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le : 25.05.2012


Punition corporelle ?

Publié le lundi 4 février 2008, par DiaOulRu. - Lecture pendant 7 jours. Abonnez-vous !
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La question de la semaine : Si vous aviez le courage de vous opposer à l’incivilité d’un gamin ou d’un adolescent, votre réaction serait-elle de lui donner une gifle (...)




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24 Messages de forum

  • Punition corporelle ? 4 février 2008 18:25, par Henri.

    Je n’avais pas attendu, hélas, qu’on ouvrît ce sujet de la discipline et de la politesse et, ma foi, j’avais placé ma réaction un peu n’importe où et n’importe comment...
    Geneviève y a réagi et Marco aussi... Depuis je n’ai plus retrouvé cette intervention... Alors je la reproduis ci-dessous...
    Je pense et j’espère que cette fois mes remarques sont à leur place et que nul ne jugera qu’elles gènent ou offusquent quiconque.

    O Tempora, O Mores… !

    Dans Sa classe, un Professeur se fait traiter de « CONNARD » par un de ses élèves, âgé de onze ans et, qui plus est, FILS DE GENDARME…

    Le Professeur, comme tout adulte qu’un gamin ose traiter de « CONNARD », a balancé une taloche à ce gamin malpoli. (ce que son père, « le Gendarme » aurait dû faire bien plus souvent, histoire d’inculquer quelques notions de POLITESSE à sa progéniture… !)

    Que croyez-vous qu’il arrivât ?

    Eh bien, le Professeur se retrouva en « Garde à vue » comme un vulgaire malfaiteur, arrêté chez lui, devant sa femme et ses enfants, menotté, traîné « au Poste », fiché, photographié sous toutes les coutures, empreintes digitales et génétique dûment enregistrées, comme un dangereux criminel … !

    De mon temps, si l’un de mes professeurs m’avait giflé, mon père serait certes allé le voir. Il lui aurait demandé les raisons de cette gifle, puis, devant ce Professeur, et, si possible, devant mes camarades de classe, il m’aurait « donné le reste », comme on disait… Et mon père n’y allait pas demain morte … ! Depuis, je suis, vous l’aurez compris, TRÈS poli…

    Je me demande comment Monsieur le Gendarme aurait réagi si l’un des automobilistes qu’il verbalise à longueur de temps l’avait traité de CONNARD… Mais c’est là une question « hors sujet »… !

    Non, la vraie question est la suivante : Monsieur le Gendarme, avez-vous réalisé qu’en déposant plainte contre le Professeur de votre fils (vous savez, le… « Connard ») c’est CONTRE VOTRE PROPRE FILS et ses camarades de classe que vous avez « déposé plainte »… ???
    Avez-vous réalisé que vous avez complètement discrédité, déconsidéré ce Professeur aux yeux de toute cette classe et, par la même occasion, vous avez jeté le discrédit sur tous les Professeurs de France et de Navarre…
    En faisant cela c’est à VOTRE PROPRE FILS que vous avez fait un tort immense… ! Comment voulez-vous que ce Professeur (et ses collègues d’ailleurs) puisse apporter à ses élèves un enseignement de qualité alors qu’il est parfaitement discrédité à leurs yeux ???

    Mais pourquoi donc, tant de Professeurs sont-ils souvent en congé de maladie pour dépression nerveuse ??? C’est vrai ça, allez savoir pourquoi... Encore des fainéants...

    Loin dans le passé, j’ai eu l’occasion, sous d’autres cieux, de côtoyer des Gendarmes. Ils ont toujours représenté pour moi des repères de moralité. Ils ont toujours été des « représentants de la Loi », au sens le plus noble du terme.

    Je ne sais pas si l’espèce est en mutation, mais j’ai l’impression qu’on rencontre de plus en plus souvent des « Shérifs », plus attentifs à faire respecter le « code de la route » (à bon escient ou pas, d’ailleurs : « Vous n’avez pas suffisamment marqué le « Stop »… ! Quatre-vingt dix Euros et quatre points… ! » Allez discuter…) qu’à « défendre la Veuve et l’Orphelin »… Surtout si la Veuve et l’Orphelin ont eu la malencontreuse idée de se faire agresser dans une de ces « banlieues explosives » que tout Gendarme (ou C.R.S) normalement constitué n’approche surtout pas sauf « sur ordre » !!!

