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le : 25.05.2012


Notre Histoire est elle confuse ?

Publié le vendredi 30 mars 2007, par BALLESTER. - Lecture pendant 7 jours. Abonnez-vous !
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C’est la réflexion que certains français natifs de métropole ou d’Algérie peuvent se faire. Avons nous eu en Algérie une Histoire commune ? oui sans aucun doute avec toutefois des petites divergences (...)




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9 Messages de forum

  • Abandon 30 mars 2007 20:31, par daniele

    Analyse très juste de notre insertion en France Métropolitaine.

    Chacun ayant besoin de reconstruire sa vie, il n’était pas possible de rester dans le "passé".

    Nous avons avancé comme des bêtes maltraitées, blessées, l’échine courbée . Nous avons essuyé tant de railleries , tant d’affronts que nous en avions presque oublié le seul qui nous unisse ... La Trahison .

    Rétablissons l’union pour le souvenir et l’honneur de nos pères.

    Répondre à ce message

    • bandon 31 mars 2007 18:55

      Salut JEAN PAUL. Tout ce que tu dis corrobore parfaitement ce que je pense depuis longtemps. Et surtout lorsque tu parles de notre diversité, rattachée elle même à la diversité de tout ce que nous avons connu tant pendant notre vie algérienne que depuis 62.

      Aussi faut- il que nous nous acceptions les uns les autres avec nos différences de sensibilité de pensée, d’opinions etc.

      Rien de toutes nos différences ne pourra faire que nous ne soyons pas tous les mêmes devant ce qui a été "notre adversité". Avant tout, que soient reconnus notre "calvaire" et la responsabilité de la France (l’état français).

      Lorsqu’un président aura le courage de le dire, ce ne pourra qu’être le bon.

      Nous allons voir !

      Répondre à ce message

    • REMETTRE L HISTOIRE A L ENDROIT 1er avril 2007 14:43, par KRIST D ORAN

      Tout à fait d’accord sur ce texte bien vu. N’oublions pas que nous avons été "français à part entière". Ce que je n’ai jamais compris durant mon adolescence.

      (département Français, j’étais sensée être française et chaque fois qu’il me fallait un papier administratif prouvant ma nationalité, étant née là-bas, cette mention se rajoutait et me choquait).

      Oui nous nous sommes fondus dans le paysage Français, c’était le but à obtenir tout en nous dispersant.

      Certaines familles ont pû transmettre à leurs descendants Leur histoire d’autres familles pour "x" raisons n’ont pu le faire.

      Aussi, aujourd’hui cette descendance recherche leurs origines et ainsi leur passé et bien souvent découvre celui-ci, c’est pour cette raison que le net est aussi nécessaire et doit informer le plus possible nos descendants et notre devoir est de réhabiliter l’histoire manipulée.

      "NOS PARENTS ETAIENT DES FRANCAIS A PART ENTIERE CAR VENANT DE DEPARTEMENTS FRANCAIS,DANS L ALGERIE FRANCAISE".

      "De Dunkerque à Tamanrasset, DE GAULLE avait fait des habitants des 15 départements de l’Algérie des ‘’Français à part entière’’"…

      "En 1962, la rupture provoque la liesse à Alger qui célèbre l’Indépendance et l’exil des Français d’Algérie. Ceux-ci débarquent à Marseille sur le J4 ou à Marignane, démunis, arrachés à une terre qu’ils avaient faite leur.
      Ils reçoivent un accueil froid et hostile. Leur statut de rapatriés semble leur dénier celui de citoyens français à part entière. La rentrée scolaire 1962 fait fleurir les préfabriqués et les cités d’accueil précaires
      ". (oui, nous avons été les premiers à habiter les cités sans saccager).

