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Accueil du site > INFORMATIONS - ACTUALITES > National > 8 mai - jour du souvenir

8 mai - jour du souvenir ECOUTE réservée aux abonnés

vendredi 8 mai 2009, par Marc MORA - Lecture réservée abonnés (en cours)

Un hommage respectueux à ceux qui se sont battus pour une certaine idée du Monde…

Partout en France, des commémorations auront lieu. Pensons à tous et peut être un peu plus…aux nôtres.

Texte reproduit sans autorisation dans le cadre du droit à la citation.

LE DÉBARQUEMENT DE PROVENCE 15 AOÛT 1944 LES CONTINGENTS AFRICAINS

La mission des historiens est de travailler à écrire, sans complaisance, l’histoire des combattants. Elle est aussi de se demander comment faire de cette histoire un chapitre de l’histoire de France, de l’histoire de l’Afrique et de ses différents Etats, et de l’histoire de l’Europe, où tous puissent trouver des leçons pour l’avenir, et surtout des motifs d’estime réciproque. Ainsi passera-t-on des mémoires à l’expérience. Transformation qui ne saurait éteindre la dette que la République a contractée vis-à-vis des soldats africains.

L’Afrique a été, nul ne l’ignore, le lieu de la réorganisation d’une armée française suffisamment puissante pour permettre à la France combattante de jouer un rôle significatif. Sur sept grandes unités de l’Armée B, appelée à former en 1944-1945 l’essentiel du corps de bataille français, trois portent des dénominations faisant explicitement référence à leurs origines nord-africaines : la 3e DIA (Division d’infanterie algérienne), la 2e DIM (Division d’infanterie marocaine) et la 4e DMM (Division marocaine de montagne). Deux autres sont issues des troupes de Marine : la 1re DFL (Division française libre) et la 9e DIC (Division d’infanterie coloniale) et à ce titre originaires d’Afrique noire. Des régiments de l’armée d’Afrique, zouaves, légionnaires, spahis, chasseurs d’Afrique, figurent dans l’ordre de bataille des 1re et 5e Divisions blindées.

Il faut aussi rappeler la participation à la campagne du groupe des commandos d’Afrique, et des trois Groupements de tabors marocains. Au 1er juillet 1944, sur 200 000 hommes à pied d’oeuvre en Afrique du Nord et en Italie, au titre de l’Armée B, les Français et les indigènes sont en nombre à peu près équivalent (respectivement 90 000/110 000, dont environ 95 000 Maghrébins et 15 000 Africains d’Afrique noire).

La valeur de ces troupes, déjà éprouvée à l’occasion des campagnes d’Afrique du Nord et d’Italie, est restée proverbiale. " Comment voulez-vous, déclarera un colonel allemand, que mes pauvres garçons puissent se mesurer avec vos troupes africaines, manoeuvrières et aguerries ? ". Parmi les faits d’armes, il convient de citer le rôle des tirailleurs sénégalais dans la libération de Toulon, celui des tabors et des tirailleurs algériens dans la libération de Marseille. Mais une armée forme un tout, et tel exploit d’une unité n’est concevable que par la coopération avec d’autres unités de combat, mais aussi avec des armes et services moins célébrés, mais indispensables. A qui attribuer le mérite d’avoir atteint les objectifs essentiels, Marseille et Toulon, avec près d’un mois d’avance sur les prévisions, sinon à un état d’esprit général qui a autorisé, comme le souligne de Lattre, toutes les initiatives et toutes les audaces du commandement ?

