Bien pratiquée, la religion peut servir de guide
Une religion peut être "bien pratiquée" par les fidèles, selon ce que leur enseignent les religieux qui en ont la charge.
Hélas, si ces religieux interprètent mal La Parole Divine contenue dans les Écrits, ce n’est pas une question de "bonne pratique" qui est en cause, ni de "compréhension", mais il s’agit bien de la "co-naissance" (que j’écris à dessein avec un trait d’union pour mieux en faire saisir le sens de : "naître avec".)
Et cette connaissance ne peut s’acquérir par le "savoir extérieur" (ce qui est appris dans la religion -ou la Science), mais par "l’expérience intérieure".
Toute religion -qu’elle qu’elle soit- ne devrait être que l’édifice de base (les fondations) qui permette ensuite à chacun de "faire", de poser sa "propre création", sur son propre chemin, dans un face-à-face amoureux avec Dieu.
La religion devrait ouvrir le chemin personnel de l’expérience du Divin, et non pas du "savoir".
Elle devrait permettre de passer du "savoir intellectuel", à la connaissance intérieure.
C’est à dire passer de la croyance en Dieu, à la Vie en Dieu.
C’est ce qui fait toute la différence entre :
la religion (immuable, stagnante, rigidifiante, ne faisant que répéter le "Verbe" au lieu de Le faire Vivre)
et la foi vivante (perpétuellement ouverte au Nouveau, à la Vie, à Dieu qui EST la Vie même).
Le troupeau des fidèles préfère apprendre par cœur, plutôt qu’expérimenter. Par paresse peut-être, par facilité, ou par perte du Sens.
Et leurs pasteurs, bien entendu, ne s’empressent pas d’y remédier. Pouvoir temporel oblige !
Voilà pourquoi, même "bien pratiquée", toute religion peut se révéler mauvais guide, et finalement amener à une impasse. Le fameux labyrinthe de Thésée. Tous nos contes et nos mythes, que nous considérons à tort comme des "histoires", ne cessent de nous rappeler les embûches du Chemin, et de nous montrer "La Voie". Mais qui s’en préoccupe ? Qui se penche encore sur l’énigme du Sphinx ? Qui essaie de connaître ce que cachent les symboles ? Qui sait que La-Belle-au-Bois-Dormant, représente l’âme endormie, réveillée par un Prince fou d’amour ?
Des écrits saints, aux contes, tout est sous nos yeux... aveugles.
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