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Historiens en colère !

Publié le jeudi 3 avril 2008, par MORA. - Lecture pendant 7 jours. Abonnez-vous !
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Là bas aussi, il y a des problèmes de l’Histoire et la Société... rapports tumultueux ! C’est quand même marrants ces personnes qui se pensent au dessus de la Société ! Remarquez, on les mêmes ici, (...)




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Les historiens suédois lancent un mouvement de fronde

23 Messages de forum

  • Historiens en colère ! 4 avril 2008 10:13, par El-chitane

    Non, historiens utiles, de vrais historiens formés à l’Ecole de l’impartialité, et par les voix nombreuses de témoins au-dessus de tous soupçons.

    Je cite d’abord et avant tous les autres, Jeannine Verdés-Leroux, Directeur de recherche au CNRS, et de la Fondation nationale de sciences politiques, qui a écrit un livre en tous points REMARQUABLE " Les Français d’Algérie de 1830 à Aujourd’hui " Ed. Fayard 2001.

    Heureusement que le livre et les archives nationales sont là, pour figer pour la postérité dans une chronologie irréfutable l’Histoire profonde et vraie de la colonisation française, des colonisateurs et des colonisés.

    Irremplaçables ouvrages d’auteurs qui n’ont pas attendu le NET, ni ses radoteurs, pour nous livrer leur vision éclairante et impartiale sur l’ histoire dont nous partageons encore les lendemains, nous rappelant inlassablement qu’en Algérie nous étions Français avant tout.

    Salut Marc.

    Répondre à ce message

    • Historiens en colère ! 4 avril 2008 10:36, par Marc MORA

      Je déroge à la règle... en intervenant...

      Je ne connais pas cet ouvrage et je me ferai un plaisir de le lire...

      Cela ne change rien au problème, une vision même très fine et très intelligente, n’est et ne sera jamais qu’une vision. Parce ce qu’elle est unitaire, elle est partiale !

      Imagines toi à un carrefour, trois voitures arrivent et 2 refusent la priorité ! Badaboum accident !!

      A ce carrefour, il y a 5 observateurs/piétons ! Si tu arrives à avoir le même récit, je t’abonne à vie à des livraisons de frites !!

      Il ne s’agit pas de mettre en cause la probité des gens ! Je pars du principe que je "fais confiance" ! Mais le fait est là ! Aucun point de vue ne détient la vérité ! Même s’il en exprime une bonne part, elle ne sera que RELATIVE !

      La succession de ces relativités contient, elle, l’Histoire elle même !

      Alors pour nous ou contre nous, personne n’a raison de façon formelle !

      Et je le répète, chaque témoignage, chaque argument, chaque regard, constituent une parcelle de cette image holographique que constitue le passé et son histoire !

      Répondre à ce message

      • Historiens en colère ! 4 avril 2008 11:50, par El-chitane

        Merci Marc. Il y a des visions plus riches moins obtuses que d’autres, et il y en a qui sont aussi remarquables par leur cécité et qui sont nombreuses.

        Ma vision ici exprimée sincèrement, en électron libre, est celle que ma vie, mon expérience et que mon recul ont fini avec le temps par m’imposer.

        Les couleuvres à la sauce du " patriotisme primaire " et les hobbies de toute nature, je n’en ai plus rien à glander.

        J’ai fait en Algérie mon devoir en temps et en heure, sans y perdre ni ma peau ni mon âme. J’y ai croisé beaucoup de souffrances, et toutes les souffrances sont respectables sans distinction.

        Je te souhaite bonne lecture du livre de J.V-L ( 23,75 euros à la Fnac .... )
        Ton avis sera intéressant à entendre, si toutefois tu acceptes de déroger encore.

        Répondre à ce message

        • 2e dérogation aille aille aille 4 avril 2008 12:45, par Marc MORA

          Oui je pense que je le ferai peut être si j’en trouve le temps ! Pas toujours évident.. problèmes techniques sur les sites, mises en place des idées et des projets etc etc..

          Mais en attendant, j’envisage d’ouvrir une rubrique BIBLIOGRAPHIE qui s’enrichira du travail déjà fait là mais qui bien sûr n’est jamais fini !!

          Ce serait l’occasion pour ceux qui le souhaitent de parler et de présenter leurs lectures ou même leurs propres ouvrages ?