Dans cette armée, d’ailleurs, à qui réservera-t-on la dénomination d’Africains ? On serait légitimement tenté, de nos jours, de la conférer aux héritiers des cultures arabo-berbères, ou encore négro-africaines, dont les peuples ont depuis recouvré leur souveraineté. Mais serait-on en droit de le refuser aux pieds-noirs, et plus généralement aux Français d’Afrique, qui, pour beaucoup, considèrent alors, avec passion, sinon avec lucidité, ce continent comme le leur ? Voire à ces officiers de l’armée d’Afrique ou de l’armée coloniale dont bon nombre connaissent mieux l’Afrique, ses langues et ses peuples, que bien des spécialistes ? En fait, ces Africains à titres divers réalisent, fugitivement, une union qui est plutôt la convergence d’un réseau de projets qu’une ambition commune.

L’union naît d’abord de ce que l’on peut appeler un amalgame. Le contingent mêle des Français, citoyens mobilisés selon les principes du service militaire universel, et des " indigènes " (pour reprendre la terminologie d’alors) soumis pour la plupart (Algérie, Tunisie, Afrique noire) à une conscription partielle. A ces mobilisés s’ajoutent des engagés volontaires de toutes origines, Français ou " indigènes " de l’armée de métier, ou évadés de métropole, ou légionnaires. Le pourcentage des indigènes dans les grandes unités varie entre un quart (divisions blindées) et deux tiers (divisions d’infanterie coloniale). Ils servent surtout dans les régiments d’infanterie (à raison d’environ 70 % de l’effectif total) et de cavalerie, mais sont représentés dans toutes les armes. Ils sont ainsi environ 30 % dans l’artillerie et 40 % dans le génie. Ils sont de même présents dans les services et soutiens (par exemple le 6e RIA sert à constituer les 503e et 504e Groupes de transport), ainsi que dans les formations sanitaires. Cet amalgame, il est vrai, diminue à mesure qu’on s’élève dans la hiérarchie, puisque, au 1er mai 1944, les officiers indigènes ne représentent que 2 % du total, et les sous-officiers 20 %.

Cette armée reflète aussi le pays d’où elle est sortie. Ce sont ces Français d’Afrique du Nord, dont beaucoup sont naturalisés depuis une ou deux générations, formés à l’école de la République, animés d’un patriotisme de frontière, prêts à se dévouer à la grandeur d’une France dont ils sentent obscurément qu’elle est garante de leur enracinement. Ce sont les paysans d’Afrique, accoutumés à une vie rude et frugale, et à l’autorité sans conteste de leurs notables, sous le commandement des administrateurs ou des officiers d’affaires indigènes français, commandement accepté et même respecté, pour peu que les chefs manifestent leur intérêt et leur compréhension pour leurs administrés. Outre un solide encadrement, rompu au commandement des troupes non-européennes, l’armée offre au jeune " indigène " l’occasion d’une sorte d’émancipation de son milieu social et de sa condition coloniale, en prouvant sa valeur guerrière. Elle ne manque pas, non plus, de respecter ses croyances (et notamment de célébrer les fêtes religieuses pour les musulmans).

Cette armée exprime, aqinsi une certaine idée de l’Empire, mosaïque de peuples rassemblés sous la tutelle française, et condition de la grandeur de la France. Comment ne pas comprendre que nombre de Français aient vu dans le débarquement de Provence une sorte d’accomplissement ? C’est le cas notamment des pieds-noirs, pour lesquels leur engagement doit renouveler le pacte d’union du pays natal avec la métropole.

Simultanément, nombre de jeunes soldats " indigènes " sont assoiffés de reconnaissance : libérer la France, c’est demander à celle-ci de tenir compte de l’identité de son propre pays, voire préparer son émancipation. La montée des nationalismes pendant la guerre est indéniable (manifeste du peuple algérien de Ferhat Abbas en 1943, manifeste du parti de l’Istiqual au Maroc en janvier 1944, suivis de manifestations durement réprimées). Les habitants de l’Afrique du Nord, déjà ébranlés dans leur représentation de la puissance française, ont pu mesurer, notamment depuis novembre 1942, la supériorité numérique, matérielle et technologique américaine. Les restrictions imposées par la guerre, souvent discriminatoires, comme le remarque Albert Camus, ne font qu’aggraver les mécontentements.