    Je me pose une question, certes vicieuse, mais justifiée : le papa Gendarme aurait-il déposé plainte si le Professeur en question, plutôt que d’être « Blanc, Chrétien, habitant un quartier Bourgeois » avait été « Basané (ou carrément Noir) Musulman ou Maghrébin », et habitant un de ces quartiers réputé explosif en vertu du nombre de voitures qui y partent en fumée chaque fois qu’un « Flic » s’avise de toucher un cheveux de l’un de ses habitants ??????

    Mais encore, ma question est mal formulée !!! J’aurais dû demander si les POLICIERS qui ont si bien fait leur « Travail » dans le cas de notre « Professeur Blanc, Chrétien, bourgeois » auraient simplement ENREGISTRÉ la plainte de Monsieur le Gendarme si ce Professeur avait été tout autre, comme décrit plus haut ??? Je ne le crois pas… Hé, pas fou ?

    Et vous, les Collègues de ce Professeur, qu’allez-vous faire pour soutenir votre Collègue ??? Qu’attendez-vous pour mettre un coup d’arrêt à cette décrépitude de votre métier ??? Voilà une occasion de vous mettre en grève illimitée et à bon escient !!!

    O, Tempora, O, Mores… !
    Henri.

    (P.S. : Tu vas pas le sucrer, mon article, hein Marco ?)

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    • Punition corporelle ? 4 février 2008 18:34

      En effet, Henri, j’avais réagi à votre commentaire que je trouve excellent !

      Mais cette fois-ci il est à la bonne place et remercions Coat.

      Une vie professionnelle, et peut-être une vie "tout court", brisée pour ne pas avoir accepté de se faire traiter de "connard" par un élève ! c’est un peu fort. Et comme vous, je m’étais demandé, dans le cas d’une interpellation, ce père indigné par la gifle donnée à sa petite tête blonde, comment aurait-il réagi si un automobiliste l’avait traité avec le même mot...

      Je crois qu’il s’est dit "je vais faire l’exemple"....

      Quel exemple ?

      Geneviève.

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    • Punition corporelle ? 4 février 2008 19:50, par Bertrand

      Gamin, il ne me serait jamais venu à l’idée de me plaindre à mon père d’avoir pris une baffe d’un adulte parce que j’avais fait une connerie (et j’en ai fait des conneries de gosse, baffes en prime) sinon j’en prenais une autre de mon père.

      Il ne me serait jamais non plus venu à l’idée d’insulter un adulte, quelqu’il soit, quelque soit son métier, sa religion ou sa nationalité. J’avais appris le respect à la maison mais aussi à l’école.

      Dans les années 50, on appelait les instituteurs Monsieur et les institutrices, Madame ou Mademoiselle. Fallait pas se tromper parce qu’appeler une dame mademoiselle ou une demoiselle madame, c’était l’équivalent d’une insulte.

      Mai 68 est passé par là et les "barbus" de l’école publique y ont introduit le tutoiement et l’usage du prénom de l’instit’ à la place de son titre.

      C’était il y a 40 ans, l’age approximatif de ce Rambo de la gendarmerie dont la seule lumière est souvent le gyrophare de leur estafette (J’ose pas dire Trafic, j’ai 2 cousins gendarmes).

      Le plus coupable, ce n’est pas ce connard de gendarme mais ces utopistes imbéciles qui ont voulu désacraliser le rôle, ô combien important, qu’exercent les enseignants dans la société. Ce rôle, c’était le leur, ils n’en voulaient pas et s’étonnent aujourd’hui de la démission des parents.

      On ne récolte que ce que l’on sème.

      Répondre à ce message

    • Punition corporelle ? 5 février 2008 12:04, par Prosper

      Moi mon Père, il ne m’a jamais battu ni gifflé. Quand il estimait que je commençais à faire ou dire une connerie, il avait une certaine façon de me regarder qui me faisait comprendre de rester à ma place et j’avais intérêt à le faire. Si j’avais fait la connerie, pendant un certain temps il m’ignorait et me prenait pour... un gamin. J’étais plus que vexé de passer pour une bille auprès des miens. Quand à me plaindre s’il y avait eu réaction surtout venant d’un adulte ? Je n’y avait pas intérêt.

