Le ministère a encouragé les imams présents à prêcher en faveur de la coexistence pacifique, pour l’unité, pour le développement du pays sur tous les plans religieux,

Le Figaro 06.04.2009 (Extrait partiel) : Premier accroc dans la formation des imams
Prière du vendredi à la Grande Mosquée de Paris.
En 2008, l’institution avait sélectionné les premiers élèves, essentiellement algériens, appelés à devenir des « imams à la française ».
Par trois fois, un imam marocain a dérapé. Presque effrontément. En pleine formation dispensée par l’Institut catholique pour transformer des imams étrangers en « imams à la française ».
Un cursus d’un an, "financé par le ministère de l’Intérieur...", pour comprendre la laïcité, les institutions, l’histoire de France et les autres religions.
C’est à l’occasion du cours sur le monde juif qu’Abdessamad Merimi, qui prêchait auparavant à Grigny, s’est, semble-t-il, montré antisémite. Le sionisme n’étant à ses yeux qu’un vaste complot contre les musulmans. On évoque encore d’autres sarcasmes, comme « Lévi-Strauss, encore un Juif... ».
Des semaines de tergiversations ont rendu l’affaire opaque. Mais il a finalement été « exclu » de la formation, assure le ministère de l’Intérieur. « Il était important de réagir. L’exclusion a une vertu pédagogique. C’est un rappel à la loi. »
Certains imams fraîchement débarqués de l’étranger ne réalisent guère que des propos qu’ils jugent anodins sont en France inacceptables.
Tous craignent que l’incident ne rallume les critiques qui avaient préludé à la naissance de cette formation. Les musulmans l’avaient perçue comme un contrôle indu de l’État. Et s’étonnaient de se retrouver… à la Catho ! Tandis que certains laïcs pestaient de voir les deniers publics financer un cursus pour imams.
Cette solution ne fut d’ailleurs retenue qu’après avoir vainement tenté durant des années de créer un véritable institut de formation des imams en France. Mais les rivalités entre courants et nationalités qui composent le Conseil français du culte musulman ont fait échouer cette tentative. Il fut donc imaginé ce module citoyen, pour « mettre les imams en conformité avec la République ». Sa capacité à répondre aux dérives, à convaincre ou filtrer est un enjeu d’avenir, alors que la majorité des imams en France sont étrangers
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