En Iran, la république islamique a pris les rennes et certainement pour longtemps.
Il est à craindre qu’en Tunisie il en soit de même aidé par l’Algérie.
Je souhaite que cette crainte ne voit pas le jour, et alors comme le dit un proverbe arabe :
Quand les ailes tombent, le corps tombe. C’est ce qui se disait de l’Algérie prise entre la Tunisie et le Maroc dans les années 50.
Si la démocratie prend le relais en Tunisie (on peut toujours rêver), l’Algérie se retrouvera dans la même situation aujourd’hui, et le corps risque de tomber.
Un nouveau corps sera né et un nouvel oiseau prendra son envol. A partir de là deux possibilités.
1. Cet oiseau sera une colombe et les petits qui sont chez nous retourneront au nid. Inch allah.
2. Cet oiseau sera un rapace et il fondra sur nous encore plus fort pour élargir son nid.
La prudence nous dicte de se positionner et d’agir en vue de la solution 2.
Quant aux prix des hydrocarbures, ils ne sont pas du fait uniquement des producteurs mais de notre État et de ses taxes. Donc, c’est notre et uniquement notre problème qui, comme beaucoup d’autres problèmes, subsistera par le biais de notre lâcheté congénitale.
Pour ce qui est de la république islamique, ouvrez vos yeux et ensuite votre porte. Elle est déjà là.
Il faut cesser de clamer « Où va-t-on ? ». Ca ressemble à celui qui prend le train avec un billet qu’il a acheté, pour une destination précise et de son choix et qui, une fois dans le wagon, interroge ses voisins pour demander « Où va-t-on ? »
Ce même quidam dira à l’arrivée : « Mais où sommes nous ? »
Ne projetons pas nos craintes dans le futur en pensant y échapper, alors qu’elles se concrétisent autour de nous dès maintenant.
Un jeune journaliste Tunisien disait il y a deux jours au journal d’A2 : Ce soulèvement pourrait être un message d’avertissement au monde arabe.
L’entendra-t-il ?
Répondre à ce message