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Les banquiers et la crise.

Publié le dimanche 6 septembre 2009, par LEMMER. - Lecture pendant 7 jours. Abonnez-vous !
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Et si on arrêtait de prendre les banquiers pour des voleurs ? En période de crise il est sûrement naturel de s’attaquer aux banquiers, leur rôle est forcément lié à la crise, peut-être sont-ils même (...)




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1 Message

  • Les banquiers et la crise. 7 septembre 2009 03:17, par Kir

    il me semble normal que le PDG d’un établissement bancaire ait certains avantages, compte tenu des risques qu’il prend, si on le compare à LVMH (par exemple…).

    GG, ton analyse n’est pas exacte, sans doute est-ce parce que tu ne connais pas bien le monde de l’industrie et de la banque.

    Le PDG d’une banque, comme Michel Pébereau - BNP- est un PDG nommé. Il a été embauché, comme les autres collaborateurs de la banque, sans débourser un sou. Il n’est pas propriétaire de la banque. S’il prend des risques, il ne peut perdre QUE son poste (mais empochera ses stock-options et son parachute doré). La banque survivra, d’autant que l’état vient à la rescousse.

    Le PDG de LVMH, Bernard Arnault, est propriétaire de son Groupe. S’il prend des risques, il perd TOUT, y compris son outil de travail. Pour lui, c’est la faillite avec tout ce que cela comprend, c’est à dire disparition de son patrimoine (ou d’une grande partie) et disparition de son entreprise.

    Les risques sont infiniment plus grands.

    C’est ce qui est arrivé à Bernard Tappi. Souviens-toi (sa maison vendue, ses collections d’œuvres d’art, son bateau...)

    Ceci dit, tous les Capitaines d’industrie française ne sont pas propriétaires, ils n’ont mis aucun capital dans le Groupe qu’ils dirigent, mais sont eux aussi nommés, comme les banquiers. Et, lorsqu’ils sont limogés, eux aussi partent avec un matelas confortable, même s’ils ont "plié" leur boite. Ce fut le cas de l’ancien PDG de Vivendi (Jean-Marie Messier), boite qui fut reprise en main par Jean-René Fourtou (ex PDG de Sanofi-Aventis).

    Ce qui explique que nombre de nos groupes industriels changent fréquemment de PDG (mouvements souvent liés aux "amitiés politiques"), et d’autres, non.

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