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La véritable motivation du 13 mai 1958

Publié le mercredi 16 janvier 2008, par Jean Claude THIODET. - Lecture pendant 7 jours. Abonnez-vous !
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1 2 3 Mon ami depuis le début de mes études de médecine à la faculté d’Alger, le Docteur Jean-Claude Pérez, un des chefs historiques de l’OAS à l’échelon national, n’hésite pas à bousiller les (...)




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12 Messages de forum

  • XFILES => La véritable motivation du 13 mai 1958 18 janvier 2008 09:30, par Mulder

    Un peu surprenant comme regard !!

    On se croirait un peu dans XFILES !!

    Il y a quand même des éléments assez peu convaincants à côté de choses tout à fait exactes !!

    Alors comment fait-on ?

    L’Algérie coûtait de l’argent à la Métropole... ok
    Que certains aient souhaité arrêter ce processus... OK

    Que les PN aient représentés une contre-force ? Pas convaincu !! Même pas un million de personnes.. dont une grosse majorité de petites gens sans moyens financiers ?
    Auraient-ils pu combattre la France ?

    Peut être s’il y avait eu un monde politique volontaire et puissant... ? Mais il n’a pas existé non ?

    Alors dire qu’il s’agit d’une conspiration ? Il y a un pas de géant !!!

    Maintenant que les opportunistes aient observé la situation et profité de la tournure des évènements, quitte à les aider un peu... çà oui !!

    Mais ce type de regard ne peut se comprendre que comme une analyse post-historique, pas inintéressante, mais que rien ne vient prouver...

    Répondre à ce message

  • Ça alors ! Quelle coïncidence ! Ce jour à 21 h 18, j’ai créé la fiche biographique dans l’Encyclopédie de l’AFN, du Chef de bataillon le Cdt André Botella, avant d’avoir lu l’article du Docteur Pérez. Il avait sauté le 5 juin 1944 vers vingt trois heures sur la droping zone ’Samwest’ près de chez moi, en bordure de la forêt de Duault avec une douzaine de SAS français. Surpris, car il ne s’attendait pas à une quelconque organisation, il avait fait armer afin qu’il soit aidé dans sa mission, le maquis dans lequel il y avait une partie des miens car le BCRA évitaient d’armer « ceux qu’il craignait » ne pas être trop favorable au gaullisme par la suite, mais le Bureau des Opérations Aéroportés de Londres (BOA) était plus réaliste. Avec le Lt Botella et le Lt Deschamps, en deux nuits, un matériel de guerre considérable, un bloc opératoire et des postes émetteurs furent parachutés et bientôt les paras furent au nombre de 144, 150 avec ceux du 5 juin parmi lesquels le Capitaine Leblond, le Lieutenant Morvan, deux Cdt anglais, les Majors Wise et Smith accompagnés d’un chirurgien américain. Que l’on me contredise… Un SAS français, le Caporal Meunier s’était fait sauter accidentellement avec une de ses grenades, à la réception au sol. Il est inhumé dans mon bled à Locarn et y est toujours. La dropping zone et le camp des paras étaient à 1 km au nord est du lieu dit Kerhamon dans le triangle Saint Servais, Duault et Locarn. Quelque temps après, il y a eu une sacré bagarre contre les boches où le Lieutenant André Botella a été blessé à une jambe et sauvé par le Docteur Lebreton et une jeune femme Edith Moquet qui l’ont transporté en voiture pour l’opérer à Saint Brieux par un chirurgien le Docteur Rivoualan. Ils étaient cinq blessés, le Lt Botella, le S/Lt Lasserre, les Sergent Faucheux et Litzler, Prigent dit « Le Mousse » déclaré disparu sur la stèle de Kérhamon mais en réalité tué par la suite à Dien Bien Phu dans « Le Cirque » de « Bruno » Marcel Bigeard. Litzler est mort avant d’être arrivé à destination. A part Botella évacué, les autres, même quelques boches, ayant reçu les premiers soins par le médecin américain et un médecin du pays ont été soigné dans la maison Kerchalou sous la sauvegarde des habitants et des maquisards. Botella, que j’ai retrouvé une fois en Algérie à Mascara au foyer de la Légion du 1erRE, avait accepté de reparler avec moi de cette affaire et semblait content de l’évoquer, avait donné à ceux du maquis la prière du parachutiste de Zirnheld tué en Libye. Je j’ai par ailleurs transposée en celle des « Appelés en Algérie » pour des copains. Suite à l’affaire de Kerhamon, les allemands ont bien entendu sévit dans notre région où de nombreuses maisons ont été incendiées et des habitants assassinés, comme la maison incendiée d’un de mes copains Guillou, réfugié avec sa grand-mère dans la soue à cochons, où des blessés vivants ont été jetés dans les flammes par les bires de la gestapo, le Feldwebel Munch et trois « bons français » Zeller, Munoz et Alfred Gross de la Milice de Darnan qui subirent plus tard la fin des traîtres.