      Répondre à ce message

    • Punition corporelle ? 7 février 2008 19:08

      Prendre les nouvelles que l’on diffuse à la télévision, radio ou journeaux comme parôles d’évangile, c’est être politiquement correct.
      Ce bon professeur était depuis longtemps connu pour son alcoolisme, quelques plaintes sont portées auprés du rectorat par l’intermédiare du proviseur sans aucunes sanctions.Suite à l’altercation entre le professeur (bien imbhibé) et l’éléve, deux jeunes filles se sont plaintes auprés de l’infirmière de l’établissement.Le proviseur a convoqué le gendarme en question (arrivé en tenue parce-qu’il se trouvait en service)et lui a demander de porter plainte car le proviseur supposait que la qualité de gendarme du pére de l’enfant permettrait d’obtenir plus rapidement des sanctions contre ce professeur.

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      • Punition corporelle ? 7 février 2008 19:37, par Henri.

        Vous me paraissez bien au fait des procédures disciplinaires dans l’EDUCATION Nationale ! A défaut de signer vos intervention, fut-ce par un prénom bidon.
        Une simple enquète montrerait à un Inspecteur d’Académie si ce Professeur était coupable de s’adonner à la boisson, alcoolisée de préférence ! Et Monsieur l’Inspecteur d’Académie aurait dans ce cas pris les sanctions qui s’imposaient, n’est-ce pas ?
        Que je sache, mais on ne peut tout savoir, ce Professeur n’a fait l’objet d’aucune mesure disciplinaire, au contraire, les témoignages entendus dans les média étaient plutôt élogieux, non ?
        Par ailleurs, les Gendarmes n’ont pas à intervenir dans un établissement scolaire sauf sur appel du Proviseur, dans un cas de danger grave.
        Enfin, va pour le "politiquement Correct", ça ne me gène pas !!!

        Henri.

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        • Punition corporelle ? 7 février 2008 23:01

          Artur du Plessis Laurent

          L’affaire est symptomatique du cafouillage des valeurs en France. Le 28 janvier, au collège Gilles-de-Chin, près de Maubeuge, un professeur de technologie de 49 ans gifla un élève de sixième de onze ans : l’enfant avait traité l’enseignant de « connard » parce celui-ci avait jeté ses affaires par terre après lui avoir demandé, en vain, de ranger sa table de travail.

          Au lieu de s’interroger sur ses propres responsabilités dans l’insolence et la grossièreté de son rejeton, le gendarme de père, en patrouille dans le secteur, entra dans l’établissement en uniforme pour avoir des explications, et porta plainte au commissariat de police. Les policiers appréhendèrent l’enseignant à son domicile et le mirent en garde-à-vue 24 heures, comme un voyou. Il sera jugé en procédure de plaider-coupable le 27 mars pour « violences aggravées sur mineur ». Il encourt une peine de cinq ans d’emprisonnement.

          Le procureur de la République d’Avesnes-sur-Helpe, Bernard Beffy a justifié cette garde-à-vue sur un mode dramatique : « L’élève a d’abord été plaqué contre le mur et soulevé du sol ; ensuite, il y a eu la gifle. Et ce professeur l’a ensuite traîné dans la classe pour le forcer à écrire une lettre d’excuses. Au-delà de la gifle, il y a eu une vraie scène de violence. Le magistrat a précisé que l’enseignant a reconnu une dépendance à l’alcool, qui n’avait jusque-là jamais eu d’incidence sur son travail.
          Lors de sa garde-à-vue, les policiers ont décelé une alcoolémie légèrement positive de plus de 0,3 g. Précision de Maître Jean-Marc Villesèche, l’avocat du prévenu : « Il a bu deux verres quand il est rentré chez lui parce que l’affaire l’avait perturbé. Il n’a jamais exercé sous l’emprise de l’alcool. »

          Mai 68 a brouillé les repères. L’enseignant a reçu en boomerang quarante ans de dénonciation de toute norme hiérarchique et autoritaire par le corps enseignant. Les représentants de l’autorité – le père gendarme, les policiers et le procureur – ont défendu l’enfant – qui pourtant méritait sa claque – contre un autre représentant de l’autorité : l’enseignant. Quant au gosse, il n’a reçu qu’une punition symbolique : exclusion de l’établissement pour trois jours, et retrait de dix points de son carnet de conduite. Avant 68, il aurait été traduit en conseil de discipline et exclu définitivement de l’école, sans que la police et la justice aient à s’en mêler. L’Éducation nationale n’est plus capable de régler dans ses murs un banal incident entre un élève et un professeur.

