Média d'infos géré par des PN et lisible par tout le monde. Sujets d'actualités et spécifiques à la communauté PN & HARKIS.
le : 25.05.2012


Monsieur le Président !

Publié le lundi 10 décembre 2007, par Jean Claude THIODET.
Contacter Jean Claude THIODET - Ses autres articles

Partager
envoyer l'article par mail Envoyer par mail aux amis
Créer/Voir en PDF Enregistrer au format PDF
 

Transmis par mail, voici un courrier exemplaire adressé au président algérien Monsieur BOUTÉFLIKA, par M. André SAVELLI, professeur agrégé en histoire au Val de Grâce.

Il m’a semblé indispensable de transmettre ce document, extrêmement bien documenté, venant d’un érudit de l’histoire, relatant brièvement l’histoire d’un pays ; l’ALGERIE éclatant de vérité.

LETTRE A Mr BOUTEFLIKA

Président de la République algérienne.

Monsieur le Président,

En brandissant l’injure du génocide de l’identité algérienne par la France, vous saviez bien que cette identité n’a jamais existé avant 1830. Mr Ferrat Abbas et les premiers nationalistes avouaient l’avoir cherchée en vain. Vous demandez maintenant repentance pour barbarie : vous inversez les rôles ! C’était le Maghreb ou l’Ifriqiya, de la Libye au Maroc. Les populations, d’origine phénicienne (punique), berbère (numide) et romaine, étaient, avant le VIIIe siècle, en grande partie chrétiennes (500 évêchés dont celui d’Hippone / Annaba, avec Saint Augustin). Ces régions agricoles étaient prospères.

Faut-il oublier que les Arabes, nomades venant du Moyen Orient, récemment islamisés, ont envahi le Maghreb et converti de force, « béçif » (par l’épée), toutes ces populations. « Combattez vos ennemis dans la guerre entreprise pour la religion….Tuez vos ennemis partout où vous les trouverez » (Coran, sourate II, 186-7). Ce motif religieux était élargi par celui de faire du butin, argent, pierreries, trésor, bétail, et aussi bétail humain, ramenant par troupeaux des centaines de milliers d’esclaves berbères ; ceci légitimé par le Coran comme récompense aux combattants de la guerre sainte (XLVIII, 19, 20) .Et après quelques siècles de domination arabe islamique, il ne restait plus rien de l’ère punico romano berbère si riche, que des ruines (Abder-Rahman ibn Khaldoun el Hadrami , Histoire des Berbères,T I, p.36-37,40,45-46. 1382) .

Faut-il oublier aussi que les Turcs Ottomans ont envahi le Maghreb pendant trois siècles, maintenant les tribus arabes et berbères en semi esclavage, malgré la même religion, les laissant se battre entre elles et prélevant la dîme ,sans rien construire en contre partie.

Faut-il oublier que ces Turcs ont développé la piraterie maritime, en utilisant leurs esclaves. Ces pirates barbaresques arraisonnaient tous les navires de commerce en Méditerranée, permettant, outre le butin, un trafic d’esclaves chrétiens, hommes, femmes et enfants. Dans l’Alger des corsaires du XVI ème siècle, il y avait plus de 30.000 esclaves enchaînés. D’où les tentatives de destruction de ces bases depuis Charles Quint, puis les bombardements anglais, hollandais et même américain…..Les beys d’Alger et des autres villes se maintenaient par la ruse et la force, ainsi celui de Constantine, destitué à notre venue, ayant avoué avoir fait trancher 12.000 têtes pendant son règne.

Faut-il oublier que l’esclavage existait en Afrique depuis des lustres et existe toujours. Les familles aisées musulmanes avaient toutes leurs esclaves africains. Les premiers esclavagistes, Monsieur le Président, étaient les négriers noirs eux-mêmes qui vendaient leurs frères aux Musulmans du Moyen Orient, aux Indes et en Afrique (du Nord surtout), des siècles avant l’apparition de la triangulaire avec les Amériques et les Antilles, ce qui n’excuse en rien cette dernière, même si les esclaves domestiques étaient souvent bien traités.

Faut-il oublier qu’en 1830, les Français sont venus à Alger détruire les repaires barbaresques ottomans qui pillaient la Méditerranée, libérer les esclaves et, finalement, affranchir du joug turc les tribus arabes et berbères opprimées.

Faut-il oublier qu’en 1830, il y avait à peu près 5.000 Turcs, 100.000 Koulouglis, 350.000 Arabes et 400.000 Berbères dans cette région du Maghreb où n’avait jamais existé de pays organisé depuis les Romains. Chaque tribu faisait sa loi et combattait les autres, ce que l’Empire Ottoman favorisait, divisant pour régner.

Faut-il oublier qu’en 1830 les populations étaient sous développées, soumises aux épidémies et au paludisme. Les talebs les plus évolués qui servaient de toubibs (les hakems), suivaient les recettes du grand savant « Bou Krat » (ou plutôt Hippocrate), vieilles de plus de 2.000 ans .La médecine avait quand même sérieusement évolué depuis !