La veille du jour J en Provence (14 août 1944), le général de Gaulle écrivait au général Henry Martin, commandant le 19e corps d’armée, qu’ il s’agit d’empêcher que l’Afrique du Nord glisse entre nos doigts pendant que nous libérons la France ". Si, du côté des ressortissants d’Afrique noire, l’évolution est moins radicale, aspirations des élites et promesses françaises (discours du général de Gaulle à Brazzaville, 30 janvier 1944) constituent les fondements d’une remise en cause de l’ordre colonial dont les effets se font sentir jusqu’à aujourd’hui.

On trouvera ainsi parmi les combattants, luttant avec le même enthousiasme, aussi bien des partisans de l’Algérie française que de futurs chefs du nationalisme algérien ; les contingents marocains et tunisiens combattront avec les encouragements du roi Mohammed V ou de Bourguiba, tous deux bien décidés à recouvrer l’exercice de la souveraineté de leurs pays respectifs ; quant aux originaires d’Afrique noire, ils souhaitent que leur sacrifice, que magnifiera Senghor, leur vaille la reconnaissance (au sens plein du mot) de la République française.

Les mots d’ordre, enfin, de lutte pour la liberté sont sans doute aussi présents dans les motivations profondes des soldats issus du continent africain qu’ils le sont dans n’importe quelle armée alliée : à l’idéologie républicaine répandue par l’école dans l’ensemble des territoires français se superpose, dans certaines communautés ou certains groupes (Juifs, Noirs, mais aussi volontaires espagnols antifranquistes, communistes), un antinazisme plus conscient de la dimension particulière de l’enjeu. Tout ceci explique que ce soient des contingents à moral très élevé qui débarquent en Provence et accomplissent leur mission avec une discipline et une abnégation au-delà de tout éloge. A-t-on toujours bien compris, comprend-on aujourd’hui, en France et en Afrique, pourquoi ils se battaient ainsi ? Nous aimerions avoir aidé à le faire comprendre à leurs descendants et aux descendants de ceux qu’ils ont contribué à libérer.

Jacques FREMEAUX Professeur à l’Université de Paris-Sorbonne Paris IV 1999

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15 Messages de forum

  • 13460 - 8 mai - jour du souvenir 8 mai 2009 12:58, par Marino

    Très bon site Marc !

    Sais-tu que le 8 mai jour du souvenir : il est interdit par Le préfet des Hautes Pyrénées d’entendre chanter l’hymne "Les Africains" dans les cérémonies officielles qui ont lieu dans son département….

    Aujourd’hui, il refuse à l’Union Nationale des Combattants de lire le discours du président national de cette fédération à l’occasion de la cérémonie qui aura lieu à Tarbes le 8 mai 2009.

    Sa préférence va, bien entendu, à l’UFAC, sœur jumelle de la FNACA

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    • 13462 - 8 mai - jour du souvenir 8 mai 2009 13:36, par Geneviève LEMMER

      En effet, Marino très bon site que celui-là.

      Je m’y suis inscrite il y a un an environ, quand j’ai posé des questions j’ai eu tout de suite des réponses. Une certaine rigueur, et les membres sont très respectueux les uns des autres et respectueux du site lui-même.

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    • 13463 - 8 mai - jour du souvenir 8 mai 2009 13:44, par Marino

      Pour faire plaisir "Aux Africains" le chant des Africains

      Les Africains (connu également sous les noms de" C’est nous les Africains" et de Chant des Africains) fut tout d’abord le chant officiel des Chantiers de Jeunesse, l’une des principales créations de l’Etat français du maréchal Pétain.
      Les paroles de ce chant datent de la Grande Guerre. Il a été écrit en 1915 par le sergent Bondifala et le tirailleur Marizot, avec pour musique celle de l’Hymne de l’infanterie de marine.
      Il fut remis à l’honneur durant la Seconde Guerre mondiale sur le sol africain par les Chantiers de jeunesse grâce au capitaine Félix Boyer qui le mit en musique.
      Félix Boyer s’occupait de la musique des Chantiers et prit « le commandement du 7e régiment de chasseur d’Afrique en janvier 1943 » (Thierry Bouzard).

