i&gt; (1960) de Vittorio De Sica avec Sophia Loren et Jean-Paul Belmondo, d'apr&#232;s le roman &#233;ponyme d'Alberto Moravia publi&#233; en 1957, le raconte. Mais cette m&#233;moire a aussi parfois &#233;t&#233; instrumentalis&#233;e, et le sujet demeure d&#233;licat et pol&#233;mique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il semble vraisemblable que ces viols, souvent commis en r&#233;union, aient &#233;t&#233; en effet nombreux imm&#233;diatement apr&#232;s la victoire de Monte-Cassino. Les pertes &#233;lev&#233;es parmi les officiers de troupe lors de certains engagements, en particulier la bataille du Garigliano, ont entra&#238;n&#233;, en certains endroits, la disparition temporaire de tout encadrement et ont pu, pendant ce laps de temps, contribuer &#224; un rel&#226;chement voire une suspension temporaire de la discipline. Un ph&#233;nom&#232;ne de &#171; d&#233;compensation &#187; de certains soldats perdant tous leurs freins moraux apr&#232;s les mois de souffrances endur&#233;es dans les montagnes, lorsque ceux-ci sont arriv&#233;s dans la r&#233;gion de Frosinone, a &#233;t&#233; &#233;voqu&#233; (Julie Le Gac, &lt;i&gt;Vaincre sans gloire &#8211; Le corps exp&#233;ditionnaire fran&#231;ais en Italie,&lt;/i&gt; Les Belles Lettres/Minist&#232;re de la d&#233;fense, 2013).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rien ne conduit en revanche &#224; supposer que le commandement, ou simplement des officiers isol&#233;s, aurait donn&#233; un feu vert implicite ou ferm&#233; les yeux. Au contraire, d'apr&#232;s les &#233;l&#233;ments disponibles, tout au cours de la campagne, une trentaine de soldats, pris en flagrant d&#233;lit par des cadres, ont &#233;t&#233; aussit&#244;t fusill&#233;s. En outre, apr&#232;s enqu&#234;te de la pr&#233;v&#244;t&#233;, de nombreuses informations judiciaires ont &#233;t&#233; ouvertes par les juridictions militaires pour ces crimes contre des civils. Si l'on excepte quelques ordonnances de non-lieu, la justice militaire a prononc&#233; 19 acquittements, 125 condamnations pour viols, 12 pour attentats &#224; la pudeur et 17 pour assassinat (ces chiffres sont issus d'une &#233;tude statistique men&#233;e au sein des archives de la justice militaire et publi&#233;e en octobre 1994). S'agissant des peines, une ex&#233;cution capitale a &#233;t&#233; prononc&#233;e et, pour les autres condamn&#233;s, des peines de prison ou de travaux forc&#233;s ont &#233;t&#233; inflig&#233;es.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s-guerre, les nouvelles autorit&#233;s italiennes, pour leur part, ont soutenu que 1.159 viols avaient &#233;t&#233; perp&#233;tr&#233;s par des soldats alli&#233;s (toutes nationalit&#233;s confondues) entre 1943 et 1947 et ont imput&#233; 973 d'entre-eux &#224; des soldats du corps exp&#233;ditionnaire fran&#231;ais. Face aux protestations du gouvernement italien apr&#232;s-guerre, l'arm&#233;e a institu&#233; un service d'indemnisation. Celui-ci a &#233;t&#233; saisi de 1.488 demandes d'indemnisation pour viols (pas toutes estim&#233;es fond&#233;es) et de pr&#232;s de 4.600 demandes pour vols et pillages jusqu'en juillet 1947. &#192; titre de comparaison, si l'on en croit Robert J. Lilly, 3.600 viols auraient &#233;t&#233; commis par des G.I. en France et 11.000 en Allemagne (&lt;i&gt;La face cach&#233;e des G.I.&lt;/i&gt;, Payot, 2022). De la part de l'Arm&#233;e rouge, les viols des Allemandes ont eu un caract&#232;re syst&#233;matique et d&#233;passent sans doute le million (le chiffre de 2 millions a &#233;t&#233; avanc&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le nombre pr&#233;cis des viols en Italie est encore aujourd'hui impossible &#224; d&#233;terminer. Les t&#233;moignages v&#233;rifi&#233;s sont rarissimes, les archives muettes ou incompl&#232;tes &#187;, estime un historien, qui pr&#233;f&#232;re garder l'anonymat tant le sujet reste sensible. &lt;i&gt;&#171; Pour compliquer le dossier, l'affaire de ces viols est souvent confondue avec celle de la prostitution. Il est arriv&#233; que des m&#232;res qui n'avaient rien &#224; manger &#171; proposent &#187; des adolescentes &#224; des soldats alli&#233;s, comme le raconte Malaparte dans son livre &#171; La peau &#187; &#187; &lt;/i&gt;, argumente cet historien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les premiers &#233;l&#233;ments de la 3e Division d'infanterie alg&#233;rienne et de la 1re Division fran&#231;aise libre entrent &#224; Rome le 5 juin. Alors que survient le D&#233;barquement en Normandie, &lt;a href='https://www.notrejournal.info/http%3A%2F%2Fwww.lefigaro.fr%2Fculture%2Fa-rome-des-dessins-realises-dans-une-eglise-evoquent-de-souvenir-d-un-refuge-juif-et-antifasciste-20220508&amp;data=05%7C02%7C%7C86a1791100234ed3955608dc892d4c96%7C84df9e7fe9f640afb435aaaaaaaaaaaa%7C1%7C0%7C638536074929804536%7CUnknown%7CTWFpbGZsb3d8eyJWIjoiMC4wLjAwMDAiLCJQIjoiV2luMzIiLCJBTiI6Ik1haWwiLCJXVCI6Mn0%3D%7C0%7C%7C%7C&amp;sdata=omBxwVSytQVTeBt3Ndybst%2FuWZltCvrEmRE2TZzB%2Bi0%3D&amp;reserved=0&#034; target=&#034;_blank&#034; rel=&#034;noreferrer noopener'&gt;l'arm&#233;e fran&#231;aise, accueillie en lib&#233;rateurs par des Romains d&#233;lirant de joie&lt;/a&gt; , d&#233;couvre le Colis&#233;e et la Piazza Navona.