      POUR RAPPEL

      "l’Algérie était devenue française avant la Savoie et le Comté de Nice ?"Le comté de Nice était une division administrative du duché de Savoie, créée en 1388, et qui a disparu avec le rattachement (l’annexion) de Nice à la France en 1860..Sa capitale est la ville de Nice.
      -------------------------------
      En 1852, Napoléon III devient empereur des Français. Pour les Savoyards, le retour à la France devient une nécessité, d’autant que la politique menée par la Maison de Savoie en faveur de l’Unité Italienne ne les séduit guère. La Savoie devient française en 1860, suite au Plébiscite (vote) du 22 avril (par lequel les Savoyards choisissent donc leur nation) et à la signature du Traité de Turin.

      Et si les italiens reprenaient ces départements ?
      -------------------------------

      UN PEU D HISTOIRE

      Lettre du Général Schneider, Ministre, Secrétaire d’Etat de la Guerre, en date du 14 octobre 1839 au Maréchal Valée, gouverneur général, créant l’appellation d’ Algérie. - Archives Service Historique de l’Armée.
      Monsieur le Maréchal, jusqu’à ce jour, le territoire que nous occupons dans le Nord de l’Afrique a été désigné, dans la communication officielle, soit sous le nom de Possession française dans le Nord de l’Afrique, soit sous celui d’Ancienne Régence d’Alger, soit enfin sous celui d’Algérie.

      Cette dernière dénomination plus courte, plus simple et en même temps plus précise que toutes les autres, m’a semblé devoir dorénavant prévaloir. Elle se trouve d’ailleurs déjà consacrée par une application constante dans les documents distribuées aux chambres législatives et dans plusieurs discours du trône. Je vous invite en conséquence à prescrire les mesures nécessaires pour que les diverses autorités, et généralement tous les agents qui, à un titre quelconque se rattachant aux services civils ou militaires de notre colonie, aussi dans leur correspondance officielle, et dans leurs actes ou certificats quelconques qu’ils peuvent être amenés à délivrer, à substituer le mot algérie aux dénominations précédemment en usage.
      Recevez, Monsieur le Maréchal, l’assurance de ma très haute considération.

      --------------------------------------

      L’islamisation de l’Algérie
      La chute de Rome, puis des Vandales, et l’instabilité durant la période byzantine entraînent la reconstitution de plusieurs principautés berbères. Certaines, notamment dans les Aurès, vont résister à l’arrivée des musulmans entre 670 et 702.

      Les figures les plus connues de ce conflit furent le roi chrétien Koceila, qui vainquit Oqba Ibn Nafaa en 689, près de Biskra, puis la reine guerrière Kahena (de son vrai nom Dihya), qui à la tête des Berbères (Djerawa de l’Aurès et Nefoussa de Tripolitaine) ainsi que des Roums de la côte, infligea, en 693, à la bataille de la Meskiana, une sévère défaite au corps expéditionnaire arabe de l’émir Hassan Ibn en Noman, qu’elle repoussa jusqu’en Tripolitaine.

      Tarik Ibn Ziad, Grand chef berbère, se convertit à l’Islam et part aussitôt à la conquête de l’Espagne au VIIe siècle Après la conquête musulmane, les citadins adoptèrent l’islam (pour se protéger contre les attaques des nomades) et progressivement la langue arabe. Berbère, phénicien, romain, arabe, espagnol, turc, français : le brassage des langues, le « métissage linguistique », est intense, donnant lieu à un arabe algérien (et maghrébin en général) qui s’est perpétué jusqu’à nos jours.
      La première partie de la conquête musulmane de l’Espagne fut menée par un contingent berbère presque entièrement composé de récents convertis, à commencer par son chef Tariq ibn Ziyad, qui donna son nom à la colline de Gibraltar (? ?? ????, « Djebel Tariq »). Après le succès de Tarik, le calife le fit enchaîner. Il mourut en route.

      Au Xe siècle, le dai ismaélien Ubayd Allah al-Mahdi fonda la dynastie Fatimide, en Basse Kabylie où il trouva un écho favorable à ses prêches millénaristes. Les Fatimides établirent leur autorité en Afrique du Nord entre 909 et 1171 et fondèrent un califat dissident des Abbassides de Bagdad.

