Bravo et merci Jean-Claude pour ce poème si bien tourné qui rappelle tant de choses au patos itinérant que j’étais alors ...
<< La serviette à la main, d’un pas tranquille et presque nonchalant, comme un visiteur qui revient au pays après une longue absence, curieux de tout et de rien, je flânais dans les parages de l’ex-rue Sadi Carnot à la recherche d’anciens clients ayant résisté au grand chambardement ... /...
Cette rue, comme la plupart des grandes artères de la ville, avait été débaptisée et renommée en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire. C’est toujours comme ça.
Le premier acte politique de tout nouveau régime pour affirmer sa présence sur le terrain, un peu comme le chien lève la patte pour marquer son territoire ... est de changer le nom des rues, des villages et des villes, tout de suite, toute affaire cessante.
Il n’y a rien de plus urgent, de plus important que d’effacer la marque du vilain, de l’odieux régime ayant précédé la révolution salvatrice !
Sans y parvenir d’ailleurs, on espère ainsi impressionner la populace qui, au vrai fond des choses n’en a évidemment ’rien à carrer’ et continue de vaquer à ses occupations quotidiennes en utilisant imperturbablement et pendant des lustres, les anciennes appellations.
C’est qu’il en faut beaucoup plus pour modifier les habitudes de tous ces moutons de panurge.
Ah ! les ingrats ... >>
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