Marc Mora a écrit :
"Mais Jessy a voulu, il me semble, évoquer le côté insidieux de certains propos, de certaines attitudes qui en toute discrétion, passent "dans le tas" et qui portent en eux un poison mortel. "
C’est vrai ! les médias ne font qu’alimenter les poisons mortels et cette chaîne du service public est encore plus condamnable !
Voilà ce que m’a répondu le médiateur de France 2 en réponse à ma lettre d’indignation concernant le film de ce soir.
Bonjour,
Vous avez exprimé votre vive réaction à propos de l’émission "La Bataille d’Alger" diffusée ce jour à 22h55 sur France 2 dans la case documentaire « Infrarouge ».
Comme j’ai tenu à vous l’indiquer dans un premier temps, je souhaitais vous apporter quelques précisions.
Je suis dans la même situation que vous en l’occurrence, je n’ai pas encore vu ce téléfilm et dès lors il me paraît difficile de porter un jugement sur la qualité de ce programme.
Cependant, à la lecture de la presse, il m’est loisible de constater que les personnes qui ont assisté à sa projection en avant-première, en soulignent aujourd’hui unanimement le caractère équilibré et non orienté. Il n’est en aucune manière question d’apologie du terrorisme.
Le sujet abordé, certes sensible, s’avère traité en toute impartialité au travers du travail d’Yves Boisset, encore inédit et diffusé pour la première fois sur France 2, qui pose le problème de la violence dans l’histoire.
Le réalisateur a souhaité « poser un regard lucide et parfois contradictoire », comprendre le mécanisme qui, dans la réalité de l’époque, a amené des combattants à utiliser des méthodes terroristes moralement inadmissibles.
A l’heure où les plaies de l’Algérie sont loin d’être cicatrisées, on peut sans doute essayer de raconter honnêtement la « Bataille d’Alger », avec ses héros et ses traîtres, ses amitiés et ses haines, ses contradictions entre l’humanisme et la barbarie dans un camp comme dans l’autre.
Raconter cette épopée c’est à la fois éclairer une des zones d’ombre les plus fascinantes de notre histoire récente et proposer des repères pour une meilleure compréhension de notre actualité la plus brûlante.
Tel est justement l’objectif d’un programme dit « documentaire » : informer, donner à voir et à entendre, soumettre à l’appréciation de chacun des faits, en l’occurrence historiques, dans le souci de « comprendre ».
Ainsi, France 2, en diffusant ce soir« La Bataille d’Alger » s’applique avant tout à créer du lien autour de questions douloureuses en donnant la parole aux protagonistes du téléfilm, mais aussi en générant celle des téléspectateurs ensuite.
Or, il est également dans les missions du service public d’analyser des faits de notre histoire, quelquefois douloureux, pour permettre de mieux comprendre les événements.
Enfin, j’insiste, ce documentaire est totalement inédit et n’est pas à confondre avec le film de Gillo Pontecorvo (1966) et personne ne peut donc, avant de l’avoir visionné, en porter un quelconque jugement de valeur.
En espérant avoir quelque peu apaisé vos inquiétudes, je vous prie de croire en l’assurance de mes salutations attentives.
Alain Le Garrec
Le Médiateur pour les programmes de France Télévisions
Il dit bien "créer du lien autour des questions douloureuses en donnant la parole aux protagonistes du film". Suis-je apaisée pour autant ?
Nous verrons bien qui seront les "protagonistes" interrogés ce soir. Mais je ne me fais aucune illusion .
la suite demain !
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