Faut-il oublier qu’à l’inverse du génocide, ou plutôt du massacre arménien par les Turcsvoir le site, du massacre amérindien par les Américains, du massacre aborigène par les Anglais et du massacre romano-berbère par les Arabes entre l’an 700 et 1500, la France a soigné, grâce à ses médecins (militaires au début puis civils) toutes les populations du Maghreb les amenant de moins d’un million en 1830 en Algérie, à dix millions en 1962.

Faut-il oublier que la France a respecté la langue arabe, l’imposant même au détriment du berbère, du tamashek et des autres dialectes, et a respecté la religion (ce que n’avaient pas fait les Arabes, forçant les berbères chrétiens à s’islamiser pour ne pas être tués, d’où le nom de « kabyle » - j’accepte).

Faut-il oublier qu’en 1962 la France a laissé en Algérie, malgré des fautes graves et des injustices, une population à la démographie galopante, souvent encore trop pauvre, - il manquait du temps pour passer du moyen âge au XX ème siècle - mais en bonne santé, une agriculture redevenue riche grâce aux travaux des Jardins d’Essais, des usines, des barrages, des mines, du pétrole, du gaz, des ports, des aéroports, un réseau routier et ferré, des écoles, un Institut Pasteur, des hôpitaux et une universitévoir le site : Bernard Venis, la poste… Il n’existait rien avant 1830. Cette mise en place d’une infrastructure durable, et le désarmement des tribus, a été capital pour l’Etat naissant de l’Algérie .

Faut-il oublier que les colons français ont asséché, entre autres, les marécages palustres de la Mitidja, y laissant de nombreux morts, pour en faire la plaine la plus fertile d’Algérie, un grenier à fruits et légumes, transformée, depuis leur départ, en zone de friche industrielle.voir le site

Faut-il oublier que la France a permis aux institutions de passer, progressivement, de l’état tribal à un Etat nation, et aux hommes de la sujétion à la citoyenneté en construction, de façon, il est vrai, insuffisamment rapide. Le colonialisme, ou plutôt la colonisation a projeté le Maghreb, à travers l’Algérie, dans l’ère de la mondialisation.

Faut-il oublier qu’en 1962, un million d’européens ont dû quitter l’Algérie, abandonnant leurs biens pour ne pas être assassinés ou, au mieux, de devenir des habitants de seconde zone, des dhimmis, méprisés et brimés, comme dans beaucoup de pays islamisés. Il en est de même de quelques cent mille israélites dont nombre d’ancêtres s’étaient pourtant installés, là, 1000 ans avant que le premier arabe musulman ne s’y établisse. Etait-ce une guerre d’indépendance ou encore de religion ?

Faut-il oublier qu’à notre départ en 1962, outre au moins 75.000 Harkis, sauvagement assassinés, véritable crime contre l’humanité, et des milliers d’européens tués ou disparus, après ou avant, il est vrai, les excès de l’O.A .S., il y a eu plus de200.000 tués dans le peuple algérien qui refusait un parti unique , beaucoup plus que pendant la guerre d’Algérie. C’est cette guerre d’indépendance, avec ses cruautés et ses horreurs de part et d’autre, qui a fondé l’identité algérienne. Les hommes sont ainsi faits !

Monsieur le Président, vous savez que la France forme de bons médecins, comme de bons enseignants. Vous avez choisi, avec votre premier ministre, de vous faire soigner par mes confrères du Val de Grâce. L’un d’eux, Lucien BAUDENS, créa la première Ecole de médecine d’Alger en 1832, insistant pour y recevoir des élèves autochtones. Ces rappels historiques vous inciteront, peut-être, Monsieur le Président, à reconnaître que la France vous a laissé un pays riche, qu’elle a su et pu forger, grâce au travail de toutes les populations, des plus pauvres aux plus aisées - ces dernières ayant souvent connu des débuts très précaires -. La France a aussi créé son nom qui a remplacé celui de Barbarie. Personne ne vous demandera de faire acte de repentance pour l’avoir laissé péricliter, mais comment expliquer que tant de vos sujets, tous les jours, quittent l’Algérie pour la France ?

En fait, le passé, diabolisé, désinformé, n’est-il pas utilisé pour permettre la mainmise d’un groupe sur le territoire algérien ? Je présente mes respects au Président de la République, car j’ honore cette fonction.

Un citoyen français, André Savelli, Professeur agrégé du Val de Grâce.

Améliorez NJ - Notez cet article !
1 vote
Prochainement un système de notation amélioré (prise en compte des + et des -) des articles vous sera proposé !

18 Messages de forum

  • Monsieur le Président !! 11 décembre 2007 10:27, par poinvert

    Bravo au professeur d’avoir pris de son temps pour rediger cette lettre qui rappelle ces vérités.
    Ce sont ces verités là qui nous guiderons toujours lorsque nous parlerons de notre pays, lorsque nous parlerons de nous-mêmes.

    Répondre à ce message

  • Monsieur le Président !! 18 décembre 2007 21:20, par STEFANINI

    Mon Dieu, pourquoi ce texte ne figure-t-il pas dans les livres d’histoire ?? L’irréfutable histoire de l’Algérie s’y trouve condensée. !!Merci professeur .

    Répondre à ce message

  • Monsieur le Président !! 5 janvier 2008 20:25, par Lam

    Réponse ouverte à M. le Professeur André Savelli.