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On cherche qui d&#233;signer pour hisser le drapeau tricolore sur le Palais Farn&#232;se, si&#232;ge de l'ambassade de France. Cet honneur &#233;choit &#224; un soldat du rang de 20 ans, Paul Poggionovo. C'est un Corse, ancien r&#233;sistant dans l'&#238;le de Beaut&#233; et qui a jou&#233; un r&#244;le notable dans l'insurrection de septembre-octobre 1943. Il a ensuite devanc&#233; l'appel. Une photo du Service cin&#233;matographique de l'arm&#233;e montre le jeune homme hissant les trois couleurs au balcon du Palais Farn&#232;se. Il tombera cent jours plus tard en Haute-Sa&#244;ne, dans les combats pour la lib&#233;ration de la France, et repose au cimeti&#232;re du village de Sollacaro (Corse-du-Sud).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.notrejournal.info/https%3A%2F%2Fwww.lefigaro.fr%2Finternational%2F2016%2F07%2F14%2F01003-20160714ARTFIG00200-le-pont-italien-qu-aimait-hitler.php&amp;data=05%7C02%7C%7C86a1791100234ed3955608dc892d4c96%7C84df9e7fe9f640afb435aaaaaaaaaaaa%7C1%7C0%7C638536074929810015%7CUnknown%7CTWFpbGZsb3d8eyJWIjoiMC4wLjAwMDAiLCJQIjoiV2luMzIiLCJBTiI6Ik1haWwiLCJXVCI6Mn0%3D%7C0%7C%7C%7C&amp;sdata=WM%2BLFEN231SLlzsR8BkDgooIz7qF%2BjSuXSSMqqkA7WU%3D&amp;reserved=0&#034; target=&#034;_blank&#034; rel=&#034;noreferrer noopener'&gt;Le corps exp&#233;ditionnaire fran&#231;ais progresse ensuite vers la Toscane&lt;/a&gt; et d&#233;livre Sienne le 3 juillet. Ses unit&#233;s lib&#232;rent l'&#238;le d'Elbe puis sont retir&#233;es d'Italie pour int&#233;grer la premi&#232;re arm&#233;e fran&#231;aise command&#233;e par le g&#233;n&#233;ral de Lattre de Tassigny. Et &lt;a href='https://www.notrejournal.info/https%3A%2F%2Fwww.lefigaro.fr%2Fhistoire%2Farchives%2Fil-y-a-75-ans-l-autre-debarquement-en-provence-20190813&amp;data=05%7C02%7C%7C86a1791100234ed3955608dc892d4c96%7C84df9e7fe9f640afb435aaaaaaaaaaaa%7C1%7C0%7C638536074929815309%7CUnknown%7CTWFpbGZsb3d8eyJWIjoiMC4wLjAwMDAiLCJQIjoiV2luMzIiLCJBTiI6Ik1haWwiLCJXVCI6Mn0%3D%7C0%7C%7C%7C&amp;sdata=av%2B%2F3OxojZ5EvdBqIAcerr%2Fw5FcuxrbYciMiJ%2BSts%2Fo%3D&amp;reserved=0&#034; target=&#034;_blank&#034; rel=&#034;noreferrer noopener'&gt;ce sont ces soldats qui, au premier chef, d&#233;barqueront en Provence le 15 ao&#251;t 1944&lt;/a&gt; .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le corps exp&#233;ditionnaire sur le front d'Italie a permis aux Fran&#231;ais, on l'a dit, d'&#234;tre pris au s&#233;rieux au plan militaire par les Am&#233;ricains. Il a redonn&#233; sa fiert&#233; &#224; l'arm&#233;e fran&#231;aise quatre ans apr&#232;s le d&#233;sastre de 1940. Et aid&#233; De Gaulle &#224; faire reconna&#238;tre &#224; notre pays un statut honorable &#224; la fin de la guerre.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'obsession du regard critique en histoire, la peur de para&#238;tre na&#239;f, la hantise d'&#234;tre accus&#233; d'id&#233;aliser le pass&#233;, les d&#233;chirements ult&#233;rieurs de la guerre d'Alg&#233;rie, ont conduit &#224; taire une r&#233;alit&#233; pourtant belle : dans les rangs du corps exp&#233;ditionnaire fran&#231;ais ont combattu aussi bien &lt;a href='https://www.notrejournal.info/https%3A%2F%2Fwww.lefigaro.fr%2F2006%2F09%2F27%2F03004-20060927ARTFIG90130-alain_mimoun_j_ai_vu_l_enfer_a_monte_cassino.php&amp;data=05%7C02%7C%7C86a1791100234ed3955608dc892d4c96%7C84df9e7fe9f640afb435aaaaaaaaaaaa%7C1%7C0%7C638536074929820490%7CUnknown%7CTWFpbGZsb3d8eyJWIjoiMC4wLjAwMDAiLCJQIjoiV2luMzIiLCJBTiI6Ik1haWwiLCJXVCI6Mn0%3D%7C0%7C%7C%7C&amp;sdata=5z73rgxpJD63xtBGy2g2GBLsa8aHPPPmXfxTHnShaCo%3D&amp;reserved=0&#034; target=&#034;_blank&#034; rel=&#034;noreferrer noopener'&gt;le grand athl&#232;te Alain Mimoun&lt;/a&gt; que le cin&#233;aste Jean-Pierre Melville. Et ils &#233;taient fraternellement c&#244;te &#224; c&#244;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Guillaume Perrault&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lefigaro.fr/vox/histoire/1944-les-victoires-oubliees-de-l-armee-francaise-contre-les-allemands-pendant-la-campagne-d-italie-20240601&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://www.lefigaro.fr/vox/histoire/1944-les-victoires-oubliees-de-l-armee-francaise-contre-les-allemands-pendant-la-campagne-d-italie-20240601&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://www.cerclealgerianiste-lyon.org/2024/06/10/1944-les-victoires-oubliees-de-larmee-francaise-contre-les-allemands-pendant-la-campagne-ditalie/" class="spip_out"&gt;https://www.cerclealgerianiste-lyon...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>Cercle alg&#233;rianiste de Lyon. Compte-rendu de la causerie de Claude Barri&#232;re du jeudi 13 mars 2025 sur les &#171; Accord d'Evian &#187;.</title>
		<link>https://www.notrejournal.info/Cercle-algerianiste-de-Lyon-Compte-rendu-de-la-34015</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.notrejournal.info/Cercle-algerianiste-de-Lyon-Compte-rendu-de-la-34015</guid>
		<dc:date>2025-05-29T08:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bisida G. Alolavevolu</dc:creator>