          Ainsi sans pour autant rester fainéant, le visiteur pourra se faire une idée sur les contenus..

          Non ?

          Qu’en pesnes-tu ?

          Répondre à ce message

      • L’art des historiens 4 avril 2008 12:52, par Bertrand

        Quand il faut étayer une thèse, on choisit avec soin ses arguments et ses mots.

        L’histoire de France officielle dit toujours que Charles Martel arrêta les Arabes à Poitiers en 732.

        Arrêta ?, c’est donc qu’ils n’ont pas été plus loin, mais ça ne veut pas dire si ils sont restés et combien de temps ils sont restés et ce n’est qu’en 1492 que le dernier califat d’Espagne a cessé d’exister.

        Toute l’ambiguité de l’histoire restera dans les mots employés, et par les historiens, et par les hommes.

        Comment revendiquer que l’Algérie c’était la France et oublier que 90% des Algériens n’étaient pas Français ?

        Au risque de déclencher le courroux d’une des célèbres rédactrice de ce site, je vais poser la question qui fâche :

        Si l’Algérie était notre pays, Notre Province de France, pourquoi l’avons nous abandonnée ?

        Répondre à ce message

        • La valise ou le cercueil 4 avril 2008 13:13, par PaSSiSSur

          Je ne suis pas ta rédactrice adorée !!

          Mais l’argument est simplissime !! Tu pars pas t’y es mort !! :-O

          çà me parait largement suffisant ! B-)

          D’autant que ton évaluation bien qu’intéressante en terme d’origine ethnique, ne l’est pas en terme de comportement et d’attitude !!

          Jusqu’à preuve du contraire, les harkis ce n’est pas de la m.... et la quantité énorme de 80% de la population musulmane était pro française !!

          Seuls quelques fous ont porté la guerre et la terreur ! Approuvés par les non moins fous que nous avons en stock dans l’hexagone !!

          La masse elle même n’était pas du tout dans un scénario pro algérien !!

          Mais les couteaux, les crochets de boucher et les haches, çà finit par faire réfléchir !!

          Même les plus rétifs !!

          Répondre à ce message

          • Ben t’as tout compris sur les historiens :-) 4 avril 2008 16:18, par Bertrand

            Mettre en avant ce qui soutient sa thèse en minimisant ou éludant ce qui la contredit, c’est la base de l’écriture pour un historien.

            C’est en accusant l’OAS qui a vécu à peine plus d’un an d’être responsable du pire en Algérie que la gauche fait oublier ses longues décennies de gestion calamiteuse de l’Algérie, le ministre de la guerre communiste de mai 1945 ou les pleins pouvoirs donnés à l’armée par un certain François Mitterand pour éliminer les terroristes.

            Répondre à ce message

        • L’art des historiens 4 avril 2008 17:04, par El-chitane

          Même Azzrine n’aurait pas sauvé l’Algérie Française .... et l’OAS encore moins que tous ceux qui militairement ou politiquement ont cru un moment y parvenir.

          Les socialistes avaient instauré en Algérie, avec Lacoste, Guy Mollet et Mitterand les codes du combat et ouvert la porte à la torture avec la transmission du pouvoir de Police Judiciaire à l’armée.

          C’est en partie cela qui a permis d’étouffer dans l’oeuf beaucoup d’initiatives en préparation du FLN dans les willayas et de l’épuiser .... le renseignement était à la base de toutes les opérations.

          Les gaullistes n’ont fait que prendre le train en marche.

          Voici ce que j’écrivais sur un forum P.N. aujourd’hui clos. Presque 8 ans déjà !

          Lettre à Jospin - 27 Mai 2001 
          Date : 22/10/2004 09:34
          Nom : El-Chitane
          Email : Wanadoo.fr
          Région : France
          Site web : http://

          Message : Le ..... le 27 Mai 2001
          Il y a peu de temps, j’ai entendu Mr Jospin notre Premier Ministre
          s’exprimer devant l’Assemblée Nationale à propos de la guerre d’Algérie, de
          l’Armée, et de la torture qui y fut pratiquée dans les unités actives , par les Services de Renseignements - ce qui nous
          raméne en particulier, à Alger, pendant la lutte contre le FLN, qui tenait la casbah et donc la ville entiére en otage, sous le joug de la terreur et de la menace de ses attentats.

