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A lire : 17 octobre 1961

Publié le samedi 16 février 2008, par MORA. - Lecture pendant 7 jours. Abonnez-vous !
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17 octobre 1961 : terreur d’État et violence "coloniale" Jim House et Neil MacMaster proposent une nouvelle interprétation de la répression de la manifestation du 17 octobre 1961 qui causa la mort (...)




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3 Messages de forum

  • A lire : 17 octobre 1961 16 février 2008 16:41, par Jean Claude Thiodet

    Cet article est d’autant plus intéressant que l’évènement nous avait peu ou pas préoccupés, compte tenu de ce qu’étaient nos propres préoccupations locales en Algérie à cette période.

    En fait, nous avons ressenti tout ce qui a été écrit à ce sujet comme des attaques personnelle contre les pieds noirs ; et ça a toujours été et c’est toujours le cas chaque fois qu’un article ou un film parait sur la période de notre guerre d’Algérie.

    Il faudra bien qu’un jour, nous prenions le recul nécessaire.

    Nous ne sommes pas responsables de la guerre d’Algrie.

    Nous en avons été et nous en sommes encore les victimes expiatoire ! Il faut que nous nous élevions au dessus d’un débat qui concerne le pouvoir, l’histoire de l’islamisme et du communisme international, et que nous cessions de nous sentir attaqués, parce que nous n’avons aucune raison d’être attaqués !

    Mesdames, messieurs, vous vous trompez d’objectif !! C’est pas nous !!

    Répondre à ce message

    • A lire : 17 octobre 1961 16 février 2008 22:32, par Kirliane (Kir)

      Analyse intéressante, tant dans la visée de la violente répression commune envers le FLN et l’OAS, que dans la conservation de la mémoire et sa manipulation par les mouvements antiracistes.

      Il faudrait lire le bouquin pour mieux cerner.

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  • A lire : 17 octobre 1961 18 février 2008 22:00, par Jean-Marie Léger

    Le FLN décide de cette manifestation alors que la guerre s’achève (les accords d’Evian seront signés à peine 6 mois plus tard). La cause étant entendue, cette manifestation ne présente aucun intérêt stratégique. Qui plus est, organiser en pleine guerre une manifestation "pacifique" dans la capitale du pays même qu’on combat depuis 7 ans déjà peut paraître un tant soit peu dénué de bon sens. D’autant que les manifestants poussés dans les rues par le FLN vont se trouver face à face avec les gardiens de la paix et autres policiers dont beaucoup de collègues sont tombés sous les balles du FLN lors des attaques de commissariats ou d’attentats individuels.S’il y a quelque chose que les chaussettes à clous ont c’est l’esprit de corps et dès lors que l’occasion de se venger leur fut servie sur un plateau il n’est guère étonnant qu’ils s’en soient donné à coeur joie sur les gens qu’on leur avait obligemment fournis. La thèse soutenue par ces auteurs ne tient pas debout à mon sens. A quoi aurait servi une "répression de type colonial" alors que Papon était à la botte de l’homme qui avait déjà résolu d’abandonner l’Algérie. C’eut été un geste complètement gratuit. On aurairt réprimé pour le seul plaisir de réprimer. Franchement, c’est n’importe quoi. Et puis qu’on ne vienne pas nous casser le oreilles sur la cruauté des français, alors qu’en Algérie ce furent par centaines que se comptèrent les victimes de la répression gouvernementale lors des manifestations de 1988. Et là, il n’y avait pas de français. C’était une histoire purement algéro-algérienne. Je ne voudrais pas que l’on pense que je sousestime ici l’horreur des événements de ce 17 octobre 61 (Il se trouve que je porte beaucoup d’affection au peuple algérien), mais je dois dire que je serai plus disposé à pleurer sur ces morts quand on reconnaîtra ceux qui se croyaient protégés par les accords d’Évian et qu’on égorgea à la chaîne le 5 juillet suivant au Petit-Lac, à Victor-Hugo, au Village nègre,aux Planteurs, au Hamri et dans bien d’autres quartiers de notre ville d’Oran. Mais eux ne comptent sans doute pas, qui étaient d’infâmes colons. Chaque année, le 5 juillet, la presse oranaise parle pudiquement des quelques morts qu’il y aurait eu en réaction à une lâche attaque de l’OAS contre une population innocente et en liesse. Ainsi, le mythe se perpétue et c’est à chaque fois un coup de badigeon sur la vérité historique. Comment se fait-il que les historiens ne se préoccupent pas de cela ? Sans doute cela ferait fausse note dans le concert des bien-pensants. Et je peux vous assurer que ce n’est pas un facho qui cause.

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