En allant sur le site référencé plus haut, j’ai visionné une vidéo de Dalila KERCHOUCHE, journaliste de profession.
Elle relate les raisons qui l’ont poussée à écrire son livre "Mon père ce harki"
Très vite, elle dénonce les conditions d’accueil de la population harkis, dans les camps en 1962.
Jusque là pas de problème, je partage, je soutiens et comprends son amertume, sa colère, les conditions étaient scandaleuses, ignobles abjectes et on peut y ajouter tous les autres qualificatifs contenus dans le petit Larousse, s’il le faut.
Par contre, je n’approuve absolument pas, et là je le dis avec autant de colère et d’amertume, qu’une journaliste digne de ce nom, puisse dire dans cette vidéo ( et je pense l’écrire dans son livre que je n’ai malheureusement pas lu ), que les pieds-noirs eux ont été accueillis les bras ouverts, dans des logements confortables, sains bref, des cinq étoiles... Ce n’est pas avec une vision aussi partisane que l’on devient un bon journaliste, et pour une fille de harkis ce n’est pas en cassant du pied-noir que l’on va rendre plus crédible ou plus apitoyant sa propre histoire.
Malheureusement c’est devenu souvent une habitude chez certains et il faudrait que cela cesse.
Je voudrais dire à cette journaliste, que j’ai vécu avec mes parents, sœur et frère ainsi que des centaines d’autres familles pied-noir et harkis, et oui chère Madame ! que cela ne vous déplaise, tous vos compatriotes n’étaient pas dans des camps, nous étions parqués dans des baraquements en préfabriqué avec tout le confort sur le palier et ce, pendant plus de quinze longues années. Et, croyez-moi, nous n’étions pas les bienvenus pour les autochtones. Ces bâtiments ont été rasés parce-qu’ils tombaient en ruine, nous avons été relogés ensuite pour la plupart dans des HLM.
Je peux vous dire que pour nos anciens encore de ce monde, ils y sont toujours dans leur HLM.
Vos propos que je n’ai pas daté, m’ont mis en colère et profondément blessé, je me devais pour la mémoire et le respect des miens de les relater ici.
Ceci dit cela me donne une idée : il serait intéressant pour les pieds-noirs qui ont connu comme nous, " les cinq étoiles ", à leur arrivée en métropole, d’apporter, un peu à l’image des panneaux de la FNACA, leurs témoignages des conditions d’accueil. Uniquement dans un souci de vérité.
Madame KERCHOUCHE, vos parents ont vécu un drame impardonnable, les miens aussi !
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