		<dc:subject>article-externe</dc:subject>

		<description>Lire sur l'Encyclop&#233;die de l'AFN : Les accords d'Evian Plus de 25 personnes &#233;taient pr&#233;sentes rue Bourgelat le jeudi 13 mars &#224; 15 heures pour &#233;couter Claude Barri&#232;re, administrateur du Cercle de Lyon, nous entretenir des Accords d'&#201;vian entr&#233;s en application, si l'on peut dire, le 19 mars 1962. L'orateur a soulign&#233; que ces accords n'avaient &#233;t&#233; conclus qu'avec une seule partie, le FLN, et avaient exclu toutes les autres : les Fran&#231;ais d'Alg&#233;rie, les Musulmans favorables &#224; la France et le (&#8230;)

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&lt;a href="https://www.notrejournal.info/-Sites-internet-" rel="directory"&gt;Sites internet&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.notrejournal.info/+-article-externe-+" rel="tag"&gt;article-externe&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.notrejournal.info/local/cache-vignettes/L120xH90/arton34015-671cd.jpg?1769704673' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='120' height='90' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;Lire sur l'Encyclop&#233;die de l'AFN : &lt;a href=&#034;https://encyclopedie-afn.org/Les_accords_d%27%C3%89VIAN&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les accords d'Evian&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Plus de 25 personnes &#233;taient pr&#233;sentes rue Bourgelat le jeudi 13 mars &#224; 15 heures pour &#233;couter Claude Barri&#232;re, administrateur du Cercle de Lyon, nous entretenir des Accords d'&#201;vian entr&#233;s en application, si l'on peut dire, le 19 mars 1962.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'orateur a soulign&#233; que ces accords n'avaient &#233;t&#233; conclus qu'avec une seule partie, le FLN, et avaient exclu toutes les autres : les Fran&#231;ais d'Alg&#233;rie, les Musulmans favorables &#224; la France et le MNA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a ensuite pr&#233;cis&#233; que les n&#233;gociateurs fran&#231;ais, press&#233;s par De Gaulle de conclure rapidement et &#224; n'importe quel prix, avaient sign&#233; ce qu'un de ces n&#233;gociateurs avait appel&#233; &#171; un bien &#233;trange document &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a rappel&#233; les cons&#233;quences n&#233;fastes de ces accords ayant pr&#233;cipit&#233; l'exode de pr&#232;s d'un million de Fran&#231;ais d'Alg&#233;rie et le massacre, dans des conditions atroces, de 70 000 &#224; 80 000 harkis. Il a enfin affirm&#233; que ces accords avaient permis la mise en place en Alg&#233;rie d'un r&#233;gime calamiteux qui perdure soixante ans plus tard et devant lequel les gouvernants fran&#231;ais sont trop enclins &#224; la repentance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s un tel rappel, l'auditeur ne pouvait que s'interroger sur la responsabilit&#233; de celui qui avait pr&#233;sid&#233; au &#171; d&#233;gagement &#187; d'Alg&#233;rie dans de telles conditions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, Il me para&#238;t utile souligner le caract&#232;re particuli&#232;rement inopportun que rev&#234;t l'inauguration, ce 12 avril 2025, d'une esplanade du 26 mars 1962 &#224; Lyon, et cela pour deux raisons &#233;videntes : la duperie tragique que constitu&#232;rent les pr&#233;tendus Accords d'&#201;vian, et la remise du pouvoir &#224; un r&#233;gime alg&#233;rien, toujours en place, dont les valeurs ne sont gu&#232;re compatibles avec celles que veulent d&#233;fendre nos &#233;lus municipaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore merci &#224; Claude Barri&#232;re pour cette belle causerie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gr&#233;goire Finidori, Pr&#233;sident du Cercle de Lyon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://www.cerclealgerianiste-lyon.org/2025/03/17/cercle-algerianiste-de-lyon-compte-rendu-de-la-causerie-de-claude-barriere-du-jeudi-13-mars-2025-sur-les-accord-devian/" class="spip_out"&gt;https://www.cerclealgerianiste-lyon...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>Cercle Alg&#233;rianiste de Lyon. Message de Roger V&#233;tillard &#224; propos de son livre Histoire de la Compagnie Alg&#233;rienne.</title>
		<link>https://www.notrejournal.info/Cercle-Algerianiste-de-Lyon-Message-de-Roger</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.notrejournal.info/Cercle-Algerianiste-de-Lyon-Message-de-Roger</guid>
		<dc:date>2025-05-25T08:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bisida G. Alolavevolu</dc:creator>


