Texte digne et très touchant.
Les références aux conditions de départ sont très exactes. L’auteur connaît son sujet.
La fermeture des Ateliers Nationaux a en effet précipité beaucoup de miséreux parisiens dans l’exode.
La pauvreté des campagnes françaises, comme l’Ardèche où même les récoltes de pommes de terre ne suffisaient plus à nourrir la population, ne donnait guère de choix.
Et puis ceux que la politique de Napoléon III (le fameux Badinguet !) avait emprisonnés et dont le choix se restreignait à la citadelle ou la colonie.
Nous connaissons tous les conditions du voyage, long et pénible, par le fleuve et les canaux, puis le chemin de fer d’Arles à Marseille, et enfin la longue attente sur les quais de la capitale phocéenne.
La traversée difficile, et dans quel confort ! n’était même pas adoucie par l’arrivée où, bien souvent, restait un long chemin à parcourir, en diligences ou dos de mulets que parfois des fauves (lions et panthères) attaquaient.
La découverte des concessions et du lieu de vie, où rien n’était construit, fut rude aussi.
Non ! nous n’avons pas à rougir de nos aïeux. C’étaient des pionniers, des vrais !
Comme tous les enfants du bled, je connais toutes ces "misères" endurées par les nôtres.
Et aussi quelques histoires de vie des premiers habitants de mon village.
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