    Mon Père, ancien combattant des deux guerres, Résistant, avait décroché de ses fonctions lors de l’épuration en 1944-1945. Il avait été écoeuré car véritable règlements de comptes notamment par des individus totalement inconnus intervenant avec des ambitions d’ordre politique qui venaient d’on ne sais où et faisant « virer » les Centurions qui s’étaient battus contre l’ennemi commun et faisaient éliminer ceux qui les gènaient. Au moment des évènements d’Alger, il m’avait écrit, car à ce moment là, j’effectuais mon service militaire, de faire attention où je pouvais mettre les pieds, que cette l’histoire du 13 mai était certainement "... un complot de reprise de pouvoir et le retour du grand bourgeois qui n’avait jamais digéré certaines choses, qu’il avait des comptes à régler avec l’Armée et avec ceux d’Afrique du Nord...". Il n’avait pas digéré par la suite la suppression de sa petite retraite d’Ancien Combattant 14-18 et du coup, à part la Médaille Militaire, il ne portait plus ses décorations et avait cessé de faire partie de quoi que ce soit. Avec le RICM, blessé deux fois, dont une devant le Fort de Vaux le 8 juin1916, et l’autre à la reprise du Fort de Douaumont le 24 octobre 1916, il avait sept citations sur sa Croix de Guerre dont quatre à l’ordre de l’Armée. Il n’appréciait pas tellement l’art et la manière de diriger le Pays par les gaullistes. C’était son droit comme c’est le mien de plutôt faire confiance à des gens comme lui et au Commandant Botella qui, faites des recherches, on ne parle que très peu de lui et de son action et des « affaires » autour de la base de saut de « Samwest ». Quelqu’un pourrait-il me dire que c’est parce qu’André Botella a trop bien défendu avec d’autres de ses Compagnons la bonne idée qu’on doit se faire, de la bonne marche de notre Pays suivant les préceptes de l’éducation que l’on nous avais inculqué depuis notre enfance ?

    Répondre à ce message

    • Par Belzébuth, "misératur muis omnipotens Cernunos, et , dimissis peccatis" pour avoir fait des "fôtes d’ortaugrafes, je m’ai mal reluqué" !

      Répondre à ce message

      • Jean Claude CHOUARD me communique par mail ce qui suit afin que je l’insère dans "notrejourna !" en commentaire à l’article " La véritable motivation du 13 mai 1958 :
        Mon cher jean-claude

        J’ai envoyé le texte du Dr Perez à un aviateur de haut grade qui a
        longtemps servi comme pilote en Algérie et dont j’ai fait connaissance
        suite à "Toto" et aux commentaires intéressants et sympathiques qu’il a
        bien voulu en faire.

        Voici sa réponse :

        J’ai lu avec intérêt les propos du Dr PEREZ relatifs à I’affaire de
        SAKIET.

        Sa relation des évènements n’est pas contradictoire avec ce que je sais
        de cette intervention.

        J’étais affecté à l’époque à ............. et je me souviens tout à
        fait de l’émotion provoquée par I’embuscade FLN du 11 janvier à partir
        du territoire tunisien suivie le I février de la mission de rétorsion
        qui a accéléré à n’en pas douter fe rnouvement du 13 mai 1958.

