Kauffmann : « Marchiani est un héros »
En réponse aux Bobos :
Le PS voit dans la grâce de Marchiani « le fait du prince » « Peut-on parler de justice quand les mêmes règles ne sont pas appliquées à tous ? », a lancé Martine Aubry.
Le journaliste Jean-Paul Kauffmann a été retenu trois ans en otage au Liban de mai 1985 à mai 1988. Il approuve la grâce présidentielle dont bénéficie Jean-Charles Marchiani, l’homme qui était venu le sauver ainsi que ses compagnons d’infortune - Marcel Carton, Marcel Fontaine, Jean-Louis Normandin et Roger Auque.
Dans les sous-sols de l’hôtel Summerland, à Beyrouth, le 4 mai 1988. J’étais aveuglé par un bandeau. Lorsque je l’ai soulevé, j’ai vu un homme, revolver à la main - j’apprendrai son nom un peu plus tard. C’était comme remonter des ténèbres vers la lumière, et cet homme était là.
Je sais gré au chef de l’État de lui avoir accordé une grâce partielle : il s’est souvenu que Jean-Charles Marchiani avait été un vaillant soldat de la République, un de ces hommes dont les démocraties ont besoin, et qui sont prêts à descendre dans la fosse aux lions. Il a réintroduit dans la communauté nationale des personnes qui en étaient exclues. J’ai été enlevé au Liban en tant que Français. Michel Seurat, lui, n’est jamais revenu. J’ajoute, si cela peut en rassurer certains, que Jean-Charles Marchiani passera Noël et la Saint-Sylvestre en prison…
* Source : Le Figaro Politique du 24.12.2008
Commentaire au P.S : Attention, personne n’est tout blanc ni tout noir (Faites d’abord votre lessive...surtout en ce moment). Mr Kauffmann n’a pas la réputation d’être un homme de droite.
Répondre à ce message