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L’affaire BELLOUNIS (épilogue)

Publié le lundi 21 mai 2007, par Jean Claude THIODET. - Lecture pendant 7 jours. Abonnez-vous !
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Ce que l’on appelle "l’affaire BELLOUNIS ",sombre et triste affaire, s’il en est, s’est déroulée de janvier 1957 au 14 juillet 1958. Pendant cette période, j’ai effectué mon, service militaire comme (...)




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11 Messages de forum

  • L’affaire BELLOUNIS (épilogue) 10 juin 2007 17:48

    mon cher jean-claude
    mon beau frère michel en poste prés de bou saada a été confronté aux hommes de Bellounis circulant sur des véhicules fournis par la FRANCE.

    le poste était situé a MEDJEDEL.

    par contre la fin de Bellounis me semble etre due al’action de l’armée Francaise :

    j’ai un livre sur ce sujet

    discussion par ailleur avec Michel. les BANON

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    • L’affaire BELLOUNIS (épilogue) 11 juin 2007 10:44

      Je pense en efet que ce sont les français qui se sont débarrassés de Bellounis. Ca parait bien plus logique, et il était temps. On en parle et j’aimerais avoir le livre dont tu parles. Ca pourrait me permettre de poursuivre ce travail. A très bientôt. Jean Claude

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      • L’affaire BELLOUNIS (épilogue) 17 juin 2007 01:56, par AR

        Ne savez-vous pas que toutes les "affaires" confiées au 11e Choc étaient tout à fait secrètes, et reposaient toujours sur la manipulation d’une personne, ou d’un groupe de personnes, à des fins non seulement de renseignements, mais surtout de stratégie, dans le but de gagner la guerre, dirais-je.

        Que "la manière de" fasse poser question, quand on apprend que des armes, des véhicules, du ravitaillement étaient fournis par la france à ce qu’il faut bien appeler un bandit, je vous l’accorde. Mais ce n’est qu’une vue extérieure des évènements.

        Pour le reste, je ne crois pas que notre confiance ait été trahie sur ce coup-là.
        Je vous rappelle que les hommes du 11è et leurs différentes entités, qui peuvent porter des noms X ou Y, n’ont jamais trahi la confiance des populations en Algérie.

        Certains de leurs éléments n’ont pas hésité à s’engager pour l’honneur, dans des actes de désobéissance en ramenant, par exemple, leurs hommes en métropole, quite à mettre en jeu leur carrière, voire leur sécurité.

        Oui, cher Monsieur Jean-Claude Thiaudet, vous vous trompez.

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        • L’affaire BELLOUNIS (épilogue) 17 juin 2007 10:20

          Cher monsieur, dont je regrette de ne connaitre ni le nom ni les fonctions pendant "notre "guerre d’Algérie, je vous remercie tout d’abord de vous être intéressé à cet "article" qui n’est en fait que la reproduction de ce que j’ai trouvé sur HISTOIRE POUR TOUS" du 2 septembre 1977.

          Juste une petite correction préliminaire : mon nom s’écrit THIODET et non THIAUDET. Chacun a ses faiblesses !! l’avantage que vous avez, est que je ne risque pas de faire une faute d’orthographe en écrivant votre propre nom !.......

          Puisque vous semblez en savoir bien plus long que moi sur ce chapitre (peut-être apparteniez vous à ce fameux 11° Choc, vous pourriez peut être, cinquante ans après, étant alors moins laconique, nous raconter la vérité sur l" AFFAIRE BELLOUNIS" ?

          Nul doute ne planerait plus alors, et nous serions extremement heureux de vous compter parmi nos rédacteurs. Très cordialement votre . J.Cl. THIODET dit "chibani"

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          • L’affaire BELLOUNIS (épilogue) 17 juin 2007 12:06

            En relisant le commentaire de monsieur AR, je me rends compte qu’il a pu penser que je mettais en doute la franchise des combattants du 11° choc. J’ai le plus grand respect pour tous les membres de tous le commandos de choc et pour leur courage.

            Ce qui m’attriste, c’est qu’en filigrane, on ressent de la part de monsieur AR un sentiment indéfinissable de "mépris" à notre égard, nous "pour qui" ces valeureux soldats se sont battus d’une façon héroïque.

            Or mes doutes ne vont (on l’aura compris) ni vers eux, ni vers leurs chefs de corps, mais vers ceux qui , au plus haut niveau , se sont servis d’eux pour des actions qui peuvent nous paraitre douteuses à certains points de vue.