        Avec le recul je formulerai les observations suivantes :

        - L’embuscade FLN du 11 janvier n’est après tout q’une action militaire
        bien fomentée, dans laquelle nous nous sommes laissés piéger et qui
        nous coûte cher. Mais n’oublions pas que dans le même temps des revers
        importants pour les rebelles ont lieu dans cette région de SOUK-AHRAS
        où près de 6.000 hommes et 4.300 armes sont neutralisés grâce à
        l’édification du barrage. Le fait que cet évènement se soit produit à
        partir d’un village tunisien fortifié par le FLN est un fait nouveau
        qui doit ètre pris en compte dans notre surveillance et ne peut être
        réglé que diplomatiquement avec BOURGUIBA notamment pour la
        récupération des prisonniers

        - Nous devons éviter le piège dans lequel nous sommes entraînés le 8
        février lorsqu’un B 26 est à nouveau touché au dessus de SAKIET. La
        riposte n’est pas à la mesure de l’évènement et surtout le lieu : un
        village où FLN et populations sont étroitement mêlés. C’est le
        quatre-vingtième incident de frontière, alors restons calmes.
        Hélas, 25 chasseurs et bombardiers, avec I’autorisation du
        gouvernement, attaquent la position et détruisent les postes de tir et
        les cantonnements rebelles mais touchent aussi des maisons et l’école.
        Plusieurs dizaines de fellaghas son tués mais des civils sont touchés,
        c’est certain ; I’affaire prend une dimension internationale.

        - Foster DULLES, Secrétaire d’état américain, envoie des médiateurs à
        TUNIS et à PARIS. Des journalistes américains photographient les
        victimes et publient largement leurs clichés"

        Le gouvernement de Félix GAILLARD tombe et le Président COTY nomme PFLIMLIN qui entend négocier avec le FLN ! Tous les ingrédients sont réunis pour provoquer la
        conjuration du 13 mai. De GAULLE en coulisse se tient prêt depuis
        pfusieurs semaines, nous connaissons la suite ...

        - Je terminerai en disant qu’il est toulours dangereux de céder à une
        pulsion même iorsque la provocation se fait insistante. Les hommes
        courageux et déterminés sont souvent impulsifs, cela peut quelquefois
        être utile mais pas dans ce cas qui aurait justifié plus de
        discernement dans l’évaluation des résultats et des dommages
        collatéraux. L’attaque au sol est certainement la discipline qui exige
        le plus de qualités de sang froid et d’observation afin d’éviter à tout
        prix ’la bavure’ .

        L’ IDENTIFICATION certaine de I’objectif est fondamentale ; à plus de
        900 Km/H ce n’est pas toujours possible ; c’est pourquoi il vaut mieux
        attaquer I’adversaire loin dans la profondeur là où I’erreur n’est pas
        possible : Bases, Radars, Dépôts....mais ce n’était pas le cas en
        ALGERIE où la plupart des interventions se limitaient à I’appui feu des
        troupes au sol avec les dangers que I’on sait pour nos propres soldats.
        J’ai été heureux de vous apporter mon point de vue sur cet évènement de
        notre histoire. Mes commentaires n’enlèvent rien au respect et à
        I’estime que je porte aux combattants français qui ont participé
        courageusement à ces affrontement autour de SAKIET.
        Et pour tout vous dire le Sous-Lieutenant que j’étais ce I février 1958
        était heureux que nous ayons enfin riposté ! #

        Dans ce contexte, j’ajouterais personnellement qu’il est évident ( je
        l’ai constaté moi-même dès 1959) que l’hostilité des Tunisiens envers
        les algériens du FLN installés chez eux et qui se comportaient comme en
        pays conquis (les occupants qu’ils les appelaient) n’avait d’égale que
        le soutien très mollasson de leur Président, le Combattant Suprême,
        aux chefs de l’ALN dont il était politiquement éloigné ... et qu’il a
        fait ce que décrit le DR Perez aussi pour se dédouaner de ses
        "faiblesses" aux yeux du monde Arabe. Et ce d’autant plus qu’il avait
        commis la faute de laisser les Fell installer leur camp dans "un
        village où FLN et populations sont étroitement mêlés"

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