      Leur règne est marqué par de nombreuses révoltes Kharijites, notamment celle d’Abu Yazid, en 944, à la tête de tribus berbères Zénètes, qui infligea la plus sévère défaite à l’armée Fatimide, affaiblie et rendue vulnérable, en prenant Kairouan. La révolte fut vaincue par Ziri ibn Manad, à la tête de tribus Sanhadjas, qui en sauvant l’empire reçue le poste de gouverneur du Maghreb central.

      Ainsi en 972, lorsque les Fatimides, après l’annexion égyptienne, eurent moins d’intérêts pour le Maghreb, c’est son fils, Bologhine ibn Ziri, qui hérita du contrôle de l’Ifriqiya. Les Zirides y règneront pendant environ deux siècles.

      Hammad Ibn Bologhine, le fils de Bologhine, gouvernera indépendamment des Zirides, sur le nord de l’actuelle Algérie, à partir de 1014 en reconnaissant, comme califes légitimes, les Abbassides sunnites de Bagdad, fondant ainsi la dynastie des Hammadides. Les Zirides reconnaîtront, à leur tour, en 1046, les califes Abbassides, montrant ouvertement aux Fatimides leur abandon du chiisme.

      C’est à partir de 1048, dans certaines régions du Sud, au temps d’Ibn Khaldoun, que des tribus arabes, principalement les Banû Hilâl et les Banu Sulaym, immigrent en Afrique du nord. Ces « terribles bédouins » hilaliens furent envoyés par le pouvoir Fatimides afin de réprimer les Zirides et les Hammadides. Par vagues successives, ils menaient des incursions dans les grandes villes, pillant puis détruisant tout sur leur passage. Pour l’Algérie, leur nombre ne dépassant pas quelques dizaines de milliers de personnes, ils étaient cependant parfois alliés avec certaines tribus locales des Zénètes. Ces deux royaumes, alors prospères, seront grandement affaiblies par ces incursions. Les Zirides transfèreront alors leur capitale de Kairouan à Mahdia, les Hammadides, d’Al-Quala (La Kalâa des Béni Hammad, aujourd’hui reconnue patrimoine mondial par l’UNESCO) à Béjaïa.

      L’Algérie est alors, sur une petite partie à l’Ouest, sous le contrôle des Almoravides, des Hammadides au centre, et des Zirides à l’Est. Quand en 1152, ils sont définitivement vaincues par les Almohades, dirigés par Abdelmoumen Ibn Ali et dont le chef spirituel est Muhammad ibn Tumart. Les Almohades formeront un des plus puissant empire méditerranéen, unifiant le Maghreb et la pays d’Al-Andalus jusqu’en 1269.

      Quant à l’immigration arabe en Afrique du Nord, elle fut peu importante, sauf dans deux régions extérieures à l’Algérie, celle de Kairouan et celle de Tanger. Si bien qu’au total le peuplement de l’Algérie n’a reçu qu’une contribution démographique arabe limitée, et qu’une grande partie des populations arabophones est berbère[12].

      Alors pourquoi n’avions nous pas le droit d’y aller ? (colonisation) et faire de ce pays un pays civilisé.
      Ce qui a bien été fait par nos aïeux ( assez de repentance).

      L’Histoire à l’endroit
      par Bernard Lugan Professeur aux Universités de Lyon

      ALGERIE : L’HERITAGE ETAIT TROP BEAU

      En 130 ans, la France créa l’Algérie, l’unifia, lui offrit un Sahara qu’elle n’avait jamais possédé, draina ses marécages, bonifia ses fermes et équipa le pays. Elle fit entrer dans la modernité des tribus jusque-là dissociées et qui n’avaient jamais eu conscience d’appartenir à un tout commun supérieur aux limites de leurs douars ou des terrains de transhumance de leurs troupeaux.

