Rapprocher les points de vue du monde PN ; une vaste entreprise !
Point n’est besoin de se déplacer d’Alger à Oran, ou Constantine. Il suffit de regarder les évènements depuis Alger. C’est la capitale qui donnait le "La", Oran suivait -souvent en traînant des pieds- puis les autres.
Cependant rien ne se faisait unanimement, et sans -déjà !- des contestations et autres prises de bec.
Il n’est qu’à voir le nombre d’organisations, de Lagaillarde à Ortiz, qui ne s’accordaient que sur la grande ligne de l’intégration - avec les mêmes droits pour tous, ce que reprendra l’OAS. Et puis les associations d’anciens combattants, très influentes à l’époque... Bref, un pluralisme d’idées et d’opinions.
Quant aux Musulmans, ils n’étaient pas tous pro-FLN, et loin d’être satisfaits d’un parti unique, seul interlocuteur choisi par qui-vous-savez.
C’est oublier les partisans messalistes, entre-autres. Et les pro-français, comme on disait. C’est oublier la terreur que le FLN faisait peser aussi sur ces populations (dîme à payer et enrôlements de force...)
C’est oublier que toutes les populations d’Algérie qui, le 16 mai au forum d’Alger, puis dans toutes les autres régions, ont crié au monde entier -mais surtout à De Gaulle- qu’elles voulaient vivre ensemble (96% des votants aux législatives suivantes, ce n’est pas rien !)
ont toutes été abusées par les choix gaulliens.
Des 2 côtés de la mer, le regard des uns ne peut qu’éclairer le regard des autres, à la condition que ça se fasse dans le respect. Nous avons TOUS payé le prix du sang et des larmes, nous sommes assez adultes pour nous en expliquer ensemble.
L’histoire d’Algérie, c’est celle d’un peuple jeune, qui, à peine né, a été étouffé par la volonté d’un seul homme qui disait de lui-même :
"on ne s’oppose pas à la volonté de De Gaulle !"
Là-dessus, nous sommes tous d’accord. Mais connaître l’histoire devient indispensable.
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