          En 2006-2007, il y eut 57 dossiers d’enseignants accusés d’avoir frappé des élèves, sur 1 760 dossiers d’agressions, insultes, menaces de profs, de chefs d’établissement et d’élèves : 1 à 30. Les enseignants de l’Éducation nationale sont victimes de l’idéologie laxiste qu’ils ont promue. L’enseignement privé appliquant la discipline qui prévalait dans l’Éducation nationale avant 68 fait figure de nouveau pôle d’excellence. Il répond à une demande croissante, comme celle des lecteurs du « Figaro ». Celui-ci leur a demandé s’ils approuvaient la gifle du professeur : sur 7 225 votants, 88 % ont voté oui, 12 % non.

          Les contradictions de Nicolas Sarkozy reflètent celles de la société française. Lors de la campagne présidentielle, il dénonça l’héritage de mai 68. Mais ses propos et ses actes contredisent cette prise de position. Il mène une vie amoureuse tapageuse avec un ex-top modèle professant une totale liberté sexuelle. Il en fait la Première Dame de France en contractant son troisième mariage. Il dialogue avec un philosophe emblématique de Mai 68, Edgar Morin. Il encense les écologistes en lançant le Grenelle de l’Environnement. Il fait l’ouverture sur la gauche, confiant les Affaires étrangères à une autre figure de proue de Mai 68, Bernard Kouchner. Et il s’apprête à puiser dans le vivier de l’extrême gauche pour recomposer son gouvernement.

          Pourtant, cette stratégie patine. Avec 41 % d’opinions positives, la côte de popularité de Sarkozy a subi une perte de 13 points par rapport au mois dernier dans le baromètre mensuel LH2 pour « Libération ». Le côté soixante-huitard de son style heurte l’aile droite de son électorat, tout en ne lui assurant aucune immunité sur son aile gauche exaspérée par les réalités du pouvoir d’achat.

          Depuis la crise des subprimes, le vent économique a tourné. Les fantaisies de Sarkozy exaspèrent désormais une opinion publique mortifiée par l’accumulation des mauvaises nouvelles. Il serait temps pour lui d’abandonner son style hédoniste de baby-boomer des Trente Glorieuses pour se replier sur les fondamentaux de la droite, dans le fond comme dans la forme. Cela correspondrait mieux aux temps de crise qui s’annoncent.

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  • Punition corporelle ? 5 février 2008 13:04, par daniele

    La question posée par Coat est ...

    "Si vous aviez le courage .....votre réaction serait-elle de lui donner une gifle ?"

    NON ! Je ne pourrais pas même si l’envie m’en démange.

    Quant au gendarme qui a porté plainte contre l’instit ... C’est l’image de la gendarmerie d’aujourd’hui .

    Je suis gendarme , donc j’ai des droits. Toi, le tien, c’est de te la fermer !

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    • Punition corporelle ? 6 février 2008 10:05

      Je lis ta réaction Danielle, et elle me fait penser à quelque chose : je ne sais si vous vous souvenez il y a quelques années (3 ou 4 ans tout au plus), François Bayrou, lors d’une visite dans une ville du Sud-Ouest avait remarqué qu’un gamin d’une dizaine d’années avait mis la main dans sa poche et lui avait pris ce qui s’y trouvait (une montre peut-être....).

      François Bayrou lui avait envoyé donné un revers de main...

      Je n’ai pas trouvé qu’il avait outrepassé certains droits ! il me semble que sa réaction était naturelle à défaut d’être normale, peut-être.

      Je crois que nous aurions peut-être réagi de la même façon. Il n’est pas question de battre un enfant, mais de lui donner une correction méritée, me semble-t-il.

      Geneviève.

