la coopération entre les principaux pays intéressés, c’est-à-dire ceux du pourtour méditerranéen. Mais une telle initiative - c’était prévisible - ne pouvait que provoquer l’irritation des autres Etats membres de l’Union européenne qui, depuis 1995, soutiennent, dans le cadre communautaire, le processus dit de Barcelone, dont le but est justement de renforcer les liens euro-méditerranéens.
Le président Sarkozy a effectué en Algérie et en Tunisie son premier voyage (octobre 2007) hors d’Europe comme chef de l’Etat pour défendre son idée d’une "Union méditerranéenne".
Ce voyage avait deux objectifs, selon David Martinon : "réaffirmer l’amitié profonde de la France pour ces deux pays et présenter son projet d’Union méditerranéenne".
Nicolas Sarkozy a toujours considéré que l’amitié entre la France et l’Algérie ne devait pas se résumer à un ’’traité’’ et qu’il était beaucoup plus important de parvenir à des actions communes, des faits, des gestes", explique le porte-parole. Aujourd’hui, la priorité est à la "coopération économique et sur la circulation des personnes."
L’objectif est maintenant de lancer l’UPM lors d’une sommet réunissant l’ensemble des Vingt-sept et les partenaires méditerranéens le 13 juillet à Paris et d’annoncer à cette occasion une première série de projets concrets de coopération, "ce genre de réalisations emblématiques qui font défaut au processus Euromed", explique un diplomate français. Parmi ces projets, le dépollution de la Méditerranée, la création d’ "autoroutes de la mer" ou encore la mise en place d’un centre méditerranéen de protection civile.
Ce n’est pas l’UPM qui doit faire la normalisation (des relations) entre Israël et les pays arabes.
En visite à Athènes, le président français Nicolas Sarkozy a affirmé vendredi que la présence dans l’UPM ne posait "pas de problème" à des pays arabes comme l’Egypte, la Tunisie et le Maroc.
Alger avait réagi avec agacement à des informations de presse selon lesquelles la co-présidence de l’Union reviendrait à l’Egypte et le siège du secrétariat installé en Tunisie et le secrétariat général confié à un Marocain.
a suivre ...
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