      Ce régiment de bérets verts, formés d’anciens des chantiers de jeunesse maréchalistes, ont combattu sous les ordres du Général JUIN Alphonse pendant la campagne d’Italie avant de débarquer en Provence puis de se rendre jusqu’en Allemagne.
      C’est la raison de la dédicace de ce chant au colonel Van Ecke, commandant du 7e Chasseur en Afrique, également un ancien des Chantiers de Jeunesse (Chantiers de la jeunesse française selon leur nom officiel). Il fut le chant officiel de la 1re armée du général de Lattre de Tassigny.

      - L’ARMEE d’AFRIQUE Encyclopédie A.F.N

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    • 13488 - 8 mai - jour du souvenir 8 mai 2009 19:08, par christianrenepacaud

      Rectificatif : il y a UFAC et UFAC . Union française des combattants qui paraît -il est favorable au 19 mars ( ce n’est pasmon probléme ) et l’Union Fédérale des Anciens Combattants défavorables au 19 mars ( créé en 19 par Cassin ) . J’ai moi - même porté le drapeau d’une section en étant Vice - président , ayant adhéré à l’Union Fédérale des Anciens Combattants justement pour la simple raison qu’elle n’était pas favorable au 19 mars . Serein

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  • 13471 - 8 mai - jour du souvenir 8 mai 2009 16:05, par Ryad

    Bonjour,

    Mais voilà qu’il y a deux 8 Mai, celui dont vous parlez et à qui vous consacrerez votre article et celui d’Algérie dont vous parlez pas et qui est gravé dans la tête de milliers de personnes mais voilà la vie est ainsi chacun sa souffrance…Bonne journée.

    Ryad. ze10ry yahoo.fr

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    • 13473 - 8 mai - jour du souvenir 8 mai 2009 16:58, par Marino

      Mais oui Ryad, on connait : 1945-ALGERIE-SETIF-EVENEMENTS et la version que vous avez apprise

      - 1 seul mort c’est déjà trop, mais ce serait bien d’éclaircir ce point.

      Le mythe des représailles massives qui, en 1945, autour de Sétif et de Guelma, auraient été exercées par des colons ou des fonctionnaires survivants (après le massacre initial d’une centaine d’Européens) ainsi que par les troupes chargées de rétablir l’ordre, a été soigneusement entretenu par les partisans de l’indépendance algérienne. Il a développé, chez les musulmans d’Algérie, surtout parmi les jeunes, un désir de vengeance.

      8 mai 1945. A Sétif et dans un rayon de cent kilomètres, explosion d’une sorte de guerre sainte, aux cris de Djihad ! Attaque des Européens rencontrés non seulement dans les rues de Sétif, mais sur les routes, dans les villages, les fermes isolées, les maisons forestières. Dès le lendemain, extension du soulèvement autour de Guelma.

      Affrontements armés entre les troupes et les insurgés au cours des opérations de dégagement tant des agglomérations comme Guelma que des villages comme Chevreul et Kerrata, des fermes, des maisons forestières (notamment des Babors). Les troupes étant essentiellement musulmanes (tirailleurs, spahis, goumiers), aucun motif raciste dans ce rétablissement de l’ordre ni dans la recherche des meneurs qui a suivi, Quelques réactions regrettables de la part d’Européens bouleversés en retrouvant, autour de Guelma, des parents ou des amis sauvagement éventrés. Ce furent des cas isolés, non des représailles massivement organisées. Mais pour soutenir, de l’extérieur, le soulèvement, les " Frères musulmans " lancent, sur les ondes de la radio du Caire, la fable de 45000 musulmans systématiquement massacrés dans le Constantinois, procédé de guerre psychologique propre à donner mauvaise conscience aux Français non musulmans d’Algérie, comme à ceux de la métropole.