      Quand, après les douloureux événements que l’on sait, le drapeau tricolore fut ramené et des centaines de milliers d’européens lancés sur les routes de l’exode, l’Algérie algérienne était, de tous les anciens pays "coloniaux", celui qui avait le plus reçu de son ancienne métropole. L’Algérie avait, en effet coûté très cher à la France qui y subventionna des productions qu’elle achetait fréquemment au-dessus des cours mondiaux. Dans le cas présent, ce n’est pas d’un prétendu "pillage colonial’ qu’il nous faut parler, mais de la ruine de la métropole qui ne cessa à aucun moment de tenter de combler le "tonneau des Danaides" d’outre-Méditerranée.
      La désinformation marxisto-tiers-mondiste a tellement faussé la réalité de l’histoire de l’Algérie française qu’il importe, une fois encore, de nous effacer devant les chiffres bruts et de ne jamais perdre de vue que tout ce qui a été créé en Algérie le fut durant la parenthèse française que toutes les sources d’énergie découvertes et mises en valeur au Sahara le furent durant la même période.

      Au bout de 132 années de présence, la France laissait en héritage à l’Algérie :
      - 70 000 km de routes, 4 300 km de voies ferrées. 4 ports équipés aux normes internationales, une douzaine d’aérodromes principaux, des centaines d’ouvrages d’art (ponts, tunnels, viaducs, etc.)
      - des milliers de bâtiments administratifs, de casernes, de bâtiments officiels qui étaient propriété de l’État français ;
      - 31 centrales hydro-électriques ou thermiques ,
      - une agriculture non seulement autosuffisante, mais encore largement exportatrice
      - des milliers d’écoles, d’instituts de formation, de lycées, d’universités, d’hôpitaux, de maternités, de dispensaires, de centres de santé, etc.

      Cette comptabilité permet de faire un éloquent bilan. Il tient en peu de mots : l’Algérie a dilapidé son héritage et elle en subit les conséquences. Quelques chiffres permettront de mesurer le recul de ce pays que les progressistes présentaient comme le futur phare du tiersmondisme socialisant :
      - le pays est contraint d’importer entre 30 et 60 % de ses besoins en céréales. En 1961, l’Algérie exportait 600 000 quintaux de grain et 700 000 de semoule ; aujourd’hui, la Moyenne des importations se situe entre 5 et 30 millions de quintaux par an ;
      - le pays n’exporte plus d’oranges, alors qu’avant 1962 les exportations étaient de 200 000 tonnes
      - l’Algérie n’exporte plus de tomates, de carottes, d’oignons, de haricots verts, de melons, de courgettes etc. Or, toutes ces productions faisaient la richesse des maraîchers européens. Avant 1962, les primeurs algériens débarquaient à Marseille par bateaux entiers. Sans parler des dattes ou des légumes secs ;
      - avant 1962, l’Algérie exportait environ 120 000 quintaux de figues sèches. 100.000 hectolitres d’huile d’olive et 50.000 quintaux d’olives. Aujourd’hui, la production locale ne suffit méme plus à alimenter le marché local ;
      - quand elle était encore française, l’Algérie exportait entre 500.000 et un million de quintaux de pommes de terre nouvelles. Aujourd’hui, il s’agit d’un souvenir...
      L’Algérie algérienne a tellement dilapidé son héritage "colonial" qu’elle doit consacrer le quart de ses recettes en hydrocarbures - ses seules recettes - à l’importation de produits alimentaires de base dont elle était exportatrice avant 1962.

      Que s’est-il donc passé ? Le désert du Sahara ne s’est tout de même pas avancé jusqu’à la Mitidja... Et le Maroc, son voisin nord-africain, a connu une évolution inverse de celle de l’Algérie.
      La faillite algérienne tient en trois réalités :
      1 - un dogmatisme doctrinal qui, en ayant privilégié les industries "industrialisantes", a ruiné l’agriculture ;
      2 - un suicide démographique (10 millions d’habitants en 1961, probablement 30 millions aujourd’hui) ;
      3 - une corruption généralisée.