    Alger, le 5 janvier 2008

    Monsieur le Professeur,

    Par l’entremise d’un site pied-noir qui me l’a transmise, je viens de prendre connaissance d’une copie de la lettre que vous avez destinée au président algérien, Bouteflika, à propos de « l’injure du génocide de l’identité… »

    Bien que n’ayant guère ni l’intention ni la prétention de me substituer au destinataire qui dispose d’assez de conseillers et de rédacteurs compétents pour répondre, au besoin point par point, à cette correspondance bien fielleuse, je ne puis, en tant que simple lecteur algérien de culture essentiellement française, vous laisser dire nombre de contrevérités qu’il me plaît d’imputer simplement à de graves lacunes de votre culture historique.

    • De la composition ethnique des populations nord-africaines du premier millénaire, vous faîtes un curieux amalgame, où s’entremêlent puniques, Romains et Berbères. Comme si les Phéniciens et les Romains avaient fait souche et pris une place prépondérante dans la région, vous reléguez les véritables autochtones, autrement dit les Numides ou Berbères, au dernier rang des ethnies dominantes. Poursuivant sur votre lancée, vous faîtes naturellement table rase de l’existence sur les lieux tant avant qu’après l’avènement de l’islam de royaumes organisés pouvant pourtant largement soutenir la comparaison avec leurs homologues d’Europe de la même période.

    • Je voudrais croire que votre emploi péjoratif du mot « troupeaux » pour désigner des esclaves berbères résignés et conduits au Moyen Orient pour y être vendus dans les souks n’a pas la connotation à caractère animal que votre texte laisse entrevoir en filigrane.

    • C’est avoir une piètre idée de l’histoire de France que de laisser accroire : « Les Français de 1830 sont venus à Alger pour détruire les repaires barbaresques … et affranchir du joug turc les tribus arabes et berbères opprimées ». Le projet de la colonisation de l’Algérie avait mûri en réalité, dès 1805, dans l’esprit du petit Napoléon, à la suite de la dégelée qu’il venait d’essuyer en Egypte par la marine de Sa Majesté. N’est-ce pas qu’il avait fallu, plus tard, à la marine française, user de mille subterfuges pour se faufiler à travers les mailles tendues par cette même marine britannique pour venir faire le siège d’Alger, pendant huit longues années, avant de déclencher l’invasion de Sidi-Ferruch, en juillet 1830 ? La vérité est que, emprisonnée dans ses frontières étroites, la France qui avait été battue à plate couture pour l’énième fois à Waterloo ne pouvait aller à la conquête d’autres terres plus lointaines sans courir le risque d’y laisser les dernières pièces de sa flotte. Pays dépeuplé et miséreux, l’Algérie toute proche, avec ses 3 millions d’habitants (et non 900000 comme vous l’écrivez faussement), était donc une proie facile pour la France de 30 millions qui était, du moins jusqu’en 1805, la première puissance mondiale.

    • Dire encore que les populations algériennes de 1830 étaient sous-développées et soumises aux épidémies et au paludisme, démontre à n’en pas douter un parti pris manifeste que contredisent les officiers français eux-mêmes qui avaient conduit la colonisation. Voici ce qu’écrit le Colonel Forey, en soulignant d’ailleurs un digne fait d’armes qui, à mon sens, justifie à lui seul la fameuse repentance demandée à la France : « … Là, plus de gourbis isolés, mais des villages semblables à nos bourgs de France, dans les plus belles positions, tous entourés de jardins, de forêts immenses d’oliviers… Tous, nous étions stupéfaits de tant de beautés naturelles, mais les ordres étaient impératifs et j’ai cru remplir consciencieusement ma mission en ne laissant pas un village debout, pas un arbre, pas un champ. Le mal que ma colonne a fait est incalculable. Est-ce un mal ? Est-ce un bien ? Pour mon compte, je crois que c’est le seul moyen d’amener la soumission ou l’émigration de ses habitants… Le blocus du Grand-Pic, où nous avons pris par la soif et la faim une immense population, est un fait d’armes très remarquable. »

    • Prétendre encore qu’à l’inverse des Turcs qui ont massacré les Arméniens ou des Américains les Amérindiens, etc., la France a plutôt soigné les populations du Maghreb…, c’est contredire un autre officier supérieur, le Colonel Canrobert à l’état d’âme suffisamment révélateur des réels objectifs poursuivis par la France en Algérie : « Acteur ou spectateur forcé dans une multitude de ces drames (pillages), je n’ai que trop appris à reconnaître les désastreux effets de ce terrible et barbare moyen. J’ai dû souvent gémir sur la démoralisation profonde qu’il jette dans le cœur du soldat qui égorge, vole, viole et s’y bat pour son compte particulier devant ses officiers souvent impuissants à le retenir… Nous avons fait de longues courses, pour brûler, piller et ravager les tribus comprises entre Blida, le Chélif et les environs de Cherchell : bien que la terreur que nous avons inspirée soit grande… le but principal qui est la pacification est loin d’être atteint. »

