Le rôle d’une religion devrait être, dans son principe, de nous rapprocher du Verbe de Dieu, cette langue-une que comprenait toute l’humanité avant la Tour de Babel.
Cette langue-une est à ne pas confondre avec un langage parlé.
C’est une communion intérieure, unifiée en Dieu, faisant agir PAR LUI, et seulement LUI, quel que soit par ailleurs le langage extérieur parlé.
Cette langue flamboyante, LE VERBE, est loin des principes moraux humains. Le Bien et le Mal, que nous inculquent les religions, traduisent maladroitement le concept d’accompli et d’inaccompli dont parlent tous les textes sacrés.
Rien n’est mal.
D’une part parce que tout vient de Dieu, tout est créé par LUI
d’autre part parce que le but de la vie d’un homme est de se verticaliser, c’est à dire de reconnaitre, de nommer, et d’élever ce qu’il appelle mal. Tout est transformation, dans un effort (humain) de retournement.
L’humanité a perdu le Verbe à Babel, parce qu’elle a utilisé "la puissance" et "la gloire", non pour servir Dieu, mais à son propre profit. A Babel, elle a abandonné la pierre, pour la brique. La pierre étant l’essence-même de l’être humain, l’étincelle divine (l’homme fait à l’image de Dieu) présente en chacun de nous.
Aujourd’hui encore, on parle de gagner des briques. Les mythes sont donc bien vivants, et nous parlent avec une incroyable actualité. Or, inconscients que nous sommes, nous les avons rangés dans le placard des antiquités ! C’est pourtant eux qui détiennent "la clé", pour peu que nous fassions l’effort d’y plonger.
Et les religions ont fait l’impasse sur cet héritage prodigieux, nous rendant sourds et aveugles. Impasse à leur propre profit.
Les langues bavardent chez les individus, elles babillent en Babel, Le Verbe parle en la personne de l’Homme (avec un "H" majuscule) au cœur de son intériorité.
Plonger dans les mythes, c’est plonger au cœur de notre intériorité, là où se trouvent toutes les énergies inconscientes et animales à reconnaitre, à nommer, à élever, pour faire naitre -et croître !- l’enfant intérieur = l’Homme vertical, celui qui, de l’image sera passé à la ressemblance.
Toute la vie de jésus -de la crèche (animale) à l’état christique- est la démonstration pratique du Chemin de l’Homme qui se verticalise et répond à l’appel amoureux de Dieu.
Jésus nous montre le chemin pour sortir du labyrinthe dans lequel nous errons, et dont nous ne sortirons pas en nous fabriquant des ailes de cire.
L’humanité toute entière est appelée à devenir VERBE.
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