		<dc:subject>article-externe</dc:subject>

		<description>Message de Roger V&#233;tillard : Chers amis, Un rapide courriel pour vous dire que la pr&#233;sentation de mon dernier ouvrage qui concerne l'HISTOIRE DE LA COMPAGNIE ALGERIENNE a &#233;t&#233; mise en ligne sur le site de la revue &#171; Guerres-et-Conflits &#187; : https://guerres-et-conflits.over-blog.com/ Merci de relayer cette information. Amicalement &#224; chacun de vous : Roger Nous vous rappelons que Roger V&#233;tillard &#233;tait au Vatel, le 15 avril. 2025. Il nous a parl&#233; des Acadiens du XVIII&#232;me si&#232;cle (&#8230;)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.notrejournal.info/local/cache-vignettes/L120xH90/arton34049-3cfdf.jpg?1769704673' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='120' height='90' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Message de Roger V&#233;tillard&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Chers amis,&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un rapide courriel pour vous dire que la pr&#233;sentation de mon dernier ouvrage qui concerne l'HISTOIRE DE LA COMPAGNIE ALGERIENNE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;a &#233;t&#233; mise en ligne sur le site de la revue &#171; Guerres-et-Conflits &#187; : &lt;a href='https://www.notrejournal.info/https%3A%2F%2Fguerres-et-conflits.over-blog.com%2F&amp;data=05%7C02%7C%7C89ddee3b162343ba4e0008dd6ad38efe%7C84df9e7fe9f640afb435aaaaaaaaaaaa%7C1%7C0%7C638784179043901743%7CUnknown%7CTWFpbGZsb3d8eyJFbXB0eU1hcGkiOnRydWUsIlYiOiIwLjAuMDAwMCIsIlAiOiJXaW4zMiIsIkFOIjoiTWFpbCIsIldUIjoyfQ%3D%3D%7C0%7C%7C%7C&amp;sdata=O%2BSEfRw7zIicIXJtHoQmQMs0nfQ2D9JBBGgM96%2Fap4E%3D&amp;reserved=0'&gt;https://guerres-et-conflits.over-blog.com/&lt;/a&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Merci de relayer cette information.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amicalement &#224; chacun de vous&lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;Roger&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nous vous rappelons que Roger V&#233;tillard &#233;tait au Vatel, le 15 avril. 2025.&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Il nous a parl&#233; des Acadiens du XVIII&#232;me si&#232;cle pr&#233;curseurs des pieds-noirs. (le grand D&#233;rangement).Ci-dessous une photo de Roger V&#233;tillard et de la couverture de son livre sur la Compagnie Alg&#233;rienne&lt;/strong&gt;. &lt;a href=&#034;https://www.cerclealgerianiste-lyon.org/wp-content/uploads/2025/03/R.Vetillard.jpg&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://www.cerclealgerianiste-lyon...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;figure class='spip_documents spip_lien_ok'&gt;
&lt;img src='https://www.notrejournal.info/local/cache-vignettes/L299xH169/RVetillard-3cf4ed62-890e2-d8f20.jpg?1769728698' width='299' height='169'
alt=&#034;JPEG - 15.5&#160;kio&#034; style='max-width:100%;' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption&gt;
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.cerclealgerianiste-lyon.org/wp-content/uploads/2025/03/Cie-Algerienne.jpg&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://www.cerclealgerianiste-lyon...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;figure class='spip_documents spip_lien_ok'&gt;
&lt;img src='https://www.notrejournal.info/local/cache-vignettes/L182xH277/Cie-Algerienne-7da5e4bc-7d0c2-6361e.jpg?1769728698' width='182' height='277'
alt=&#034;JPEG - 12.8&#160;kio&#034; style='max-width:100%;' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption&gt;
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://www.cerclealgerianiste-lyon.org/2025/03/25/cercle-algerianiste-de-lyon-message-de-roger-vetillard-a-propos-de-son-livre-histoire-de-la-compagnie-algerienne/" class="spip_out"&gt;https://www.cerclealgerianiste-lyon...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>Extrait du blogue de Bernard Lugan, historien, auteur de la lettre d'informations &#171; L'Afrique r&#233;elle &#187;.</title>
		<link>https://www.notrejournal.info/Extrait-du-blogue-de-Bernard-Lugan-historien</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.notrejournal.info/Extrait-du-blogue-de-Bernard-Lugan-historien</guid>
		<dc:date>2025-05-03T08:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bisida G. Alolavevolu</dc:creator>