    • Jouer au samaritain pour justifier par ailleurs la colonisation heurte incontestablement l’esprit même qui avait guidé ses concepteurs en même temps que ses exécuteurs. Le Général Lamoricière est l’un de ceux-ci qui ose écrire : « … Il nous faut des colons européens, car, nous ne pouvons jamais avoir assez de confiance dans les indigènes, qui, au premier bruit de guerre, ne manqueraient pas de se révolter. Entre la conquête et l’occupation réelle, la soumission des Arabes n’est qu’une transition indispensable. Une population chrétienne agricole peut seule nous permettre d’espérer qu’il nous sera possible, un jour, de nous maintenir en Algérie... Tout faire pour attirer le plus promptement possible en Algérie le plus grand nombre de colons possible, les encourager en leur donnant la terre aussitôt et au fur et à mesure qu’ils nous arriveront. »

    • Oser avancer que la France a laissé, en 1962, une Algérie prospère, c’est encore faire fi d’une réalité criante et incontournable : « Nous étions, en 1956, une vingtaine de pharmaciens, 75 médecins, 400 instituteurs, 3 ingénieurs », écrivait Ferhat Abbas, page 22, dans « Autopsie d’une guerre ». Que pouvaient donc représenter de tels chiffres si édifiants par rapport aux dizaines de milliers de médecins, ingénieurs, pharmaciens et autres cadres recensés dans la communauté des pieds-noirs, pour la plupart venus d’Espagne, du Portugal, de Malte, d’Italie, de Pologne, et d’ailleurs qui bien souvent ne connaissaient pas même l’alphabet de la langue française ? N’est-ce pas là une autre justification pouvant appuyer la demande de repentance ?

    • Nous rebattre les oreilles à tout bout de champ à propos des harkis, en leur attribuant des qualités que seule l’armée française leur avaient trouvées en les utilisant à bon droit pour exécuter les basses besognes qu’elle n’osait elle-même entreprendre, c’est encore remuer le couteau dans une plaie qui, par la faute des revanchards pieds-noirs, est loin est de se cicatriser. A vrai dire, les Algériens se sont déjà largement exprimés sur la question : ils vous font cadeau de ces criminels-là, dont de Gaulle seul avait su mesurer la valeur en les parquant sous bonne garde dans des enclos grillagés, exactement comme des bêtes féroces qu’ils ont toujours été.

    • Quant aux chiffres dantesques des Algériens (ou même des harkis) tués au lendemain de l’indépendance, que l’on cite ici ou là sans consistance et sans preuve d’aucune sorte, je vous laisse personnellement libre de les multiplier à votre guise. Fruits de votre seule imagination, ils le resteront et n’auront d’impact que sur les esprits nigauds capables de les assimiler. Ayant vécu de près la totalité de la guerre d’Algérie, je puis assurer que ces supplétifs tenaient partout garnison séparée des enceintes militaires et ce, dans un rapport de 1 au plus à 10, un rapport que de Gaulle eût certainement dénoncé s’il avait contrevenu à sa position tranchée sur la question (voir « L’armée de métier – page 70 »).

    • Je vous concède enfin que Bouteflika a commis une erreur grossière de venir se soigner à Paris, un acte que les Algériens dans leur grande majorité désapprouvent totalement. Soigneux de sa petite personne, il aurait dû, en refusant d’être pris en charge localement, se rendre partout ailleurs sauf en France. Vu le tollé qui a accompagné sa dernière hospitalisation dans votre pays, il serait d’ailleurs bien avisé de ne plus y retourner.

    Je ne terminerais pas enfin sans vous faire part, Monsieur le Professeur, de mon profond désappointement d’observer un médecin de votre niveau se rabaisser à des considérations aussi néocolonialistes qui jettent un profond discrédit sur sa fonction même. L’Algérie française, n’en déplaise à ses nostalgiques, a vécu. L’Algérie, tout court, est libre et indépendante. Et, en faisant l’effort de se tourner vers l’avenir, son peuple a en même temps rompu avec son passé, et particulièrement avec sa nuit coloniale, malgré toutes les déchirures et tous les ressentiments qui ressortissent désormais de l’histoire. C’est aux générations montantes qu’il revient à présent de s’inscrire dans une autre dynamique, celle de construire l’avenir fondé sur l’amitié et la convivialité avec ses voisins, fussent-ils les colonisateurs d’hier. Et, dans ce sens, votre pamphlet n’y contribue en rien.

    Pour ma part, enfin, la repentance n’est pas une fin en soi. Il faut laisser à demain ce qui ne peut se réaliser aujourd’hui. Au fil du temps, les choses finiront par rentrer d’elles-mêmes dans l’ordre.

    En attendant, notre rôle devrait tendre à apaiser les esprits, à restituer à l’homme sa valeur morale avant toute chose, plutôt que de continuer à nous entredéchirer pour bien peu de choses finalement.

    Je vous salue, Monsieur le Professeur.

    Lamlad
    Ancien directeur de publication

    Voir en ligne : Réponse à M. Savelli

    Répondre à ce message

    • Monsieur l’ancien Directeur de Publication ... 6 janvier 2008 09:39, par Choirzy

      J’ai du vague à lam en lisant ces propos, ponctués de citations douteuses de célèbres inconnus inhumés sous d’autres siècles, sorties du chapeau pour les besoins de la cause et qui n’ont pour seule véracité que la polémique idéologique.