      Affirmer, répéter, c’est la méthode efficace des publicitaires ou des propagandistes. C’est ainsi que l’on crée les mythes. Et ils ont la vie dure ! Faut-il, comme beaucoup d’historiens de seconde main, les accepter passivement -

      - Lire les deux versions sur Encyclopédie A.F.N

      Et n’oubliez pas que les hommes valides (Algériens) étaient engagés dans cette guerre -Pensons aux notres, aux votres

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    • 13476 - 8 mai - jour du souvenir 8 mai 2009 17:16, par Radon92

      onjour Ryad,

      Je suppose qu’en Algérie le 8 mai 1945 a été fêté deux fois ? Une en honneur des combattants algériens de l’armée d’Afrique et un en souvenir d’un soulèvement qui a été circonscrit dans l’Est On pourrait comprendre si par réciprocité il y avait des manifestations algérienne en souvenir du 19 mars et du 5 mai. Quoi qu’il en soit tant qu’il y aura des hommes………………….. !

      Cordialement

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    • 13489 - 8 mai - jour du souvenir 8 mai 2009 19:19, par christianrenepacaud

      Ryad . Tous le monde condamne les événements de Sétif , mais les mettre sur le compte des P.N est un peu " fort de café " puisque ces mêmes P.N étaient ( 168000 avec les Harkis ) en Allemagne ce jour - là , et eurent même le privilège de prendre d’assaut le " nid d’aigle " du cinglé de Berlin .

      Serein .

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    • 13490 - 8 mai - jour du souvenir 8 mai 2009 19:23, par christianrenepacaud

      Certains avancent diverses hypothéses et je leur laisserai la responsablité de leurs dires ( c’est aux historiens d’écrire l’histoire ) , mais on peut méditer sur cela : "Ces terribles massacres ne furent pas l’œuvre du gouvernement de Vichy mais celui du gouvernement de la France Libre qui s’était opposé au nazisme. Tous les grands mouvements politiques issus de la résistance y étaient présents, des gaullistes aux communistes en passant par les socialistes et les démocrates chrétiens. Tous furent agents actifs et complices des massacres du Nord-Constantinois. Le ministre de l’air qui fit bombarder le Nord-Constantinois, était le communiste Charles Tillon qui avait dirigé les Francs-Tireurs et Partisans [FTP].

      Dans les colonnes de Fraternité du 17 mai 1945, les socialistes blâmèrent ceux qui « avaient sali la grande heure de la Victoire des démocraties » et estimèrent que « la grande masse des populations musulmanes n’avait pas encore atteint le degré d’évolution minimum nécessaire pour justifier les revendications du Manifeste ; le fait que les élites dirigeantes aient organisé et déclenché ce mouvement n’indique pas non plus que celles-ci ont une maturité politique »[17]. Le PCF dénonçait l’action « d’agents secrets hitlériens et d’autres agents camouflés dans des organisations qui se prétendent démocratiques au service de l’impérialisme fasciste »[18]. Dans son édition du 12 mai, L’Humanité appela à « châtier impitoyablement et rapidement les organisateurs de la révolte et les hommes de mains qui ont dirigé l’émeute ». Le 31 mai, le journal communiste recommandait de « punir comme ils le mérite les tueurs hitlériens ayant participé aux évènements de mai 1945, et les chefs pseudo-nationalistes »[19]. Le PCF pour qui l’aspiration à l’indépendance était étrangère à la population algérienne, se félicita des sanctions prises contre Messali Hadj, Ferhat Abbas et le Cheikh Bachir El Ibrahimi, ainsi que de la dissolution des AML."