      Répondre à ce message

      • Punition corporelle ? 6 février 2008 17:48, par Henri.

        Oui, je me souviens très bien... Par contre, que je sache, Monsieur Bayrou n’a pas été arrêté par la Maréchaussée, n’a pas été retenu en garde à vue, ses empreintes digitales et génétiques n’ont pas été prises... Enfin, rien à voir avec ce qu’a eu à subir ce Professeur, qui, bien sûr, a le tort impardonnable de ne pas être "Monsieur Bayrou" !

        Ceci dit et pour répondre à la question de Coat, je suis Père de famille, et lorsque mes enfants se permettaient d’être impoli, grossiers, brutaux, injustes, je "marquais le coup"(si j’ose dire !) d’une "tape", car mes "gifles" n’ont jamais fait "faire trois tours" à la tête d’aucun de mes trois enfants ; J’ai toujours contrôlé la force de ces "baffes", le but étant plus de "mettre un STOP" que d’assomer le fautif !!!
        Je ne crois pas qu’ils s’en portent plus mal aujourd’hui. Aucun d’entre eux ne fait un complexe d’infériorité. Ils ont tous les trois d’excellentes situations et chacun a une belle petite famille.
        Ils ne m’ont jamais reproché de les avoir "maltraité" dans leur enfance, au contraire même, ces quelques gifles leur font des souvenirs et "des points de repère", selon leurs propre paroles !

        Encore une chose, cependant, pour répondre complètement à Coat. Tout comme Monsieur Bayrou, je ne suis pas sûr de pouvoir retenir un "mouvement" de colère, d’exaspération, devant un outrage fait à moi-même ou à mon épouse par un adolescent ! Ça pourrait bien "partir tout seul" et peut-être pas "main ouverte"...

        Henri.

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        • Punition corporelle ? 6 février 2008 20:42

          Henri,

          Je ne voulais pas parler de mes enfants ! Eux, ils n’avaient pas intérêt de se louper, c’est sûr !
          Une taloche n’est pas une punition excessive surtout quand elle vient de ses parents.

          Je pensais, dans la question de Coat, "à un autre enfant". un inconnu. Là, c’est quand même différent.
          Imagine que ce soit l’inverse et qu’un mec file une baffe à tes gosses. Quoiqu’ils aient fait, je ne suis pas certaine que j’apprécierais une correction, fut-elle une baffe, donnée par un autre. Mais dans le contexte - élèves/enseignants - je donne entièrement raison au maître ! j’aurais doublé la punition aussi si mes gosses étaient venus me dire qu’ils avaient pris une torgnole parce qu’ils avaient manqué de respect à un enseignant.

          Quant à l’histoire de Bayrou, tu as raison Geneviève, je m’en souviens, j’avais même trouvé qu’il avait bien fait , comme quoi.....

          Je reste néanmoins opposée aux "punitions corporelles".
          danièle

          Répondre à ce message

          • Punition corporelle ? 6 février 2008 23:43, par Henri.

            Danièle,

            je ne suis pas systématiquement favorable à une "punition corporelle", mais, néanmoins, comme je le dis dans ma précédente intervention :

            Encore une chose, cependant, pour répondre complètement à Coat. Tout comme Monsieur Bayrou, je ne suis pas sûr de pouvoir retenir un "mouvement" de colère, d’exaspération, devant un outrage fait à moi-même ou à mon épouse par un adolescent  ! Ça pourrait bien "partir tout seul" et peut-être pas "main ouverte"…

            Si le cas se présentait avec un "enfant" en lieu et place d’un "adolescent", il vaut mieux, parfois, traiter l’incident par "le mépris" et s’en aller voir ailleurs s’il y fait beau... ! J’irais donc voir ailleurs si le ciel est plus bleu et les enfants plus polis... !

            Henri.

            Répondre à ce message

  • Punition corporelle ? 7 février 2008 08:42

    Bonjour à tous,

    Je me réjouis, ce matin d’apprendre par la presse nationale, que le professeur de technologie, qui avait mal accepté d’être traité de connard par un des ses élèves, ne sera pas sanctionné, et non seulement il ne le sera pas, mais il reçoit l’appui du Premier Ministre.

    Cela évitera , espérons d’autres abus....