      Face à cette argutie, je ne vois qu’une solution durable à proposer : la quarantaine !

      Ne faudrait-il pas cesser momentanément toute relation avec ce peuple algérien si longtemps opprimé pour lui permettre de s’épanouir enfin, rapatrier nos ressortissants et nos intérêts si imprudemment délocalisés et, en sens inverse, faire revenir au pays tous ces immigrés de nos banlieues pour qu’ils puissent enfin bénéficier du développement exponentiel de leur pays d’origine et qu’enfin ils connaissent la paix et la prospérité auxquelles ils ont le droit d’accéder en tant qu’Algériens de coeur, d’esprit, de coutume et de religion qu’ils sont restés ?

      Ne faudrait-il pas que, sur place, les Zénètes de souche et les Bédouins d’importation acceptent enfin de partager leurs immenses richesses issues du pétrole colonialiste, leur mémoire infaillible et leur réussite économique légendaire avec tous ces pauvres algériens encore détenus et colonisés à l’insu de leur plein gré sur le sol français.

      Et ne faudrait-il pas, enfin, que les étudiants algériens cessent de disperser leur savoir et leur immense compétence, et de se galvauder pour tout dire, à fréquenter les écoles et les universités françaises.

      Au terme de cette quarantaine réciproque ... qui devrait au moins durer quarante ans ... on ferait alors le point, enfin calmement, enfin sereinement ... ceci n’étant qu’une hypothèse ...
      et on pourrait alors réécrire l’Histoire comme on la souhaite, d’un commun accord, sans témoin, sans trublion, sans contestataire prestigieux et de la façon la plus plaisante qui soit entre gens de bonne compagnie.

      De cette façon l’Histoire pourrait enfin être entendue par tous et enseignée sans honte et sans reproche : Duguesclin et Abdelkhader main dans la main en quelque sorte !
      La repentance pourrait alors se faire sur des bases solides : toutes les fautes du même côté et la légende de l’autre. Choirzy

      Répondre à ce message

      • Ah, mon cher Jean Claude : voila une réponse comme on les aime ! Digne de l’auteur de Toto..........., digne de nous, digne de "notrejournal.info" Merci !!! Chibani

        Répondre à ce message

      • Réponse à Choizy 9 janvier 2008 12:23, par Lamlad

        Il s’agit rien de plus que de citations de vos célèbres officiers venus ici nous apporter votre soi-disant civilisation faite de vols, de pillages, de viols, d’expropriation, d’autodafés d’êtres humains et animaux sous le faux euphémisme d’enfumades. Ces citations sont toutes tirées de l’ouvrage, publié en 1963 et traduit dans une trentaine de langues jusqu’ici pour rendre à la colonisation de l’algérie sa vraie dimension prétendument civilisatrice, écrit, sous le titre Algérie, nation et société, par feu Mostefa Lacheraf, historien algérien de renommée mondiale. C’est au bout de longues recherches dans les bibliothèques parisiennes que ce dernier a fini par retrouver les traces de ces purs héros de la colonisation, dont le comportement criminel n’avait à l’époque pas même remué les consciences du monde culturel, à l’exception de quelques rares écrivains qui en étaient parfois seulement indignés.

        Quant à votre solution de quarantaine, qui me semble sortir tout droit d’un esprit aussi étriqué que mesquin et lepeniste, je me félicite de constater qu’il est loin de faire l’unanimité, au-delà du cercle étroit des algérianistes qui rêvent encore de la fatma et du petit boy Mohamed toujours prompts, à leur service, à remplir leurs sales petites besognes domestiques. Venus pieds nus et sales - d’où le sobriquet de pieds-noirs qui leur a été attribué par les autochtones - des fins fonds miséreux de l’Europe d’alors, avec comme seul bagage un ballot de linge crasseux, ces petits Paolo, Pietro, Jaquo, Luigi, Isabella, etc., étaient venus, il est vrai, nous apporter, faute d’autre chose, leur civilisation chrétienne pour justifier les vols, les viols, les autodafés de personnes et d’animaux, les expropriations, etc. En somme, une nouvelle croisade...

        Mais qui les avait appelés à venir nous agresser avec autant de violence et de haine, sinon la faim et l’aventure qu’une autre conquête à l’autre bout de l’Atlantique avait fait naître dans l’esprit malfaisant de stupides conquérants coloniaux, dépités par leurs échecs successifs en Europe même d’où ils venaient d’être chassés comme des malpropres et réduits à jouer au chat et à la souris avec les forces de Sa Majesté ?

        Mais d’où les Selliere, les Borgeaud, les Blachette et même des banques comme Paris-Bas ont tiré leur immense fortune, sinon des territoires algériens conquis par la force des armes ? Une population de 30 millions d’âmes avait agressé une autre de 3 seulement, laquelle vivait de plus dans des conditions autrement plus archaïques. Une armée de cent mille hommes, soutenue par une armada de 4000 vaisseaux contre une autre d’un centième (la flotte algérienne venait d’être coulée au large de l’Italie) à peine équipée de pétoires et de canons d’un autre âge. Voilà les faits dans leur stricte nudité ! Ils n’ont rien d’un combat d’égal à égal d’avance perdu par la France contre l’Angleterre, à l’époque, contre l’Allemagne de 70, de 14 et 39.

        Lamlad

        Voir en ligne : Réponse à Choizy

        Répondre à ce message

        • Réponse à Choizy 9 janvier 2008 16:22

          Venus pieds nus et sales - d’où le sobriquet de pieds-noirs qui leur a été attribué par les autochtones - des fins fonds miséreux de l’Europe d’alors, avec comme seul bagage un ballot de linge crasseux, ces petits Paolo, Pietro, Jaquo, Luigi, Isabella, etc., étaient venus, il est vrai, nous apporter, faute d’autre chose, leur civilisation chrétienne pour justifier leurs actes ignobles. En somme, une nouvelle croisade…

          Eh ! Zombie ! viens ici .....

          Ecoute un peu ........

          Ton Algérie n’existait pas ! même si tu veux essayer de nous faire rire avec les quelques lectures que tu peux avoir glanées ici ou là ....

          Va donc dans les livres de tes pairs , tu y trouveras la réalité sur les peuples qui occupaient "ton" territoire avant que nous n’arrivions...

          Mais moi l’espagnole , je te dis :

          Tes ancêtres ont été les envahisseurs , violeurs et assassins de femmes et d’enfants d’un peuple qui ne leur avait rien fait et surtout pas demandé de venir les coloniser....
          Mais vous creviez de faim dans votre Pays aride et vous étiez trop fainéants pour y faire pousser quoique ce soit, alors vous êtes allés piller de l’autre côté de la Méditerranée .

          Pendant sept cents ans , vous vous êtes vautrés dans leurs biens , vous avez pollué leur espace jusqu’à ce que "Sa Majesté" botte vos culs terreux ...

          Il serait juste que tous les Paco, Pedro et autre Isabella vous demandent réparation.
          Au lieu de pleurnicher sur leur sort, ils ont travaillé dur, après vous avoir fait fuir, à redresser leur pays .

          Vois comme ils sont fiers ces Hidalgos ! Ils ne veulent même plus se souvenir que vous avez existé ...

          Pourquoi ne pas prendre exemple sur eux ? Est-ce que les Ali, Mohamed et Fatima ne savent pas faire autre chose que mendier ?

          daniele lopez

          Répondre à ce message

        • Réponse de Choirzy 10 janvier 2008 15:58, par Choirzy

          Pour ne rien vous cacher, vos références bibliographiques me semblent plutôt orientée ... voire sujettes à caution puisqu’elles émanent d’un homme qui, après avoir têté le lait nourrissié du savoir colonialiste, tant à Alger qu’à Paris, a ètè un éminent apparatchik, un sbire, un valet du système FLN “autogestionnaire” qui a précisement ruiné ce pays jadis prospère.

          Je le sais, je les ai vu à l’oeuvre, pour y être allé fréquemment, les tenants de ce système... jusqu’à l’apothéose, jusqu’au hold up final : la main mise de la Sonacome sur l’économie algérienne ... ou comment une caste politique, par le système bakchich généralisé, pompe jusqu’à la dernière goutte la substantifique moelle d’un pays, au point d’en affamer les habitants et de les faire fuir là l’étranger pour pouvoir bouffer.
          Et ce sont ces gens là que vous prenez en référence comme indiscutable témoignage ... ? Laissez-moi rire !
          Et bien, je vous plains, Monsieur, car vous n’aurez pas fini de déchanter ... à moins que vous n’en croquiez vous-même !

          Je dois aussi vous dire que je ne suis pas impressionné par vos fantasmes et par votre petit numéro de cirque bidon, soi-disant historique, qui voudrait prouver que les pieds-noirs n’étaient que des pieds sales et ne sont venus s’installer en Algérie que par nostalgie de la conquête de l’Ouest Américain.
          A ce stade de l’argutie, c’est carrément de la divagation ... et d’une puérilité à pleurer.

          Un fait est certain, je le confirme, on le lit bien dans vos propos : vous êtes effectivement atteint de cette rage islamo-fasciste qui, dans ce cas pathologique aigu de délabrement intellectuel, ne peut s’éradiquer que par une mise en quarantaine longue pour tenter d’éviter une contagion sociale dont les prémices se font déjà sentir, de ci de là, sur notre sol et ailleurs.
          N’y voyez là ni étroitesse d’esprit, ni mesquinerie, ni lepenisme outrancier mais simplement une réaction bien compréhensible à des actes de barbarie tels que nous les constatons et avant qu’en réponse, ne se déchaîne d’autres violences, d’autres provocations ... car pour ça les français ne sont pas manchots, comme vous le savez peut-être.
          Votre bien dévoué. Choirzy

          Répondre à ce message

        • Réponse à M. Lamlad 10 janvier 2008 18:29, par Henri.

          Monsieur Lamlad, vous possédez la langue française avec une perfection orthographique et grammaticale tout bonnement admirable !
          Vous ne détonneriez certes pas dans un cadre d’Intellectuels et d’Ecrivains Français de souche.
          Je souhaite simplement vous poser la question suivante :
          Où avez-vous appris notre langue ? Où la langue Française vous a-t-elle été enseignée de si belle façon ? Est-ce dans des école de l’Algérie Indépendante ? Auquel cas, je ne saurai trop crier mon admiration pour ces écoles et le système éducatif Algérien qui continuent à enseigner la langue des COLONS !
          Il est aussi possible que vous l’ayez apprise, et bien apprise, dans les écoles de la République Française, celle-là même dont vos concitoyens ont crucifié les Instituteurs et Institutrices...
          Et,si vous ne deviez qu’une seule chose à la "colonisation" de votre pays par la France, si vous ne lui deviez que votre maîtrise de notre belle langue Française, cette dette-là devrait vous imposer de vous abstenir de demander "repentance" à notre pays dont vous partagez si parfaitement la culture. Que vous le vouliez ou non, C’est la France qui vous a fait !

          Henri.

          Répondre à ce message

    • Monsieur le Président !! 8 janvier 2008 07:59, par Gérald

      Monsieur LAM,
      En fait ce qui pose problème, ça n’est pas tant que votre Président, MR Bouteflika vienne se faire soigner en France, c’est meme le petit arbre qui cache l’immense foret, la cohorte inépuisable des centaines de milliers de vos compatriotes qui viennent pomper gratuitement et mettre en faillite le systéme de financement de notre santé publique, de notre assurance chomage, de nos aides et secours divers (RMI,AME, et j’en passe et des meilleurs). Je pense comme des millions de Français que la solution serait de supprimer toutes ces aides, et d’instaurer le controle des changes avec l’Algérie, avec une surveillance enfin efficace des millions de colis de médicaments qui alimentent au frais du contribuable les différents petits trafics du bled Algérien...Vous voyez ce que je veux dire....D’autre part je tiens à vous signaler, au cas ou vous l’ignoreriez encore, mais j’en doute...que la France, dès la fin de la guerre d’Algérie a ouvert ses frontiéres et n’a jamais interdit aux anciens membres du FLN de venir s’installer sur son territoire, meme ceux qui, très nombreux avaient du sang sur les mains (comme on dit poliment)ça n’a jamais été le cas dans votre grand pays démocratique, meme 50 ans après...cherchez l’erreur !!
      Enfin je tiens à vous signaler que personnellement j’ai combattu le FLN les armes à la main dès l’age de 17 ans, que je n’ai jamais fait de cadeau à mes ennemis et qu’ils ne m’en ont jamais fait non plus, ce que je considére comme tout à fait normal, la guerre c’est la guerre (n’en déplaise a certaines ames sensibles et à la mémoire hémiplégique)cependant je respecte le drapeau Algérien, l’hymne national Algérien et je ne me suis jamais permis de siffler ou insulter ces symboles d’un etat libre et indépendant, ce qui n’est pas le cas de nombre de vos compatriotes ou de leurs descendants qui se considérent comme toujours en guerre et qui vivent pourtant en France depuis de (trop) nombreuses années...cherchez la aussi l’erreur !!!
      Je vous salue, monsieur, et vous invite à réfléchir, la repentance ne doit pas etre unilatérale.

      Répondre à ce message

      • Monsieur le Président !! 8 janvier 2008 08:55

        On imagine très mal les familles des victimes de la barbarie nazie venir s’installer chez leurs tortionnaires après la dernière guerre, si l’Allemagne était restée ce qu’elle était.

        Alors, posez-vous la question : que viennent faire vos compatriotes en France si ce n’est profiter du système, qu’ils mettent du reste en faillite (comme le dit Gérald) ?

        Alors : chacun chez soi ! et tout ira mieux.

        Répondre à ce message

      • Monsieur le Président !! 8 janvier 2008 09:37

        Bonjour Gérald et merci de votre commentaire.
        C’est l’énorme avantage de "notre journal.info" que de permettre à tous de s’exprimer librement.

        La grande nouveauté, c’est que maintenant, on y voit intervenir des gens de tous horizons, et on se rend compte que les "Algériens" (qui , hélas, ne sont plus NOUS) n’ont de cesse que de savoir ce que nous disons et ce que nous pensons.

        Il y en a de toutes sortes : ceux qui nous agressent et ceux qui prétendent nous regretter. Quoi qu’ils disent, il faut qu’ils continuent à intervenir sur le journal, ce qui nous permet de répondre ! et la plupart des réponses sont excellentes.

        ON CONTINUE !! Soyez nombreux à intervenir. Devenez rédacteurs : On en manque...........
        Chibani

        Répondre à ce message

        • Monsieur le Président !! 9 janvier 2008 21:58, par Jean-Claude THIODET

          Monsieur LAM devrait se plonger dans la lecture des articles sur l’Islamisme et la guerre d’Algérie !!Chibani

          Répondre à ce message

          • Pour ne rien vous cacher, vos références bibliographiques me semblent plutôt orientée ... voire sujettes à caution puisqu’elles émanent d’un homme qui, après avoir têté le lait nourrissié du savoir colonialiste, tant à Alger qu’à Paris, a ètè un éminent apparatchik, un sbire, un valet du système FLN “autogestionnaire” qui a précisement ruiné ce pays jadis prospère.

            Je le sais, je les ai vu à l’oeuvre, pour y être allé fréquemment, les tenants de ce système... jusqu’à l’apothéose, jusqu’au hold up final : la main mise de la Sonacome sur l’économie algérienne ... ou comment une caste politique, par le système bakchich généralisé, pompe jusqu’à la dernière goutte la substantifique moelle d’un pays, au point d’en affamer les habitants et de les faire fuir là l’étranger pour pouvoir bouffer.
            Et ce sont ces gens là que vous prenez en référence comme indiscutable témoignage ... ? Laissez-moi rire !
            Et bien, je vous plains, Monsieur, car vous n’aurez pas fini de déchanter ... à moins que vous n’en croquiez vous-même !

            Je dois aussi vous dire que je ne suis pas impressionné par vos fantasmes et par votre petit numéro de cirque bidon, soi-disant historique, qui voudrait prouver que les pieds-noirs n’étaient que des pieds sales et ne sont venus s’installer en Algérie que par nostalgie de la conquête de l’Ouest Américain.
            A ce stade de l’argutie, c’est carrément de la divagation ... et d’une puérilité à pleurer.

            Un fait est certain, je le confirme, on le lit bien dans vos propos : vous êtes effectivement atteint de cette rage islamo-fasciste qui, dans ce cas pathologique aigu de délabrement intellectuel, ne peut s’éradiquer que par une mise en quarantaine longue pour tenter d’éviter une contagion sociale dont les prémices se font déjà sentir, de ci de là, sur notre sol et ailleurs.
            N’y voyez là ni étroitesse d’esprit, ni mesquinerie, ni lepenisme outrancier mais simplement une réaction bien compréhensible à des actes de barbarie tels que nous les constatons et avant qu’en réponse, ne se déchaîne d’autres violences, d’autres provocations ... car pour ça les français ne sont pas manchots, comme vous le savez peut-être.
            Votre bien dévoué. Choirzy

            Répondre à ce message

            • Monsieur le Président !! Voyons, M. Lamlad... 11 janvier 2008 10:51, par Henri

              M. Lamlad,je vous cite :

              "La vérité est que, emprisonnée dans ses frontières étroites, la France qui avait été battue à plate couture pour l’énième fois à Waterloo ne pouvait aller à la conquête d’autres terres plus lointaines sans courir le risque d’y laisser les dernières pièces de sa flotte. Pays dépeuplé et miséreux, l’Algérie toute proche, avec ses 3 millions d’habitants (et non 900000 comme vous l’écrivez faussement), était donc une proie facile pour la France de 30 millions qui était, du moins jusqu’en 1805, la première puissance mondiale".

              Alors, voyons, M. Lamlad, de deux choses l’une : ou bien la France, "battue pour la ènième fois..." était une nation au bout du rouleau et ne présentait qu’un danger relatif pour l’Algérie (qui en était encore à ignorer son propre nom), ou bien les Armées de la France étaient redoutables et "brulaient tout sur leur passage" comme vous le dites par ailleurs en citant de distingués Militaires Français (c’est moi qui, délibérément, mets des majuscules !).

              Par ailleurs, vous dites que la France "avec une flotte de 3000 navires" avait écrasé la flotte "Algérienne" ( qui ignorait encore qu’elle portât ce nom et combattît pour "l’Algérie... !)qui s’était fait étriller "au large de la Sicile"(?).
              Je suppose que pour ces aberrations vous avez aussi des citations dignes d’intérêt...

              Allons, cher M. Lamlad, expliquez-nous plutôt comment il se fait que, votre livre saint, "le Coran", qui est censé "tout contenir",puisqu’il émane directement de "Dieu", ne vous a toujours pas permis d’avoir un calendrier plus en rapport avec la "marche des astres" de notre système solaire. Comment il se fait que ce livre, "d’où émane tout savoir", ne vous a été d’aucun secours pour la fabrication d’armes susceptibles de défaire cette armée française si inférieure à toutes les autres armées européènes.
              Expliquez-nous donc encore, comment ce même "Coran", qui est source de savoir universel, ne vous permet toujours pas de construire des industries, une agriculture au moins aussi riche que du temps des Français, des instituts de recherche qui formeraient des chercheurs productifs, des facultés de médecine dignes de ce nom, des usines nucléaire de production d’électricité, ou plus simplement un système de collecte des ordures et des incinérateurs...

              Expliquez-nous pourquoi, tant de vos compatriotes, poussés par une générosité sans bornes, se pressent aux portes de nos embassades pour obtenir un précieux visa qui leur ouvrira les portes du paradis en leur permettant de venir travailler (ou "de fair’ chôômeur" de profession...) sous nos cieux. Il faut vraiment n’avoir aucune honte, aucune fierté, aucun honneur pour venir vivre aux crochets de "l’ancien colonisateur". N’êtes-vous pas de cet avis, M Lamlad ?

              Je vous salue bien bas, Monsieur l’ex-Directeur de Publication.

              Henri.

              Répondre à ce message

Répondre à cet article

Téléchargez la Barre d'OUTILS de NJ




Rubrique(s)
Thèmes




Powered by Conduit

| MédiaGesTion©2012 | APICOM | UI JQuery | SlideDeck | Se connecter | Plan du site | Contact | Signaler une erreur/Faute !