Une telle violence, aux relents manifestement racistes, exercée contre un jeune maghrébin des quartiers ; cette affaire survenant dans une ville socialiste, alors que Sarkozy était ministre de l’Intérieur, on avait alors été à deux doigts de l’embrasement. Et tous les services de police avaient séance tenante été mobilisés, le procureur général, le procureur, le préfet, la direction de la sécurité publique, suivant, heure par heure, les progrès de l’enquête et exigeant au plus vite un résultat.
Or, ce n’est pas parce qu’une affaire cesse d’être médiatisée, qu’elle est pour autant délaissée par les enquêteurs à qui elle a été confiée. Et c’est ce qui s’est passé pour ce dossier puisque, grâce à l’opiniâtreté des limiers de la brigade criminelle de la sûreté urbaine, dirigée par le capitaine Xavier Orfiniac, il vient d’être établi que la fameuse agression n’a jamais existé ! Il s’agissait d’un « bidonnage » total.
Les trois jeunes, devenus adultes, qui n’en sont pas encore revenus d’avoir été identifiés, ont alors tout raconté, ou plus exactement tout confirmé, de ce que les policiers avaient déjà reconstitué.
Il ne manque plus, pour l’heure, que le principal « héros » de cette histoire, à savoir Mohamed. Les policiers ont établi qu’il a quitté, sans le leur dire, Charleville-Mézières.
Les collègues du capitaine Orfiniac ne vont donc pas tarder à aller lui expliquer ce qu’il en coûte de faire de fausses déclarations et de manquer mettre toute une ville à feu et à sang
> Source : Article du 16 octobre 2008 L’Union Champagne Ardenne Picardie
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