      Note du Web : nous vous renvoyons au lien déjà indiqué par MARINO sur l’Encyclopédie de l’AFN qui a déjà ouvert ce chantier considérable voir le dossier, une simple analyse de la densité de population rend caduque toutes les hypothèses chiffrées produites par l’Algérie…cqfd - ce qui ne change rien au problème fondamental, mais remet un peu d’ordre dans les divagations de certains.

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  • 13481 - 8 mai - jour du souvenir 8 mai 2009 17:51, par Marino

    Sarkozy rend hommage aux combattants africains

    Les troupes de débarquement sont américaines et françaises. Parmi elles, il y a les spahis, les tabors, les tirailleurs sénégalais. Je veux leur rendre un hommage particulier", a déclaré Nicolas Sarkozy, vendredi à Sainte-Maxime lors de la commémoration officielle de la Victoire du 8 mai 1945.

    Parmi les "250.000 soldats français" engagés aux côtés des Américains, a rappelé le chef de l’Etat, "les troupes coloniales montrent un courage admirable". "Tout le temps qu’ils participeront à l’épopée de la 1ère Armée, ils se battront pour la France comme s’ils se battaient pour leur mère-patrie. Ils ne seront économes ni de leur peine, ni de leur sang. La France n’oubliera jamais leur sacrifice", a-t-il assuré.

    Le président Nicolas Sarkozy est arrivé vendredi peu avant 11h30 à Sainte-Maxime dans le Var, pour commémorer la victoire du 8 mai 1945 sur l’Allemagne nazie. Après une cérémonie militaire et un discours sur la plage de La Nartelle, il s’est rendu sur le navire de projection et de commandement Mistral pour assister à une revue navale avec défilé aérien.

    De juin 1940 à mai 1945, 55.000 Algériens, Marocains, Tunisiens et combattants d’Afrique noire furent tués. 25.000 d’entre eux servaient dans les rangs de l’Armée d’Afrique, qui comptait 400.000 hommes dont 173.000 Africains.

    Le 8 mai 1945 avait marqué la fin de la Seconde guerre mondiale en Europe, après la capitulation sans conditions de l’Allemagne hitlérienne.

    Dommage que les Monuments aux Morts aient été détruits par La République Démocratique Algérienne - Vous auriez trouvé des noms des "Algériens"

    - Pour Ryad

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    • 13487 - 8 mai - jour du souvenir 8 mai 2009 18:58, par christianrenepacaud

      Bonjour .

      A vous lire on pourrait croire que l’Armée d’Afrique ( appelée par certains armée coloniale ) était constitué uniquement d’Algériens , Marocains , Tunisiens , Africains . Il n’en est rien : tous les Français d’A.F.N en âge de porter les armes furent incorporés . Vos parents et grand -parents faisaient partie de l’Armée coloniale ( dissoute en 62 - 64 par de Gaulle ).

      La grand - mère de mon épouse ( P.N )a eut trois de ses frères morts dans les tranchées en 14 - 18 et mon grand - père paternel a passé 5 ans sur le front .

      Cette Armée d’Afrique compta 400.000 soldats, dont 173.000 Tunisiens, Marocains, Algériens et Africains,( qui , il faut le signaler déclinèrent la nationalité française , ce qui n’entache en rien leur héroïsme et notre reconnaissance ) 168.000 Français d’Afrique du Nord,(inclus les Harkis) 35.000 Français de Corse et 20.000 évadés .

      Les pertes P.N s’élevèrent à 40000 hommes ( le plus fort pourcentage de toute l’armée française ) et environ 40000 hommes aussi chez les Marocains , Africains , Tunisiens , Algériens . Les Corses sont trés représentés ( la Corse s’étant libérée par elle - même ) ,les Métropolitains 20000 , mais il est vrai qu’au fur et à mesure de l’avancée de l’Armée Coloniale , les maquis et les Français prenaient les armes . Serein

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  • 13503 - 8 mai - jour du souvenir 8 mai 2009 22:55, par Ryad