    Geneviève

    Répondre à ce message

    • Punition corporelle ? 7 février 2008 09:22, par daniele

      Bravo !

      Enfin, Fillon, jadis ministre de l’Education, se réveille ! Peut-être que ça remettra les pendules à l’heure.

      Mais avouez tout de même qu’il aura fallu, pour une bagatelle histoire d’éducation civique, les interventions de la gendarmerie, de la justice et du premier ministre !!!!! Le tout largement assaisonné par la presse ....

      et ben !!!

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      • Punition corporelle ? 7 février 2008 11:31

        à notre époque sur ce lieu tant regretté,je veux dire les écoles en oranie, nous traitions pas les enseignats de "connards" !une baffe ou un "estirone de patillas"voir un coup de règle sur les doigts joints étaient amplement mérités ppour certaines fainéantises ou attitude dissipée.
        pas question d’en parler à nos parents sinon "palissa"
        ce gendarme cherche quelque chose a gratter

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    • Punition corporelle ? 7 février 2008 18:39, par Henri.

      Je n’ai pas lu la presse ! Je sais, c’est un tort, je devrais, mais bon, c’est comme ça !
      Je souhaiterais cependant que le soutien que Monsieur Filion apporte à notre "Professeur de Technologie" reçoive autant de retentissement que le tintamarre journalistique que sa "gifle" avait provoqué ! Ce ne serait que justice, or, apparemment, je n’ai rien entendu (à moins que cela m’ait échappé) dans les "journaux télévisés" des diverses "chaines"... Un peu décevant, non ? Monsieur filion ne me semble pas particulièrement "timide", pourtant...

      Henri.

      Répondre à ce message

      • Punition corporelle ? 7 février 2008 22:40

        Bien sur, la retenue est de règle dans l’enseignement, mais reconnaissons que leur tache est vraiment compliquée, depuis la sacralisation de l’enfant. Il est l’héritier du mouvement amorcé en mai 68, où l’éducation devait dorénavant se faire "par consentement mutuel". J’enseigne, tu apprends, et si tu ne veux pas apprendre, je n’ai aucun moyen de t’obliger à transformer la salle de classe, en joyeux Jaléo. Alors la gifle, instantanée, signe d’une patience arrivée à son point de rupture, n’est pas grave en soi. Mais le décodage chez les parents, est que si l’enfant a exaspéré le professeur, au point de prendre un claque, c’est qu’il y a peut être des lacunes dans l’éducation parentale. Et ça, plus que la gifle, les parents n’aiment pas... François 91