            Raison de plus, Monsieur AR pour que vous écriviez ce que vous savez sur "notrejournal.info", plutôt que de laisser planer le doute sur notre sincérité votre égard.

            Jean Claude Thiodet (dit CHIBANI)

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            • L’affaire BELLOUNIS (épilogue) 26 juin 2007 10:56, par charles morera

              j’étais dans un régiment parachutiste et nous avons participes en mai juin 1958 à l’élimination

              des bellounis à djelfa nous avons des pertes et avons combattus tres rudement avec l’aide de l’aviation T 6 et larguage de bidons spéciaux.bellounis avait apres avoir été armé par
              l’arméee francaise fait du vide dans ces troupes nous avions découverts des charniers.

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  • L’affaire BELLOUNIS (épilogue) 5 novembre 2007 22:01, par Coat

    Dans son ouvrage sur le 11è Choc, Eric Huitric ancien de cette Unité indique qu’à la fin du mois de mai 1958, après le 13 mai, que les hommes de Bellounis jusqu’alors indépendants, seraient considérés comme des harkis devant mener le même combat contre les troupes du FLN mais sous les couleurs exclusives de la France. Suite à divers revers, Bellounis aurait accepté toutes les conditions y compris d’être rétrogradé comme colonel commandant de secteur. Informés de la décision de leur chef, les bellounistes auraient eu un choix à faire comme leur chef. Si quelques unités s’intégrèrent sans peine aux forces supplétives françaises, d’autres préférèrent passer au FLN. Bellounis aurait informé le Capitaine Rocolle chef d’unité des Commandos du 11è Choc encadrant ses troupes, de ce danger et celui-ci aurait alerté l’Etat Major d’Alger et aurait demandé de toute urgence l’envoi de renforts pour liquider les « Rebelles Bellounistes ». Le 3è RPIMa commandé par le Colonel Trinquier, un régiment de Légion, des Commandos de l’Air et des Fantassins de Bou Saada se portèrent vers Djelfa, capitale des Messalistes. Ils seraient arrivés trop tard car la veille, les unités qui avaient décidé de rallier le FLN se seraient soulevées et auraient dans la nuit attaqué le PC de Bellounis défendu jusqu’au jour par les Commandos du Capitaine Rocolle. A court de munition ils auraient finis par succomber sous le nombre des assaillants qui auraient laissé derrière eux plus de trois cents « irréductibles profrançais » assassinés ! C’est sur ce charnier que seraient tombés les premiers détachements du 3è RPIMa et partis immédiatement à la poursuite des rebelles, avec le Groupement du 11è Choc. Certains rebelles auraient été rattrapé et auraient payé la mort du Capitaine Rocolle et ses Commandos. Bellounis aurait été abattu par son garde du corps un moment avant l’attaque des unités rebellées ?

    Des dates ne correspondent pas. En effet, le dénouement de cette affaire aurait eu lieu à la fin du mois de mai 1958 et parmi les tués d’AFN il n’y a que Yves Louis ROCOLLE né le 6 avril 1919, tué le 2 février 1958. Est-ce le Capitaine Rocolle du 11è Choc ?

    Répondre à ce message

  • L’affaire BELLOUNIS (épilogue) 7 novembre 2007 14:24, par Coat

    Je replace mon intervention de la 3è partie à cet endroit, ce qui me semble plus logique. Je suis en accord avec celle de Mr AR qui, je pense, sait de quoi il parle... (A ce sujet, je souhaiterai connaître ce qui en réalité en est advenu du Capitaine Rocolle ?).