          Voici ma réponse :

          Monsieur le Premier Ministre,
          Votre Hommage à l’armée, à celle bien sur, qui a rejeté le putch des généraux - et votre condamnation de la torture, sonnent faux, malgré la sincérité de l’emportement verbal dont vous avez fait montre.

          Eloquence magnifique au service d’une doctrine d’universitaire, science du sophisme politique, en total contradiction avec la vérité et l’histoire, et surtout refus d’assumer la responsabilité historique d’un sombre combat que France et Français, qu’Arabes et Pieds-noirs de toutes confessions, que Soldats de toutes conditions, du contingent ou de carriére, n’ont pas voulu.

          C’est une Assemblée Nationale Française et Républicaine souveraine et dominée par les Socialistes - Guy Mollet en tête, avec François Mitterand à ses cotés, assistés de Robert Lacoste, qui ont pris dans cette affaire
          toutes les décisions majeures, et fixés les codes du combat pour la présence Française - au nom de l’intérêt National, et que la mentalité d’un pays qui sortait des ravages d’une guerre 39/45 et qu’une guerre d’Indochine perdue, leur imposait.

          Dans ces années terribles, des centaines de milliers de Français avaient alors laissés la vie , à la fleur de l’age pour leur drapeau et pour notre liberté.
          Comment les politiques de l’époque auraient-ils pu évaluer les conséquences de ce qu’ils décidaient, des instructions qu’ils donnaient, et de ce qui allait se passer en Algérie ?
          L’auraient-ils pu, qu’ils n’auraient quand même pas renoncé a confier à l’Armée les pleins pouvoirs - avec l’ordre d’éradiquer la terreur et les hommes du FLN.
          C’était la France entiére, Socialistes aux affaires, qui voulaient que l’Algérie lui restat, et à tout prix.

          Les Gaullistes n’ont faits que prendre le train en marche.

          Alors, héritier des uns et des autres, n’ajoutez pas à notre Histoire, une nouvelle et lache salissure d’Etat, et le déshonneur de condamner les hommes à qui fut imposé la mission de nettoyer Alger.
          C’était des soldats - des vrais - à qui fut confié le mode expéditif - contre un ennemi dont la raison d’être était, la bombe, l’égorgement, l’enlévement, le viol - la terreur à l’égard de ses propres fréres d’abord ( et çà continue 55 ans aprés ), et aussi contre les Français pour qu’ils partent de ce Pays.
          Rien aujourd’hui, sauf un obscur intérêt électoral, n’autorise le premier Ministre que vous êtes, et le Président de la République à se prononcer en faveur de sanctions à l’égard de ceux, pris en la personne d’un vieux
          génèral, et qui dans des conditions atroces ont servis un Etat, à la tête duquel, vous vous retrouvez à titre transitoire.

          Cela regarde avant tout nos consciences d’hommes - et seulement nos consciences, et pas cette morale politique que vous alléguez, faite de conventions diplomatiques, idéologiques, repentantes et tardives, qu’aucune autre actualité douloureuse et combien omniprésente n’inquiéte officiellement par ailleurs.
          Auriez-vous le courage Monsieur le Premier Ministre d’accuser au Proche-Orient, les terrorismes d’Etat et leur torture ? Non, ce serait électoralement contre productif, alors vous vous taisez, car aucune diaspora ne vous pardonnerait d’en dénoncer les chefs que vous recevez.
          C’est plus facile de s’en prendre à ces soldats d’Algérie, qui ont servis sous l’autorité et la responsabilité de ceux qui vous ont précédès à la tête de votre propre parti, et qui ont obéis.
          Ou alors ne seriez-vous Socialiste que pour aller aux élections dans une majorité plurielle qui vous va si bien, protégé en conscience du passé, par des inventaires à répétition ?

          La question que vous nous avez publiquement posé, sans y répondre se résume ainsi, - Français répondez - : La France a-t-elle été un état terroriste et tortionnaire ?
          Les circonstances d’une guerre révolutionnaire, s’attaquant aux personnes et aux biens de ses ressortissants l’on conduit à user ponctuellement de la maniére forte, trés forte.

          La torture aussi insupportable qu’elle nous paraisse à postériori, est plus insupportable certainement qu’à nous-mêmes, à ceux qui en furent les auteurs - et ne peut se comprendre que dans le contexte du fracas des bombes et des assassinats.
          Elle ne peut être à ce jour qu’une affaire d’Historiens - et pas une affaire de Politiques, aussi illustres que soient les fonctions dont se prévallent ceux qui tentent de nous donner dans la course à l’électeur qu’ils engagent, une opinion officielle, qui n’est pas de mise.

