Notre Journal | Notre Journal - Premier média d'infos géré par des PN et lisible par tout le monde.
| Sem : 47 - 20.11.2008 - St Edmond
| Retrouvez parmi les articles, forums, etc.
La UNE : ADIMAD - Marignane après le démantèlement Retraite complémentaire GROUPAMA - Détails Lettre ouverte au PARISIEN Lancement de la pétition sur les cimetières d’ALGERIE NotreJournal vous paraît utile abonnez-vous pour 20 euros par an ! Cliquez ici ! ... NotreJournal fait partie du groupe des sites internet de Pieds-Noirs.InFo. Encyclopédie de l'AFN, Recherches de Personnes, Album photos des PN, le Livre d'OR des PN, Couscous Paella et destins, Projet COMEVIFA, CequOnEnPense, etc. Actus : Marignane : épilogue provisoire - photos Le Contingent aussi.. Marignane 48 heures après Marignane ? Piratage : la fin de l’intox ? Le CRI et Droit de Mémoire communiquent Suivez en direct les actualités sur Internet
S'abonner au Journal
Indiquer Notre Journal aux amis
Publier un communiqué ou doc
Articles EXPRESS
Annonces EVENEMENTS
Proposer un livre/DVD/etc
Portail - sites Internet
Web 2.0 sites - Actualités
Plan du Site
Articles PAR DATES
Rédaction - Contact
Etre informé par mail
ACCES Abonnés (en prépa)
BOUTIQUE (ouverte)
Livre d'OR de NotreJournal
Hasard sur l'Encyclo
 
Visiter NotreJournal

Cliquez sur les triangles noirs, pour voir ou replier
Déplier Articles par mots clés
Déplier Articles par Rubriques

Images aléatoires d'articles

  Le Livre/CD/DVD de la semaine


Accès : > Dossier du mois > L’affaire SI SALAH > Partie 2 : les contacts secrets
Partie 2 : les contacts secrets

jeudi 28 février 2008, par Jean-Claude CHOUARD - Voir en PDF : Enregistrer au format PDF


Revenir Partie 1Aller partie 3

(second extrait de l’œuvre de Yves Courrière "La guerre d’Algérie" tome IV - Les feux du désespoir- Fayard Editeur 1971)

" Protéger des hommes que l’on considère depuis bientôt six ans comme des ennemis n’était pas chose facile à expliquer à un militaire. Mais le général Roy avait très bien "compris". Et les trois responsables F.L.N. étaient là, sains et saufs, dans un secret presque absolu.

<< Avant que nous discutions en détail de possibilités d’un cessez-le-feu, commença l’un des trois maquisards, je voudrais tout de suite préciser un point. une chose très importante et qui engage tous les combattants de la willaya que nous représentons. >

C’était le responsable politique qui avait pris la parole. Il se posait ainsi en chef de la délégation aux yeux de ses interlocuteurs français.

<< Nous voulons la paix, poursuivit-il, mais il ne s’agit pour nous ni d’aman, ni de reddition. Encore moins d’une trahison personnelle. Nous représentons nos camarades combattants du maquis de la willaya 4 et notre volonté sera, dans toutes nos discussions, de les associer à tous les points sur lesquels nous pourrions nous mettre d’accord . >

Mathon et Tricot acquiescèrent, satisfaits. L’homme exprimait avec aisance et clarté tout ce qui était sous-entendu lors des contacts établis par le cadi. Le dialogue pouvait commencer. Bernard Tricot rassura ses interlocuteurs. Personne n’entendait assimiler ces conversations à une reddition. Il s’agissait uniquement d’établir de bonne foi les conditions d’un cessez-le-feu, d’une paix raisonnable. Au cours de ce premier contact, l’envoyé de l’Elysée proposa aux trois chefs rebelles un plan de discussion. D’abord évoquer l’aspect technique des négociations : comment arrêter les combats et maintenir ce cessez-le-feu jusqu’à l’autodétermination. Et ensuite parler de l’avenir de l’Algérie. Appuyé par ses deux compagnons, le chef politique F.L.N. expliqua que seuls les hommes de l’intérieur voulaient la paix et que seuls ils étaient capables de l’imposer.

<< Le G.P.R.A., précisait-il, est bien loin de nos préoccupations. Nous voyons toujours des gens partir pour Tunis, jamais en revenir. Le G.P.R.A. est traité en gouvernement, ses membres trouvent cela agréable. Ils n’ont aucune raison de faire cesser cet état de chose. >

Puis il laissa entendre que l’idée d’indépendance découlant directement de celle d’autodétermination, les combattants de l’intérieur avaient atteint leur but. Il suffisait de se mettre d’accord sur des zones de regroupement des maquis.

<< Et les armes ? > interrogea le colonel Mathon.

<< C’est en effet un problème, concéda le chef politique. Mais il n’est pas insoluble. Elles pourraient être déposées auprès d’une autorité civile et placées sous une garde mixte. >

Les combattants étaient donc prêts à déposer et à rendre leurs armes du moment que l’arrêt des combats ne ressemblât pas à une reddition. L’information était de taille. Il fallait vraiment que les maquis soient à bout de souffle pour envisager pareille mesure. Quant à l’avenir politique de l’Algérie, le chef de la délégation le concevait dans une étroite coopération entre Algériens d’origine musulmane et européenne.

<< Nous ne désirons pas couper les ponts ni avec la France, ni avec l’occident, dit-il d’une voix douce. Chacun a droit de vivre en paix dans son pays. ce que nous désirons c’est la fin de la domination européenne. Que nous soyons maîtres de nos affaires sans que les Européens en décident pour nous. >

Voilà un langage que comprenait Bernard Tricot. Pour lui l’avenir de l’Algérie ne pouvait que passer par là. Décidément cette première réunion ne se déroulait pas mal.

<< Ce que nous désirons, poursuivit le chef politique, une fois réalisées les conditions d’arrêt des combats, c’est une cohabitation étroite avec les Européens et une coopération importante avec la France. Les combats ont été trop durs, le peuple a trop souffert. Il est à bout de souffle. Nous-mêmes n’avons presque plus de relations avec l’extérieur qui est censé nous représenter. plus de liaisons radio, plus de messagers réguliers. Il nous faut parfois plus d’un mois pour recevoir des nouvelles de Tunis. Le prix de la réalisation de notre idéal initial est trop élevé. Arracher l’indépendance coûterait trop cher. Nous ne voulons plus continuer dans cette direction. La conception de la Paix des Braves nous convient .>

<< Convient-elle à vos troupes ... ? >

[Début de page]

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette