Bonjour, Azomar :
et d’abord, merci de nous rendre visite sur "notrejournal.info". C’est avec plaisir que j’accède à votre désir. Oui ! j’appartenais (et appartiens encore) a une famille de colonisateur, et j’en suis fier !
Pourquoi ?
Le père de ma mère, officier de carrière après avoir fait des études supérieures à l’école normale d’instituteurs de Libourne, s’est retrouvé "à pieds" et en demi-solde après la défaite de Napoléeon III en 1871. Après une tentative infructueuse dans les affaires de sa première belle mère (il a été rapidement veuf avec 2 enfants jeunes) il a demandé sa réintégration dans l’enseignement, et il a été nommé, sans l’avoir choisi..........en Algérie !
La carrière de Pierre GODIN en Algérie fut la suivante :
le 13 février 1883 : instituteur de 4° classe à Aîn Sultan : salaire annuel : 1600 fr.
le 23 octobre 1883:instituteur de 4° classe à Oued Athmenia : Salaire annuel 1500fr (il avait perdu un enfant)
le 16 octobre 1884 : instituteur de 4° classe à Sétif : Salaire annuel 1700 fr
le 29 septembre 1887 : Idem : instituteur de 3° classe :Salaire annuel 1900 fr
le 9 avril 1887 : instituteur de 3° classe à Bougie : salaire annuel 1900 fr
Ma mère est née , après le décès de deux enfants en 1895 à Bougie.
Après le décès de mon grand-père, en 1907,ma grand-mère a demandé à être nommée près d’Alger, et a fini sa carrière comme institutrice d’école maternelle à Saint Eugène (Alger) où elle est décédée en novembre 1941.
Bien sûr, vous n’êtes pas sans savoir, étant donné votre niveau apparent de culture, que ces écoles recevaient tous les enfants sans aucune distinction de quelque nature qu’elle fût
contrairement à ce qui est trop souvent prétendu par certains !
A la fin de ses études de droit à Lyon, le père de mon père, Claudius Frédéric THIODET a été nommé pour son premier poste, juge au tribunal de première instance de Mostagenem.
Il y a connu sa femme, et mon père y est né en mai 1895.
Puis mon grand père, veuf au bout de 18 mois de mariage, a été muté à Alger comme conseiller à la cour d’appel et mon père a donc fait toutes ses études dans cette ville : études interrompues par la Grande Guerre qu’il fit dans le 1° régiment de Chasseurs ’Afrique.
Puis il fit ses études de médecine à la fac d’Alger, devint médecin des hôpitaux d’Alger, puis Agrégé au concours de juin 1939 ; IL fût professeur à la faculté d’Alger et patron de l’hôpital d’El Kettar. Il ne quitta Alger qu’en juin 1962, après que tous ses élèves étant déja partis il soit menacé : à la sui te quoi, j’ai exigé de lui son départ.
Ma soeur, mon frère et moi avons été médecins, et avons été amenés à donner nos soins à l’ensemble de la population sans aucune discrimination, naturellement.
Je ne parlerai pas du reste de ma nombreuse famille en Algérie ni du travail qu’ils y ont accompli : cela nécessiterait un énorme volume !
Oui, mon cher Azomar !! Je suis d’une famille de colonisateurs, et j’en suis fier !! Je persiste et signe !
Pour ce qui est "du mouton" !
Vous comprendrez certainement que je pense que si les musulmans de France, qu’ils soient d’ailleurs Françaie ou non, s’ils estiment manquer d’abattoirs pour satisfaire à la coutume tout à fait légitime à mon avis, de sacrifier un mouton pour l’Aïd el Kebir, je pense qu’il leur appartient de faire eux même l’investissement : Ce dernier ne sera guère rentable puisque ces abattoirs spécifiques ne serviront qu’à une seule occasion chaque année !!!!!!!!
Merci pour votre invitation à déguster un méchoui chez vous ! Pourquoi pas lorsque votre président cessera d’insulter la France et les Français à toutes les occasions ? Et puis aussi lorsqu’on ne risquera plus de se faire descende par un des fanatiques de Dieu qui sévissent toujours dans votre pays !!!!!!
J’oublierai même que le 13 mai 1962, à 14h30, dans la rue Salvandy à Saint Eugène, alors que j’allais me mettre à la disposition des blessés d’une attaque en règle du FLN ordonnée par le "colonel Si Azzedine", ma voiture a été mitraillée par une équipe de petits "indigènes" qui , d’ailleurs avaient plus peur que moi, et que je n’ai dû la vie sauve qu’à la rapidité de mes réflexes qui m’ont permis de me tasser sous le tableau de bord de la Simca Grand Large du camarade pharmacien qui me conduisait.
Lui par contre a été blessé :
Dans les trois quarts d’heure qui suivirent, après avoir donné des soins d’urgence aux quelques blessés de ce mitraillage, j’étais à la clinique Durando à Bab el Oued où j’ai opéré des victimes de cette attaque jusqu’à 1h30 le lendemain matin !
Voila, Mon cher Azomar, une toute petite tranche de ma vie de colonisateur, Avec gloire et honneur.
Continuez à intervenir sur "notrejournal.info" ! Nous avons beaucoup de choses à nous dire.
Amicalement : Jean Claude, dit "Chibani"
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