          Sans micro ni caméra, ni écho médiatique, vous vous seriez tus.

          N’avez-vous jamais écrit un seul mot à son sujet, alors que François Mitterand était notre Président ? Quelle démission morale ! mais ... vous étiez admiratif de son oeuvre et soumis à son charisme.

          Pour ma part je ne reculerais pas à la lecture de ma propre histoire, et comme j’assume l’héritage de Napoléon, de Louis Philippe, de Pétain, ou de De Gaulle, j’assume aussi celui de Guy Mollet.... et je ne suis pas socialiste.
          Je ne serais pas repentant, que la repentance convienne ou pas à l’histoire.
          La Colonisation Française en Afrique du Nord a fait oeuvre civilisatrice pendant cent trente ans.

          Les générations futures le reconnaitront un jour, car elles auront retrouvé la lucidité et l’intelligence d’instruire à charge et à décharge, de ce que fut la France, de ce que fit la France. J’ai confiance, parce que la France
          a construit un pays et n’a pas exterminé sa population.
          Et même en Algérie, il y aura des historiens pour revisiter au nom de la Vérité délibéremment ignorée, l’histoire de l’avénement au monde moderne de leur pays pour immanquablement conclure un jour, la paix installée et pour le bien :
          - " Nous sommes ce que nous sommes, en raison de la France ".
          L’idée me vient - que la bataille d’Alger pourrait un jour, à dieu ne plaise, redevenir d’actualité, dans quelques décades - et de s’appeler alors bataille de Paris ou de Marseille.

          Les mêmes causes appelant les mêmes effets, ne peut-on objectivement se poser la question de la réapparition, au nom de la paix civile, du questionnement par électrode, et de voir s’ouvrir à l’abri du public des lieux spécialisés par des hommes instruits à dessein pour notre défense ?
          L’objectif du pan-arabisme intégriste n’est-il pas à échéance, le pouvoir de l’Islam en Europe à travers son maillon le plus perméable : la France.
          Pour s’en protéger, ne faudrait-il pas s’affaiblir au point de dissoudre le SDCE actuel ? et aussi, tous les services de renseignements français, au risque d’une vulnérabilité intérieure qui concourrait à terme, à mettre en place les
          conditions d’une tragédie possible, mortelle pour la liberté de nos enfants.
          Au nom de quelle idéologie, en bonne logique, ne pourriez-vous pas présenter au parlement une telle Loi ?

          Et pourtant, si la torture reconnue comme une arme contre-révolutionnaire et anti-terroriste vous est si insupportable, pourquoi ne pas protéger cette France des droits de l’Homme, de sa résurgence possible ?
          Vous ne le ferez pas, parce ce qu’on ne peut pas toujours, mettre l’idée de justice au dessus de sa propre vie et de celle des siens. C’est Albert Camus qui nous l’a superbement révelé.
          Et pourquoi la nation, en refusant de son passé une part de son histoire, soumettrait-elle son avenir et celui des ses enfants à un immobilisme moral qu’aucun responsable d’Etat n’est en droit de lui imposer ?
          Et vous, de caresser, encore et encore, dans une douce tiédeur pacifiste et internationnaliste, les associatifs, les sensibles, les intellectuels, les rouges, les verts, la classe ouvriére, les bourgeois, les fonctionnaires, les jeunes,
          les vieux, bref, la générosité des Français, plus oublieux de leur histoire que des 35 heures qui vous sont si chéres.
          Merci les classes les 54, 55, 56, 57,58 et suivantes, de faire débat pour demain. Quel sujet pour les présidentielles qui s’annoncent, et que de fuites en perspective !

          Mais, ll est vrai, que les accords d’Evian, dans la grande lacheté de leur non-application, ont changé notre regard sur la vocation bi-centenaire d’un pays colonisateur et mis fin à la légalité de la puissance Publique Française, et aussi, installé la fin de la notion même de combat, au sens vital qu’il peut avoir pour un peuple, pour tous les peuples, y compris les plus civilisés.

          Seuls signataires d’Evian devraient rechercher le pardon de leurs victimes.
          Il ne faut pour autant, 45 ans aprés, battre sa couple et reconnaitre à l’ennemi d’alors, la légitimité de son terrorisme, de sa barbarerie sanguinaire, de sa violence, et s’affliger d’avoir eu à le combattre comme cela a été fait.
          Vous, Premier Ministre, et le Président de la République, concurrents potentiels à la plus haute charge de l’Etat, devez assumer en Français - et en Défenseurs du combat passé de la Nation - y compris dans ce qu’elle a eu de plus choquant, l’Histoire Française en Algérie - sans équivoque ni partage.

          A votre niveau de l’Etat, l’Histoire ne se trie pas.

          La France n’a-t-elle jamais tiré avec des chars et des hélicoptéres, au moyen de missiles, contre des populations civiles ?
          La France n’a-t-elle jamais assassiné en seule nuit à la hache et au couteau 300 personnes, hommes, femmes, enfants confondus dans une même vengeance pour leurs opinions ? et, où des kabyles assaillants du FLN rasérent Melouza, village peuplé d’arabes Messalistes, le 28 Mars 1957 . Faut-il oublier que l’ordonnateur de ce massacre était le colonnel Mohamedi Saïd - futur négociateur des accords d’Evian ?

          Et comment peut-on laisser croire comme cela apparait dans certains débats télévisés actuels, que c’est la France qui a servi d’éxemple dans ce domaine au FIS et aux GIAS actuels ? et que la Colonisation de la France reste le ferment de la violence que connait encore l’Algérie ?

          Les ignorants et les théoriciens falsificateurs ne manquent pas, qui revisitent à leur convenance les faits, médias ouverts en grand, bénéficiant de votre silence complice et de celui de ceux qui nous gouvernent avec vous.
          Monsieur Jospin vous n’étes pas crédible lorsque vous défendez l’Armée Française en Algérie.

          Pour vous, cette armée, qui était dans l’honneur quand elle défendait la Paix civile et criait la quille en s’opposant aux généraux, fit son devoir partout, aussi bien sous le soleil et que dans l’ombre.
          Elle opéra, recensa, surveilla, boucla, ratissa, filtra, arrêta, interrogea et aussi éxécuta.
          Mais aussi pour l’essentiel, elle administra, protégea, regroupa, enseigna, éduqua et soigna, et libéra de la terreur aveugle, et rallia à sa paix des populations entiéres. Avec succés.
          Elle reste pour toujours l’Armée de la France, une et indivisible de la Nation dont elle était native.
          Notre Président de la République, en a été un de ses chefs de section en poste dans le bled.
          Officier subalterne à l’époque, il n’est pas crédible quand il manifeste des véliétés de sanction à l’égard du général Aussaresses, comme pour témoigner de son ignorance de la torture , et de conforter sa candeur officielle, et à tout le moins, de nous donner à postériori, un gage de loyauté aux principes des conventions de Genéve.

          Hypocrisie d’état. - " Oui, et beaucoup plus, hypocrisie de l’homme ".
          Président ou pas, il lui appartient d’assumer la responsabilité de son passé en tant qu’appelé, passif certainement, mais aussi en tant que chef de l’Etat, celle de notre Pays.

          Tous les militaires réellement engagés savaient qu’elle était là, présente et utile. Et lui aussi.

          Trop tard pour dénoncer la torture à votre maniére et de tenter d’échapper à la fraternelle solidarité que nous impose une quelconque culpabilité collective.
          Et votre complicité de fait, comme la sienne, comme la mienne, comme celle de l’immense majorité des citoyens de ce Pays dans ces années là, ne peut se nier. En tant que citoyens, les auteurs et les témoins assument. Craignez de les décevoir avec vos tergiversations sélectives, eux savent déjà qu’ils n’ont rien à attendre de vous. La lacheté de la position que vous défendez les isole de la Nation qui leur doit tant pour leur avoir demandé le meilleur de leur jeunesse et quelque fois l’insoutenable.

          Un peu de courage Messieurs, et un peu de dignité s’il vous plait, en mémoire de ceux des notres qui ne sont pas revenus vivants de cette longue aventure Algérienne qui nous fut imposée par notre Histoire .
          Ceux qui nous faisaient face sourient de vos dérobades et se réjouissent de votre faiblesse.

          Mais ils auraient tort de profiter de ce débat fort opportun à diviser les Français, pour accuser notre pays. Et, si leur histoire dans ce domaine est moins honorable que la notre et pas encore terminée, ils m’apparaissent moins ignorants de leur passé et plus dignes que vous.
          Se posent-ils seulement la question de leur responsabilité ? Dés lors, pourquoi s’en soucier sans eux, avant eux et pour eux ? Viendra un jour, peut-être, où aussi, ils reconnaitront leurs abominations.

          Il sera alors temps d’en débattre loin des passions.
          jpu - Vaucluse - Un ancien appelé et civil d’Algérie.

          Répondre à ce message

          • L’art des historiens 4 avril 2008 17:52, par Prosper

            Chapeau Monsieur ! Vous avez dit tout ce que je pense et c’est à croire que nous étions dans la même section. Mais qui sera persuadé avec ce que nous pensons ?
            :o)

            Répondre à ce message

            • L’art des historiens 4 avril 2008 19:11, par El-chitane

              Il n’y a pas que les Historiens qui ont droit à la colère.

              Après le discours de Jospin à l’Assemblée contre la personne du Général Aussaresses et la publication de son livre : " Services Spéciaux Algérie 1955 1957 " je me suis lâché.

              Cette lettre lui fut adressée ainsi qu’à tous les grands quotidiens régionaux et nationaux, aux secrétaires des partis politiques : pas de réponse.

              Et si j’ai osé puiser dans mes archives personnelles cette lettre, c’est pour éviter de répondre directement à l’auteur post 3701 qui frise l’ineptie par des affirmations parfaitement gratuites à mon égard.

              Si sa mémoire des faits et les opinions qui peuvent en découler ne sont pas à la hauteur de ce débat, je n’y suis pour rien, et je reste sans rancune.

              Jacques Roseau était un type bien ne lui en déplaise, et ses assassins sortaient des rangs de l’OAS. Pour notre malheur à tous.

              Répondre à ce message

              • L’art des historiens 4 avril 2008 20:20, par Prosper

                Bast ! Mon Ami. Il s’agit de Tatie. Je ne crois pas que ça soit une mauvaise. C’est tout simplement une personne qui comme nous a du mal quelque part, a du mal à digérer, a du mal dans la tête, dans l’esprit, pour certains dans la chair aussi, dans ceux qui sont restés quelque part, la bas ou ailleurs, a du gris dans la tête quand il existe le bleu du ciel et de la mer. Elle et nous pourrions en raconter jusqu’à demain matin. L’essentiel... c’est de raconter, de faire savoir justement ce que nous avons non seulement dans notre tête, mais aussi dans notre coeur et ça, je crois que c’est la meilleure thérapie à notre maladie.

                Racontons, pleurons, protestons, gueulons, chantons, plaisantons même, c’est le fond qui manquera le moins comme le disait La Fontaine.
                :o)

                Répondre à ce message

          • L’art des historiens 4 avril 2008 17:53, par Hervé

            La guerre est une chose dont on ne peut juger lorsque l’on se trouve dans des conditions de vie "normales", dans une société en "paix". Quand on fait la guerre, il faut s’efforcer de "ne pas perdre", donc de gagner, au prix de pertes que l’on s’efforce de réduire le plus possible. Mais il est des pertes irréparables, au niveau de l’individu, de sa vision de la vie, du monde, des "autres". Ceux qui ont participé à des "opérations" savent de quoi je parle : tuer, même si c’est justifié par l’instinct de survie, n’est pas quelque chose dont on sort sans mal, même si on "sauve sa peau"...
            Tout manuel de formation militaire parle de "recherche du renseignement", façon élégante de parler de tous les "moyens" de savoir ce que l’ennemi a l’intention de faire. Au nombre de ces "moyens", même si ce n’est pas dit en termes parfaitement clairs, on est bien obligé d’avoir recours à "la force", et donc à ce que d’aucuns appellent "la torture". Cela fait partie du "travail" de celui qui se bat pour le salut de sa "patrie". Ne pas le faire, c’est abandonner à l’ennemi une chance supplémentaire de "gagner".
            Voilà, c’est aussi "simple" que cela. La douleur de celui qui a dû faire ce que je considère comme "son devoir" n’est pas moindre que ce qu’a subi "celui d’en face"... On "n’oublie jamais", comme on n’oublie jamais le copain qui s’est fait descendre à vos côtés...

            Hervé.

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            • L’art des historiens 4 avril 2008 18:07, par Prosper

              "... comme on n’oublie jamais le copain qui s’est fait descendre à vos côtés..." et qui meurt sur ton dos quand tu le descends vers le véhicule qui va l’emporter vers l’évacuation sanitaire... tu t’apperçois qu’il est mort en cours de route quand sa pisse te coule le long de ton dos. Tu crois alors que c’est son sang et 45 ans après, ça coule encore, ça colle au milieu de tes reins.

              Oui, ceux qui n’ont pas connu ça n’ont pas le droit d’en parler. Ils ne connaissent pas le dossier et certains ne souhaiteront ne jamais le connaître... :o)

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              • L’art du bisou baveux 4 avril 2008 20:48, par Bertrand

                C’était l’art de mon grand frére, Prosper. Je l’ai haï le jour où son bisou baveux durait plus que d’habitude.

                Mais vas expliquer à un gamin de 6 ans ce qu’est la mort et que la bave ne vient pas de la bouche de son grand frère mais que c’est juste sa cervelle qui lui chatouille les joues.

                Ceux qui n’ont pas connu, comme tu dis..........

                Il y a 56 ans que Gérard a toujours 8 ans.

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                • L’art du bisou baveux 4 avril 2008 23:54, par Prosper

                  Je sais Bertrand. Tu me l’a bien expliqué déjà. Je sais que tu en crève et moi avec. Et c’est notre secret d’être encore émerveillé d’admirer jusqu’au fond de nos tripes, assis sur un morceau de granit, un beau couché de soleil, le regard tourné vers l’ouest et la mer en chantant notre chanson à nous deux ’Em so zode’s’ (Ils sont fous) ! :o)

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                • L’art du bisou baveux 5 avril 2008 09:12, par Geneviève LEMMER

                  Toujours une immense pudeur, une immense émotion, Bertrand...

                  Faut-il que ce jour maudit ait marqué ta vie !

                  GG

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          • L’art des historiens 4 avril 2008 18:47, par JP VOGLIMACCI

            QUI NE PEUT APPROUVER TOTALEMENT CE QUE VOUS ECRIVEZ .vOUS EXPRIMEZ CE QUE NOUS PENSONS TOUS ET JE VOUS EN REMERCIE

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          • SVP ne postez pas des messages aussi longs !!

            Il faut 2 minutes pour s’inscrire comme rédacteur !

            Au moins vous pourrez développer votre point de vue correctement !

            Et puis comme çà il pourra y avoir un forum pour votre article !

            Remarquez, le Webmaster m’a dit que des blogs sont en projet sur le Journal !!!!

            Un forum, c’est court, clair et en général çà parle de l’article !!

            Répondre à ce message

            • Mieux vaut lire un truc long comme ça et intéressant que des courtes conneries du "Parisien Illustré". J’ai trouvé le temps de le lire.

              Il est vrai que s’il était édité en tant qu’article, ça serait mieux et aurait une portée plus grande. Ca le mérite !

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              • Si si et puis il y a le fax ! 5 avril 2008 09:40, par WebMaster

                Ce n’est pas le contenu qui est visé c’est la forme !

                Un petit fax et hop !!!

                Répondre à ce message

                • Si si et puis il y a... nous ! 5 avril 2008 13:46, par Prosper

                  Si qu’on le mettait en ligne à sa place, Webmast, à condition qu’il soit d’accord ? Hein ? Qu’est-ce t’en penses ? Et vous, Mr El Chitane, qu’en pensez vous ? :o)

                  Répondre à ce message

                  • Si si et puis il y a... nous ! 5 avril 2008 14:04, par WebMaster

                    Moi je pense que chacun doit faire sa part d’efforts !!

                    Si tu le fais pour lui !! Demain il te contactera pour mettre autre chose !! etc etc !!! Tu n’en finiras jamais !!

                    Donnes un poisson ou apprend lui à pêcher !!

                    Moi c’est Apprend à pêcher, je t’aide !!

                    Répondre à ce message

                    • Si si et puis il y a... nous ! 5 avril 2008 19:20, par El-chitane

                      Je suis un pêcheur de loups, un vrai, du bord par gros temps au lancer, ou en bateau à la traîne le long des failles, derrière sous ou les bancs de sardines ou d’anchois. Le dernier sorti du bord à 6h du matin par gros temps faisait 6,9 kgs
                      .... t’as pas un truc Marc pour que ça arrive plus souvent ?

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