Merci. J’en ai encore les larmes aux yeux.
J’y étais aussi et, pendant des heures, je suis resté allongé à plat ventre sur le carrelage du couloir de mon appartement du dernier étage du 4 bis rue Léon Roches qui était éloigné des façades.
Ce qu’a oublié de dire Robert, c’est que durant toute la nuit du 26 au 27 mars 1962, on y voyait comme en plein jour, grâce à une multitude de fusées éclairantes envoyées dans les cieux par les gendarmes mobiles pour mieux nous mitrailler.
Il fallait nous écraser complètement et impitoyablement à la manière du rouleau compresseur nazi. ils ont alors employé contre une population civile française les grands moyens qu’ils n’avaient jamais utilisés auparavant dans un quartier populaire contre le FLN, même pendant la bataille d’Alger.
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