		<dc:subject>article-externe</dc:subject>

		<description>Le blog officiel de Bernard Lugan : La gauche fran&#231;aise, cette gardienne vigilante du mensonge national alg&#233;rien Le pouvoir alg&#233;rien dispose de relais fid&#232;les en France. Ces auxiliaires d&#233;vou&#233;s forment &#224; la fois le poumon de la diplomatie parall&#232;le d'Alger et le porte-voix de ses services. H&#233;ritiers des &#171; porteurs de valises &#187;, on trouve parmi eux des journalistes complaisants ou incultes et des militants poursuivant un combat r&#233;volutionnaire de destruction de la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise. Tous (&#8230;)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.notrejournal.info/local/cache-vignettes/L120xH90/arton34017-6a920.jpg?1769704673' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='120' height='90' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://bernardlugan.blogspot.com/2025/03/la-gauche-francaise-cette-gardienne.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le blog officiel de Bernard Lugan : La gauche fran&#231;aise, cette gardienne vigilante du mensonge national alg&#233;rien&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pouvoir alg&#233;rien dispose de relais fid&#232;les en France. Ces auxiliaires d&#233;vou&#233;s forment &#224; la fois le poumon de la diplomatie parall&#232;le d'Alger et le porte-voix de ses services. H&#233;ritiers des &#171; porteurs de valises &#187;, on trouve parmi eux des journalistes complaisants ou incultes et des militants poursuivant un combat r&#233;volutionnaire de destruction de la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise. Tous v&#233;hiculent et popularisent dans l'espace m&#233;diatique l'histoire officielle alg&#233;rienne &#233;crite depuis 1962 et &#224; laquelle l'&#233;cole de Benjamin Stora donne un label &#171; scientifique &#187;. Contr&#244;lant &#224; la fois l'universit&#233; et le monde des m&#233;dias, ils ont r&#233;ussi &#224; imposer en France l'exclusivit&#233; de la fausse histoire sur laquelle repose la &#171; l&#233;gitimit&#233; &#187; du pouvoir alg&#233;rien. Toute critique de ses dogmes d&#233;clenche automatiquement le tir group&#233; de m&#233;dias soumis ou stipendi&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oser simplement &#233;crire que la nation alg&#233;rienne n'existait pas en 1830 quand se fit le d&#233;barquement fran&#231;ais &#224; Sidi Ferruch, entra&#238;ne ainsi imm&#233;diatement l'accusation de &#171; nostalgique de l'Alg&#233;rie fran&#231;aise &#187; ou de &#171; partisan de l'OAS &#187;, donc la disqualification et la mise au ban.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, comme l'&#233;crivait en 1936 Ferhat Abbas, le futur premier chef d'Etat de l'Alg&#233;rie ind&#233;pendante :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Si j'avais d&#233;couvert la &#171; Nation Alg&#233;rienne &#187;, je serais nationaliste et je n'en rougirais pas comme d'un crime. Les hommes morts pour l'id&#233;al national sont journellement honor&#233;s et respect&#233;s. Ma vie ne vaut pas plus que la leur. Et cependant je ne ferai pas ce sacrifice. L'Alg&#233;rie en tant que Patrie est un mythe. Je ne l'ai pas d&#233;couverte. J'ai interrog&#233; l'Histoire ; j'ai interrog&#233; les morts et les vivants ; j'ai visit&#233; les cimeti&#232;res : personne ne m'en a parl&#233;. &#187; (&lt;/i&gt;Ferhat Abbas, Paris : &#201;ditions Garnier Fr&#232;res, 1981, p. 27.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le g&#233;n&#233;ral de Gaulle lui-m&#234;me d&#233;clara :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Depuis que le monde est le monde, il n'y a jamais eu d'unit&#233;, ni, &#224; plus forte raison, de souverainet&#233; alg&#233;rienne. Carthaginois, Romains, Vandales, Byzantins, Arabes syriens, Arabes de Cordoue, Turcs, Fran&#231;ais, ont tour &#224; tour p&#233;n&#233;tr&#233; le pays, sans qu'il y ait eu, &#224; aucun moment, sous aucune forme, un Etat alg&#233;rien &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(Conf&#233;rence de presse du g&#233;n&#233;ral de Gaulle, le 16 septembre 1959).&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au sujet de la p&#233;riode turque qui dura des ann&#233;es 1500 jusqu'&#224; 1830, soit trois si&#232;cles, il est tout simplement interdit de soutenir qu'elle ne fut pas celle de la gestation d'une nation alg&#233;rienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pourtant, la v&#233;rit&#233; historique est que la R&#233;gence turque d'Alger n'&#233;tait pas une possession oubli&#233;e en terre africaine, mais un &#233;l&#233;ment essentiel du dispositif imp&#233;rial ottoman. &#192; la diff&#233;rence de celles de Tripoli et de Tunis, la R&#233;gence d'Alger&lt;i&gt; &lt;/i&gt;demeura en effet une colonie de &lt;i&gt;la Porte ottomane&lt;/i&gt; sous autorit&#233; de Beys nomm&#233;s &#224; la t&#234;te de &lt;i&gt;Beylik &lt;/i&gt;ou provinces, puis de Deys plac&#233;s &#224; la t&#234;te de &lt;i&gt;Deylik&lt;/i&gt;. Toujours &#224; la diff&#233;rence des R&#233;gences de Tripoli et de Tunis, il n'y eut jamais de v&#233;ritable rupture entre Alger et le centre de l'empire ottoman. Voil&#224; qui explique pourquoi, il n'y eut pas ici d'&#233;volution vers une monarchie nationale comme cela fut le cas en Tunisie avec les Husseinites, ou &#224; Tripoli avec les Karamanli.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; la p&#233;riode fran&#231;aise, elle est toujours pr&#233;sent&#233;e par les z&#233;l&#233;s amis du r&#233;gime alg&#233;rien, comme une p&#233;riode d'exploitation et de massacres. Un histrion m&#233;diatique a m&#234;me os&#233; pr&#233;tendre r&#233;cemment que les exactions fran&#231;aises y furent &#224; ce pont embl&#233;matiques que le nazisme s'en inspira&#8230;Inutile en revanche de chercher dans ces m&#233;dias align&#233;s sur la doxa du FLN, le legs que la France laissa &#224; la jeune Alg&#233;rie en 1962. A savoir 54 000 kilom&#232;tres de routes et pistes, 80 000 avec les pistes sahariennes, dont 31 routes nationales dont pr&#232;s de 9 000 kilom&#232;tres goudronn&#233;s ; 4 300 kilom&#232;tres de voies ferr&#233;es ; 4 ports &#233;quip&#233;s aux normes internationales, 23 ports am&#233;nag&#233;s dont 10 accessibles aux grands cargos et 5 pouvant &#234;tre desservis par des paquebots ; 34 phares maritimes ; une douzaine d'a&#233;rodromes principaux ; des centaines d'ouvrages d'art (ponts, tunnels, viaducs, barrages, etc.) ; des milliers de b&#226;timents administratifs, de casernes, de b&#226;timents officiels ; 31 centrales hydro&#233;lectriques ou thermiques ; une centaine d'industries