      SOYONS FIERS DE NOS AIEUX DE NOTRE HISTOIRE D ETRE PIEDS NOIRS ET ENFANTS DE PIEDS NOIRS "CES FRANCAIS A PART ENTIERE " qui ont sû s’intégrer malgré tout en FRANCE et dont le Patriotisme fout le camp, à moins que les prochaines éléctions remettent à l’endroit son Patriotisme, sa Fierté son Histoire et surtout notre histoire !

      même si les médias et certains historiens NE VEULENT SURTOUT PAS LE RECONNAITRE ainsi que certains politiques.

      surtout n’oubliez pas lors de votre vôte toutes ces promesses, ces mensonges, ces oublis. 45 ans et toujours pas de reconnaissance. Manifestattions interdites le 5 juillet à Paris, nos stèles, notre Fondation promise et tous nos morts ! pour avoir aimé leur pays.

      Répondre à ce message

      • REMETTRE L HISTOIRE A L ENDROIT 4 avril 2007 17:47, par Jean Paul BALLESTER

        Merci pour cette petite page d’HISTOIRE, très instructive... Je ne pense pas que cette histoire est enseignée dans les écoles d’Algérie, de même à l’époque où notre pays était une terre française, il aurait été bien que cette histoire soit enseignée dans l’ensemble des écoles de la République.

        Répondre à ce message

  • Notre Histoire est elle confuse ? 31 mars 2007 15:17, par Marc MORA

    Regard très fin merci JP ! En effet, nos natures se sont fondues dans le décor.. et pas grand chose pour nous aider !

    Mais comme cela a été annoncé en 2006 par CQOP, le "coming out" des PN est en marche. C’est vrai que la majorité reste inconsciente et ignorante, mais de jours en jours, des responsables, dans toutes les branches commencent à percevoir l’intérêt de nos voix et de nos voies, dans leurs diversités d’ailleurs..
    Rejoignez l’UNION PN pour un euro, nous serons ainsi présent (les non associatifs) dans le débat aussi !

    Pour celles et ceux que çà intéresse..

    Répondre à ce message

  • Notre Histoire est elle confuse ? 26 avril 2007 17:19, par Jean-Claude THIODET

    il y a 15 minutes Rédacteur sans accès Jean-Claude THIODET 32 articles
    Mon cher Jean-Paul, je viens de lire votre article qui décrit parfaitement notre réalité.

    Je n’y trouverai qu’un chose à ajouter : c’est que pour la grande majorité d’entre nous, passé un certain age ( ceux qui ont eu le temps d’avoir un véritable vécu "là bas") il ne se passe pas un jour, bien "intégré"ou non, sans que nous pensions à notre pays perdu.

    Il est pour moi impossible d’échapper à cette "souffrance" qui ne se partage pas, et ne disparaitra qu’avec notre propre disparition.

    Heureux ceux de nos enfants qui ont échappé à cela.

    Ne leur inoculons pas le virus, parce qu’il résiste à toute thérapeutique connue à ce jour.

    Et en plus, on ne nous épargne rien !! Je viens de recevoir ma feuille de déclaration préremplie : Et bien je suis encore né à :

    99 Saint-Eugene : Algérie

    Avec toute mon amitié. Jean Claude

    Répondre à ce message

    • Notre Histoire est elle confuse ? 27 avril 2007 09:33, par Ballester

      Cher Jean Claude,

      En arrivant en France, mes parents ont connu la souffrance, je l’ai partagé pendant plusieurs années. Une souffrance multiple avec une « intégration compliquée », une « nostalgie poignante », quelque part ils se sont sentis toujours « étrangers » tout en étant chez eux en « France ». Nous sommes arrivés dans un « petit coin de France, appelé Le Perche, département de l’Eure et Loir situé à une centaine de kilomètres de Paris »… Les habitants ignoraient « tout » des P.N., de l’Algérie, de nos malheurs… Ma mère a souffert terriblement de ce déracinement, de la trahison vécue et d’une très mauvaise adaptation dans la ville où tout était moins bien que « la bas chez nous ». Sa souffrance la conduite progressivement à une très forte « déprime » qui s’est terminée en « Long séjour » dans un hôpital…

      Pour ma part, sans renier mon « appartenance PN » je me suis engagé dans le monde associatif, non seulement pour « m’intégrer » mais pour faire « bouger » les mentalités… Quelque part j’ai voulu aussi donner cette image de « bâtisseur » en l’honneur de mes ancêtres P.N. Avec le temps, je ne sais pas si je suis parvenu mais je sais que le P.N. que je suis est respecté et peut être même apprécié !