        Répondre à ce message

        • Punition corporelle ? 11 février 2008 09:18, par dominique

          en tant qu’ancien voyou je peux témoigner que les fils de gendarmes et autres policiers étaient souvent les pires d’entre nous, nous avions la peur de nos parents et des "gens de police" pas eux, étant donné que c’étaient les mêmes. précision j’ai 50 ans maintenant il y prescription :-)
          mon père ne m’a jamais ’baffé’, pas sur la tête disait il, il est suffisament bête comme cela, mais plutôt une bonne fessée, ma grand mère maternelle disait d’ailleurs que le créateur avait pourvu l’endroit de rondeurs appropriées (pensait elle aux seules fessées correctives !!!)
          toute les ’bétises’ que j’ai faites je les ai assumées, si un adulte me corrigeait pour l’un d’entre elles (s’il restait dans la mesure : giffle, coup de pied au fesses) je n’ai jamais ’rendu compte’ à mon père au risque de recevoir le double voir plus !! jamais, sauf peut être lors du pillage d’un verger (tiré aux gros sel, manqué pour mon compte touché pour deux complices), un adulte ne dépassa les bornes.
          un jour une gamine de 4 ou 5 ans urina dans l’ascenseur de notre cité, une adolescente l’accompagnait et riait de la scène, mon père entrant dans l’ascenseur donna une giffle (trés mesurée) à l’adolescente car il pensait que si l’enfant ne savait ce qu’elle faisait, l’ado elle avait le jugement pour l’empêcher de faire ... l’ado dit qu’elle enverrait son père corriger le mien ! sans se démonter mon père lui indiqua le numéro de notre appartement. le père de l’ado vint donc sonner à notre porte, menaça mon père qui lui demanda s’il savait pourqu’elle raison il avait giflé sa fille (présente), celui ci dit que non, mon père lui donna donc ses raisons et l’ado reparti avec une paire de baffes plus appuyées que la première giffle et l’assurance de ne pouvoir sortir pendant un mois, mon père reçu des excuses pour avoir été soupsonné de violence gratuite.
          si d’aventure un gamin vient à me manquer de respect, ou pire à ma femme, il repart avec la sanction qu’il mérite, graduée en fonction de l’âge et de la faute, si un père ou un ’grand frère vient renauder lui aura le droit à une correction double car on ne me ’ch.. pas dans les bottes’ et ce sans distinction de race ou de religion. les voyous m’ont appris que le respect doit être assumé par les uns et les autres, faibles tu seras écrasé, fort tu seras respecté. prendre une dérouillée quand on défend son bon droit ne fait pas de toi un faible mais un fort que l’on respectera pour son courage d’avoir affronté un plus fort pour ton honneur.
          dans un cité, une trentaine de voyous étaient venus pour une expedition de racket, les mères de familles sont allées à leur rencontre avec des rouleaux à patisserie contre des battes de baseball et des couteaux, les voyous ont parlementé ’pour la forme’ puis sont partis sans toucher à qui que ce soit, les femmes étaient 23 seulement et pas en état d’affronter ces gaillards. elles avaient leur respect ...
          pour en revenir au gendarme et sa réaction incroyable, il met dans l’esprit de son fils le pire des scénario : quoi que tu fasses tu as raison, un jour il retournera cela contre son père qui ne comprendra sûrment pas ce qui lui arrivera. il en fait aussi une proie facile pour les autres gamins qui s’ils sont plus fort que lui l’écraseront sans pitié car il ne saura pas les respecter.
          et un tortionnaire en puissance pour les gamins plus faibles que lui, pour sa futur femme, ses enfants ... sans repère ni borne l’homme n’est plus un animal dans ce qu’il a de pire car sans instinct.

          Répondre à ce message

          • Punition corporelle ? 11 février 2008 10:29

            Bonjour Dominique,

            Merci pour ce témoignage de l’ancien voyou que vous êtes, vous parlez avec votre coeur, et avec l’accent de la sincérité.

            C’est bien d’avoir de tels témoignages.

            Juste un petit reproche : il faut reprendre son souffle en lisant.

            Geneviève.

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  • bonjour

    je ne suis pas vieux (quoique tout est relatif, 43 ans)
    mais je remercie mon père de m’avoir mis une baffe de temps en temps, plus souvent (que la baffe) une claque sur les fesses : aujourd’hui je suis poli et je respecte les institutions (pour combien de temps ?)
    si un prof nous mettait un coup de règle sur les doigts (aujourd’hui il irait tout droit en prison sans toucher 20 000 €), je ne le répétais surtout pas à mon père car ce châtiment mérité m’aurait attiré une nouvelle baffe

    comme je le lisais aujourd’hui dans Le Monde (je n’achète pas mais je l’ai trouvé dans le train, si si) : "dans ces temps de crise économique, on a d’autres chats à fouetter" (quel humour ce journal, je vais peut-être m’abonner lol) là je dis STOP ! que fait la SPA ? il paraîtrait qu’elle a quelques problèmes financiers ...
    et le journal de terminer par "il y a des claques qui se perdent" (vraiment quel humour )

    de nos jours, on ne pourrait donc plus chanter la chanson suivante sans être accusé d’apologie de châtiments corporels :

    vaisselle cassée, c’est la fessée
    vaisselle foutue panpan culcul

    amitiés d’un fils de PN
    éric

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    • Rousseau - les Confessions
      La fessée