importantes dans les secteurs de la construction, de la m&#233;tallurgie, de la cimenterie, etc. ; des milliers d'&#233;coles, d'instituts de formations, de lyc&#233;es, d'universit&#233;s ; en 1962, plus de 800 000 enfants &#233;taient scolaris&#233;s dans 17 000 classes, soit autant d'instituteurs dont un tiers de musulmans ; un h&#244;pital universitaire de 2 000 lits &#224; Alger, trois grands h&#244;pitaux de chefs-lieux &#224; Alger, Oran et Constantine, 14 h&#244;pitaux sp&#233;cialis&#233;s et 112 h&#244;pitaux polyvalents, soit le chiffre exceptionnel d'un lit pour 300 habitants. Tous ces &#233;quipements, toutes ces infrastructures, tous ces &#233;tablissements ainsi que les personnels qui les faisaient fonctionner avaient &#233;t&#233; pay&#233;s par la France avec l'argent et l'imp&#244;t des Fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, dans le ciel &#171; serein &#187; de la propagande et de la d&#233;sinformation, un coup terrible a &#233;t&#233; port&#233; par Boualem Sansal au c&#339;ur m&#234;me de la fausse histoire alg&#233;rienne fabriqu&#233;e par le FLN depuis 1962. L'&#233;crivain a en effet os&#233; faire conna&#238;tre au grand public une v&#233;rit&#233; connue des historiens s&#233;rieux, mais interdite de publicit&#233;, &#224; savoir qu'avant la colonisation fran&#231;aise, l'ouest de l'Alg&#233;rie faisait partie du Maroc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour encore aggraver son cas, Boualem Sansal ajouta que, durant la guerre d'ind&#233;pendance, h&#233;berg&#233;s et aid&#233;s diplomatiquement, financi&#232;rement et militairement par Rabat, les dirigeants alg&#233;riens s'&#233;taient engag&#233;s &#224; ce que, une fois l'ind&#233;pendance obtenue, soient restitu&#233;s au Maroc des territoires qui lui avaient &#233;t&#233; arrach&#233;s par la colonisation. Or, apr&#232;s 1962, non seulement Alger n'a pas respect&#233; sa parole, mais, plus encore, a d&#233;clench&#233; contre le Maroc la guerre des Sables de 1963&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est donc pour avoir os&#233; toucher au mythe fondateur d'une Alg&#233;rie historiquement une et indivisible, crime tr&#232;s s&#233;v&#232;rement puni par le Code p&#233;nal alg&#233;rien, que Boualem Sansal a &#233;t&#233; emprisonn&#233;. Le &#171; Syst&#232;me &#187; qui l'a pris en otage et qui dirige l'Alg&#233;rie, ne peut en effet tol&#233;rer la moindre atteinte au dogme national, toute remise en cause de la fausse histoire de l'Alg&#233;rie repr&#233;sentant une menace existentielle pour lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fausse histoire qui hante d'ailleurs un non-dit alg&#233;rien r&#233;sum&#233; d'une phrase par Mohamed Harbi quand il &#233;crivit que &#171; L'histoire est l'enfer et le paradis des Alg&#233;riens &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Enfer &#187; effectivement, car l'histoire montre que l'Alg&#233;rie n'existait pas avant 1962, d'o&#249; ce complexe existentiel qui habite ses dirigeants et qui interdit chez eux toute analyse rationnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, paradoxe, cette histoire est en m&#234;me temps &#171; Paradis &#187;, parce que, pour oublier qu'elle est un &#171; Enfer &#187;, ces m&#234;mes dirigeants alg&#233;riens ont fabriqu&#233; une artificielle &#233;pop&#233;e valorisante &#224; laquelle ils sont condamn&#233;s &#224; faire semblant de croire&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cet exercice d'&#233;quilibrisme schizophr&#233;nique, ils sont aid&#233;s par la gauche fran&#231;aise devenue par complaisance et ethnomasochisme la gardienne vigilante du mensonge national alg&#233;rien&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour en savoir plus&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.notrejournal.info/https%3A%2F%2Flafriquereelle.send62.mp-newsletter.ch%2Fla-gauche-franaise-cette-gardienne-vigilante-du-mensonge-na%2FZnV2NEN0b3dFMWl3aXpBd2d4VUM0QT09-1-eStJZkFLVER6UVhESGUwemZ4VFkzU05KaW9tWVltNm9wSWtHN0t6UXlWQT0-11508947.html&amp;data=05%7C02%7C%7Cba564fe9dea4404b5f0608dd64cc1808%7C84df9e7fe9f640afb435aaaaaaaaaaaa%7C1%7C0%7C638777549918667205%7CUnknown%7CTWFpbGZsb3d8eyJFbXB0eU1hcGkiOnRydWUsIlYiOiIwLjAuMDAwMCIsIlAiOiJXaW4zMiIsIkFOIjoiTWFpbCIsIldUIjoyfQ%3D%3D%7C0%7C%7C%7C&amp;sdata=jxoCqJ%2B3JVsA6jpuw1FAL%2BgGcJdG%2FiDBMgPISzlkWJ8%3D&amp;reserved=0'&gt;Alg&#233;rie, l'Histoire &#224; l'endroit. Les dix grandes controverses de l'histoire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.notrejournal.info/https%3A%2F%2Flafriquereelle.send62.mp-newsletter.ch%2Fla-gauche-franaise-cette-gardienne-vigilante-du-mensonge-na%2FZnV2NEN0b3dFMWl3aXpBd2d4VUM0QT09-1-eStJZkFLVER6UVhESGUwemZ4VFkzU05KaW9tWVltNm9wSWtHN0t6UXlWQT0-11508948.html&amp;data=05%7C02%7C%7Cba564fe9dea4404b5f0608dd64cc1808%7C84df9e7fe9f640afb435aaaaaaaaaaaa%7C1%7C0%7C638777549918682218%7CUnknown%7CTWFpbGZsb3d8eyJFbXB0eU1hcGkiOnRydWUsIlYiOiIwLjAuMDAwMCIsIlAiOiJXaW4zMiIsIkFOIjoiTWFpbCIsIldUIjoyfQ%3D%3D%7C0%7C%7C%7C&amp;sdata=YllD5BUf5I8ZzUgFpcgd9RG5pwiihBsoTmzbuaZGU3k%3D&amp;reserved=0'&gt;Histoire des Alg&#233;ries des origines &#224; nos jours&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Offre sp&#233;ciale : commande des deux livres &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;50 euros port colissimo inclus au lieu de 68 euros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.notrejournal.info/https%3A%2F%2Flafriquereelle.send62.mp-newsletter.ch%2Fla-gauche-franaise-cette-gardienne-vigilante-du-mensonge-na%2FZnV2NEN0b3dFMWl3aXpBd2d4VUM0QT09-1-eStJZkFLVER6UVhESGUwemZ4VFkzU05KaW9tWVltNm9wSWtHN0t6UXlWQT0-11508949.html&amp;data=05%7C02%7C%7Cba564fe9dea4404b5f0608dd64cc1808%7C84df9e7fe9f640afb435aaaaaaaaaaaa%7C1%7C0%7C638777549918696446%7CUnknown%7CTWFpbGZsb3d8eyJFbXB0eU1hcGkiOnRydWUsIlYiOiIwLjAuMDAwMCIsIlAiOiJXaW4zMiIsIkFOIjoiTWFpbCIsIldUIjoyfQ%3D%3D%7C0%7C%7C%7C&amp;sdata=Oh0dZgozoBc0K08qZaVLYdPisJhEdKpbXCYSiYct7yQ%3D&amp;reserved=0'&gt;&lt;strong&gt;Pour en profiter, cliquer sur ce lien&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://www.cerclealgerianiste-lyon.org/2025/03/17/extrait-du-blogue-de-bernard-lugan-historien-auteur-de-la-lettre-dinformations-lafrique-reelle/" class="spip_out"&gt;https://www.cerclealgerianiste-lyon...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>Le Massacre du 26 mars 1962 &#224; Alger.</title>
		<link>https://www.notrejournal.info/Le-Massacre-du-26-mars-1962-a-Alger</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.notrejournal.info/Le-Massacre-du-26-mars-1962-a-Alger</guid>
		<dc:date>2025-04-30T08:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bisida G. Alolavevolu</dc:creator>


