Oh ! que oui. Comme j’approuve cette analyse pragmatique de la situation.
D’ailleurs il faut être réaliste, le mot "communauté des Pn" ne représente plus rien non plus.
Et c’est peut-être mieux ainsi. On traine déjà une communauté nationale si "damassée" de communautés diverses et multiples, qu’il n’est peut-être pas nécessaire de cultiver le phénomène !
De toutes façons, l’horizon du français se borne habituellement à son clocher et à ses préoccupations journalières ou à ses fantasmes.
Je me souviens très bien de l’état d’esprit de la plupart des gens dans les années 1955/60 ... Rien de vraiment fondamental n’a changé depuis lors dans les mentalité : c’est toujours au raz des pâquerettes !! Et personne ne prend conscience que nous vivons une guerre de religion qui a débuté en Algérie ... et qu’on ne sait ni comment ni quand les choses s’apaiseront.
La période algérienne n’intéresse personne hormis ceux qui l’ont vécu de près ... et encore.
Bientôt aura lieu la petite réunion annuelle des anciens du 421 RAA, régiment fondé en 1943 en Algérie, qui a guerroyé jusqu’au fin fond de l’Allemagne pour revenir en Algérie dès 1954 accomplir toutes les besognes possibles et imaginables dans les Aurès et le long de la ligne Morice.
Chaque année une centaine de copains de ce régiment, maintenant dissout, se retrouvent, sans député, sans drapeau, sans honneur, sans décoration pendante pour parler de quoi, je vous le donne en mille ?? ... de leurs souvenirs certes ... mais aussi et surtout de l’Algérie.
Et pourquoi est-ce ainsi ??
Et bien parce que ce sujet là ne peut être évoqué qu’entre eux, par et pour ceux qui l’ont connu.
Ce sujet là ne fait pas ou plus partie de l’intérêt général.
Pour tenter d’excuser ses fautes et ses lacunes, la société a réussi à faire passer un message totalement péjoratif rejetant la responsabilité de cette histoire sur d’autres, les PN et les militaires.
Il n’est pas glorieux du tout d’avoir participé à la guerre d’Algérie et mon sentiment est qu’on attend avec impatience la disparition des derniers témoins pour mettre enfin au point une histoire acceptable par les jeunes générations et donc, revue et corrigée par les Etats.
Alors, pour l’instant, la société, dans son ensemble a d’autres préoccupations que d’écouter ce qu’elle considère avec un mépris certain, comme des radotages d’une autre époque.
C’est vrai qu’un peuple ne se reconnait qu’à ses messages transmis ... mais celui là, à moins d’un miracle ou d’un sursaut, ne se transmet pas !!
Jusqu’en 1980 cette transmission était encore possible, mais l’orchestration politique destinée à faire oublier un passé dont elle est partie prenante, a tout changé.
D’où cette triste accumulation des "riens" ... mais il faut continuer à "ramener sa fraise" en toutes occasions. Quand on a une épine dans le talon il faut, à un moment ou à un autre, s’arrêter et se déchausser ... Bessif !!
Choirzy
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