Notes personnelles de Jacques TORRES.
J’ai perdu le respect que j’avais pour BIGEARD lorsque, après le 19 mars 1962, "Bruno" a abandonné ses harkis des commandos "Cobra" à Saïda (dont j’ai rencontré un rescapé en 1975...)
Il les a maintenant rejoints, eux qui ont été bouillis vifs et massacrés, alors que lui était peinard en Centrafrique...
Par cet abandon, "Bruno" a souillé son image de "baroudeur" qu’il a su exploiter à fond, contrairement aux autres guerriers d’Indo : les PORTAL, les frères ORSINI, les DENISE, etc., etc., etc.
Il n’a pas suivi ses compagnons d’armes lors de leur révolte contre le lâchage des 12 départements français d’Algérie et ne s’est jamais mouillé en faveur des Français d’Algérie de toutes confessions qui l’avaient vénéré et porté aux nues...
Le soldat est devenu le militaire-godillot et a pris le virage de la politique gaulliste en devenant secrétaire d’état : il a assisté aux congrès de la FNACA et a salué dans les fellouzes-égorgeurs des "combattants valeureux"...
R.I.P.
P.S. : S’il avait pris position plus ouvertement sur bien des problèmes du pays, il n’aurait pas eu besoin d’écrire « Adieu ma France »... dans lequel il se plaint et dénonce - in petto - la situation du pays...
C’était une grande gueule mais qui avait eu un certain courage.
On ne peut pas être et avoir été.
La devise du 3e RPIMa : "Etre et durer" aurait dû l’inspirer...
Jacques TORRES
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