		<dc:subject>article-externe</dc:subject>

		<description>Article pour le 26 mars Extrait du Journal d'une M&#232;re de famille pied-noir .(F.Dessaigne) Aujourd'hui, nous comm&#233;morons, le massacre de la fusillade de la rue d'Isly &#224; Alger. C'&#233;tait le 26 mars 1962. Voici un extrait du livre de Francine Dessaigne : Journal d'une m&#232;re de famille pied-noir : bvoltaire.fr-26 mars 1962 une m&#232;re de famille pied-noir raconte le massacre de la rue dIsly T&#233;l&#233;charger Cet extrait est publi&#233; en cette date anniversaire, sur le Web, par Boulevard Voltaire. (&#8230;)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.notrejournal.info/local/cache-vignettes/L120xH90/arton34050-0d3c9.jpg?1769706019' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='120' height='90' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;Article pour le 26 mars&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Extrait du Journal d'une M&#232;re de famille pied-noir .(F.Dessaigne) &lt;a href=&#034;https://www.cerclealgerianiste-lyon.org/wp-content/uploads/2025/03/26-03.jpg&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://www.cerclealgerianiste-lyon...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;figure class='spip_documents spip_lien_ok'&gt;
&lt;img src='https://www.notrejournal.info/local/cache-vignettes/L300xH225/26-03-300x225-7da01184-b0636-92438.jpg?1769706019' width='300' height='225'
alt=&#034;JPEG - 12.9&#160;kio&#034; style='max-width:100%;' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption&gt;
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aujourd'hui, nous comm&#233;morons, le massacre de la fusillade de la rue d'Isly &#224; Alger.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C'&#233;tait le 26 mars 1962.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Voici un extrait du livre de Francine Dessaigne :&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Journal d'une m&#232;re de famille pied-noir&lt;/strong&gt; : &lt;a href=&#034;https://www.cerclealgerianiste-lyon.org/wp-content/uploads/2025/03/bvoltaire.fr-26-mars-1962-une-mere-de-famille-pied-noir-raconte-le-massacre-de-la-rue-dIsly.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;bvoltaire.fr-26 mars 1962 une m&#232;re de famille pied-noir raconte le massacre de la rue dIsly&lt;/a&gt; &lt;a href=&#034;https://www.cerclealgerianiste-lyon.org/wp-content/uploads/2025/03/bvoltaire.fr-26-mars-1962-une-mere-de-famille-pied-noir-raconte-le-massacre-de-la-rue-dIsly.pdf&#034; class=&#034;wp-block-file__button wp-element-button&#034; download aria-describedby=&#034;wp-block-file--media-f7345322-54fc-4998-a974-cd9ba479cd0c&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;T&#233;l&#233;charger&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cet extrait est publi&#233; en cette date anniversaire, sur le Web, par Boulevard Voltaire.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;figure class='spip_document_9716 spip_documents spip_documents_center media_pdfjs media_application media_application_pdf'&gt; &lt;!--[if !IE]&gt;&lt;!--&gt;&lt;iframe src=&#034;spip.php?page=pdfjs&amp;id_document=9716&#034; width=&#034;100%&#034; height=&#034;700&#034; style=&#034;border: none;&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;!--&lt;![endif]--&gt; &lt;!--[if IE]&gt;&lt;iframe src=&#034;IMG/pdf/bvoltaire.fr-26-mars-1962-une-mere-de-famille-pied-noir-raconte-le-massacre-de-la-rue-disly.pdf&#034; width=&#034;100%&#034; height=&#034;700&#034; style=&#034;border: none;&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;![endif]--&gt; &lt;/figure&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le livre est consultable, dans son int&#233;gralit&#233;, &#224; la Biblioth&#232;que du Cercle alg&#233;rianiste de Lyon, rue Bourgelat.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup d'entre vous, le conservent chez eux, avec d'autres livres de cette grande dame, pleine de talent. .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amiti&#233;s fid&#232;les&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ph.Perret&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://www.cerclealgerianiste-lyon.org/2025/03/26/le-massacre-du-26-mars-1962-a-alger/" class="spip_out"&gt;https://www.cerclealgerianiste-lyon...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>Cercle Alg&#233;rianiste National. Message de Suzy Simon-Nicaise : Kamel Daoud (dans Boulevard Voltaire)</title>
		<link>https://www.notrejournal.info/Cercle-Algerianiste-National-Message-de-Suzy</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.notrejournal.info/Cercle-Algerianiste-National-Message-de-Suzy</guid>
		<dc:date>2025-04-14T08:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bisida G. Alolavevolu</dc:creator>


		<dc:subject>article-externe</dc:subject>

		<description>Article du 6 mars 25 Alg&#233;rie : selon l'&#233;crivain Kamel Daoud, l'architecture coloniale est en danger &#8211; Boulevard Voltaire &#171; Alg&#233;rie : selon l'&#233;crivain Kamel Daoud, l'architecturecoloniale est en danger. &#187; bvoltaire.fr-Alg&#233;rie selon l&#233;crivain Kamel Daoud larchitecture coloniale est en danger T&#233;l&#233;charger

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.notrejournal.info/local/cache-vignettes/L120xH90/arton33934-9f93e.jpg?1769710050' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='120' height='90' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;Article du 6 mars 25&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.bvoltaire.fr/algerie-selon-lecrivain-kamel-daoud-larchitecture-coloniale-est-en-danger/?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&amp;utm_campaign=0852141687-MAILCHIMP_NL&amp;utm_medium=email&amp;utm_term=0_71d6b02183-0852141687-31172485&amp;mc_cid=0852141687&amp;mc_eid=88086c0e2c&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Alg&#233;rie : selon l'&#233;crivain Kamel Daoud, l'architecture coloniale est en danger &#8211; Boulevard Voltaire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Alg&#233;rie : selon l'&#233;crivain Kamel Daoud, l'architecturecoloniale est en danger. &#187; &lt;a href=&#034;https://www.cerclealgerianiste-lyon.org/wp-content/uploads/2025/03/bvoltaire.fr-Algerie-selon-lecrivain-Kamel-Daoud-larchitecture-coloniale-est-en-danger.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;bvoltaire.fr-Alg&#233;rie selon l&#233;crivain Kamel Daoud larchitecture coloniale est en danger&lt;/a&gt; &lt;a href=&#034;https://www.cerclealgerianiste-lyon.org/wp-content/uploads/2025/03/bvoltaire.fr-Algerie-selon-lecrivain-Kamel-Daoud-larchitecture-coloniale-est-en-danger.pdf&#034; class=&#034;wp-block-file__button wp-element-button&#034; download aria-describedby=&#034;wp-block-file--media-e8567857-d9e3-4a09-9915-35512f45e1fc&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;T&#233;l&#233;charger&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;figure class='spip_document_9666 spip_documents spip_documents_center media_pdfjs media_application media_application_pdf'&gt; &lt;!--[if !IE]&gt;&lt;!--&gt;&lt;iframe src=&#034;spip.php?page=pdfjs&amp;id_document=9666&#034; width=&#034;100%&#034; height=&#034;700&#034; style=&#034;border: none;&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;!--&lt;![endif]--&gt; &lt;!--[if IE]&gt;&lt;iframe src=&#034;IMG/pdf/bvoltaire.fr-algerie-selon-lecrivain-kamel-daoud-larchitecture-coloniale-est-en-danger.pdf&#034; width=&#034;100%&#034; height=&#034;700&#034; style=&#034;border: none;&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;![endif]--&gt; &lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://www.cerclealgerianiste-lyon.org/2025/03/06/cercle-algerianiste-national-message-de-suzy-simon-nicaise-kamel-daoud-dans-boulevard-voltaire/" class="spip_out"&gt;https://www.cerclealgerianiste-lyon...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>La D&#233;p&#234;che Alg&#233;rianiste des Alpes Maritimes (no 65). (f&#233;vrier 2025)</title>
		<link>https://www.notrejournal.info/La-Depeche-Algerianiste-des-Alpes-Maritimes-no-65</link>
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		<dc:date>2025-04-03T08:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bisida G. Alolavevolu</dc:creator>