    Chibani, vous avez une réaction normale d’un citoyen ordinaire… et je trouve votre réaction normale, cela va de soi ! Mais il faut dire qu’en parallèle aux « Guerres Officielles », il existe « Des Guerres en Fraude », menées par des spécialistes qui n’ont pas grand chose de commun avec des soldats ordinaires. L’affaire Bellounis est une opération parallèle à la Guerre Officielle qui avait presque été menée à terme avec succès. Mais il faut savoir qu’à côté de telles opérations, il faut avoir des volontés d’ordre politique. Pour vous donner un exemple, la politique de la France n’a jamais eu de continuité voulue lors de l’affaire d’Indochine. D’une part, le Viet Minh a eu un chef politique unique Ho Chi Minh et un chef militaire unique, Giap pendant 7 ans. La France pendant la même période, a subit 19 gouvernements successifs, 5 chefs politiques de l’Indochine (Amiral d’Argenlieu, Mr Bolaert, Mr Pignon, Général de Lattre de Tassigny, Mr Letourneau), 6 Commandants en Chef, (Les Généraux Leclerc de Hautecloque, Valluy, Blaizot, Carpentier, de Lattre de Tassigny, Salan). Jamais nous n’avions de continuité dans la ligne politique suivie et je dirai que nous n’avions jamais eu de ligne politique du tout. Difficultés politiques et militaires mais aussi, attitude inamicale, « anticolonialiste » de pays se disant se trouver parmi nos alliés, espérant en particulier prendre notre place à notre départ, sans parler des différents d’ordre d’intérêts particuliers ou politique de notre intérieur. Trop souvent, les opérations de ralliements étaient nées dans des cerveaux intoxiqués par les récits des maquis d’Indochine qu’ils avaient mal compris et les stratèges de bureau, politiques et militaires, qui n’avaient pas été formés pour ça élaboraient des brillantes théories. Sitôt le feux vert affiché, on refilait dans les pattes des spécialistes le petit, ce type d’affaire que jamais un spécialiste de ce genre d’opération n’aurait entrepris. Mais… à eux maintenant, de se débrouiller. Ils se sont donc débrouillé et parfois ne s’en sont pas mal tiré. Après l’élimination d’Amirouche par la « Bleuite » du Capitaine Léger, le piège meurtrier qui a liquidé avec lui l’Etat Major de Mostéfa Benboulaïd, l’opération « Oiseau Bleu » qui a foiré, comme l’équipée de Bellounis, cela n’a pas suffit, les autorités politiques ayant imposées « La Tarte à la Crème Kobus ». Se sont succédées les aventures d’Ali Hambli le « Retourné » avec l’épilogue de l’affaire algérienne, Si Salah. Comme vous le dites, la faute à qui ?

    A chacun de réfléchir sur la mise en pratique d’un principe de Lénine : « Quand la guerre ne peut-être évitée, il faut y consacrer toutes les forces de la Nation et avec volonté. » Mao Tsé Toung continuait par : « Sans la population, on est rien car là où un soldat se bat, il faut dix civils sympathisants. Harceler et combattre l’ennemi avec des méthodes simples. Ce sont parfois les plus compliquées. »

    Ce sont les principes de la guerre révolutionnaire, celle que nous apprenions sur le tas… mais pas dans les Ecoles de Guerre.

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    • L’affaire BELLOUNIS (épilogue) 7 novembre 2007 22:42

      Merci, mon cher Coat. On va se remettre au travail. J’ai demandé à un spécialiste d’essayer de me trouver le "11°choc" et peut être vais-je arriver à savoir ce qu’il est advenu du capitaine Rocolle. A suivre. On se reverra. Chibani

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      • L’affaire BELLOUNIS (épilogue) 8 novembre 2007 14:14, par Coat

        Chibani, il serait nécessaire de redémarrer l’étude à partir de l’Indochine, car à mon avis, tout y est lié. Je pense pouvoir vous aider. Certains militaires avaient compris ce qu’était cette guerre révolutionnaire (Oh ! Pas tous malheureusement),car cette forme de guerre qui s’était instaurée était inimaginable pour ceux qui n’y avait pas pris part en dehors des état-majors métropolitains. Nos politiciens n’avaient rien compris et autre faiblesse de nos positions politiques provenaient des divisions internes qui, à tous égards, régnaient dans notre camp. A partir de l’issue "Indochinoise", beaucoup de choses s’expliquent pour l’Algérie sans compter la rancoeur de quelqu’un qui s’est fait faire aux pattes derrière le Fort de Douaumont en février 1916 et qui comme la Mule du Pape a réglé ses comptes des années après...

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        • L’affaire BELLOUNIS (épilogue) 10 novembre 2007 13:44

          Ma foi, mon cher Coat, voila une idée qu’elle est très very good. Mais moi, je ne connais rien à la guerre d’Indochine, et j’en ai honte ! Alors le mieux ne serait il pas que vous ouvriez un nouvel article , à partir duquel , en le mixant avec celui du BELLONIS, on pourrait en suite faire ensemble quelque chose qui se tienne ? Ca aussi, ce serait peut être une idée qu’elle serait pas trop to bad !!Non ? Chibani

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