    Bonsoir,

    En fait tout le monde comprend ce qui le touche, si j’avais pas évoqué ce sujet personne n’aurait parlé de cela aujourd’hui je suis plus que sure et il y en a même des personnes comme Marino qui essayent de jouer sur les chiffres…J’ai regardé un historien Français qui disait oui ce n’est pas 45 000 mais ce n’est pas non plus les chiffres qu’on avance en France, c’est entre 20 000 et 30 000 et ça a duré plusieurs jours,je vais être gentil on va dire que c’est 15 000…Marino 15 000 c’est peu pour vous ? et en quelques jours…

    Ryad d’Alger ze10ry yahoo.fr

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    • 13505 - 8 mai - jour du souvenir 9 mai 2009 00:04, par Tinoso

      Ryad oui 15000 c’est trop même 10 c’est encore trop, mais vous ne répondez pas à la question, qui en est responsable ??? les PN ??? surement pas, avez vous regardé dans les documents divers qui composait cette armée de "repression" ??? il y avait des musulmans en grande partie, car la majorité des PN était en Allemagne. Avez vous regardé qui composait le gouvernement de l’époque ????? Hé oui il y avait aussi des cocos qui ont sauté ensuite sur l’occasion pour retourner une fois de plus leurs vestes.

      Et je ne voudrais pas m’imimisser dans les affaires algériennes, mais combien de morts en Algérie depuis 1962 ???? par qui ???? l’armée et la sécurité algérienne sont ils aussi blancs que cela ??? pas de torture ?? pas de liquidations en douce ??? pas de disparitions ???? pas de manipulations de groupes terroristes pour assassiner des Moines ????

      Hé oui mon cher monsieur, j’apprécie vos écrits et comme vous le dites vous même, il faut quelques fois balayer sa cour avant de balayer la porte du voisin

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  • 13506 - 8 mai - jour du souvenir 9 mai 2009 00:50, par Ryad

    A Tinoso.

    Un crime est un crime, et je le condamne de la même façon pour tout le monde, je suis pas du genre à me défiler oui il y a eu des crimes après 62 et c’est tout aussi lamentable, vous croyez que les bombardements faits par avions ont été faits par des musulmans et qui a pris la décision de cette répression ce sont les combattants musulmans aussi ?…c’est un crime et basta, le maquiller serait une perte de temps car il n y a rien à maquiller…vous savez c’est pour cela que je dis que celui que cela n’a pas touché ne comprendrait pas, c’est un peu votre cas, vous sentez vos souffrances mais bon la souffrance des autres passent à un second plan après tout l’humain est égoïste, non ?

    Ryad d’Alger. ze10ry yahoo.fr

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    • 13545 - 8 mai - jour du souvenir 10 mai 2009 14:30

      Bonjour Oui Ryad, un crime est un crime, et je serais le premier à le déplorer si ce n’était pas dénoncé, mais il faut, avec le recul du temps, donc avec moins de passion, non pas rechercher systématiquement des responsables ( beaucoup ne sont plus là et leurs descendants ne sont pas responsables ) mais les raisons et surtout mettre bien dans l’ordre chronologique les évènements. Il est assez facile de mettre sur le dos des autres une situation quand on inverse les rôles. Il est aussi très facile de juger l’Histoire et d’en donner une version, surtout quand certains n’y ont pas été directement mêlés, mais on peut faire des constats entre autre que c’est toujours le petit peuple qui en prend plein la figure suite aux décisions de nos politiques, ceci étant surement valable aussi chez vous.Mais je ne peux vous laisser écrire que les PN étaient responsables de tout les maux, ils n’avaient pratiquement pas de pouvoir, voir aucun, car les décisions étaient prises à Paris par des gens qui n’y connaissaient rien. Je reconnais qu’il y a eu des extrémistes, mais dans quelle nation n’y en a t il pas ??? et quelques fois malheureusement à force de se faire mordre le mouton fini par mordre lui aussi en désespoir de cause.

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