Est-ce une mode ? Est-ce une question de santé publique ? N’est-ce qu’une question de marché ? Je pencherais pour les questions de mode et de marché…
Mode ? Certainement pas. Manger sain, refuser de se laisser empoissonner par les pesticides, engrais et autres joyeusetés est tout à fait légitime pour qui est attentif à la santé de son organisme.
Les cancers, dont nombre d’enfants sont atteints aujourd’hui, ne sont pas étrangers à toutes les "saloperies" qu’on avale en même temps que légumes, fruits, et aussi la viande - les animaux sont nourris avec le soja transgénique qui vient des USA et Amérique Latine. Sans compter les antibiotiques qu’on leur fait ingurgiter et qu’on retrouve dans le lait et la viande. Toute la chaine alimentaire est industrialisée, c’est le règne de la "mal-bouffe".
Marché ? C’est une évidence. L’agro-alimentaire s’est emparé du marché, et l’a mondialisé. Tout est là.
Des géants de cette industrie, comme Monsanto par exemple, sont plus préoccupés de leur cotation en bourse que de la santé des consommateurs. Leur pouvoir de pression sur les gouvernants sont énormes et leur but ne leurre plus personne : devenir les seuls maîtres pour l’alimentation de toute la planète. En d’autres termes : réduire à néant les petites exploitations (des dizaines de petites fermes disparaissent chaque jour), rendre les agriculteurs dépendants de leurs seules semences, qu’ils vendent cher, d’où l’augmentation générale du budget nourriture pour toute la planète.
Augmentation de budget qui n’ira qu’en s’accroissant si le mouvement continue, les grandes firmes alimentaires la justifiant par le coût qu’elles investissent dans la recherche. Avec, évidemment, un danger à la clé : organiser les famines à leur guise pour les récalcitrants.
Pourtant, en bout de chaine, c’est le consommateur qui a le pouvoir de changer la donne. Tout simplement en refusant d’acheter ces produits, en étant attentif aux étiquettes, en privilégiant ce qui est cultivé près de chez lui, plutôt que ce qui vient de l’autre bout du monde.
A quoi sert de manger tomates ou fraises en hiver ? La nature, plus sage que l’homme, nous offre d’autres variétés bien plus adaptées aux besoins hivernaux de notre corps.
(Suite sur le message 2)
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