      Je crois que la « jeune génération P.N. » doit être la fierté de leurs aînés, ainsi quelque part dans leur tête, ils n’auront pas tout perdu et leur souffrance leur sera plus facile à supporter.

      Il y a deux ans j’ai reçu ma feuille d’impôts avec lieu de naissance : 99 Alger
      Je me suis rendu au Centre des Impôts, leur expliquant qu’il y avait une erreur (avec une lettre), que si cette erreur était renouvelée, ma déclaration ne leur sera pas retournée… !

      L’année dernière, j’ai reçu ma feuille avec lieu de Naissance : 91 Algérie ; Il en a été de même pour cette année.

      Bien amicalement Jean Paul.

      Répondre à ce message

  • Notre Histoire est elle confuse ? Apparemment oui ! 9 mars 2008 23:42, par PaSSiSSur

    Alors que je partage à 100% le regard exprimé dans cet article, il me semble tout de même qu’un élément majeur ne semble pas pris en compte !

    Si l’on regarde ce qui pourrait être le récit de notre saga, alors ok, la vision est dans le bon axe !!

    Mais si l’on regarde notre saga dans la perspective de l’Histoire de France alors là çà ne va plus !

    L’Algérie a été le dernier pays décolonisé et celui dans lequel cela s’est fait dans la guerre et les évènements sanglants que l’on connaît !!

    Donc pour l’Histoire de France, un petit peuple a résisté pour garder ses privilèges !
    Ce petit peuple c’est nous et quelles que soient nos motivations, ce trajet est vu comme fautif !!

    Alors à vrai dire que cela soit juste ou faux, l’Histoire s’en fiche royalement !

    Nos parents ont baissé la tête, tourné la page, voulu tout oublier... Certains ont parlé de préservation du patrimoine etc etc... D’autres ont fait des amicales pour le souvenir, etc etc...D’autres encore ont voulu faire des associations de défense...

    Pour le moins que l’on puisse dire c’est que le message n’est pas passé et selon les méthodes employées ne passera pas !

    Aucune relève, aucune identification, pas de reconnaissabilité !!

    Pas tout à fait cependant, il y a Internet et les PN nés là bas sur la fin, reprennent pour certains, un flambeau. Mais ce flambeau n’est pas celui de ceux qui ont vécu là bas.

    Il y a là une chance nouvelle de faire quelque chose... pourquoi pas ?

    Répondre à ce message

    • Notre Histoire est elle confuse ? Apparemment oui ! 10 mars 2008 11:09, par Jean Paul Ballester

      Petit à petit les mentalités semblent vouloir évoluer, mais nous ne sommes pas encore au bout de nos peines, rien n’est encore gagné. L’excellente idée de créer ce journal P.N. et de l’ouvrir à la pluralité de ceux qui ont eu « un vécu en terre française d’Algérie » est sans aucun doute un moyen parmi d’autres de faire connaître notre grande histoire. Communiquer sur notre histoire aussi différente soit elle ne peut véritablement se faire que si nous acceptons de ne pas vivre complètement replier sur nous même, mais de nous « ouvrir aux autres » en s’engageant, à titre personnel, au sein même du monde associatif, syndical ou politique avec nos sensibilités différentes. L’essentiel est de conserver une passerelle d’échange, de réflexion avec notre « communauté ». Je suis convaincu que notre journal P.N. mis en place par Marc est une excellente plate forme de rassemblement.

      Jean Paul Ballester

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