      Comme Mlle Lambercier avait pour nous l’affection d’une mère, elle en avait aussi l’autorité, et la portait quelquefois jusqu’à nous infliger la punition des enfants quand nous l’avions méritée. Assez longtemps elle s’en tint à la menace, et cette menace d’un châtiment tout nouveau pour moi me semblait très effrayante ; mais après l’exécution, je la trouvai moins terrible à l’épreuve que l’attente ne l’avait été, et ce qu’il y a de plus bizarre est que ce châtiment m’affectionna davantage encore à celle qui me l’avait imposé.
      Il fallait même toute la vérité de cette affection et toute ma douceur naturelle pour m’empêcher de chercher le retour du même traitement en le méritant ; car j’avais trouvé dans la douleur, dans la honte même, un mélange de sensualité qui m’avait laissé plus de désir que de crainte de l’éprouver derechef par la même main. Il est vrai que, comme il se mêlait sans doute à cela quelque instinct précoce du sexe, le même châtiment reçu de son frère ne m’eût point du tout paru plaisant. Mais, de l’humeur dont il était, cette substitution n’était guère à craindre, et si je m’abstenais de mériter la correction, c’était uniquement de peur de fâcher Mlle Lambercier ; car tel est en moi l’empire de la bienveillance, et même de celle que les sens ont fait naître, qu’elle leur donna toujours la loi dans mon coeur.

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    • Cette récidive, que j’éloignais sans la craindre, arriva sans qu’il y eût de ma faute, c’est-à-dire de ma volonté, et j’en profitai, je puis dire, en sûreté de conscience. Mais cette seconde fois fut aussi la dernière, car Mlle Lambercier, s’étant sans doute aperçue à quelque signe que ce châtiment n’allait pas à son but, déclara qu’elle y renonçait et qu’il la fatiguait trop. Nous avions jusque-là couché dans sa chambre, et même en hiver quelquefois dans son lit. Deux jours après on nous fit coucher dans une autre chambre, j’eus désormais l’honneur, dont je me serais bien passé d’être traité par elle en grand garçon.
      Qui croirait que ce châtiment d’enfant, reçu à huit ans par la main d’une fille de trente, a décidé de mes goûts, de mes désirs, de mes passions, de moi pour le reste de ma vie, et cela précisément dans le sens contraire à ce qui devait s’ensuivre naturellement ? En même temps que mes sens furent allumés, mes désirs prirent si bien le change, que, bornés à ce que j’avais éprouvé, ils ne s’avisèrent point de chercher autre chose. Avec un sang brûlant de sensualité presque dès ma naissance, je me conservai pur de toute souillure jusqu’à l’âge où les tempéraments les plus froids et les plus tardifs se développent. Tourmenté longtemps sans savoir de quoi, je dévorais d’un oeil ardent les belles personnes ; mon imagination me les rappelait sans cesse, uniquement pour les mettre en oeuvre à ma mode, et en faire autant de demoiselles Lambercier.

      (source membre Lycos)

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    • Je ne suis pas vieille non plus (j’ai l’âge de mes artères) mais je n’ai jamais reçu ni une fessée, ni une baffe et je n’en respecte pas moins tous les préceptes qui m’ont été inculqués car j’étais entourée de gens qui avaient du respect les uns pour les autres, qui ne transgressaient pas les lois, qui m’ont donné une ligne de conduite, n’en déplaise aux anticléricaux (dont je suis) j’allais au caté.... l’école m’inculquait une morale (ou une éducation civique), j’avais sous les yeux un exemple à suivre, j’en fis autant avec ma progéniture et je suis satisfaite du résultat.... que font les parents, que fait l’éducation nationale...

      Quid de Françoise Dolto

      « L’enfant est un sujet à part entière »

      Françoise Dolto a voulu mettre fin à l’idée selon laquelle le bébé n’était qu’« un tube digestif », sans conscience, ni inconscient. Pour elle, c’est « un sujet à part entière », comme l’adulte.

      Cette affirmation est encore mal interprétée aujourd’hui, comme l’indique Claude Halmos : « Les parents se disent : si je considère que mon enfant est un être à part entière dont la parole a une valeur, de quel droit puis-je lui interdire tel ou tel acte ? », constate la psychanalyste. Avant de corriger : « Dolto, pourtant, le disait elle-même : tous les désirs sont légitimes, tous ne sont pas réalisables. C’est le fond de son enseignement. »

      Et de résumer : selon elle, l’enfant est « un être en construction, mais qui ne peut pas se développer correctement sans l’éducation des adultes - donc sans leur autorité ». (source 20minutes)

      Nous n’avons voulu retenir de cet enseignement que ce qui nous arrangeait : "il est interdit d’interdire" c’est tellement plus facile...

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