Les féodaux-populistes fidèles à eux mêmes
Il est bien normal que Christian Bourquin patron du PS et secrétaire de la section de Perpignan soit présent dans la campagne des municipales de Perpignan, mais pas avec les moyens financiers de la collectivité qu’il préside.
Le président du conseil général a, comme par hasard, commencé ses rencontres territoriales après l’annulation de l’élection municipale par le Conseil d’Etat et elles se prolongeront jusqu’au 17 juillet. A Perpignan, ces rencontres ont été programmées le 18 mai et le 15 juin. Evidemment avant les élections municipales, ce qui permet à Christian Bourquin de tenir deux réunions publiques. Réunions dont l’organisation est financée par le contribuable. Distribution de milliers de bristols dans les boites à lettres, achat d’espace dans L’Indép, installation de tout le décorum de scène, projecteur, éclairage, sono, pupitre, plantes vertes, panneaux d’exposition, buffet garni (Et oui !)… bref chaque réunion ne revient pas à moins de 10 000 euros.
Il ne serait pas étonnant qu’un candidat saisisse la commission des comptes de campagne, la délégation spéciale qui administre Perpignan et le procureur de la République. Il serait logique que les dépenses engagées par Bourquin soient comptabilisées dans les comptes de campagne de la liste Amiel-Donat et il serait normal que Christian Bourquin soit poursuivi en justice. Le code électoral et le code des collectivités territoriales prévoient des sanctions contre ceux qui utiliseront les moyens d’une collectivité territoriale à des fins électorales. Les faits sont parfaitement caractérisés, y compris par les propos que Christian Bourquin a tenu à la première réunion, lundi 18 mai à la maison des sports
Bourquin met le paquet pour soutenir Amiel-Donat, rien ne l’arrête, même pas les promesses impossibles à tenir, comme le financement de 1 000 logements sociaux par an, mais attention seulement si Amiel-Donat est élue. Sinon ceinture !
* Source Perpignan-Tout-va-bien
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