En juin 1940, mon papa et quelques uns de ses beaux-frères sont rentrés au pays, la queue entre les jambes d’avoir courru si vite du nord au sud de la France de Métropole que certains visitaient pour la première fois.
Ils n’étaient pas fiers de leur lâcheté collective et je n’ai jamais vu aucun d’entre eux parader pour "commémorer" l’armistice de juin 1940
Quand je lis aujourd’hui que certaines associations d’anciens combattants des guerres suivantes, non contentes de "commémorer" (terme officiel de la FNACA) le 19 mars 1962 avec force de plaques de rues précisant "Fin de la guerre d’Algérie" et que ces mêmes associations se plaignent de ce que la carte du combattant ou de la reconnaissance de MPLF se limite au 2 juillet 1962, j’ai l’impression de ne pas tout comprendre.
C’est quand même Hénorme que les mêmes qui se fixent sur un 19 mars 1962 qui nous fait mal réclament 2 ans de plus pour reconnaitre le sacrifice de leurs anciens qui est pour moi parfaitement logique.
Les guerres ne finissent qu’à la mort du dernier acteur qui y a participé.
Il y aura toujours des Zhistoriens pour raconter notre vie et celle des notres. Il leur manquera toujours ce petit quelque chose, eux qui étaient à peine (ou pas) nés, la compréhension de l’époque merveilleuse que nous avons vécu, nous les gosses.
Comme l’a dit Jules (César) Veni, Vidi, Vici.
En bon français, j’étais là, je l’ai vécu, je l’ai dans l’c..
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