		<dc:subject>article-externe</dc:subject>

		<description>La D&#233;p&#234;che Alg&#233;rianiste des A.Maritimes. (f&#233;vrier 2025) 31 pages d'informations tr&#232;s bien document&#233;es, certaines &#233;tonnantes, voire percutantes. La D&#233;p&#234;che 65 T&#233;l&#233;charger

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.notrejournal.info/local/cache-vignettes/L120xH90/arton33930-758e0.jpg?1769706270' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='120' height='90' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La D&#233;p&#234;che Alg&#233;rianiste des A.Maritimes. (f&#233;vrier 2025)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;31 pages d'informations tr&#232;s bien document&#233;es, certaines &#233;tonnantes, voire percutantes&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;. &lt;/strong&gt; &lt;a href=&#034;https://www.cerclealgerianiste-lyon.org/wp-content/uploads/2025/03/La-Depeche-65.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La D&#233;p&#234;che 65&lt;/a&gt; &lt;a href=&#034;https://www.cerclealgerianiste-lyon.org/wp-content/uploads/2025/03/La-Depeche-65.pdf&#034; class=&#034;wp-block-file__button wp-element-button&#034; download aria-describedby=&#034;wp-block-file--media-e80c5763-71a8-4b15-b47c-f6e92bb8ffa8&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;T&#233;l&#233;charger&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;figure class='spip_document_9643 spip_documents spip_documents_center media_pdfjs media_application media_application_pdf'&gt; &lt;!--[if !IE]&gt;&lt;!--&gt;&lt;iframe src=&#034;spip.php?page=pdfjs&amp;id_document=9643&#034; width=&#034;100%&#034; height=&#034;700&#034; style=&#034;border: none;&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;!--&lt;![endif]--&gt; &lt;!--[if IE]&gt;&lt;iframe src=&#034;IMG/pdf/la-depeche-65.pdf&#034; width=&#034;100%&#034; height=&#034;700&#034; style=&#034;border: none;&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;![endif]--&gt; &lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://www.cerclealgerianiste-lyon.org/2025/03/05/la-depeche-algerianiste-des-alpes-maritimes-no-65-fevrier-2025/" class="spip_out"&gt;https://www.cerclealgerianiste-lyon...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>Communiqu&#233; du Cercle alg&#233;rianiste national au sujet des all&#233;gations du journaliste Jean-Michel APHATIE.</title>
		<link>https://www.notrejournal.info/Communique-du-Cercle-algerianiste-national-au</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.notrejournal.info/Communique-du-Cercle-algerianiste-national-au</guid>
		<dc:date>2025-03-30T08:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bisida G. Alolavevolu</dc:creator>


		<dc:subject>article-externe</dc:subject>

		<description>CP-2025-03-10-Aphatie-Oradour T&#233;l&#233;charger Le d&#233;colonialiste Jean-Michel APhatie au chevet du r&#233;gime autoritaire alg&#233;rien. LE CERCLE ALG&#201;RIANISTE CONDAMNE LES ALL&#201;GATIONS MENSONG&#200;RES DU JOURNALISTE

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		</description>


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&lt;p&gt;Le d&#233;colonialiste Jean-Michel APhatie au chevet du r&#233;gime autoritaire alg&#233;rien.&lt;br class='autobr' /&gt;
LE CERCLE ALG&#201;RIANISTE CONDAMNE LES ALL&#201;GATIONS MENSONG&#200;RES DU JOURNALISTE&lt;/p&gt;
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		<title>Annonce du D&#233;c&#232;s de notre Amie et fid&#232;le adh&#233;rente Jeannine Grassi.</title>
		<link>https://www.notrejournal.info/Annonce-du-Deces-de-notre-Amie-et-fidele</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.notrejournal.info/Annonce-du-Deces-de-notre-Amie-et-fidele</guid>
		<dc:date>2025-03-27T09:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bisida G. Alolavevolu</dc:creator>


		<dc:subject>article-externe</dc:subject>
		<dc:subject>NJ-BdRh&#244;ne</dc:subject>

		<description>Information datant de 4 semaines environ. Chers Amis du Cercle Alg&#233;rianiste de Lyon Le Cercle Alg&#233;rianiste de Lyon est de nouveau, douloureusement frapp&#233; au c&#339;ur. Jeannine Grassi n'est plus. Les circonstances actuelles m'emp&#234;chent de vous en dire plus (aujourd'hui, veille de notre AG). Ses enfants viennent d'informer Jean Ribot du d&#233;part de Jeannine, une fid&#232;le d'entre les fid&#232;les. Elle a d&#251; rejoindre, l&#224;-haut, toutes celles et ceux qu'elle aimait, et qui l'ont pr&#233;c&#233;d&#233;e. Nous (&#8230;)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.notrejournal.info/local/cache-vignettes/L120xH90/arton33900-13481.jpg?1769712101' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='120' height='90' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;Information datant de 4 semaines environ.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Chers Amis du Cercle Alg&#233;rianiste de Lyon&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Cercle Alg&#233;rianiste de Lyon est de nouveau, douloureusement frapp&#233; au c&#339;ur.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jeannine Grassi n'est plus. Les circonstances actuelles m'emp&#234;chent de vous en dire plus&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(aujourd'hui, veille de notre AG).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ses enfants viennent d'informer Jean Ribot du d&#233;part de Jeannine, une fid&#232;le d'entre les fid&#232;les.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Elle a d&#251; rejoindre, l&#224;-haut, toutes celles et ceux qu'elle aimait, et qui l'ont pr&#233;c&#233;d&#233;e.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nous pensons &#224; son &#233;poux l'excellent colonel Grassi, le &#171; Saharien &#187; que Boris Kan et Jacques Canton-Debat,&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(et votre serviteur) ont bien connu et appr&#233;ci&#233;. (en particulier lors des r&#233;cits de ses souvenirs).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nous assurons ses enfants et toute sa famille de nos pens&#233;es affectueuses et attrist&#233;es.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce n'est qu'un au-revoir, Jeannine&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amiti&#233;s &#233;mues d'au-del&#224; de la mer.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vos amies et amis du Cercle Alg. de Lyon (et du 5&#232;me arr. ou elle habitait) ne vous oublient pas.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Philibert Perret&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://www.cerclealgerianiste-lyon.org/2025/02/27/annonce-du-deces-de-notre-amie-et-fidele-adherente-jeannine-grassi/" class="spip_out"&gt;https://www.cerclealgerianiste-lyon...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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